René POTRAT : Ventilation. Premier cycle. Lafitan P.L. 3256.

Voici une fort jolie pièce qui comporte différentes facettes. Après une introduction de piano, le basson entre en scène avec une formule simple qui se répète au fil des mesures. Une deuxième partie, plus ornée, conduit à une troisième partie où la phrase s’élargit pour un discours plus lyrique. La fin nous ramène à la formule du début, en la mineur, mais se termine joliment et de façon un peu surprenante mais bien agréable en do Majeur ! La partie de piano, techniquement peu difficile, joue un rôle essentiel de soutien et d’ornementation du discours. Comme toujours dans cette collection « Plaisir de jouer », les deux interprètes sont invités à faire de la véritable musique d’ensemble et à s’entrainer à l’écoute mutuelle.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Aldo SCELLI : Ritournelle nostalgique pour basson et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3534.

Ritournelle, certes, et nostalgique… mais déclinée en différentes sections, passant du basson au piano, du majeur au mineur. Cette pièce, donc, ne manque ni de variété ni de charme. Chaque section est reprise, précisément en ritournelle, sauf la dernière qui se déploie et développe ainsi le propos. La fluidité et la souplesse des phrases, la souplesse mélodique dans les modulations donne ainsi un intérêt certain au propos qui, malgré son aspect de «  ritournelle  » ne lasse à aucun moment. De plus, étant donné l’aspect continuellement dialoguant entre basson et piano, cette pièce constitue une véritable œuvre de musique de chambre qui permettra tout un travail d’écoute réciproque entre les deux instrumentistes.
Daniel Blackstone

Max MÉREAUX : Escapade pour basson et piano. Élémentaire. Lafitan : P.L. 3510.

L’auteur nous invite à une jolie promenade, très mélodieuse et pleine de grâce. L’ensemble module sagement. Une cadence de douze mesures permet au bassoniste de montrer à la fois sa virtuosité et son sens musical. Suit alors une réexposition du thème par le piano, le tout se terminant par une sage cadence parfaite. L’ensemble est charmant. Comme toujours dans cette collection destinée à la musique de chambre, la partie de piano est abordable par un élève du même niveau que le bassoniste.
Daniel Blackstone

Quelle joyeuse escapade ! Basson et piano s’entendent pour nous faire faire une jolie promenade. On imagine facilement un joli paysage dans lequel basson et piano viendraient s’ébattre de concert… Chacun y trouve son compte et fait entendre sa voix à son tour. Après exposé et développement vient une cadence en tempo libre qui met en valeur les qualités techniques et musicales du bassoniste. Après quoi, c’est au piano de réexposer joliment le thème avant que piano et basson ne se retrouvent pour une joyeuse conclusion. L’ensemble devrait procurer beaucoup de plaisir aux jeunes interprètes.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Voici un recueil pour les amateurs d’Harry Potter, d’halloween, de sueurs froides et d’humour noir ! Les titres des cinq pièces sont explicites : Le fossoyeur, Au conseil des cadavres, Les funérailles de la poupée de porcelaine, Feux follets, Vadrouille d’un jeune squelette noctambule. Qui de mieux qu’un basson goguenard pouvait illustrer ce climat morbide ! Les indications de caractère et les didascalies humoristiques contribuent à la bonne interprétation de cette pièce très imagée, théâtrale et d’un niveau certain.
Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Compositeur et musicologue français, Max Méreaux est connu pour ses nombreuses œuvres de musique de chambre, morceaux pour orchestre et pièces à caractère pédagogique. Il est également l'auteur d'ouvrages sur la musicothérapie.
Dans cette courte composition de 2’20’’ à caractère pédagogique, apparaît le souci de favoriser l’apprentissage en proposant un contenu essentiellement mélodique. Il était une fois est, comme son titre l’évoque, une pièce racontant une histoire susceptible de procurer un certain plaisir aux jeunes exécutants. On s’imagine facilement un conte pour enfant d’allure modérée, utilisant des modes de jeux simples.
Marie Fraschini

Le goût affirmé du compositeur pour les petites formations de chambre est toujours actuel. Cette pièce pour deux bassons d’environ huit minutes trente affectionne le mélange de différentes techniques contemporaines avec des éléments plus traditionnels, « de façon à forger un langage personnel où se côtoient librement atonalité, modalité, chromatisme, modes de jeux et textures sonores ».
Son point central reste le travail sur le son de l’instrument au travers d’une écriture rigoureuse mais libre dans la pensée, d’où le titre Carpe Diem.
En effet l’univers sonore est très recherché. On y trouve une forme en arche où l’on commence et on termine pianississimo. Au centre sont présentes beaucoup de cassures sonores, avec par exemple un endroit où l’on passe de fortissimo flaterzung à pianissimo, comme si cette pièce racontait l’histoire d’une vie ou d’une journée où l’on se réveille dans ce monde dans lequel on s’agite en crescendo jusqu’à l’âge central, puis decrescendo jusqu’au moment où l’on s’endort.
Lionel Fraschini

près une introduction très calme du piano, notre petit poney commence une tranquille promenade sur un chemin non moins tranquille. Mais soudain, il s’émancipe dans une cadence beaucoup plus folâtre qui débouche sur un allegretto bien rythmé qui se maintiendra jusqu’à la fin de la promenade. On voit que le paysage sonore ne manque pas de variété. Le tout est plein de bonne humeur. On souhaite seulement que cavalier et poney ne trébuchent pas dans la deuxième partie ! Les deux interprètent devraient trouver en tout cas beaucoup de plaisir à cheminer ensemble.

Alexandre OUZOUNOFF : Summer Street. Summer Street. zampoñas et 2 bajones). Delatour : DLT2717.

Créée à Tokyo par le quatuor « Les Franc Bassons », cette oeuvre, qui leur est dédiée, vise à décrire les grandes avenues ensoleillées de la côte ouest des Etats-Unis. Décrire ? En fait non. Plutôt évoquer. L’auteur nous dit qu’il s’agit d’un « travail sur les éléments naturels ». L’oeuvre fait appel à toutes les possibilités du basson, aussi bien dans le grave que dans l’aigu. Tantôt planant, tantôt véloce en gammes descendantes, le basson nous fait rêver. Mais plutôt que de décrire la partition, il vaut mieux aller l’écouter sur YouTube où on peut l’entendre intégralement jouée par ses créateurs : https://www.youtube.com/watch?v=QjsJBnPpGbU*

Max MÉREAUX : Retrouvailles pour basson et piano. Fin de 1er cycle. Sempre più : SP0222.

L’ensemble, en do Majeur, se déroule à 9/8 dans une atmosphère joyeuse et bon enfant. La fin du morceau est marquée par une cadence d’abord du basson puis du piano. Le tout se termine dans la même atmosphère de bonhommie tranquille. Basson et piano mènent ensemble un agréable contrepoint qui fait du pianiste un vrai compagnon et constitue ainsi une bonne initiation à la musique d’ensemble. Il existe une version pour saxhorn.