Morris et Goscinny vont faire bénéficier Lucky Luke d'un esprit sans cesse en éveil dans les bandes dessinées, se traduisant par des gags à multiples facettes dont vont se délecter les Dalton et le chien Rantanplan, glorifiant la bêtise sans méchanceté. Goscinny, admirateur de Disney et créateur infatigable d'Astérix, d'Iznogoud ou du Petit Nicolas, rêve de dessin animé. Après avoir travaillé avec les studios Belvision, il crée son propre studio de production (Studios Idéfix) et décide, avec Morris, de donner vie aux personnages de bandes dessinées adulés par les enfants et les plus grands. Pour la réalisation des films d'animation, Morris et Goscinny s'associent avec le journaliste-animateur-producteur Pierre Tchernia. Ambassadeur de Walt Disney pour le petit écran français, Tchernia dirige la troupe de joyeux lurons qui font parler le cowboy flegmatique et tout le petit monde qui l'entoure. La musique n'est pas en reste. Elle est même l'un des éléments fondamentaux sur lequel repose tout le rythme du dessin animé. Claude Bolling intègre l'aventure en offrant d'emblée le fameux « I'm a Poor Lonesome Cowboy », ballade indissociable du maître de Jolly Jumper. Il met en musique les deux films d'animation de Lucky Luke ainsi que la 2ème série télévisée. L'illustration musicale des Lucky Luke est l'occasion pour Claude Bolling d'employer un large éventail de couleurs musicales : clin d'œil au western américain, au western spaghetti, des thèmes jazz, tijuana, blue-grass, des chansons de saloon avec piano bastringue, des thèmes écrits dans l'esprit du Count Basie Orchestra. Une palette musicale riche et variée, indissociable à l'univers de Lucky Luke et menée de main de maître par Claude Bolling !