Réalisateur : Justin Kurzel
Compositeur : Jed Kurzel
Decca

Grâce à une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire génétique, Vallum Lynch revit les aventures de son ancêtre Aguilla, dans l’Espagne du XVe siècle. Alors que Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, il va assimiler les compétences dont il aura besoin pour affronter, dans le temps présent, une autre redoutable organisation : l’ordre des Templiers.
La mode aujourd’hui, par manque d’idée des producteurs hollywoodiens, est de faire des adaptations des jeux vidéo pour attirer un public plus large et plus jeune mais cette clientèle aime être le maître du jeu et ici on lui impose une vision réductrice d’un jeu qu’elle connaît par cœur. Ne reste qu’un ersatz. Les scènes d’époque ne sont que des scènes de combats, des courses-poursuites répétitives. Kurzel se complaît à filmer en accéléré des yamakazis qui passent de toits en toits en faisant des passes d’armes un peu confuses dans de superbes décors virtuels. On est quand même impressionné par sa virtuosité de la mise en scène de ces actions ; c’est là qu’il se sent le plus à l’aise ; hélas son frère nous impose une musique pléonastique, tonitruante, qui nous fait regretter, un comble, Zimmer !
Le film se laisse quand même regarder sans déplaisir si on a gardé une âme d’ado ! Il y a quand même un message en filigrane, dérangeant par les temps qui courent : les Templiers étaient des salauds de chrétiens qui passaient leur temps à tuer les bons arabes. Une musique à éviter. On se souvient que pour « Macbeth » la musique était originale, ce devrait être le cas pour toutes les BO !
https://www.youtube.com/watch?v=VwLN6HbRIPo&list=PLs-5-Eq77CdfBCkjqUqWWwRiTtkuA79sh