« Si vous n'allez pas à Schubert, Schubert viendra à vous »,

 

Gisèle Magnan, directrice artistique des Concerts de Poche

 

 

 

 

 

Les attentats de 2015 ont remis au cœur des débats sur la nation, le vivre-ensemble et l'identité, la prise en compte urgente des « territoires perdus de la République ». L'art et la culture ont un rôle éminent à jouer dans cette reconquête d'esprits égarés, de jeunes en dérive idéologique ou sociale, séduits par des croyances religieuses ou sectaires d'un autre temps.

 

 Depuis les émeutes de 2005 où le problème avait été posé, sans vraiment qu'on décèle ici ou là une réelle volonté de le résoudre et de répondre aux questions soulevées par les « périphéries » à tous les sens du terme, la situation impose dix ans après des réponses efficaces et innovantes. Le « tout économique » ou le tout sécuritaire » ne sauraient à elles seules tenir lieu de réponse à ces questions essentielles. Le partage du beau, le désir pour tous d'art et de culture, le besoin d'harmonie et d'épanouissement concernent le ministère de la Culture et celui de l'Education nationale, au premier chef, mais aussi celui de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, et également ceux de la Famille, de la Justice et de la Santé.

 

 

 

Les Concerts de Poche sont nés justement durant l'année des émeutes il y a dix ans et entrent en pleine lumière, au plus haut niveau de l'Etat, au moment où la question du lien social, de l'identité et du vivre-ensemble se fait toujours plus aiguë, pressante, urgente. Ils ont pour objectif de constituer un outil culturel de lien social itinérant, mobilisable aisément et avec des moyens raisonnables, selon une économie efficiente, avec mobilité et souplesse, au service des territoires et de leurs habitants, dans une relation directe entre artistes intervenants, pédagogues, à la rencontre de nouveaux publics dans les quartiers et les zones rurales de la France entière. Ils participent à l'éducation artistique et culturelle, à la réinsertion et à la cohésion sociales.

 

 

 

I. Un concert anniversaire à l'image de 10 années d'action et d'éducation artistiques et culturelles, des ateliers aux concerts : les clés du succès

 

 

 

On a tendance, en France, à se plaindre et dénigrer la force des acteurs artistiques et culturels sur le terrain, l'éducation artistique et culturelle qui ne serait jamais à la hauteur des attentes et des enjeux de la société. En réalité, au-delà des événements majeurs comme la formidable « Folle Journée de Nantes », en début de chaque année, et l'énergie d'un René Martin qui a su offrir l'excellence à un public plutôt jeune essentiellement éloigné des scènes de musique (classique, musique symphonique, musique de chambre, opéra, jazz et musique contemporaine), à l'instar des « Prom's » de Londres, des concerts en plein air du Philharmonique de Berlin, entre autres exemples, ou encore du « système Kodály » en Hongrie, ou bien du « Sistema » pour la transmission et la formation au Venezuela, d'autres initiatives passionnantes, efficaces, sur tout le territoire national sont menées discrètement, en profondeur, tout au long des saisons, et depuis des années. On pourrait dire qu'il y va de la santé publique et de la cohésion sociale. La demande de musique est immense. Les salles de spectacle sont pleines. Le succès résultant de l'initiative de la SNCF de placer des pianos dans les gares à disposition des pianistes (amateurs, confirmés, semi-professionnels ou professionnels) est révélateur de cette attente. Certains signes encourageants sont nombreux et tangibles aujourd'hui.

 

 

 

C'est le cas des Concerts de Poche qui fêtent en 2016 leurs 10 ans. Le concert du 8 février au 104 à Paris (pour une fois) était l'occasion de réunir parmi les meilleurs artistes de diverses générations, mêlés à des enfants (du XIXème arrondissement), des jeunes (de Seine-et-Marne) et des adultes (de l'Essonne), des familles (de Seine-et-Marne) n'ayant aucune pratique musicale, mais engagés, encadrés par des professionnels de haut niveau et de remarquables pédagogues : Michel Dalberto, Thomas Enhco, Philippe Cassard, Augustin Dumay, Henri Demarquette, Yann Dubost, Michel Moraguès, Pascal Moraguès, David Walter, Jonathan Fournel, Karine Deshayes, Alain Meunier, Caroline Casadesus, Gérard Caussé, Vassilena Serafimova, Svetlin Roussev ou encore le Quatuor Modigliani.

 

 

 

La recette du succès est due à plusieurs facteurs savamment mêlés par Gisèle Magnan, pianiste brillamment diplômée du CNSMDP, qui a non seulement la crédibilité et la  légitimité, mais aussi le savoir-faire, suite à une prise de conscience personnelle, une fine observation non seulement du rituel du concert classique, mais aussi de notre société. Pour mémoire, Gisèle Magnan a mené pendant trente ans une carrère de concertiste soliste qui l'a conduite sur les scènes françaises et internationales. Ses enregistrements sont remarqués et récompensés. Pianiste engagée, elle s'indigne du fossé qui se creuse entre la musique classique et le grand public. Pour rendre cet art accessible au plus grand nombre, elle crée les Concerts de Poche en 2002. L'association, qui a pour but d'emmener de grands artistes de la musique classique, du jazz et de l'opéra dans les campagnes et les quartiers, commence véritablement ses activités en 2005. Le principe est simple : pas de concert sans ateliers, pas d'ateliers sans concert. En 2007, Gisèle Magnan décide de se consacrer pleinement au développement des Concerts de Poche, et d'arrêter son métier de concertiste.

 

 

 

La préparation au concert

 

 

 

Elle permet non seulement de mieux connaître les instruments, le vocabulaire élémentaire et essentiel de la musique, d'appréhender les timbres, les tessitures, la voix, mais aussi et surtout les enjeux du travail du musicien, créateur et/ou interprète. L'association forme pour cela des musiciens et des comédiens, volontaires, à la création de contenus adaptés aux publics rencontrés. Ainsi de véritables mises en situation et des rencontres avec les artistes et les élèves des écoles de musique et de tout type de publics sont organisés par des personnels compétents, ainsi que des ateliers participatifs pour d'autres types de publics, totalement néophytes et éloignés de toute pratique musicale. Ces ateliers qui reposent sur la création et l'improvisation sont menés collectivement pour comprendre avec naturel la dramaturgie constitutive d'une composition musicale. On crée avec les participants des contes musicaux ou de mini-opéras. Les scénarios et des poèmes sont mis en musique autour du programme du concert. Des ateliers qui revêtent différentes durées (d'une semaine à un mois) sont montés pour approfondir le propos de la création et rentrer dans l'ambiance du concert. D'autres ateliers (écriture, chant choral, théâtre musical) sont organisés pendant plusieurs mois (de trois mois à un an) pour préparer la première partie du concert.

 

 

 


Concert anniversaire du 8 février 2016 / DR

 

 

 

L'encadrement par des professionnels

 

 

 

Les ateliers créatifs sont menés par les concertistes ou par un duo comédien-musicien dans les centres sociaux, les établissements scolaires, les maisons de retraite, les établissements de soin... Ils permettent aux participants d'être créateurs et de comprendre de l'intérieur, en profondeur, physiquement les concerts auxquels ils vont assister. Les ateliers de plusieurs mois donnent lieu à la réalisation d'une première partie de concert où les participants chantent, accompagnés par les concertistes (exemple du concert du 8 février dernier). Cette méthode participative transforme la relation à la musique pour des publics qui pour la plupart n'ont jamais accès au répertoire classique, jazz ou contemporain (zones rurales éloignées des centres de création et de diffusion comme des infrastructures culturelles, quartiers, personnes âgées, jeunes ou adultes en difficulté sociale, en situation de handicap, etc.). Il ne s'agit pas seulement de pédagogie mais bien d'une attitude créatrice et participative, de préparation d'une prestation en début de concert, en partenariat et en participation avec les concertistes programmés au cours de la soirée.

 


L'envie

 

 

 

Elle motive l'enfant, l'adolescent, l'adulte et les familles à se mobiliser pour mieux apprécier le concert, sans la lourdeur du rituel qui peut être intimidant ou parfois répulsif à cause de codes désuets et mystérieux pour le public éloigné, liés au concert du XIXème siècle. L'expérience permet de remarquer qu'un enfant immergé dans un concert vivant et de qualité aura plus de chance et d'envie de s'inscrire au conservatoire, à la chorale, à la fanfare ou à n'importe quelle autre pratique artistique, que ceux qui n'auront pas vécu cette expérience, et ceci le plus tôt possible. Le concert participatif libère l'étincelle ou le frisson qui procurera l'émotion musicale.

 

 

 

L'émotion

 

 

 

Elle libère, interpelle et rapproche l'individu et les personnes de la musique, de l'artiste et rapproche considérablement les personnes les unes des autres. L'émotion, d'une part, permet de prendre conscience de la beauté du geste musical, du son, d'une œuvre en particulier, d'autre part, contribue à l'épanouissement individuel et collectif, et ainsi de dépasser les a priori, les résignations et les idées reçues. Elle favorise l'imagination, la confiance en soi et en les autres, la créativité, la réflexion, la proximité avec les autres (artistes ou autres spectateurs). La durée limitée des concerts permet de concentrer l'émotion, de décupler le désir d'en écouter et d'en savoir plus la fois suivante.

 

 

 

Le partage et le brassage

 

 

 

Il permet de dialoguer et d'échanger autour de l'oeuvre, de l'interprète, de la condition du concert, de l'acoustique, de la proximité avec la musique et ce qui se joue sur un plateau de spectacle vivant. On observe à l'occasion des ateliers et des concerts une circulation unique des habitants d'un quartier à l'autre, d'une commune à l'autre. Les Concerts de Poche contribuent ainsi au brassage des populations et au « vivre ensemble » entre des personnes qui ne se seraient jamais rencontrées autrement. Les concerts se terminent par le dialogue autour de l'oeuvre et des concertistes, un « verre de l'amitié » et une séance de dédicace.

 

 

 

Le décloisonnement des publics

 

 

 

Contrairement au système - par ailleurs parfois bénéfique, gérable financièrement, efficace et utile dans de grandes salles - qui sépare le public des invitations à une répétition générale (parfois gratuite, ou à prix modéré) pour le non-public, et le public habituel des « vrais » concerts, payant des places plus chères, les Concerts de Poche font le choix de mêler tous les publics (âges, individuels, groupes, familles, catégories socio-professionnelles, novices ou avertis, connaisseurs ou béotiens...). Le prix modique des places qui ne dépasse jamais celui d'un ticket d'entrée au cinéma, est un atout majeur pour décloisonner et rapprocher les publics des concerts.

 

 

 


Michel Dalbeto et le Quatuor Modigliani lors du concert / DR

 

 

 

II. Un réseau national, modèle pour l'international

 

 

 

En dix ans, ce sont 200 000 spectateurs qui ont pu assister à 500 concerts et participer aux 5000 ateliers, selon la philosophie des Concerts de Poche (concerts et ateliers indissociables). La croissance est continue et exponentielle depuis dix ans, preuve de la demande croissante des publics, et partant des collectivités. En 2015, 37 000 spectateurs ont bénéficié de 1200 ateliers, et de 85 concerts partout en France, dans 240 villages et quartiers, avec 200, artistes invités grâce au travail de 18 salariés permanents et le soutien de 505 adhérents. Au total, 60 % des actions se déroulent dans des zones rurales isolées, 40 % sont organisées dans des quartiers urbains enclavés. Le tour de force des Concerts de Poche est que 90 % des spectateurs habitent à moins de 20 km du lieu du concert. A l'heure où les observateurs déplorent le relatif abandon des zones rurales au bénéfice des métropoles (Christophe Guilluy, La France périphérique, Flammarion, 2015), les Concerts de Poche relèvent le défi d'une action culturelle d'exigence et d'excellence au sein même des « déserts français », de la « diagonale du vide », des « zones blanches », en somme des « périphéries » françaises.

 

 

 

Ici, on ne sépare pas le « vrai » concert des pratiques de préparation en direction des amateurs de tous âges. On ne sépare pas les enfants, les jeunes et les adultes. Il n'y a pas le concert pour le « non-public », et le concert pour le public habituel. C'est toute la force des Concerts de Poche, qui ont lieu désormais dans toutes les régions de France métropolitaine : Ile-de-France, Normandie, Bretagne, Nord-Pas-de-Calais/Picardie, Grand Sud-Ouest (Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes), Grand-Est (Alsace Champagne-Ardenne Lorraine), Rhône-Alpes/Auvergne, Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, PACA, Bourgogne/Franche-Comté, Centre/Val-de-Loire. Seul le concert anniversaire du 8 février 2016 avait lieu à Paris.

 

 

 

Ce sont plutôt de petites et moyennes villes (pas seulement Reims, Lens, Roubaix ou Soissons), villages ou quartiers qui accueillent les concerts de l'association. Donnons quelques exemples pour la seule saison 2015-2016 (jusqu'à février 2016) : Saint-Ouen-en-Brie, Mandres-les-Roses, Marolles-en-Brie, Montereau-Fault-Yonne, Halennes-lez-Haubourdin, Châteauneuf-Grasse, Lens, Saint-Germain-lès-Arpajon,  Armentières, Saint-Sauveur-sur-Ecole, Mormant, Cliousclat, La Voulte-sur-Rhône, Wattrelos, Breuillet, Saint-André-lez-Lille, Oulchy-le-Château, Haubourdin, Saint-Maurice, Bétheny, Bray-sur-Seine, Brie-Comte-Robert, Laon, Saint-André-lez-Lille, Féricy, Marolles-en-Hurepoix, Ouzouër-sur-Trézée, Saint-Amand-les-Eaux, Blandy-les-Tours, Saulce-sur-Rhône, Bazancourt, Grillon, Saint-Restitut, Nandy, Joinville (Haute-Marne), La Madeleine (Nord), Ollainville-La Roche, Esquéhéries, Belmont-sur-Rance, Montargis, Lhuître, Wambrechies, Savigny-le-Temple, Verdun, Valence-en-Brie, Bar-sur-Aube, Bruyères-le-Châtel, Sixt-sur-Aff, Athis-Mons, Montardon, Pamfou, Barbizon, Coubert, Vesoul, Saint-Michel-sur-Orge, Vitry-le-François, Armentières, Dourdan, La Fère, Goeulzin, Rethel, Sains-du-Nord, Le Hommet d'Arthenay, Cuchery, Emmerin, Thiérache du Centre, Juvisy-sur-Orge...

 

 

 

Les noms des artistes accompagnant l'aventure des Concerts de Poche sont révélateurs, à eux seuls, de l'exigence proche de Vilar pour le théâtre (« L'élitisme pour tous ») et de la volonté d'offrir l'excellence (œuvres et interprètes, conditions du concert, mixité sociale des publics, mélange des générations) à tous les publics. Ainsi dans les programmes de 2015, on pouvait entendre, outre les artistes du concert du 8 février, Nathalie Dessay, Lise Berthaud, Adam Laloum, Nemanja Radulovic, Jean-François Zygel, le quintette Moraguès, le Quatuor de clarinettes les « Hanches hantées », Jérôme Pernoo, Jérôme Ducros, Romain Leleu, Thomas Leleu, Didier Lockwood, Philippe Berrod, David Grimal, Anne Gastinel, le Sirba Octet, et bien d'autres encore. On peut imaginer que le modèle des Concerts de Poche pourrait être exporté, via l'Institut français et l'Alliance Française, à l'international...

 

 

 

 

 

III. Une diversité de partenaires fidèles et militants dans la durée

 

 

 

Reconnaissance

 

 

 

En 2015 les Concerts de Poche ont été reconnus d'utilité publique et obtenu le label « La France s'engage » décerné par le Président de la République. Agréée entreprise solidaire, l'association des Concerts de Poche est soutenue par le ministère de l'Education nationale, le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, le Commissariat général à l'égalité des territoires, le ministère de l'Agriculture, le Ministère de la Culture et de la Communication (plusieurs Directions des Affaires culturelles concernées), de nombreux conseils départementaux, et divers mécènes (Mécénat Musical Société Générale, Fondation Daniel et Nina Carasso, Fondation SNCF, Spedidam, Fondation France Télévisions, Engie, Fondation PSA Peugeot Citroën, Fondation MACIF, Fondation 29 Haussmann...). L'association travaille également avec l'association Cultures du Coeur favorisant la mixité des publics dans les salles (plus de 4000 invitations mises à disposition de personnes éloignées des salles de spectacle pour cause d'exclusion sociale). De nombreux bénévoles, souvent étudiants, soutiennent et suivent les initiatives des Concerts de Poche (ils étaient très nombreux le soir du 8 février) et complètent utilement et efficacement le travail de la vingtaine de salariés permanents de l'association.

 


Appartenance

 

 

 

Pour donner l'envie et l'émotion au public, Gisèle Magnan rappelle qu'il faut proposer « les plus grands artistes avec la plus belle musique » qui existe (entretien à France Inter le 15 février 2016). Naturellement, les partenaires publics comme privés sont conquis d'emblée par cette recette simple, qui recouvre aussi l'idée qu'il convient de convaincre les nouveaux publics dès le premier instant de la rencontre :  « plus les publics sont éloignés, plus il faut les prendre par la main dès les premières secondes » (entretien à France Inter le 15 février 2016). Le sentiment d'appartenance à la même volonté de proposer l'exigence et l'excellence à tous les publics mêlés fait partie d'une des clés des Concerts de Poche.

 

 

 

Confiance

 

 

 

C'est grâce à ces constantes d'exigence et de qualité que les Concerts de Poche conquièrent et fidélisent à la fois un public, les artistes et les partenaires. Le « concert de poche », pour résumer et conclure, c'est un petit format – une heure de musique -, une petite salle (sans décorum ni rituel du concert classique), un petit prix, afin que nul n'en soit exclu et que se dégage la plus grande émotion artistique, partagée sur scène comme en salle, un trésor pour tous que tout un chacun se doit de cultiver et protéger.

 

 

 

Jérôme Bloch*

 

 

 

 

 

 

 

*Jérôme Bloch est Agrégé de l'Université, Conseiller pour la musique au Ministère de la Culture et de la Communication

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus et suivre l'actualité des Concerts de Poche :

 

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twitter : @ConcertsdePoche

 

 

 

                                          

 

Ils ont dit :

 

 

 

« C'est vraiment un grand privilège que d'avoir la possibilité d'écouter des artistes aussi talentueux, dans une ambiance « sans façon » et tout près de chez nous ». (Elisabeth, spectatrice du récital de Nathalie Dessay à Joinville (Haute-Marne), mars 2015)

 

 

 

« c'est la première fois de ma vie que je pleure pendant un concert, non pas de tristesse mais d'émotion, sans pouvoir l'expliquer ni en parler. Quel bonheur ! ». (Marc, spectateur du concert de Nemanja Radulovic à Châteauneuf-Grasse (Alpes Maritimes), avril 2015)

 

 

 

« Dans le quartier, la plupart des enfants ne connaissent pas le nom des instruments, ni même leur sonorité. Grâce aux ateliers, ils vont au concert avec leur famille. Et quelques-uns sont mêmes allés jusqu'à s'inscrire au conservatoire ! ». (Mustapha Sadallah, directeur du centre social l'Alma de Roubaix (Nord), septembre 2015)

 

 

 

« Les Concerts de Poche effectuent un travail formidable en amenant la musique dans les quartiers difficiles ou les villages. A mes yeux, ce travail en profondeur est la seule manière d'amener durablement de nouveaux publics à la musique classique ». (Jean-François Zygel, Le Parisien)

 

 

 

« Les Concerts de Poche , c'est l'initiative la plus importante de ces dernières années en matière musicale car elle est généreuse et efficace ». (Henri Demarquette, violoncelliste)

 

 

 

« Je n'avais jamais connu d'association de ce type et il me semble qu'elle vient combler une lacune importante. Le fait qu'un grand nombre d'auditeurs vivent cette expérience pour la première fois est très encourageant ». (Michel Dalberto, pianiste)

 

 

 

« Si un prix de démocratisation musicale existait en France, à coup sûr les Concerts de Poche seraient les mieux placés pour le remporter ». (ConcertClassic.com, 21 novembre 2014).

 

 

 

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