René POTRAT : Habanera  pour hautbois et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2944.

Même si cette habanera n'est pas franchement typique, cela ne l'empêche pas d'avoir beaucoup de charme… Classée dans la rubrique de l'éditeur « musique de chambre », elle sollicite donc autant le hautboïste que le pianiste, et ce n'est pas le moindre de ses mérite. Les couleurs se modifient au rythme des changements de tonalité, ce qui renouvelle à chaque fois l'intérêt.

Jean-François PAULÉAT : Puck  pour hautbois et piano. Très facile. Delatour : DLT2506.

Le facétieux lutin s'en donne à cœur joie dans cette pièce qui possède aussi un aspect incantatoire et répétitif. Pianiste et hautboïste dansent à qui mieux mieux sur un rythme endiablé. Une petite modulation permet de troubler le cours de ce qui, autrement, aurait pu paraître un peu monotone. Cette pièce devrait mettre de bonne humeur ses interprètes et leurs auditeurs.

 

 Chansonnette  pour hautbois et piano

Max MÉREAUX : Chansonnette  pour hautbois et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2903.

Un thème et deux jolies variations sur ce qui est presque une basse obstinée donnent à cette pièce un caractère à la fois répétitif et cependant toujours varié, comme un air qu'on fredonne en l'agrémentant au fur et à mesure. Le tout débouche sur une cadence et se termine par une sorte de coda. Ajoutons que la partie de piano, jolie et très facile, pourra être ainsi confiée à un élève du même niveau que le hautboïste.

Les Lusiades  pour hautbois seul

Gilles SILVESTRINI : Les Lusiades  pour hautbois seul. Très difficile. Delatour : DLT2298.

Cette œuvre illustre le célèbre ouvrage de Camðes, fondateur de la littérature portugaise qui, dans Les enfants du capitaine Grant  de Jules Verne sert au savant Jacques Paganel pour apprendre… l'espagnol ! L'auteur nous avertit : « Ma seule ambition a été de prolonger l'univers poétique de Camðes, à la fois lyrique, irréel et nostalgique. Le hautbois y est traité de manière expérimentale et quasi symphonique ». Des notes techniques accompagnent la partition.

Paul STERNE : Prélude  pour hautbois et piano. Facile. Delatour : DLT2287.

 

La mention « facile » risque d'induire en erreur. Certes, cette œuvre ne demande pas de grands moyens techniques, mais c'est avant tout une musique riche par ses harmonies délicates, son lyrisme, son caractère méditatif et parfois un peu champêtre.  C'est avant tout de la très belle musique qu'on pourra écouter intégralement sur le site de l'éditeur.

Tamata (du tahitien « pourquoi pas »)  pour hautbois solo

Frédéric BOESARELLO : Tamata (du tahitien « pourquoi pas »)  pour hautbois solo. 2ème cycle. Sempre più : SP0081.

Pourquoi pas, en effet ? Le jeune interprète aura certainement beaucoup de plaisir à jouer cette pièce écrite dans un langage très poétique en même temps qu'un peu taquin.

 Deux intermèdes  pour hautbois et piano.

Leonello CAPODAGLIO : Deux intermèdes  pour hautbois et piano. Premier cycle. Sempre più : SP0132.

Ces deux intermèdes, l'un « avec sérénité », l'autre « élégiaque », déroulent de délicates et sensibles mélodies soutenues par un accompagnement aux harmonies changeantes et doucement colorées d'un peu de nostalgie.

Le tourbillon infernal  pour hautbois et piano

André TELMAN : Le tourbillon infernal  pour hautbois et piano (musique de chambre). Troisième cycle. Lafitan : P.L.2945.

Il est vraiment infernal, ce tourbillon, tant pour le hautboïste que pour le pianiste. Mais une fois la difficulté vaincue, il devrait aussi procurer beaucoup de plaisir.

Bernard de VIENNE : Dual.

Pour deux hautbois. Fin cycle 2, début cycle 3. Dhalmann : FD0298.

L’auteur précise qu’il s’agit d’une  véritable œuvre « au sens formel du terme ». Et il ajoute : « Une grande exigence est requise ici et les instrumentistes devront veiller à jouer très précisément ce qui est noté sur la partition, dans le moindre détail, sans ajouter quoi que ce soit et avec sensibilité. »

Bruno GINER : Trois silences déchirés

In memoriam Pavel Haas). Hautbois seul. Dhalmann : FD430.

Est-il utile de rappeler que Pavel Haas est ce compositeur tchèque né à Brno en 1899 et mort gazé le 17 octobre 1944 à Auschwitz après avoir été déporté