Réalisation Quentin Tarantino. Musiques de divers compositeurs. 1 CD Républic UMG Universal / Mercury :602537270286.

Quentin Tarantino, le roi du mashup! En s’inspirant du Django, de Sergio Corbucci, un des grands réalisateurs de Western Spaghetti, il fait des morceaux de bravoures cinématographiques soutenus par des musiques grandioses de Morricone, Bacalov, Ortolani, compositeurs cultes de ces westerns, et un morceau d’Under Fire  (réalisateur Roger Spottiswoode), du célèbre compositeur Jerry Goldsmith. Tarantino ajoute quelques chansons inédites, 100 black Coffins, de Rick Ross, co-écrite et produite par Jamie Foxx, Who Did That To You?, De John Legend, Ancora Qui, d’Ennio Morricone et Elisa Tiffoli,

célèbre chanteuse italienne, et Freedom, d'Anthony Hamilton et Elayna Boyton. On retrouve dans le film, un mashup de Untouchable, de Tupac, et The Payback, de James Brown. Il manque sur le CD quelques musiques, dont le magnifique Freedom, de Richie Havens , un grand moment de Woodstock. Ce qui est amusant dans cette BO, c’est que le réalisateur s’est servi de ses propres vinyles avec toutes les scories qu’ont ces disques, à la manière des rappeurs. Cette bande de musique de films, non tout à fait originale, est déjà un hit comme les précédentes (Kill Bill, Pulp Fiction, Resevoir Dog..). Peu de gens, à part les happy few ou cinéphiles, savent que la musique du générique du film est celle du « Django », de Sergio Corbucci composée par Luis Bacalov. Ce compositeur prolifique, mal connu par le grand public, est d’origine argentine. Il a été récompensé par un Oscar en 1994, pour la mélancolique musique de « Il Postino » (le facteur), de Michael Radford. Il a pris la place de Rota, chez Fellini, quand ce dernier s’en est trouvé orphelin, son compositeur fétiche. Le thème de Django est chanté par Rocky Roberts. Franco Nero. Le vrai Django apparaît dans le film, mais ce « private joke », seuls les italiens et les malades de westerns l’auront apprécié. Bacalov a aussi écrit une touchante Missa Tango, interprétée par Domingo, Martinez, Chung et l’Orchestre  Sainte Cécilia de Rome. Il faut voir ou revoir le film de Corbucci, et écouter la musique de Bacalov, qui est aussi inspirée qu’une BO de Morricone.