Directrice de l'école de musique de Solaure, Marie-Aline Bayon est auteure d'un ouvrage sur la révolution numérique et l'enseignement musical. Convaincue de la pertinence des outils numériques, elle met actuellement en œuvre un projet innovant : la première école de musique connectée de France.

Quel type d'élèves recevez-vous ? Quels âges ? Que cherchent-ils le plus souvent ?
A l’école de musique de Solaure (quartier sud de St Etienne, Loire), nous accueillons tous types d’élèves à partir de 3 ans. Ces jeunes enfants accèdent aux cours d’éveil musical et à partir de la classe de CP, ils peuvent commencer à apprendre à jouer d’un instrument. Naturellement, nous accueillons aussi les adolescents et les adultes car nous disposons de surcroit de toute une offre en pratique collective et ateliers : chacun peut y trouver son compte !

Concernant les enfants, il n’y a pas de profil type : certains sont très déterminés à pratiquer un instrument précis et vont s’impliquer dans un cursus diplômant, d’autres sont plus à la recherche d’une découverte de la musique au sens large et vont plutôt se tourner vers un atelier avant d’avoir une envie plus précise.



Notre projet d’établissement fait la part belle à la pratique collective et du côté des plus grands, c’est un élément qui compte. En effet, le fait d’apprendre à plusieurs et de jouer ensemble est un critère déterminant pour les adolescents et les adultes qui, certes, cherchent une pratique artistique mais également un lien social à travers elle.



Enfin, dans le cadre de l’école de musique connectée, à la rentrée prochaine, nous inaugurons un nouveau pan de notre offre, celui de la musique connectée : la fabrique musicale où les enfants en CP pourront s’initier à la musique en découvrant les instruments et la création grâce à notre parc de matériel numérique, la tablette academy (apprentissage de la musique sur tablette/smartphone), un atelier de MAO pour les enfants de primaires et le parcours cyberorchestra, un parcours en apprentissage mixte comprenant un cours de 1H45 à l’école (apprentissage de l’instrument, jeu et création en collectif au moyen des outils numériques) et des ressources en ligne pour la maison.

Il semblerait que les conservatoires et écoles de musique aient pris un certain retard en matière de musique assistée par ordinateur. Le modèle du conservatoire à la française est un modèle très ancien, avec certes de grandes qualités, mais est-il possible à votre avis de l'ouvrir vers une forme plus hybride, ou faut-il à votre avis chercher un modèle complètement différent ?
Très ancien, c’est peu dire ! Le Conservatoire a plus de 200 ans et, s’il a évidemment et heureusement évolué, notamment ces dernières trente dernières années avec les schémas nationaux d’orientation pédagogique successifs, ce qui perdure effectivement c’est le modèle de transmission du maître à l’élève.

Ce modèle vise à former des interprètes de haut niveau et, dans la culture professionnelle, les enseignants y demeurent très attachés. Le numérique peine donc à entrer réellement dans les usages même si de plus en plus de structures comptent la MAO parmi leurs offres.

Des offres alternatives d’apprentissages se sont développées, notamment en ligne (Carpédièse ou imusic-school par exemple), mais elles proposent généralement des offres ciblées.

De mon point de vue, le conservatoire va et doit continuer d’exister car il fait partie de notre patrimoine mais il doit faire une mise à jour ! Les conservatoires se sont ouverts et grands nombres font des efforts, réfléchissent à des dispositifs pour accueillir de nouveau public. L’enjeu est là à mon sens : le conservatoire se doit de pouvoir accueillir le public avec un grand P !

A l’image de ce que je développe avec l’école de musique connectée, il est possible d’accueillir tous les publics si l’on propose une offre adaptée : mettre en place la MAO et utiliser plus généralement le numérique n’est pas incompatible avec faire perdurer la tradition.

On constate souvent en conservatoires que des élèves avec une forte maîtrise instrumentale n'ont absolument aucunes notions d'informatique musicale. Qu'est-ce que l'outil informatique pourrait leur apporter en premier lieu ?
L’outil informatique pourrait leur apporter à la fois des pistes de travail pour améliorer leur pratique et une ouverture sur une pratique autre que leur pratique initiale.

Par exemple, l’enregistrement peut aider l’élève à avoir une oreille plus « objective » sur sa production sonore et donc s’améliorer à différents niveaux (qualité du son, rythme, volume, nuances…). Les logiciels de notation peuvent aussi lui permettre d’aborder le rapport à l’écrit différemment en lui donnant la possibilité de travailler sur la notion d’arrangement que ce soit pour lui ou pour un collectif de musiciens et d’aborder conjointement des notions essentielles d’harmonie par exemple.

Pour aller plus loin, l’instrumentiste qui se lancerait dans la production musicale en direct avec un logiciel comme Ableton Live aurait l’opportunité d’élargir sa culture musicale en pratiquant dans d’autres styles et, pourquoi pas, en hybridant sa pratique avec celle de l’ordinateur : travail de boucles, jeu en direct avec l’ordinateur et l’instrument…

A l'inverse, la musique sur ordinateur n'a-t-elle pas tendance à replier les musiciens sur eux-mêmes, à geeker. Une DAW (Digital Audio Workstation) est un jeu merveilleux, qui se joue le plus souvent tout seul : les pratiques collectives ne restent-elles encore souvent plus spontanées avec des instruments acoustiques ? Comment insuffler du collectif aux nouvelles technologies ? Concrètement, par exemple avec quels outils ?
S’il on observe un DJ animer une soirée, il est seul derrières ses platines ou son ordinateur et les musiques électroniques impliquent un rapport différent au public. Cependant, pour avoir assisté à bon nombre de concerts, les musiciens acoustiques communient parfois peu avec le public aussi ! Cela dépend vraiment des artistes et des instants.

Ce qui est indéniable, c’est que l’ordinateur ajoute entre l’artiste et le public une interface qui est plus prégnante qu’un instrument acoustique et qui peut être vécue comme un mur. Malgré tout, il se développe des formes hybrides de musique où se mêlent les instruments acoustiques et les instruments numériques et cela fonctionne.

Il est possible de jouer de l’ordinateur comme d’un instrument acoustique et ce justement avec des musiciens acoustiques mais cela requiert un niveau de pratique un peu avancé et une proposition artistique réfléchie. En l’état, nos pratiques pédagogiques dans les conservatoires ne sont pas encore suffisamment développées sur ce point-là pour présenter des exemples probants mais je pense que cela n’est qu’une question de temps, d’où l’impression que les pratiques collectives plus « traditionnelles » sont plus spontanées.

En revanche si l’on sort du domaine des DAW, je peux citer Smartfaust du Grame (Lyon). Faust est un langage de programmation développé par Grame et Smartfaust est la déclinaison de ce langage en applications pour smartphones. Concrètement, les applications utilisent l’altimètre et le gyroscope : le musicien produit de la musique par le geste et, en fonction de celui-ci (dynamique, intensité, mouvement…) il travaille la matière sonore.

Grame a développé de nombreuses actions de médiation en direction de publics scolaires avec notamment la pièce « SmartMômes » composée par Xavier Garcia et des séries de concert participatifs avec des publics lambda. Pour moi, c’est un exemple probant de collectif par les nouvelles technologies et à destination de tous puisqu’il n’est pas nécessaire d’être musicien pour utiliser Smartfaust.

Si on prend le cas d'enfants de moins de 10 ans, où se situe pour vous la frontière entre un instrument et un jouet numérique ? L'enfant sera naturellement plus attiré par une tablette qu'un instrument acoustique, mais peut-être qu'une guitare lui offrira d'autres possibilités malgré une prise en main plus difficile ? Que préconisez-vous dans ce cas de figure ?
Dans le cadre de notre expérimentation sur l’apprentissage mixte, nous avons utilisé les tablettes et les smartphones avec des enfants de cet âge-là et j’ai quelques éléments de réponse même si mes conclusions ne sont peut-être pas généralisables.

Un groupe d’une douzaine d’enfants âgés de 7 à 11 ans ont travaillé sur un projet en apprentissage mixte : réaliser la musique et l’animation sonore d’un petit dessin animé. Répartis sous-groupes, les enfants ont tous, à un moment ou un autre, utilisé la tablette ou le smartphone pour produire des sons mais ils utilisaient aussi leurs instruments.

Au départ, utiliser ces outils a en effet généré beaucoup d’excitation, d’une part de par le caractère « nouveau » de cet usage au sein du cours de musique, d’autre part parce que les enfants ont tous l’habitude de ces objets, qu’ils aiment les utiliser pour des usages récréatifs et que ces mêmes usages sont certainement limités à la maison par les parents ce qui accroit l’excitation.

Cependant, au fil du travail, les enfants sont devenus plus responsables face à ces outils et l’excitation s’est canalisée en voyant le travail prendre forme. Nous n’avons pas déployé ces outils juste pour le dit de le faire, il y avait un véritable sens pédagogique. Les tablettes ont par exemple permis de déclencher facilement des sons créés par les élèves à partir de leurs voix, leurs instruments ou d’applications, et assignés à des pads pour animer les personnages.

En ce sens, je ne les considère vraiment pas comme des jouets numériques car ils ne sont pas là pour divertir mais bien soit pour faciliter une production musicale, soit pour permettre de réaliser des éléments qui ne seraient pas possibles sans. Ce ne seraient des jouets que si nous ne réfléchissions pas à l’objectif pédagogique qu’ils doivent permettre de réaliser.

Bien sûr, pour les enfants, cette utilisation revêt un caractère ludique et amusant. Pour autant, est-ce un problème ? Ne dit-on pas « jouer de la musique » ? Ce qui m’inquiète davantage, c’est lorsqu’un élève trouve cela ennuyeux de jouer de son instrument !

Naturellement, on ne fait pas les mêmes choses avec une guitare qu’avec un smartphone. Peut-on aller plus loin avec guitare ? Je pense que cela dépend du but que l’on veut atteindre. Il y a des choses qu’une guitare ne vous permettra pas de faire et c’est pareil pour un smartphone. Ce sont deux types d’instruments qui n’ont pas les mêmes fonctions et qui ont leurs limites. Je crois que l’écueil consisterait à faire croire que c’est pareil : on ne produit pas les mêmes choses, ce ne sont pas les mêmes usages, cela n’implique pas les mêmes types de compétences même s’il y a des compétences qui se croisent.

Chose intéressante à souligner cependant, lorsque nous avons interrogé les élèves sur leur expérience après le projet, la majorité a affirmé préférer utiliser l’instrument, c’est donc bien que les élèves sont capables de faire la différence et ne pas céder à préférer la tablette juste parce qu’elle apporte un résultat peut-être plus immédiat et donc avait moins « d’effort » qu’une guitare.

Pensez-vous que l'outil numérique puisse stimuler chez les plus jeunes l'envie d'apprendre le solfège ? Pourrait-il de cette façon démocratiser un enseignement trop souvent élitiste ?
Je pense que l’outil numérique peut permettre de démocratiser la pratique musicale au sens large, c’est indéniable ! Tout d’abord, une très large partie de la population est connectée : 73% des 12 ans et + possédaient un smartphone en 2017, 81% un ordinateur et 44% une tablette (enquête CREDOC), ce sont des chiffres très importants qui indiquent que la population française est de plus en plus connectée.

Dans les écoles de musique et les conservatoires, nous ne touchons qu’une petite partie de cette population alors que ces mêmes personnes ont dans la poche - et sans le savoir pour la grande majorité -des outils de création et production musicale ! Il y a là tout un pan de développement possible en termes de médiation artistique grâce à ces outils et de développement de nouvelles pratiques comme nous l’avons fait à la Cité du design auprès du grand public, ou avec des publics éloignés avec le centre social du quartier.

Ce qu’offrent ces outils, c’est une nouvelle porte d’entrée dans la pratique musicale qui n’est pas basée sur un parcours traditionnel d’interprète mais sur un parcours à inventer de créateurs. On associe toujours la pratique musicale à la pratique d’un instrument ou du chant mais il est possible d’acquérir des connaissances et compétences en musique sans passer par cela et c’est tout l’intérêt de ces outils.

Vous parlez de « solfège » mais nous utilisons le terme de Formation Musicale depuis la réforme de 1987 car le solfège revêtait un caractère très théorique et restrictif d’une pratique qui est maintenant plus complète et réalisée sous diverses formes. Je ne sais pas si les outils numériques peuvent stimuler à eux seuls l’envie d’apprendre que ce soit la FM ou une autre discipline car je crois que l’envie d’apprendre trouve sa source dans différents facteurs qui dépendent également des individus et des contextes dans lesquels ils évoluent.

En revanche, c’est là aussi indéniable que nous disposons d’applications gratuites et bien faites qui permettent de faciliter la pratique des élèves. Nous en avons testé plusieurs dans ce que nous avons appelée « FM connectée ». Il y a par exemple Music Crab (lauréat de la fondation Orange) sur la lecture de notes ou « Maître du rythme » pour le rythme. Dans le cadre d’un partenariat, nous avons aussi testé Meludia, un formidable outil pour le développement de l’oreille qui est enjeu très important. Développer son oreille n’est pas facile et, en cours de FM, le temps consacré à ce point ne suffit souvent pas car c’est un aspect très personnel, voire intime comme la voix, de tout un chacun. Un outil comme Meludia qui permet à l’élève de s’entraîner de façon progressive à la maison est un outil très pertinent.

Le logiciel Kiwi propose un environnement de "patching" collaboratif : sur le modèle d'un googledoc, les élèves construisent ensemble un même synthétiseur de sons, depuis plusieurs machines. Est-ce un modèle qui se rapprocherait de ce qu'on pourrait apprendre à l'école connectée ? Sinon en quel sens mettez-vous l'accent sur les modèles collaboratifs ?
Nous n’avons pas utilisé ce logiciel mais nous utilisons Soundtrap, un DAW gratuit et facile d’utilisation qui permet de créer de la musique à plusieurs en étant sur le même morceau mais derrière des machines différentes, de façon synchrone ou asynchrone.

Nous sommes effectivement dans une démarche collaborative car le modèle de l’école de musique connectée est un modèle collectif où l’enjeu pédagogique global est de repenser la façon dont on transmet la musique et donc les contenus et la forme de transmission.

Ce modèle est collaboratif avec trois dynamiques : la dynamique des élèves entre eux puisqu’ils doivent s’entraider et apprendre ensemble, la dynamique entre élèves (et familles) et enseignants car l’enseignant adopte davantage une posture de coach que de maître ce qui fait que les savoirs développés n’émanent pas d’une posture intrinsèquement autoritaire de l’enseignant, la dynamique des enseignants entre eux puisque que les enseignants travaillent en simultané avec un groupe d’élève en se répartissant les tâches, ce qui change énormément car ils sont obligés de se mettre d’accord et de se coordonner là où, dans le modèle traditionnel, l’enseignant est seul en face à face pédagogique, il rend peu de comptes à ses collègues.

Pourriez-vous présenter les logiciels qui vous semblent obtenir les meilleurs résultats d'après votre expérience ?
Pour mettre en place l’apprentissage mixte, nous avions besoin d’un outil qui serait facile à utiliser par les enseignants et les élèves et nous utilisons Padlet, un mur collaboratif sur lequel vous pouvez épingler tout type de contenus (vidéo, audio, documents, textes, etc). Il s’agit d’un outil en ligne auquel les élèves accèdent au moyen d’une simple adresse internet. En amont les enseignants décident si les élèves peuvent ou non partager du contenu à leur tour.

Une telle démarche permet vraiment de repenser le moment du cours en fonction de ce qu’on aura partagé avant ou après. Le but est que les élèves soient mieux outillés pour pratiquer en dehors et qu’ils viennent donc ensuite plus compétents et motivés à l’école de musique. C’est un cercle vertueux dans lequel il est de fait plus facile d’impliquer des familles qui ne sont pas musiciennes. Avec Padlet, les parents peuvent regarder et avoir une idée plus concrète de ce que font leurs enfants avec nous au moyen de vidéos par exemple. Comme l’apprentissage de la musique impliquent l’utilisation de différents sens et le développement important de la mémoire, Padlet facilite la pratique de l’élève dans le sens où, si celui-ci a oublié la position de l’accord qu’il doit apprendre, il aura par exemple accès à une courte vidéo ou une photo de lui ou de l’enseignant en train de réaliser le geste.

Padlet reste cependant un outil général qui n’est pas pensé pour la musique à l’origine. J’ai défini le cahier des charges d’outil qui pourrait être pertinent dans ce cadre et j’avais candidaté à l’appel à projet Service Numérique Innovant 2017 du Ministère de la Culture. Nous n’avons pas été lauréat mais nous développons depuis quelques mois cet outil grâce à une petite enveloppe de mécénat.

Travaillez-vous avec des musiciens intervenant en milieu scolaire (titulaires du Diplôme Universitaire de Musicien Intervenant). Ce profil de jeunes musiciens diplômé pourrait-il créer des interfaces entre l'esprit de votre école et une diffusion plus large en milieux scolaires ?
Actuellement ce n’est pas le cas mais c’est tout à fait envisageable. D’une part, le plan numérique de l’éducation nationale fait que les établissements scolaires sont équipés progressivement en matériel numérique ce qui peut permettre la mise en place de nombreuses actions. D’autre part, la mise en place de l’apprentissage mixte dans ce cadre pourrait faciliter le travail entre les Dumistes et les enseignants des établissements.

Selon un scénario peut-être utopique, avez-vous songé, par exemple, à des cours en anglais, et une extension du modèle école connectée à l'échelle européenne ? Je remarque que vos posts sur facebook sont en anglais...
Ce n’est pas utopique mais cela demande du temps ! Je suis bilingue, titulaire d’une Maîtrise de langue anglaise, et j’avais bien pensé traduire le site de l’école de musique connectée en anglais en postant chaque article dans les deux langues. Seulement, le peu de moyens que nous avons actuellement -et donc le peu de temps dont je dispose- fait que je n’ai pas eu le temps !

Les posts en anglais que vous voyez sur Facebook résultent du fait que nous avons plusieurs partenaires étrangers qui s’intéressent à notre pédagogie et soutiennent notre action en mettant à disposition leurs produits comme des objets connectés ou des applications : FretX, Soundtrap, Jamstik, Artiphon et Soundbrenner. Je discute aussi beaucoup avec SuperPads, l’application de référence pour les pads.

En revanche, il est vrai que je réfléchis actuellement à un projet qui découle du mien : le conservatoire européen connecté.

En mars 2017, vous avez fait paraître un livre chez l’Harmattan, RÉVOLUTION NUMÉRIQUE ET ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ DE LA MUSIQUE- Ce type de thématiques semblait jusqu'ici manquer dans la littérature française, pourriez-vous nous présenter brièvement cet ouvrage ?
Au sein de cet ouvrage je présente les recherches que j’ai menées et qui m’ont amenée à porter concrètement le projet de l’école de musique connectée. La première partie est consacrée à l’enseignement institutionnel et dresse un état des lieux de notre corporation face au numérique : les pratiques à l’œuvre, les freins et les raisons de ces freins. La seconde partie porte sur le e-learning musical : quels sont les modèles économiques, en quoi consiste l’offre et à quels publics s’adresse-t-elle… Enfin, dans la troisième partie, j’expose mon concept pédagogique d’école de musique connectée ainsi que des pistes de réflexion d’évolution pour notre corporation à différentes échelles.

Jonathan Bell