Diane TAGLIO, Crépuscule d’hiver pour alto et piano, Éditions Pierre Lafitan P.L.3665

Cette jolie pièce qui dure env. 2’15 – 2’30, destinée aux élèves en fin de premier/début de deuxième cycle nous invite à plonger dans un monde imaginaire hivernal à l’aide de plusieurs éléments techniques, agogiques et des nuances. La tonalité sol mineur, module au milieu vers sol majeur, pour revenir à la tonalité initiale à la reprise du thème. Le rythme demande un bon sens de la pulsation (noires, croches, triolets, doubles-croches, syncopes…), d’autant plus qu’il y a plusieurs changements de mesure qui passe de 4/4 à 3/4. Le début Moderato avec un chant d’alto s’anime progressivement. Le piano qui accompagne avec une harmonie relativement simple, change de rôle avec l’alto en rappelant le thème, pendant que celui-ci l’accompagne en mouvement de triolets. On arrive ensuite à la partie en sol majeur, Più vivo, plus dansante, syncopée, avec quelques doubles cordes (tierces, quintes, sixtes et octaves en première et en troisième position). Après un rallentando on retrouve le thème initial et la tonalité sol mineur. Le tout s’estompe comme le crépuscule, (decrescendo, morendo), pour laisser la place au silence de la nuit.
En commandant la partition sur le site de l’éditeur, vous recevez en cadeau dans votre boîte e-mail, les fichiers sonores de démonstration (instrument avec accompagnement de piano et piano seul).
https://www.lafitan.com/
Anna Maria BARBARA
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2021

Diane TAGLIO : Couleurs d’Automne pour alto et piano. Lafitan P.L.3539.

Cette petite pièce de 3’38 pour un niveau fin de premier cycle nous balade le long des paysages de cette saison haute en couleurs. Elle utilise des modes de jeux comme des accents, le legato, les glissades, les pizzicati, le détaché rapide sur des notes répétées et des arpèges. On a une palette de nuances, allant du piano au fortissimo.
On commence Moderato avec un chant médium à l’alto, accompagné par des arpèges mélodieux au piano. Un Allegretto poursuit l’histoire avec un accompagnement joyeux « forte », terminant en valse à trois temps avec les fameuses glissades au violon qui introduisent le Meno mosso. Cette partie en 6/8 avec des triolets à l’alto et des arpèges à la main droite du piano en doubles, fait penser aux valses jouées à l’accordéon dans les guinguettes sous le chapiteau du village. Retour au Tempo primo mais en mineur cette fois-ci, où le deuxième temps au piano domine sur le quatre temps. Le Poco piu mosso termine cette pièce de plus en plus brillamment et fortissimo.
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Luciano BERIO : Duetti, Arrangement pour deux altos (de Duetti pour deux violons) par Annegret Mayer-Lindenberg. Universal Edition : UE 36 649.

C'est le musicologue Leonardo Pinzauti qui a donné à son ami Luciano Berio l'idée de composer une série de courts duos (d’une durée de 29 secondes à 4 minutes) à l’intention de jeunes violonistes leur permettant ainsi un accès au langage musical contemporain. Chacun des trente-quatre duos (datés) porte le prénom d'un dédicataire. Composés entre 1979 et 1983, créés en 1984, ces trente-quatre duos sont dans la lignée pédagogique de Bartók (Microkosmos, Duos pour violon). Par son écriture, chaque duo reflète la personnalité et le « style » de son dédicataire ainsi : Béla (Bartók) est une mélodie modale simple, Pierre (Boulez) utilise des croisements d'échelles, Vinko (Globokar) propose un accompagnement de notes répétées fluide sous une mélodie arpégée, Henri (Pousseur) et Igor ( (Stravinsky) adaptent le folklore russe. L. Bério lui-même, explique que « derrière chaque duo, il y a des raisons et des situations personnelles : chez Bruno (Maderna), par exemple, il y a le souvenir d'une musique «fonctionnelle» que nous avons souvent composée ensemble dans les années cinquante; Maja (Pliseckaja) est la transformation d'une chanson russe, alors qu'Aldo (Bennici) est une vraie chanson sicilienne. Pierre (Boulez) a été écrit pour une soirée d'adieu: il se développe à partir d'une petite cellule de son ... Explosante fixe ... ; Giorgio Feferico (Ghedini) est à la mémoire de mes années passées au Conservatoire de Milan. Et ainsi de suite ... Ces Duetti sont pour moi ce que les vers de circonstance étaient pour Mallarmé, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas nécessairement basés sur des motivations musicales profondes, mais plutôt reliés par le fil fragile des événements quotidiens. Néanmoins, dans ces duos, il y a aussi un objectif pédagogique. Très souvent, comme on peut l’entendre, l’une des deux parties est plus facile et se concentre sur des problèmes techniques spécifiques, sur des caractères expressifs différents et même sur des stéréotypes de violon, de sorte qu’un jeune violoniste puisse contribuer, parfois, même à une situation musicale relativement complexe, sous un angle très simple, le jeu d’une gamme en ré majeur, par exemple ».


Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

Cette oeuvre pour alto avec accompagnement de piano est dédiée à Valérie Girbal. Elle est d’une durée de 4 minutes environ et de niveau fin de 1er cycle, abordant les 1ère et 3ème positions. Dans un tempo « Paisible » à 92 à la noire, l’alto se « promène tranquillement dans une rue charmante ». Il gambade, saute, en bon vivant qu’il est. « Le ciel est bleu, les oiseaux chantent », l’alto dépeint alors les envolées et les gazouillis en doubles croches. La ballade continue car « je sifflote » ! Suit un passage en doubles qui ramène le motif rythmique du début toujours aussi gai. On entend ensuite les sirènes au piano. L’alto parle en jouant «Koi ki gna ? …, Je suis effrayé ! Je suis terrifié ! », Le pianiste lui répond : « La rue que vous empruntez ne figure pas sur la carte ! ». L’alto : « Excusez-moi ! ». On entre alors dans un passage inquiétant avec des notes piquées au piano qui évoquent le côté glaçant de l’endroit lugubre.

Les pièces romantiques de Dvořák font partie du répertoire favori des violonistes. Bella et Semjon Kalinowsky ont eu l’excellente idée de transcrire ces pièces pour alto. Faisant remarquer que l’auteur avait un particulier attachement à cet instrument qu’il a lui-même pratiqué, ils justifient ainsi leur travail extrêmement respectueux de l’original. La partie de piano est intégralement celle d’origine. Quant à la partie d’alto, elle a été « soigneusement ajustée aux caractéristiques de l’alto ». Seuls ont été ajoutés quelques doigtés et coups d’archet. Ce sera une excellente occasion pour les altistes d’enrichir leur répertoire.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Ces recueils sont conçus comme un accompagnement de la méthode Sassmannshaus d’alto, mais ont bien sûr leur intérêt en dehors de cet usage. Il s’agit d’arrangements soigneusement réalisés. Les parties d’accompagnement de piano sont très faciles et peuvent être confiées sans difficulté à des élèves. La partie d’alto comporte les indications de coup d’archet indispensables. La version pour deux altos est réalisée avec le même soin. L’ensemble pourra donc rendre de grands services aux professeurs et ces mélodies sans prétentions et, pour certaines, connues, seront très agréables à jouer.
Daniel Blackstone

Né en 1947 à la Baule, Loïc Mallié a une importante activité de compositeur (œuvres pour piano, orgue, musique de chambre, chœurs et orchestre). Altissimo a été écrite en l’honneur du grand altiste Karsten Dobers. C’est une pièce virtuose dans un style improvisé « lent, sans mesure », utilisant l’écriture contemporaine pour mettre en valeur des sentiments spontanés comme « emporté, ému et sensible, haletant » etc... Elle mêle couleurs de timbres, chromatismes, rapidité des doigts, accords et jeux de rythmes. Seul un altiste confirmé pourra exécuter une pièce de ce genre pour en extraire toute la subtilité expressive.
Lionel Fraschini

S’agit-il de l’arbuste ou du prénom féminin ? Peu importe. La fraicheur du propos vaut pour l’un et l’autre cas. La première partie, un modérato, déroule en sol majeur une jolie mélodie. Le piano s’y livre à un contre point qui obligera nos deux interprètes à une grande écoute mutuelle. La deuxième partie, allegretto, est à 6/8. C’est une danse légère qui ondule avec grâce, l’alto ponctuant parfois la partie de piano par des pizzicati. Le tout se termine avec brio et fortissimo. L’intérêt de cette pièce réside en particulier dans les différents paysages sonores qu’elle parcourt. Il y a de quoi donner aux interprètes l’occasion de montrer les diverses facettes de leur talent.
Daniel Blackstone

Il semble qu’il s’agisse de la transcription d’une œuvre de 1922 portant le même titre et écrite pour voix unies et piano ou orchestre à cordes sur un texte de Mary Howitt. L’ensemble est écrit sous la forme ABA. Le style est lyrique et frais comme le printemps, ce qui n’empêche pas des envolées plus marquées. Le retour du thème initial se fait à l’identique pour aboutir à une coda pianissimo. C’est une fort jolie pièce qui permettra à l’altiste de montrer tout son sens de la mélodie et du phrasé. Le pianiste n’est pas seulement un accompagnateur, il est un véritable partenaire pour un discours plein de délicatesse et de charme.

Cette série de quatre pièces s’adresse au quatre premières années d’instrument. Chacune peut être mise en scène, et surtout cela peut constituer un mini-spectacle pour une classe d’instrument. Mieux, on peut inviter les amis des autres classes, car six versions de ces westerns existent dans la même tonalité pour violon, violoncelle, flûte, hautbois et clarinette. Ce premier volet, s’il est à l’aune des capacités d’un instrumentiste de première année, n’en est pas moins aussi varié que plaisant. L’attaque de la diligence se fait à un rythme endiablé. Un récitant sera le bienvenu. Bref, cela montre – mais est-il besoin de le préciser – qu’avec un tout petit niveau d’instrument, on peut faire de la bonne musique…

 

II – Bison Jack. Deuxième année. SP0247.

Cette fois-ci, nous voici transportés dans un saloon pour une histoire aux multiples rebondissements. Le pauvre Bison Jack est accusé à tort par le méchant Benny Coyote, mais grâce à la belle Emma, tout finira bien et Bison Jack ne sera pas pendu. Les différentes scènes sont rendues avec beaucoup de vivacité. Ajoutons que l’accompagnement fait la part belle aux effets imitatifs et surtout aux grilles classiques du jazz, ce qui