Réalisateur : Paul W.S. Anderson
Compositeur : Paul Haslinger
Milanmusic 399878-2

Sixième et dernier volet de la série de films qui s’inspiraient du jeu vidéo. À la suite des précédents évènements l'humanité vacille après qu'Alice a été trahie par Albert Wesker. En tant que dernière survivante de ce qui devrait être le dernier rempart de l'humanité face aux hordes de zombies, Alice doit retourner là où le cauchemar a commencé, à Raccoon City où Umbrella Corporation rassemble ses forces pour un dernier assaut sur les derniers survivants de l'Apocalypse. Entre la perte de ses pouvoirs et les attaques d'Umbrella, ce sera l'aventure la plus difficile d'Alice tandis qu'elle se bat pour sauver l'Humanité, à un souffle de l'oubli. Alors, sauvera-t-elle l’humanité ? Paul W.S. Anderson doit aimer les zombies ainsi que sa femme la belle Jeannes d’Arc Mila Jovovich ; par contre pour chaque film Anderson change de compositeur. Il va de Beltrami à Haslinger en passant pas Jeff Danna ou Tomandandy un groupe américain de musique électronique. Paul Haslinger lui aussi compose de la musique électronique qu’il joue dans le groupe Tangerine Dream celui des années 90 qui n’a plus rien à voir avec le groupe d’origine, un groupe de zombies en définitif ! Le disque se laisse écouter si on aime ce genre de musique allemande qui convient parfaitement à la légèreté de la mise en scène d’Anderson et du sujet ! I’m Alice and it’s my story susurre la belle et totalement refaite Mila, une vraie zombie elle aussi !
https://www.youtube.com/watch?v=E7ywkgtwGaE

Réalisateur : Morten Tildum
Compositeur : Thomas Newman
SonyClassical 88985359512

Alors que 5 000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains… Décors sympas, costumes sympas, acteurs sympas, scénario sympa, musique sympa, réalisation sympa, en fin de compte tout est bof, manque un petit Alien à bord !
https://www.youtube.com/watch?v=3UpbecwRH6s&list=PLh4Eme5gACZHYBwAXpdftfisNozTeLTjP

Réalisateur : Garth Davis
Compositeurs : Dustin O’Halloran et Hauschka (aka Volker Bertelmann)
Sony 88985400442

Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta.
Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens. Vingt-cinq ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde. Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village. Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ? Et la musique dans ce drame ? D’abord une sorte de tube chanté par Sia « Never Give up » et des compositions de Dustin O’Halloran et Hausschka.

Réalisateur : Gareth Edwards
Compositeur : Michael Giacchino
Walt Disney Records

C’est une chance que Giacchino ait composé la musique de ce film ! Il était l’homme de la situation. Il est le digne successeur des compositeurs comme Goldsmith, ou Williams. « Mission Impossible III », les « Star Treck », « Super 8 » de J. J. Abrams, les films d’animation tels que « Indestructibles », « Ratatouille », « Là-Haut », on ne compte plus les superbes BO qu’il a réalisées. À l’écoute de la musique seule c’est aussi prenant que pendant le déroulement du film. Il faut dire qu’avec « Rogue One », il a réussi, ainsi qu’Edwards, à retrouver la force des premiers Star Wars ! Avec quelques réminiscences à l’image et à la musique de la première série, on ne peut que prendre du plaisir ; voilà une fois de plus une musique qui sert le propos d’un film et qui nous emporte à la seule écoute du CD.
https://www.youtube.com/watch?v=ZM-XAtAeYBY&list=PLzFg1I9Qhy5w0Of8DSazCXGjTPyn6K-NW

Réalisateur : Arnaud Sélignac
Compositeur : Alexandre Desplat
Sony 88985389682

L’Amérique des années 60. Autrefois champion de sport de son lycée, Seymour Levov, dit « le Suédois », est devenu un riche homme d’affaires marié à Dawn, ancienne reine de beauté. Mais les bouleversements sociopolitiques de l’époque font bientôt irruption dans la vie bourgeoise, en apparence idyllique, de Seymour. Lorsque sa fille adorée, Merry, disparaît après avoir été accusée d’acte terroriste, il part à sa recherche pour que sa famille soit de nouveau unie. Profondément ébranlé par ce qu’il découvre, il doit affronter le chaos qui secoue la société américaine et qui pose les bases d’un nouveau monde. La vie de famille ne sera plus jamais la même… Adapté d'un roman de Philip Roth, ce drame familial est poignant. Il est magistralement interprété par Jennifer Connelly. Alexandre Desplat nous livre une belle musique, assez inspirée, minimaliste, très américaine, qui convient au sujet. On est plus sensible aux orchestrations qu’aux compositions proprement dites ; si Desplat est assez présent il faut aussi souligner qu’il est accompagné par ses fidèles orchestrateurs tels que les excellents Jean-Pascal Beintus et Silvain Morizet. À quand les compositions originales de Jean-Pascal Beintus ? Les réalisateurs sont vraiment en manque d’inspiration. Pour le CD, l’écoute seule est plus difficile car les morceaux sont assez courts ; on retrouve la patte des compositions de « The Light Between Oceans ». Un disque pour les amateurs de Desplat ou pour ceux qui ont vu le film. À la fin du CD on peut écouter le fameux thème de Mancini et Mercer, Moon River, chanté a capella par Priscilla Ahn.
https://www.youtube.com/watch?v=EzJ6DJDrOvE

 

Réalisateur : Zhang Yimou
Compositeur : Ramin Djawadi
Milanmusic 399892-2

Ce blockbuster sino-américain, avec ses batailles de grande envergure se laisse regarder avec un plaisir. On est loin de « La Cité Interdite », ou de « Les secrets des poignards volants ». Peu de dialogue donc pas trop de psychologie, beaucoup d’action, ça vole dans tous les sens, tout est plus plus plus ! La musique de Djawadi est à la hauteur des murs, même si elle n’atteint pas celle de « Game of Thrones » ou « Pacific Rim ». Elle est efficace, elle a du souffle (les chœurs ont des apparences à Horner). On fredonne son thème exotique récurrent en sortant de tous ces bruits, explosions, hurlements des monstres. La BO en CD rend bien l’atmosphère de cette légende. Voilà un bel exemple de rapprochement entre Amérique de Trump et la de Chine de Li Keqiang !
https://www.youtube.com/watch?v=8YQovRYFn-g

 

OUTLANDER saison 2

Concepteur : Ronald D.Moore Compositeur : Bear McCreary Sony 88985360202 Cette série existe depuis 2014, elle est tirée des romans écrits par Diana Gabaldon En 1945 une infirmière de guerre, Claire Randall, mariée à un descendant de capitaine des Dragons Frank Randall, se retrouve transportée dans L’Ecosse révoltée de 1743 . Elle y rencontre l’ancêtre de son mari, le capitaine Jack Randall, la rébellion et l'un de ses protagonistes, le fringuant guerrier des Highlands, Jamie Fraser. Cette série en est à sa troisième saison est devient de plus en plus passionnante. Dans cette saison 2 Claire et Jamie Fraser sont dorénavant installés à Paris dans le but d'infiltrer la Cour française pour tenter d'empêcher la Rébellion Jacobite qui causerait la perte des Highlanders... Bear McCreary, ancien élève du grand compositeur Elmer Bernstein a écrit une trentaine de musique à l’image surtout pour des séries de télévision, il a composé une brillante musique pour le thriller apocalyptique « 10 Cloverfield Lane » de Dan Trachtenberg en 2016. Pour écrire la BO de « Outlander »il s’est inspiré des musiques folkloriques et d’instruments écossais et de la musique baroque française pour cette saison 2, bien sûr une musique versaillaise. On a le droit au thème et variations du Te Deum de Charpentier. Sur le cd on a la version française du thème de la série « The Sky Song » interprété par Raya Yarbrough (la version anglaise est aussi sur le cd). La musique sert parfaitement les épisodes qui deviennent de plus en plus compliqués et les romances de plus en plus tortueuses. Tout concours à ce qu’on apprécie ce genre d’histoire et écouter la musique nous remémore les épisodes. Le cd est agréable à écouter. Le livret de présentation de la BO est de toute beauté et intéressant à parcourir.
https://www.youtube.com/watch?v=indwmhe_R2U&list=PLRxX1Jhp-oqW_3UHFdJ6f4O9xVn_prmS6&index=2

MANCHESTER BY THE SEA

Réalisateur : Kenneth Lonergan
Compositrice : Lesley Barber
Milanmusic 399 875-2

Séparée de son épouse Randi, Lee travaille comme concierge dans une ville aussi éloignée que possible de l'endroit où il a grandi. Sa vie est bouleversée quand Joe, son frère aîné, décède brutalement d'un infarctus. Dans son testament, Joe désigne Lee, comme le tuteur légal de son neveu, Patrick, un jeune homme de 16 ans. Père de trois enfants, Lee, dévasté par le chagrin, n'est pas du tout préparé à cette nouvelle responsabilité. D'autant qu'elle implique un déménagement et un retour dans une ville où il a des souvenirs douloureux. Patrick, qui se partage entre deux petites amies et son groupe de rock, a du mal à accepter son nouveau tuteur...
Ce film, loin des blockbusters d’aujourd’hui, rappelle le cinéma hollywoodien des années cinquante, et même celui qui a existé jusque dans la fin des années 70 de part son scénario et de sa mise en scène et qui avaient des acteurs tels que De Niro, Al Pacino, Dustin Hoffman… Casey Affleck tout en retenu dans ce personnage fracassé nous fait se souvenir de ces grands acteurs. Lesley Barber est une compositrice de musique de concert et aussi de séries de télévision. Ici sa musique discrète, même minimaliste fonctionne assez bien avec la narration filmique, par contre les musiques classiques (Haëndel, Albinoni) rajoutent du pathos insupportable. Sur le Cd Manchester by the Sea Chorale montre la pauvreté de cette musique qui dans le film est tout à fait à sa place. Le cd propose aussi les musiques classiques. Donc à part les deux thèmes écrits par Barber, le reste n’a pas grand intérêt. Un disque inutile pour un film fort.
https://www.youtube.com/watch?v=mLPET-b5Hxw&list=PLkInZC30bVbaCQ3kz8o-5X31pBWsKLDyR&index=1

MARS

Réalisateur : Everardo Gout,
Compositeur : Nick Cave, Warren Ellis
Milanmusic 399890-2

La chaîne National Geographic diffusera une série sur Mars qui mélangera les genres. Entre fiction et documentaire, le programme évoquera la colonisation de la planète rouge par les Terriens dans un futur proche. En 2033, six astronautes triés sur le volet sont envoyés sur Mars à bord du Daedalus afin de mettre en place une colonie durable. Au fil des six épisodes, les téléspectateurs découvriront l'incroyable aventure de cette coalition internationale composée des meilleurs scientifiques de la planète en vue d'installer les Terriens sur Mars. Leurs prouesses sur Mars seront coupées par des interviews d'experts en la matière, qui permettront de rendre leur histoire aussi réelle que possible. Des scientifiques, des ingénieurs en aérospatiale et bien d'autres apporteront leurs connaissances sur la planète rouge et son éventuelle colonisation.
La musique est composée par le duo Nick Cave - Warren Ellis. Dès les premières notes on reconnaît leur style et il correspond parfaitement au sujet. On n’a pas de grande surprise dans leur composition sauf lorsqu’ils composent pour grand orchestre. Le disque est très agréable à écouter comme toutes les musiques qu’ils ont composés. Peut-être à trop composer dans la même année, ils se copient. Le thème Mars est chanté par Nick Cave. Un cd pour les fans de Nick Cave et ils sont nombreux.
https://www.youtube.com/watch?v=qCUsIV6Nk-E
Stéphane Loison

LES ENFANTS DE LA CHANCE

Réalisateur : Malik Chibane
Compositeur : Adrien Bekerman
Milanmusic 399 888-2
Juillet 1942. Emmené à l’hôpital de Garches pour une jambe cassée, Maurice Gutman, 12 ans, évite de justesse la rafle qui va emporter sa famille. À l’hôpital, le docteur Daviel lui diagnostique une tuberculose et lui impose un long traitement. Et si cela n’était qu’une ruse pour éviter à Maurice d’être déporté ? Maurice et huit autres jeunes pensionnaires vont vivre, avec le personnel hospitalier, une expérience inoubliable, faite de preuves d’amitié, de solidarité et de courage extraordinaire. Ce sont les enfants de la chance et leur histoire est vraie. On aime les chroniques vraies surtout si elles sont extraordinaires. On est touché, ému par cette histoire, les gamins sont comme souvent spontanés et justes. La mise en scène est classique sauvée par une musique d’Adrien Bekerman d’une grande qualité et efficacité. C’est la première vraie et totale composition de ce jeune compositeur très douée. Les chansons sont chantées par les acteurs du film. La musique d'orchestre est plus sombre. Elle reflète, la rafle, et le climat d'inquiétude qui régnait à cette époque. Le cd rend bien l’atmosphère du film et s’écoute avec plaisir.
https://www.youtube.com/watch?v=Tg0RZS5lAhU

FANTASTIC BEASTS AND WHERE TO FIND THEM

Réalisateur : David Yates
Compositeur : James Newton Howard
Sony 88985385262

New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d'être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du "Moldu") déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable.
C’est ce roman « Les aventures de Norbert Dragonneau » que lisait Harry Potter et qu’a écrit spécialement pour le cinéma J. K. Rowling. Le film est drôle, spectaculaire, inventif avec des effets spéciaux stupéfiants. Ce n’est pas une resucée des Harry Potter même si le réalisateur en a réalisé trois ! Les acteurs jouent le jeu et la musique de James Newton Howard accompagne les scènes d’action avec brio. Que demander de plus ! Le Cd tient ses promesses, une vraie réussite. La musique du n°2 est déjà prévue !
https://www.youtube.com/watch?v=WBOMpfxsUpk

Réalisateur : Robert Zemeckis
Compositeur : Alan Silvestri
Sony 88985392312

Casablanca 1942.  Au service du contre-espionnage allié, l’agent Max Vatan rencontre la résistante française Marianne Beauséjour lors d’une mission à haut risque. C’est le début d’une relation passionnée. Ils se marient et entament une nouvelle vie à Londres. Quelques mois plus tard, Max est informé par les services secrets britanniques que Marianne pourrait être une espionne allemande. Il a 72 heures pour découvrir la vérité sur celle qu’il aime.

NEMO

Réalisateur : Arnaud Sélignac
Compositeur : Gabriel Yared
Music Box Records MBR-106

Music Box Records présente pour la première fois en CD la bande originale du film fantastique d'Arnaud Sélignac « Nemo » composée par Gabriel Yared.
Sorti en 1984, et interprété par une brochette de stars comme Harvey Keitel, Mathilda May, Nipsey Russell, Carole Bouquet ou Michel Blanc, « Nemo » est une grosse production franco-britannique atypique pour laquelle Gabriel Yared a composé une partition éclectique et onirique. Le thème du rêve est palpable dès le générique, une valse pour piano, cordes et célesta, et qui pourrait s’apparenter à un avion atterrissant avec une douceur souriante au pays des rêves. Par ailleurs, cette partition belle et attachante passe souvent d’un état acoustique/symphonique à un état synthétique - ce qui était la marque de fabrique de Gabriel Yared à cette époque.

THE MURDER OF MARY PHAGAN

Réalisateur : Billy Hale
Compositeur : Maurice Jarre
Music Box MBR 105

En 1915, Leo Frank a été condamné pour le meurtre de Mary Phagan mais son appel à la cour suprême est rejeté à Atlanta. Les pétitions se multiplient pour demander une révision. Seul le gouverneur de Georgie, John Slaton, dont le mandat prend fin, peut intervenir et fait rouvrir l'enquête. pour la première fois en CD la bande originale du film « The Murder of Mary Phagan » (Le Meurtre de Mary Phagan) composée et dirigée par Maurice Jarre en 1988. Basé d'après une histoire vraie, ce film en deux parties, réalisé par Billy Hale et produit par George Stevens Jr., met en scène Jack Lemmon, Richard Jordan, Robert Prosky, Peter Gallagher, Rebecca Miller et Kevin Spacey.
Pour Maurice Jarre, les années 80 ont été particulièrement propices à l'exploration de la musique électronique ainsi que ses combinaisons électro-acoustiques. Sa partition pour « The Murder of Mary Phagan » est un parfait dosage entre une écriture orchestrale (cordes, piano, harmonica...) et des textures électroniques très élaborées (interprétées par quelques grands solistes de l’époque tels que Michael Boddicker, Ralph Grierson, Richard K. Marvin, Judd Miller). La musique de Maurice Jarre se partage entre des ambiances angoissantes, avec ses sonorités dissonantes particulièrement tendues et une approche musicale mélancolique, doté d'un thème principal intimiste et délicat.
Stéphane Loison

L’AMI FRANCOIS D’ASSISE ET SES FRERES

Réalisateurs : Renaud Fély, Arnaud Louvet
Compositeur : Grégoire Hetzel
Cristal Records Cristal -88985388542

À l’aube du XIIIème siècle en Italie, la vie simple et fraternelle de François d’Assise auprès des plus démunis fascine et dérange la puissante Église. Entouré de ses frères, portés par une foi intense, il lutte pour faire reconnaître sa vision d’un monde de paix et d’égalité.
Pour illustrer ce film historique sur la vie de St François d’Assise, le compositeur Grégoire Hetzel s’est acheminé vers une simplicité tantôt chorale, avec les 4 flûtes, tantôt mélodique et sinueuse, ornementale (avec un dialogue entre la flûte, le basson et le cor anglais ou un lent solo de flute), sur des parcours harmoniques plus modernes que néo-classiques ou baroques, tout en cherchant à gagner un sentiment général d’étale, de plénitude, d’élévation, même aux moments les plus tragiques (mort de Dominique, suicide d’Elie, par exemple).
La flûte est très présente, dans l’écriture chorale à 4, en longs solos, ainsi qu’en kaléidoscopes de jeux rythmiques, qui peuvent symboliser à la fois la joie spirituelle et, de loin en loin, le langage stylisé des oiseaux, ces divins compagnons de François. La flûte, par sa sonorité, suffit à évoquer le souvenir du simple bout de roseau qu’elle fut à sa naissance, et à incarner, autant la solitude et le «Souffle» spirituel que la joie des réunions populaires. Deux autres instruments de souffle et de bois viennent s’ajouter, dialoguer avec la flûte : L’élégiaque cor anglais, et les sonorités profondes et masculines du basson.

JACKIE

Réalisateur : Pablo Larrain
Compositrice: Mica Levi
Milanmusic cd 399 877-2 LP 399 879-2

22 Novembre 1963 : John F. Kennedy, 35ème président des Etats-Unis, vient d’être assassiné à Dallas.  Confrontée à la violence de son deuil, sa veuve, Jacqueline Bouvier Kennedy, First Lady admirée pour son élégance et sa culture, tente d’en surmonter le traumatisme, décidée à mettre en lumière l’héritage politique du président et à célébrer l’homme qu’il fut. Outre l’originalité du scénario, l’interprétation superbe de Nathalie Portman et la mise en scène efficace du Chilien, Pablo Larrain (« No »), la bande sonore de Mica Levi interpelle. Cette artiste nous avait déjà impressionné par sa bande sonore de « Under The Skin ». Ici aussi l’originalité de sa composition est une belle expérience musicale. Le film et sa musique ne nous laissent pas insensible. Le Cd est à écouter pour apprécier pleinement les couleurs de cette musique.
https://www.youtube.com/watch?v=zuV659q-TRI

Un coffret de 6 cd
Ecoutez-Voir 537 329-6

Pour la première fois, voici réunies les grandes partitions de cinéma de Quincy Jones, remasterisées en version intégrale. Il a fallu mener un long jeu de pistes pour retrouver et restaurer les bandes masters concernées, pour reconstituer le puzzle d'un fragment de vie entièrement voué à l'écriture pour l'image.
« J'ai voulu écrire des musiques de films dès l'âge de quatorze ans » affirme Quincy. Ce rêve est devenu réalité dix-huit ans plus tard, en 1965, avec « The Pawnbroker » de Sidney Lumet . Le cinéma de Quincy Jones, ce sont sept années d'une grande intensité, une parenthèse enchantée (1965-1972) prolongée par « The Wiz », film de sa rencontre avec Michael Jackson, et surtout « La Couleur Pourpre » de Steven Spielberg. L'étape cinéma va être décisive dans la reconnaissance de son talent : jusqu'alors auréolé d'une réputation d'arrangeur virtuose, c'est Hollywood qui va installer et confirmer Quincy Jones en tant que compositeur. Grâce à des films de cinéastes en devenir (Sydney Pollack, Norman Jewison) mais aussi de grands vétérans (Richard Brooks, Sam Peckinpah). Le cinéma de Quincy Jones, ce sont notamment deux compositions incontournables : « Dans la chaleur de la nuit » porté par l'interprétation de son ami Sidney Poitier et la chanson de Ray Charles et « De sang froid », que le compositeur considère lui-même comme sa bande originale la plus ambitieuse.
https://www.youtube.com/watch?v=8OypVbkPEyU&list=PLB0xGdhVdMlaO4t4IgZkKx94jmPXIjYZy

Réalisateur : Luigi Comencini
Compositeur : Fiorenzo Carpi
MusicBox Records : MBR – 104

Un énorme embouteillage paralyse une bretelle d'autoroute à Rome. Immobilisés pendant deux jours dans leurs voitures, les automobilistes font face chacun à leur manière à la situation. Le film est un portrait cruel et noir sur l'absurdité du comportement humain et réunit un casting de vedettes internationales: Annie Girardot, Fernando Rey, Miou-Miou, Gérard Depardieu, Ugo Tognazzi, Marcello Mastroianni, Stefania Sandrelli, Alberto Sordi, Patrick Dewaere et Harry Baer.
La musique inquiétante de Fiorenzo Carpi – “Zazie dans le Metro”, “Les Aventures de Pinochio” - retranscrit parfaitement le climat claustrophopique de ces automobilistes coincés dans cet embouteillage. Le reste de la partition est composé de musiques variées tel un juke-box illustrant les différentes séquences entre les personnages principaux. Un film à revoir (il a été réédité dernièrement) et une musique à découvrir.
https://www.youtube.com/watch?v=J0qfoOJje4g

Réalisateur : Derek Cianfrance
Compositeur : Alexandre Desplat
Sony n°88985312522

« The Light Between Oceans » est l’histoire d’un gardien de phare en Australie qui adopte avec sa femme un enfant, rejeté vivant par la mer. Derek Cianfrance est le réalisateur de ce film choral « The Place Beyond the Pines » ; la musique étrange et magnifique était de Mike Patton musicien touche à tout étonnant. Pour ce drame le réalisateur a fait appel à Alexandre Desplat qui contrairement à ce qu’il fait pour les films américains a réalisé une bande originale avec des thèmes magnifiques. - Isabel, A Wonderful father, To Forgive – il a même écrit un petit morceau au piano pour que l’actrice puisse le jouer en direct. On est dans un univers à la David Lean et Alexandre Desplat est le « Maurice Jarre » sans pour autant le plagier. Une musique qui fonctionne parfaitement dans le film et qui s’écoute avec un égal bonheur. Il y avait longtemps que Desplat ne nous avez autant régalé, depuis peut –être les films de Stephen Frears.
https://www.youtube.com/watch?v=agWzgSW13_U

Réalisateur : Mamoru Hosoda
Compositeur : Akihiko Matsumoto
Milanmusic 399870-2

Bienvenue dans le monde de OZ : la plateforme communautaire d'internet. En se connectant depuis un ordinateur, une télévision ou un téléphone, des millions d'avatars alimentent le plus grand réseau social en ligne pour une nouvelle vie, hors des limites de la réalité. Kenji, un lycéen timide et surdoué en mathématiques, effectue un job d'été au service de la maintenance d'OZ. A sa grande surprise, la jolie Natuski, la fille de ses rêves, lui propose de l'accompagner à Nagano, sa ville natale. Il se retrouve alors embarqué pour la fête traditionnelle du clan Jinnouchi. Il comprend bientôt que Natsuki ne l'a invité que pour jouer le rôle du " futur fiancé " et faire bonne figure vis-à-vis de sa vénérable grand-mère. Au même moment, un virus attaque OZ, déclenchant catastrophe sur catastrophe au niveau planétaire. Avec l'aide de Kenji, tout le clan Jinnouchi se lance alors dans une véritable croisade familiale pour sauver le monde virtuel et ses habitants. Ce film est sorti en 2010. L'une des réussites rares de « Summer Wars » réside dans cette faculté de confronter virtuel et réel, le numérique au physique. Akihiko Matsumoto est un compositeur prolixe de mini séries télévisées et de jeux vidéo. Ici il passe par tous les styles de musiques, du symphonique à l’électronique, de la musique européenne pop à des ambiances plus japonaises. Un beau travail de composition et surtout d’orchestration. Mamoru Hosoda est le réalisateur du superbe dessin animé « Les Enfants Loups » dont la musique de Takagi Masakatsu avait été éditée chez Milanmusic.

Réalisateur : Remo Forlani
Compositeur : Paul Misraki
MusicBox MBR-102

Pour la première fois en CD MusicBox offre l'intégralité de la bande originale du film de Remo Forlani « Juliette et Juliette » (1974) composée par Paul Misraki (Les Volets clos), grand amoureux de mélodies imparables et d’orchestrations raffinées. Juliette et Juliette est le second et dernier film réalisé par Remo Forlani, plus connu en tant que scénariste-dialoguiste, parolier, et surtout critique de cinéma sur RTL. Il met en scène Annie Girardot et Marlène Jobert, dans les rôles de deux fondatrices d’un magazine féministe. Fortement inspirée de Jean Yanne ou Bertrand Blier, la comédie acerbe de Forlani s’en prend au monde des médias et fait preuve d’un certain progressisme concernant les droits des femmes. Le film balance entre un romantisme un peu suranné et une joyeuse subversion dont la partition de Paul Misraki se fait l’écho, puisqu’elle oscille entre la tradition classique et une modernité pop assez surprenante de la part du compositeur de Tout va très bien, Madame la Marquise. Ainsi, avec sa guitare électrique et ses cordes, le thème principal synthétise littéralement ces deux tendances. Au milieu de cette folie assumée se trouvent des plages douces amères, tel que le sublime Invitation au voyage, dans lequel l’accordéon joue une douce mélodie au contrepoint délicatement oriental. Ces thèmes plus mélancoliques reflètent le pan plus introspectif de l’écriture de Misraki, celui d’ « Alphaville » de Jean-Luc Godard ou « Montparnasse 19 » de Jacques Becker.

Réalisateur : Andrew Bergman
Compositeur : Ennio Morricone
Music Box MBR-101

Pour la première fois en CD on peut entendre la bande originale du film « So Fine » composée et dirigée par Ennio Morricone. Le film, réalisé en 1981 par Andrew Bergman (Premiers pas dans la mafia, Lune de miel à Las Vegas, Striptease) met en scène Ryan O'Neal, Jack Warden, Mariangela Melato et Richard Kiel. Bobby Fine, un jeune professeur de littérature, est obligé de venir à la rescousse dans la maison de couture de son père au bord de la faillite. Sans le vouloir vraiment, il invente alors une nouvelle mode de jeans. Ennio Morricone a composé une partition très « italienne » pour une comédie très « américaine ». La partition n'est pas sans évoquer ses compositions pour les comédies (françaises et italiennes) avec un clin d'œil aux westerns spaghetti. Le compositeur s'amuse même à détourner l'hymne Union Label, jingle utilisé à la gloire du patriotisme consumériste aux États-Unis dans les années 80.
https://www.youtube.com/watch?v=9O2ZTdctgVc