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Catégorie : Articles

 

Pierre-François Pinaud[1]

Historien, docteur d’État, maître de conférences. Poursuit ses recherches sur les musiciens francs-maçons, l’anthropologie historique et la sociabilité musicale de 1770 à 1870.  Prépare un ouvrage sur Les musiciens francs-maçons au temps de Napoléon.  Chroniqueur musical pour plusieurs revues.

Nouvelles lumières sur la saga généalogique de Jules Massenet

D’après ses contemporains, Jules Massenet cumula gloire, millions en or, décorations, titres pour avoir fondé le succès de ses vingt-trois opéras sur la romance de salon1.  Les diverses biographies ou articles sur Jules Massenet font souvent l’impasse sur sa famille. Au plus, il est indiqué que son père était tantôt maître de forges, tantôt industriel, et sa mère était pianiste. Lui-même dans ses Souvenirs à mes petits enfants[2], reste très laconique sur ses origines familiales[3]. En pointillé, il fait quelques allusions à ses parents, ou à sa sœur.  Certes quand il vient au monde, ses grands-parents paternels sont décédés, son grand-père depuis 1824, et sa grand-mère depuis 1840.  Son père l’aura sur le tard, d’un second mariage, et Jules Émile Frédéric Massenet est le dernier enfant d’une fratrie de treize enfants. Entre l’aîné de ses demi-frères et lui, vingt-cinq ans les séparent. Entre sa sœur et lui dix ans. Pas tout à fait benjamin et pas tout à fait enfant solitaire.

Malgré ces relatifs silences, il est possible, pour les historiens, de reconstituer sa généalogie et la biographie de chacun - renseignements avérés par la consultation de documents officiels.  Massenet trouve dans son berceau un héritage génétique provenant de l’est de la France, et même d’Europe centrale : alsacien avec des ascendants autrichien du côté paternel, sa grand-mère maternelle pour sa part était originaire de Poméranie. À cela, il faut ajouter des personnages hauts en couleurs, un grand-père député à l’Assemblée législative de 1791 et franc-maçon illustre, un père introducteur de l’industrie de la faux et de la faucille, un frère, Léon, homme de lettres, officier supérieur de la Commune. Un autre Edmond, général de brigade, de Massenet devenant Massenet Royer de Marancour. Il avait un demi-frère, Jacques Camille, polytechnicien, colonel d’artillerie.  On trouve tous  les ingrédients d’une passionnante saga.

L’arrière-grand-père :

I-                  Jean Massenet, né en 1715 à La Poultroie (68), professeur, décédé en 1791 ; marié en 1746 avec Anne Varin (1720-1788) ; dont a) Marie-Anne Massenet, baptisée le 12 mars 1747 à Gravelotte (Moselle), morte jeune ; b) Pierre Jean Massenet cf. infra.

Le grand-père :

II-               Pierre Jean Massenet, né le 25 janvier 1748 à Gravelotte (Moselle), décédé le 28 octobre 1824 à Strasbourg (Bas-Rhin). Après des études classiques, il obtient à l’université de la même ville ses titres de Gradué en  philosophie, comprenant latin et langues vivantes. Il s’installe en Russie en qualité de gouverneur-précepteur de rejetons fortunés de la noblesse de Saint-Pétersbourg.  En 1778, il est précepteur du fils du général Naryshkin.  Franc-maçon, il est membre de la loge Apollon  en  1777, de SaintPétersbourg, loge réunissant de nombreux étrangers de cette ville. Il fait partie[4]non seulement des pédagogues et des gouverneurs confirmés, mais aussi des francsmaçons dont les mérites sont reconnus par les plus grands.  Son influence sur ses élèves est manifeste. Massenet est membre de l’ordre des Élus-Cohens, de l’Ordre intérieur des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte. À ce titre, il appartient aux cercles les plus restreints de la Franc-maçonnerie  mystique de la fin du XVIIIe siècle.  Massenet avait été initié, en la prestigieuse loge La Candeur à l’Orient de Strasbourg, aux mystères de la Maçonnerie1.  En 1775, dans le cadre du Kavalierstour de jeunes nobles étrangers, il se rend à Strasbourg, avec un nouvel élève, le jeune Frédéric Ferdinand Charles de Vietinghof[5].  De retour en Russie en 1779, il se  lia d’amitié avec Gilbert Rome.  On le retrouve en Alsace avec comme disciple le prince Michel Galitzin[6], qu’il accompagne en Hollande, en Angleterre, puis en Italie, en passant par Strasbourg, Paris et Lyon, foyers maçonniques importants. Après avoir parcouru une grande partie de l’Europe, il s’installe définitivement dans la capitale alsacienne.  Avant la Révolution, il est précepteurgouverneur des fils de la noblesse russe, polonaise ou balte faisant leurs études à l’université de droit ou de lettres de la ville.  Il quitte ses fonctions, faute d’étudiants, et s’installe à Heiligenstein dans le Bas-Rhin, faisant fructifier comme viticulteur les biens familiaux.

Il est élu député du Bas-Rhin à l’Assemblée législative du 30 août 1791 au 20 septembre 1792[7].  Élu 5e sur 9, par 332 voix sur 605.  Son rôle parlementaire fut fort peu important. Il remplit par la suite les fonctions d’inspecteur des écoles primaires et secondaires de l’arrondissement de Schlestadt (Sélestat), puis celles de professeur d’histoire à l’École centrale du Bas-Rhin, avant d’être nommé, sous l’Empire, professeur d’histoire à la faculté de Strasbourg[8]. Il se convertit au protestantisme en 1802.

Il épouse à Strasbourg, le 21 juillet 1787, Françoise Hélène (Pierre) Mathieu de Faviers (1757-1840)[9], fille de Pierre François Mathieu dit Faviers (1722-1788)[10], sénateur au Conseil des Quinze à Strasbourg, bailli de la noblesse d’Alsace, avocat et d’Élisabeth (Johann) Le Chasseur (1733-1803), divorcés en 1805, dont : a) Nicolas Alexis Pierre Michel (Jean) Massenet[11][12] (né le 25 juillet 1788 à Strasbourg, décédé le 1er janvier 1863 à Nice), cf. infra ; b) Auguste Massenet né en 1790 à Strasbourg, mort jeune.

Le père :

III-            Alexis Pierre Michel Nicolas Massenet, né le 25 juin 1788 à Strasbourg (Bas-Rhin), décédé à Nice le 1er janvier 1863.

Après ses études secondaires, il entame des études d’ingénieur à l’université de Strasbourg. Grâce à l’intervention de son oncle Philippe Mathieu-Faviers, jeune ingénieur dans l’armée de Joseph Bonaparte en Espagne, il est nommé capitaine-ingénieur des mines dans l’armée française servant en Espagne sous les ordres du maréchal Soult.  Il se lie avec le maréchal Soult qui introduit l’industrie des faux en France à la Restauration. Il démissionne de l’armée vers la fin de l’année 1813. Alexis s’installe un temps à Belfort pour se familiariser avec l’industrie métallurgique.  Il s’initie à une nouvelle technique de l’acier fondu, dont le secret de fabrication est importé d’Angleterre depuis 1814. Durant son séjour à Belfort, il rencontre Ernest Alexandre Jaegerschmidt, un métallurgiste d’origine suisse. Les deux hommes vont s’associer pour lancer et développer en France une industrie encore balbutiante, et très en retard par rapport à l’Angleterre ou à l’Allemagne ; l’industrie des faux et faucilles1.

Toulouse- Saint- Juéry/Albi.

Le 9 avril 1817, la Société d’Encouragement accorde une médaille d’or à Garrigou & Massenet qui ont mis en activité une fabrique de faux et faucilles à Toulouse, en utilisant des fers et des aciers français. La société dispose de 16 feux de forge et 8 martinets ; elle produit 80 000 faux par an.  La fabrique de Toulouse avait successivement produit, lors des expositions de 1819, 1832 et 1827, un nombre croissant de 50 000 à 120 000 faux2. Marie Joseph Garrigou et Alexis Massenet exploitent les forges de Bazacle à Toulouse, où l’on fabrique de l’acier, des faux et des limes.

C’est à Saint-Juéry qu’Alexis Massenet entre en relation avec James Jackson fils, fabricant d’acier fondu formé dans la Loire dont il emploie les produits à partir de 1830. L’acier fondu, dont le secret de fabrication est importé d’Angleterre en 1814, est alors une spécialité de la métallurgie forézienne.

Ils projettent dès 1823 d’établir des usines métallurgiques à Saint-Juéry dans le Tarn. Le conseil municipal accepte, le 23 juin 1824, la location de terrains, confirmée par ordonnance royale du 8 décembre 1824.  Une société en commandite est crée sous la raison « Garrigou, Massenet & Compagnie », au capital de 2 100 000 francs. Grâce à l’appui du maréchal Soult, enfant du pays, qui achète 3 actions de 300 000 francs, l’affaire démarre. Un double four et 22 martinets hydrauliques permettent à l’usine de se spécialiser dans l’élaboration de l’acier et la fabrication des ébauches de fer qui sont terminées à Bazacle.

Massenet et Garrigou restent à la tête de l’usine jusqu’en 1832. En 1831, Joseph Léon Talabot3, industriel réputé, est nommé par Soult, 3e gérant de l’entreprise. De graves différents l’opposent à Massenet, qui démissionne suivit de Garrigou.  En mai 1832, Talabot est seul gérant.

Pont-Salomon,  1842-1854.

En 1842, Alexis Massenet, décide de délocaliser son usine de faux et faucilles établie à La Terrasse, commune de Montaud, près de Saint-Étienne, dans la Loire. Cette usine qu’il avait installée en 1839, venant de Toulouse où il avait créé, en mars 1815, la première usine française de faux, présentait de graves lacunes, dont celle, entre autres, de fonctionner à la vapeur.  Cette force motrice des martinets était plus onéreuse que la force hydraulique utilisée par ses concurrents, dont Pierre-Frédéric Dorian qui utilisait l’eau du

Furan dans son usine des Balaires, à Rochetaillée, en amont de Saint-Etienne. PontSalomon est le lieu idéal pour l’implantation de sa nouvelle usine, car peu éloigné de la ville industrielle qui lui fournit le charbon et l’acier, et traversé par une grande route qui facilite le transport. Associé aux frères Jackson, d’importants aciéristes anglais établis entre Saint-Chamond et Rive-de-Gier dans la Loire, il achète en 1842 et 1843 trois papeteries au Pont, Chabanne, le Foultier-Haut, et un moulin au Vieux Moulin. La production annuelle variera entre 250 et 300 000 faux pour 100 000 faucilles. Les quatre ateliers emploient une centaine de forgerons, dont huit allemands et six autrichiens aux postes les plus techniques ; vingt marteaux tapent dans la vallée, deux étireurs, dixhuit platineurs1.  Lors de l’Exposition de 1844, les faux de La Terrasse obtiennent une médaille d’or.  Alexis Massenet est fait chevalier de la Légion d’Honneur. Il est  nommé au conseil municipal de Saint-Étienne.

Alexis Massenet vend sa dernière action le 29 août 1854. Il a alors 66 ans, et est domicilié au 25, faubourg Montmartre à Paris. La famille n’a que très peu habité Pont-Salomon, tout juste un an, entre 1846 et 1847, où elle est logée dans une somptueuse demeure au lieu-dit Pont-de-Bois, sur le bord de la route royale2.

Alexis Massenet s’est marié deux fois.

Il épouse à Toulouse, le 29 février 1816, Sophie Judith Jaegerschmidt, née le 29 octobre 1797 à Funkerdorf (Suisse), décédée  le 14 octobre 1829 à Saint-Juéry (Tarn), fille d’Ernest Alexandre Jaegerschmidt (1754-1833), industriel maître de forges, de religion protestante et de Sophie Jaegerschmidt, sa cousine (1775-1839), dont :

1.      Édouard Massenet, 1817-1823 ;

2.      Alfred Massenet, 1819-1851 ;

3.      Louis Auguste Massenet, né le 30 mai 1821 à Toulouse, décédé le 17 janvier 1892 à Bordeaux. Marié le 28 janvier 1849, à Saint-Pierre de la Martinique, avec Louise Cochet (1827-1878), dont 10 enfants. Entré dans la Marine en 1837, aspirant le 1er septembre 1839. Promu enseigne de vaisseau le 16 novembre 1847, passé lieutenant de vaisseau le 1er janvier 1850. Nommé chevalier de la Légion d’Honneur, affecté au port de Brest. Admis à la retraite à compter du 1er janvier 1860. Occupe ensuite un emploi de contrôleur des Messageries maritimes, en poste à Bordeaux et à Constantinople.

4.      Camille Jacques Massenet, né le 14 novembre à Toulouse décédé le 26 octobre 1901 à Paris. Marié le 26 avril 1852 à Brest avec Pauline Le François de Grainville de Montigny (1826-1920) ; dont dix enfants. Élève à l’École polytechnique, promotion 1840, colonel d’artillerie, commandeur de la Légion d’Honneur.

5.      Amélie   Sophie Massenet, née le 19 mars 1824 à Toulouse, décédée le 26 août 1839 à Montaud.

6.      Émile  Humbert Massenet, né le 12 février 1826 à Toulouse, décédé le 22 juillet

1833 à Toulouse.

7.      Éléonore Alice Hélène Massenet, née le 12 mars 1828 décédée en 1855 ; mariée le 32 janvier 1844, avec Félix Ladislas Michalowski (Lublin, Pologne 1813/18151893), docteur en médecine.

8.      Oscar Auguste Massenet, né le 12 mars 1828 à Toulouse, décédé le 7 août 1828 à Toulouse.

Veuf, Alexis Massenet se marie en secondes noces le 9 mai 1830 à Saint-Juéry (Tarn) avec Éléonore Adélaïde Royer de Marancour, née le 6 mars 1809 à Metz (Moselle) le 24 mai 1875 à Paris ; fille de Edme Royer de Marancour (1772-1837), officier supérieur,

11. Gourgaud (Joseph), Les usines Massenet à Pont-Salomon, 1842-1854, une industrie s’installe en campagne, Pont-Salomon (Loire), 2007.

22. Chambon (Pascal) & Gourgaud (Joseph), Pont-Salomon, les hommes de la faux, Saint-Étienne, 1995, 108 p.

chevalier de Saint-Louis et de la Légion d’Honneur et de Frederica Caroline Schroër ; dont :

9.      Julie  Caroline Massenet, née le 14 mai 1832 à Toulouse, décédée le 12 janvier

1905 à Paris ; peintre portraitiste mariée le 26 novembre 1853 à Paris avec Pierre Paul Cavaillé (1827-1877), peintre élève de François Édouard Picot, spécialiste de fresques historiques ou allégoriques, professeur de dessin de sa future épouse ; dont  François Cavaillé-Massenet, pianiste et compositeur, fondateur en 1896 de l’Harmonie municipale de Compiègne.  Veuve elle se remarie le 22 novembre 1882 avec Amédée d’Eu du Mesnil de Montigny, né le 26 octobre 1804  à Paris, capitaine au 7e Léger.

10.  Léon Adrien Massenet dit Massenet de Marancour, né le 3 octobre 1834 à Toulouse, décédé le 31 mai 1886 à Paris. Célibataire, Journaliste et homme de lettres. Rédacteur en chef du journal Le Méridional ; officier supérieur durant la Commune. Banni de France, il se réfugie à Genève en 1872, puis il s’exile à La Plata ou il vit de sa plume1.

11.  Frédéric Auguste Edmond Massenet, puis Massenet Royer de Marancour ; né le 19 février 1837 à Toulouse, décédé le 5 juillet 1929 à Paris. S’est marié deux fois ; la première fois, le 17 juin à Bougie (Algérie) avec Clotilde Wuichet, née le 27 avril 1842 à Lyon, décédée le 28 janvier 1876 à Dijon.

En secondes noces, le 28 décembre 1878, à Rouen avec Henriette du Hamel, née le 20 juillet 1854 à Montigny-lès-Metz (57), décédée le 31 janvier 1934 à Paris, dont postérité. Autorisé, par décret du 2 février 1885, à adjoindre, à son patronyme Massenet, celui de sa mère Royer de Marancour. Général de brigade, inspecteur général de la gendarmerie en 1896, commandeur de la Légion d’Honneur.

12.  Marie Massenet, née le 13 janvier 1840 à Montaud, décédée le 13 janvier à Montaud.

13.  Jules Émile Frédéric Massenet, né le 12 mai 1842 à Montaud (Loire) décédé le 13 août 1912 à Paris, inhumé à Égreville (Seine-et-Marne), cf. infra.

Le fils :

IV. Jules  Émile Frédéric Massenet, compositeur, Grand Prix de Rome 1863, membre de l’Institut, académie des Beaux-Arts 1878, professeur au Conservatoire 1er octobre 1878, Grand Officier de la Légion d’honneur en 1900.

Marié à Paris (IXe) avec Louise Constance de Gressy, née le 25 juin 1841 à Paris (IXe) de père inconnu et de Caroline de Hillerin, décédée en 1938,

Élève de Franz Liszt. Elle avait un demi-frère Abel Orry de Sainte-Marie (Paris 18391886), peintre de paysage, école de Barbizon, élève de Célestin Nanteuil.

D’où une fille unique :

Juliette Massenet, née le 31 mai 1868 à Paris, décédée  le 31 octobre 1935, mariée le 23 novembre 1887 à Paris (VIIIe) avec Charles Léon Alloënd-Bessand, né vers le 28 décembre 1859 à Paris, décédé à une date inconnue, fils de Charles Honoré AlloëndBessand, né le 18 septembre 1829 à Châtillon-sur-Loire (Loiret) décédé à une date inconnue, marié le 14 novembre 1854 à Paris avec Emma Parisot (1830-1910), fille de Guillaume Parisot, fondateur de La Belle Jardinière ; dont postérité.  Directeur du

11. Auteur : Les Échos du Vatican, Paris, Martin-Beaupré et frères, 1864, 294 p. Hommes et chaos du temps de la Commune, récits et portraits pour servir à l’histoire de la 1re Révolution sociale, Paris, 1871, 225 p.

magasin La Belle Jardinière à Paris2, président du Tribunal de Commerce de Paris, officier de la Légion d’Honneur.

Divorcés le 22 juillet 1908. De leur union :

a)      Marie Magdeleine Alloënd-Bessand, née le 30 novembre 1888, décédée le 11 juillet 1974 , mariée le 31 octobre 1907 avec René Faillot, né le 20 février 1879 à Paris, décédé le 24 mars 1966, industriel, président du Conseil de Paris (maire), dont postérité.

b)      Olivier Alloënd-Bessand, né le 31 mars 1891, décédé le 1er septembre 1918, lieutenant au 64e Régiment d’artillerie, grièvement blessé, hospitalisé à l’Hôpital de campagne n°75, centre de chirurgie osseuse de Cannes (Alpes-Maritimes), sans alliance.

c)      Pierre Bessand-Massenet, né le 20 mai 1899 à Paris, décédé le 31 mars 1985 à Paris, marié avec Simone Wehrlé, née le 25 septembre 1902, décédée le 11 mai 1933, sans postérité.

***

2 2. François Faraut (François), Histoire de « La Belle jardinière », Belin, Paris, 185 p. + 48 p. de pl. Lambert-Dansette (Jean), Histoire de l'entreprise et des chefs d'entreprise en France, L'Harmattan, 2000, p. 232-234.

 



[1] . Daudet (Léon), Souvenirs et Polémiques, Paris, Robert-Laffont, « Bouquins », p. 28-29.

[2] . Massenet (Jules), Mes Souvenirs à mes petits enfants, Paris, éditions Pierre Lafitte et Cie, 1912, 352 p. « Comment je suis devenu compositeur », dans Revue illustrée, 10 juin 1896, p. 449-454. Massenet (Anne), Jules Massenet en toutes lettres, Paris, éditions de Fallois, 2001.

[3] . Branger (Jean Christophe), « Les Mémoires de Jules Massenet », dans Revue de musicologie, Paris, 1997, t.83. n°1, p. 117-139.

[4] . Beaurepaire (Pierre-Yves), L’autre et le frère.  L’étranger et la franc-maçonnerie en France au XVIIIe siècle. Paris, Honoré-Champion, 1998, p. 436-437.

[5] . Gaudart de Soulages (Michel) et Lamant (Hubert), Dictionnaire des francs-maçons européens, t.2, p. 963.

[6] . Mézin (Anne) et Rjeoutski (Vladislav), Les Français en Russie au siècle des Lumières. Dictionnaire des Français, Suisses, Wallons et autres francophones en Russie de Pierre le Grand à Paul 1er, Ferney-Voltaire, 2011, Centre International d’étude du XVIIIe  siècle, t.2, p. 581.

[7] . Robert & Cougny, Dictionnaire des parlementaires de1789 à 1889, t. IV p. 303.

[8] . Reuss (Rodolphe), Jean Pierre Massenet, cultivateur à Heiligenstein, député du Bas-Rhin, professeur à l’Académie de Strasbourg, d’après des documents inédits, Strasbourg, Treuttel & Wurtz, 1897, 258 p.

[9] . Quérard (J.M.) La France Littéraire, Paris, Firmin-Didot, t.5, p. 600 ; elle était l’auteur de : Base d’instruction donnée par une mère à son fils, Strasbourg & Paris, A. Koenig, an X-1801, 131 p.

[10] . Richard (Michel), Grands notables du Premier Empire, Bas-Rhin, Paris, éditions du CNRS, 1978, t.3, p. 28.

[11] . Alexis Massenet, était le neveu de Philippe Gaëtan de Mathieu-Faviers (1761-1833) ; après ses études à Strasbourg, il était en 1789 secrétaire du commissaire général des Mines.  En 1791, il entre au Commissariat des Guerres. Nommé, en 1794, ordonnateur ; en 1799 commissaire général d’Helvétie et Danube sous Masséna. Nommé en 1802, inspecteur aux revues. De 1807 à 1813, ordonnateur en Espagne. Nommé en

[12] , intendant général ; en 1811, ordonnateur en chef de la Grande-Armée.  De 1815 à 1816, député du Bas-Rhin. Baron héréditaire en 1818, Pair de France en 1832, grand officier de  la Légion d’honneur, chevalier de Saint-Louis.  En 1812 sa fortune est évaluée de 2 à 3 millions.  D’après un contemporain : « Cœur sec, souple, mielleux, cauteleux… »