Anthony GIRARD : Franchir l’Horizon. Entretiens avec Pascal PISTONE. Château-Gontiers, AEDAM MUSICAE, (www.musicae.fr ), 2016, 267 p., 25 €.

 

Dans ses écrits comme dans ses œuvres musicales, Anthony Girard (né en 1959) — Professeur au CNSMD de Paris, Docteur en Musicologie, théoricien et compositeur hors pair — fait preuve d’une rare dimension philosophique, esthétique, spirituelle et métaphysique faisant penser, entre autres, à Olivier Messiaen.La compréhension de ses œuvres gagnera en intensité et, grâce à ses Entretiens avec Pascal Pistone, Maître de Conférences à l’Université Bordeaux-Montaigne, son Horizon compositionnel et intellectuel sera largement dégagé au fil des pages. Ils sont structurés en trois parties : l’Histoire : Se libérer du temps ; le Message : Écouter le silence ; l’Analyse : Archéologie secrète. Pour Anthony Girard, analyser une œuvre revient à l’« interpréter loin de la mode » et, éventuellement, à la « réhabiliter ». Sa connaissance très approfondie des langages musicaux dans la longue durée et de l’évolution des systèmes d’écriture lui permet de franchir toutes les

Sylvie BOUISSOU, Graham SADLER et Solveig SERRE (études réunies par) : Rameau, entre art et science, Coll. Études et Rencontres de l’École des Chartes, n°47, Paris, École des Chartes (www.enc-sorbonne.fr), 2016, 554 p. – 26, 50 €.

 

La formulation succinte : « entre Art et Science » résumerait à elle seule l’apport et le rôle de Jean-Philippe Rameau, né à Dijon en 1683 et mort à Paris en 1764. Compositeur et théoricien, il a déployé des activités multiples. Ses enjeux théoriques ont suscité des débats et des discussions dans diverses spécialités : musicologie, analyse, esthétique, linguistique, mathématiques, interprétation…Présenté par Sylvie Bouissou, Graham Sadler et Solveig Serre avec une méthodologie exemplaire et bénéficiant d’une excellente typographie, cet ouvrage est structuré en 6 parties. La première : « Rameau face aux Théâtres » souligne son opposition à la réforme dramatique envisagée par Voltaire, replace sa production dans le contexte des Théâtres de la Foire et des parodies, mais aussi de l’Académie Royale de Musique ; pose une question pratique : « comment terminer un opéra ? ». La deuxième : « Regards sur Rameau », grâce à de minutieuses

CIRCUIT Musiques contemporaines, vol. 26, n°2, 2016. Les Presses de l’Université de Montréal, (www.revuecircuit.ca), 185 p.

Réalisé par les musicologues Michel Duchesneau et Annelies Fryberger, ce numéro revêt un double intérêt relatif à la pratique et à l’actualité (In memoriam, nouveautés…). Il concerne d’une part les commanditaires d’œuvres musicales, d’autre part les compositeurs soucieux de présenter une œuvre selon des critères particuliers et dans une optique précise.

Douze articles en français et en anglais, résultant de l’expérience de leurs auteurs, brossent un tableau de la création musicale (avant, pendant et après) : à notre époque en général, en France, aux États-Unis et au Canada en particulier. La partie documentaire présente une grande ouverture sur l’actualité musicale et artistique, ainsi que sur les nouveautés. Cette Revue apporte des réponses à de nombreuses interrogations : qui commande (Institutions, État, Fondations, particuliers, mécènes…) ? qui se lance dans la compétition ? qui juge (compétences des Jurys, comme

Chant pensé, chant vécu, temps chanté

Charlotte POULET et Nicolas BÉNARD (dir.) : Chant pensé, chant vécu, temps chanté. Formes, usages et représentations des pratiques vocales. Sampzon, DELATOUR FRANCE (www.editions-delatour.com ), 2016, BDT0001, 426 p. 32 €.

 

Le chant « dans tous ses états », sujet d'actualité, a suscité une vaste littérature s'adressant à un lectorat artistique et scientifique multiple et qui bénéficiera d'approches diversifiées, parfois inattendues mais complémentaires. Charlotte Poulet, anthropologue sociale, ethnologue, et Nicolas Bénard, spécialiste de l'histoire des musiques extrêmes, ont réuni une vingtaine d'études autour du chant privilégiant, entre autres, les rites et les rituels, l'interprétation et l'écoute, l'action et l'identité nationale du chant en liaison avec les « notions de temps » (selon Paul Ricœur). Les divers auteurs convient les lecteurs à un parcours géographique, ethnomusicologique, anthropologique à la fois dans le temps et dans l'espace. Pour mieux comprendre ces réflexions, ils auront intérêt à consulter le Lexique (p. 423-424) et des ouvrages de base connus (J. During : contraintes sociales ; A. Hennion : pratique de la musique ; M. Segalen : rites et rituels ; P. Zumthor : chanson et poésie des Trouvères). À l'appui de nombreuses observations prises sur le vif, d'illustrations et de descriptions judicieuses, ce volume si dense souligne les propriétés formelles du chant, de la pratique vocale, ou encore de la danse, des joutes oratoires, bref : la médiatisation du chant aussi en tant que « pratique sociale ».

Chanter : Une voie vers soi

Marc BROCHET : Chanter : Une voie vers soi. Sampzon, DELATOUR FRANCE (www.editions-delatour.com ), 2016, BDT0101, 146 p. 15 €.

 

Les musiciens, chanteurs et thérapeutes apprécieront cet ouvrage concernant « le mariage de la voix et de la musique », c'est-à-dire le « chant », mais surtout le corps, l'espace, le mouvement et la mobilité corporelle. L'auteur — après avoir étudié l'harmonie et le contrepoint, la direction, l'orchestration et l'analyse au CNSM de Paris — est pianiste et enseigne le jazz. Spécialiste des relations humaines, il organise des stages de chant : « Chanter : une voie vers soi », d'où le titre de ce livre, car « la musique est au service de la vie » et « le souffle qui crée le son nous anime ».

 Le jeu sunétique. Un outil pour le monde sonore

Philippe FESTOU : Le jeu sunétique. Un outil pour le monde sonore. Sampzon, DELATOUR FRANCE (www.editions-delatour.com ), 2016, BDT0100, 133 p. 15 €.

 

Depuis quelques décennies, — associé à l'écoute — le son, le monde sonore, l'improvisation en liaison avec nos perceptions sensorielles et nos réactions émotionnelles, font l'objet d'investigations menées conjointement par des compositeurs, acousticiens, musicothérapeutes, psychanalystes au Laboratoire de musique et informatique de Marseille (MIM). Pour devenir accessible, leur démarche complexe nécessite quelques éclaircissements sémantiques. L'adjectif « sunétique » associe le mot « son » et la « conscience » au sens global de « conscience du sonore ».

Les fonctions de la musique et de l'art.

Jean-Luc LEROY : Les fonctions de la musique et de l'art. Bilan critique et esquisse théorique. Sampzon, DELATOUR FRANCE (www.editions-delatour.com ), 2016, BDT0102, 199 p. 24€.Pour traiter la fonctionnalité de la musique et des arts — la musique étant considérée comme un art —, l'auteur a recours à de nombreuses disciplines traditionnelles jusqu'aux plus récentes. Il fait appel à 450 références illustrant l'évolution de la Musicologie. D'abord : science historique, littéraire, technique (analyse, solfège, interprétation) se tournant vers l'esthétique (É. Souriau), la psychologie (R. Francès), l'anthropologie et l'ethnomusicologie (G. Rouget), la sociologie et l'épistémologie, la sémiologie (J.-J. Nattiez) ou encore la phénoménologie (E. Ansermet) puis vers les sciences cognitives, la musicologie, tributaire des « sciences

 Synergies. De l'espace musical à l'espace urbain

Colette MOUREY : Synergies. De l'espace musical à l'espace urbain. Préface de Jean-Claude Decalonne, Addenda de Michel Mourey, Paris, L'HARMATTAN (www.harmattan.fr ), 2016, 190 p., 20 €.

 

Au sujet de sa nouvelle publication, l'infatigable Colette Mourey a bien voulu nous préciser que « le lien de l'évolution du langage musical aux transformations de l'espace urbain et aux perspectives actuelles de l'architecture citadine est un axe de réflexion très intéressant… ». Depuis de nombreuses années, elle soutient les orchestres d'enfants de « Passeurs d'Art » (quartiers sensibles, hôpitaux, prisons…), estime que « El Sistema à la française pourrait jouer un rôle éducatif prégnant si on arrive à le développer » : tels sont les objectifs de ce livre gravitant autour d'un « espace de temps rendu holistique » et provoquant une « ouverture d'écoute » avec l'invariant structurant une œuvre d'art tributaire de l'intelligence musicale et du son mental (cf. Lettres d'information, mars et juin 2016) dans une démarche globale.

 Improvisation, culture, audiotactilité

Vincenzo Caporaletti, Laurent CUGNY, Benjamin GIVAN : Improvisation, culture, audiotactilité. Paris, Éditions OUTRE MESURE (www.outre-mesure.net ), Collection « Jazz en France », 2016, 128 p. (25 tableaux, illustrations musicales, bibliographie musicale, discographie, index), 15 €.

 

Dans la triple perspective : « Improvisation, Culture et Audiotactilité », trois musicologues (instrumentistes, arrangeurs et historiens du jazz) présentent trois études relatives à des interprétations historiques différentes du célèbre Concerto pour deux violons et orchestre (1er mouvement, BWV 1043) de J. S. Bach. Ils proposent des improvisations, démarche quelque peu insolite pour certains puristes, mais dans l'esprit de notre temps. Ils confrontent ainsi les partis pris interprétatifs d'exécution « en swing » qui, en 1937, ont guidé Stéphane Grappelli (violon I), Eddy South (violon II) et Django Reinhard (guitare acoustique). Leur version swing (Paris, 23 novembre 1937) est reproduite (p. 96-102), de même que la Transcription de cette improvisation par Vincenzo Caporaletti et Benjamin Givan (p. 103-114).

Xenakis et les arts

miscellanées à l'initiative du Centre Iannis Xenakis. Les Cahiers de l'École nationale supérieure d'architecture de Normandie, recherche, 2014. Éditions point de vues. Code barre : 9 782371 950009, 196 p. 15€.Publié sous la direction de Pierre-Albert Castanet et de Sharon Kanach, vice-présidente du CIX (Centre Iannis Xenakis), ce deuxième Cahier de l'Ensa (École nationale supérieure d'architecture) de Normandie, consacré à « Xenakis et les arts » est le fruit d'une recherche à plusieurs têtes où les disciplines scientifiques et artistiques se croisent, à l'instar du travail de l'artiste trans-disciplinaire que fut le concepteur des Polytopes.

Les musiques pendant la guerre d'Espagne

Bruno GINER et François PORCILE : Les musiques pendant la guerre d'Espagne. 1Vol. Paris, Berg International (www.berg-international.fr), 2015, 235 p. 19€ Voilà un ouvrage que l'on referme avec le sentiment de mieux appréhender la réalité culturelle espagnole depuis l'angle de la musique avec une prise en compte précise et sans concession du drame que ce pays a vécu pendant la guerre civile entre 1936 et 1939 mais aussi avant et après. Disons-le d'emblée, les auteurs, Bruno Giner et François Porcile, sont nettement en faveur des républicains et pour le moins critiques à l'égard du franquisme. Ainsi détaillent-ils ce que la République, régime légitime du pays, a initié pour sortir le pays de l'obscurantisme dominant durant la royauté et ce que le franquisme détruisit et étouffa jusqu'à la mort de son leader en 1975. Ce qui est particulièrement bienvenu, c'est le souci mis par les auteurs à ne pas établir de hiérarchie entre les genres musicaux : tous ont droit de cité, ce qui permet d'avoir une étude poussée en particulier des cancioneros dont les textes épousent les événements -le plus souvent tragiques -. Mais c'est toute la production musicale du pays, quel que soit le genre, qui est inspirée par les événements ainsi que le souligne Maurice Ohana : « De tout temps, la musique de la péninsule a été intimement mêlée à la vie de l'événement. L'Espagnol s'exprime en musique avec un instinct millénaire ». (p.49). Tout le livre se comprend à la lumière de cette phrase, ce qui justifie la part importante prise par la description du contexte politique.

 Fortune de Francis POULENC.

Hervé LACOMBE et Nicolas SOUTHON (dir.) : Fortune de Francis POULENC. Diffusion, interprétation, réception. Rennes, Presses Universitaires de Rennes (www.pur-editions.fr ), 2016, 301 p. – 22 €.

Grâce aux efforts inlassables de Simon Basinger, rédacteur-en-chef des Cahiers Francis Poulenc et aux recherches musicologiques spécialisées, l'œuvre de Francis Poulenc (1899-1963) et plus particulièrement ses sources, son esthétique et son langage sont mieux connus des mélomanes et de ses admirateurs. En revanche, comme le soulignent Hervé Lacombe et Nicolas Southon, il manquait encore une réflexion sur le succès de son œuvre très appréciée au XXe siècle et « son devenir » actuel.

Tempo Flûte

Pascal GRESSET (éd.) : Tempo Flûte. Paris, Revue de l'Association d'Histoire de la Flûte française (www.tempoflute.com ; Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; 7, rue Louis Pasteur 95777 Saint-Clair-sur-Epte), numéro 14, second semestre 2016 (parution juin 2016), 68 p.

11, 80 € (+ frais de port).

Fidèle à ses rubriques habituelles, cette revue axée sur la flûte privilégie l'aspect technique, les expériences pédagogiques actuelles, les œuvres conçues pour cet instrument, mais aussi sa facture à propos des « Flûtes Parmenon », et des témoignages par le biais d'un entretien réalisé par Pascal Gresset, directeur de cette publication.

 Henri Dutilleux

Pierre GERVASONI : Henri Dutilleux.  Actes Sud/Philharmonie de Paris. 1 vol. 2016, 1768 p. 49€.

 Disons-le d'emblée, au delà de toute critique,  il faut d'abord s'incliner devant ce qui constitue une somme impressionnante. Aucun détail relatif à Henri Dutilleux n'a échappé à l'auteur, Pierre Gervasoni, et ce sous le regard bienveillant du compositeur et après sa disparition grâce à l'accès de ses archives autorisé par la famille. Mais à trop détailler, on perd peut-être l'essentiel : avoir des clés pour appréhender la musique du maître dans toutes ses dimensions. Sans doute l'entreprise de Gervasoni permet-elle d'entrer dans l'intimité du compositeur ; parfois on a l'impression de feuilleter l'agenda du maître dans lequel auraient été consignés tous les faits et gestes de la vie quotidienne. Il s'ensuit certains détails n'apportant guère d'éclairage particulier sur sa  personnalité, tel cet exemple loin d'être isolé:

LA MUSIQUE DE FILM EN FRANCE

Jérôme ROSSI (dir. scientifique) : LA MUSIQUE DE FILM EN FRANCE Courants, spécificités, évolutions. 1 vol. 17x24 cm. Édition Symétrie, collection Recherche, Série 20-21, 2016, 470 pages, 45€.

Voilà un ouvrage « somme », écrit à plusieurs voix, et lisible ! Quel plaisir de voir que de nombreux mémoires ou thèses paraissent aujourd'hui sur la musique à l'image. Découpé en trois gros chapitres : « Les Pionniers » (1930-1960), « Nouvelles Vagues » (1960-1970), « Tendances Contemporaines » (1970 à aujourd'hui) et agrémenté de quelques entretiens avec des compositeurs, une vingtaine de chercheurs se sont penchés sur cet art mal aimé qu'est la composition pour le cinéma.

Luther-Lieder (Chorals de Bach pour chœur à 4 voix)

Johann Sebastian BACH : Luther-Lieder (Chorals de Bach pour chœur à 4 voix), Klaus HOFMANN (éd.), Stuttgart, CARUS  (www.carus-verlag.com ), 2016, CARUS 4.023 (coll.). 40 p. – 14, 90 € (achat en nombre : prix dégressif).Dès la Réforme, Martin Luther (1483-1546) a préconisé pour les fidèles le chant en langue vernaculaire (et non plus en latin). Ce volume avec les harmonisations à 4 voix de Jean Sébastien Bach sera très apprécié des cantors, chefs de chœur, chanteurs et également des pasteurs soucieux de trouver des chants pour les concerts ou les cultes. Les harmonisations de chorals luthériens pourront même servir pour véhiculer les paraphrases françaises, strophiques, rimées chantables sur les mélodies d'origine, élaborées par Yves Kéler : Les 43 chants de Martin Luther, Paris, Beauchesne, Collection Guides Musicologiques n°7, 2013 (cf. Lettre d'information, n°75, décembre 2013).

 BERLIOZ, encore et pour toujours..

Actes du Cycle Hector Berlioz, Arras 2015, Paris, BoD (Books on Demand), 2016, 214 p. - 7, 99 €.Dans ce Cycle de huit Conférences données à Arras en 2015 — à l'occasion de la Semaine internationale Hector Berlioz organisée par l'Université pour Tous de l'Artois, à l'initiative de Dominique Catteau —, différents aspects sont abordés par huit spécialistes d'horizons divers.Marc-Mathieu Münch a signé la contribution la plus neuve. Il illustre l'effet de vie et la Symphonie fantastique, à partir de la version discographique du « Bicentenaire » par l'Orchestre Symphonique de Boston, sous la direction de Charles Münch (2003), et analyse ses réactions personnelles. Rappelons que, Professeur comparatiste (Université de Metz), il

Johann Sebastian Bach, interprète des Évangiles de la Passion

Philippe CHARRU et Christoph THEOBALD : Johann Sebastian Bach, interprète des Évangiles de la Passion, Paris, VRIN (www.vrin.fr ), Coll. Musicologies, 2016, 412 p. -  30 €.Philippe Charru, organisateur du Colloque : Le Baroque luthérien de J. S. Bach (Paris, 2005 ; actes publiés en 2007), est aussi co-auteur, avec Christoph Theobald, des ouvrages très remarqués : La pensée musicale de Jean Sébastien Bach : les chorals du Catéchisme luthérien dans la Clavierübung… (Paris, Cerf, 1993) et  L'esprit créateur dans la pensée musicale de J. S. Bach : les chorals de l'autographe de Leipzig (Sprimont, Mardaga, 2002). En spécialistes des rapports entre la théologie et la musique, les deux intrépides chercheurs

BACH Magazin

Leipzig, Neue Bachgesellschaft (www.bach-magazin.de ), Printemps-Été 2016, Cahier 27,  57 p. - abonnement annuel (2 numéros), 11, 80 €.

Le numéro 27 du Magazine Bach, organe de la Nouvelle Société Bach (Leipzig), paraît sous une nouvelle formule et avec le concours de nouveaux responsables : Markus Zepf et Ulrike Utsch. Il contient des articles de fond et informations diverses concernant l'actualité (recensions, bibliographie et discographie autour de Bach, annonces des prochaines Expositions, parutions, manifestations, Journées Bach), le prochain Festival Bach à la célèbre Frauenkirche de Dresde  et — dans le cadre du centenaire de la disparition (11 mai 1916) de Max Reger — la publication par les Éditions Breitkopf, de l'intégrale de son œuvre d'orgue, en 7 volumes, ainsi qu'une biographie significative : Max Reger Werk statt Leben (542 p.) par Suzanne Popp.

Ralph Vaughan Williams

Marc Vignal : Ralph Vaughan Williams . Bleu Nuit éditeur, 1 vol. 2015, 176p, 20€.Écrire un livre sur un compositeur aussi important que Vaughan Williams, non-conformiste notoire, implique de l'être soi-même tant soi peu. Voilà un livre remarquablement scolaire quantitativement et qui fait honneur, hélas, à une musicologie sèche, dépourvue de souffle et d'émotion … que des faits, que des faits. Voilà qui aurait bien plu à Thomas Gradgrind, ce sinistre personnage créé par Charles Dickens (1812-1870) pour son Hard Times, for these times (1854). En ce cas, l'éditeur aurait été

POLYFREE  : La jazzosphère, et ailleurs (1970-2015

Textes réunis par Philippe Carles et Alexandre Pierrepont : POLYFREE  : La jazzosphère, et ailleurs (1970-2015). 1vol. Paris, Outre Mesure, 2016, 352 pages, 25 €.Sous ce titre insolite, paraissent, réunies dans la collection Contrepoints par Philippe Carles et Alexandre Pierrepont, quelque 29 contributions dues à autant de spécialistes, véritable ovni dans la publication musicologique contemporaine. C'est donc du jazz et de sa sphère qu'il sera question, mais selon une perspective résolument novatrice qui, tournant le dos à la nostalgie trop souvent associée à cette musique inscrite dans le "vif", ne craint pas proposer ce que les directeurs de l'ouvrage nomment eux-mêmes un "travelling panoramique sur les années

Philippe CANGUILHEM : L'Improvisation polyphonique à la Renaissance

Philippe CANGUILHEM : L'Improvisation polyphonique à la Renaissance. Paris, Classique Garnier, Coll. Arts de la Renaissance européenne, ARE 5, 2015, 263 p. —69 €.

Spécialiste de la musique de la Renaissance et des sources théoriques et pratiques — après avoir dirigé l'ouvrage intitulé : « Chanter sur le livre » à la Renaissance (Turnhout, Brepols, 2014, cf. Lettre d'information n°82, juin 2014) et rédigé un article éponyme « Singing upon the book » — Philippe Canguilhem, professeur à l'Université de Tours, aborde les problèmes du contrepoint et de l'improvisation : d'une part vocale (plain-chant, polyphonie), d'autre part instrumentale, et également de l'improvisation soit individuelle, soit collective, car tout n'est pas consigné par écrit et l'improvisation peut aussi susciter la virtuosité. Il est donc possible de chanter autre chose que ce qui est écrit.