Ce livre, que le compositeur souhaitait publier dans sa maison d’édition à Kürten, se propose de présenter les orientations principales de la recherche de Karlheinz Stockhausen (1928-2007) à travers ses œuvres, couvrant sa vie et ouvrant un accès direct à ses écrits. Divers domaines investis par le plus grand inventeur de musique de la seconde moitié du xxe siècle sont abordés : composition de soi à travers les matériaux nouveaux ; découvertes formelles et structures du temps ; musique spatiale ; métaphore lumineuse ; musique scénique ; l’hommage au féminin de l’opéra Montag aus Licht ; Wagner, Stockhausen et le Gesamtkunstwerk, œuvre d’art total. Les témoignages des femmes qui l’ont accompagné dressent un portrait vif et saisissant de l’homme, artiste génial qui aimait plus que tout la musique et la recherche compositionnelle au nom du progrès de l’être humain...(suite)

24.00 €.
Cet ouvrage paraît à l’occasion de la création à Lausanne, lors de la semaine sainte 2017, de La Passion selon Marc. Une passion après Auschwitz du compositeur Michaël Levinas. Cette création prend place dans le cadre du 500e anniversaire de la Réforme protestante. Elle entreprend de relire le récit chrétien de la passion de Jésus dans une perspective déterminée par la Shoah.

Ce projet s’inscrit dans une histoire complexe, celle de l’antijudaïsme chrétien, dont la Réforme ne fut pas indemne, mais aussi celle des interprétations, théologiques et musicales, de la passion de Jésus de Nazareth. Et il soulève des questions lourdes, mais incontournables. Peut-on mettre en rapport la crucifixion de Jésus – la passion chrétienne – et l’assassinat de six millions de juifs ? Ne risque-ton pas d’intégrer Auschwitz dans une perspective chrétienne, et du coup de priver la Shoah de sa radicale singularité ? De redoubler la violence faite aux victimes d’Auschwitz en lui donnant un sens qui en dépasserait le désastre, l’injustifiable, l’irrémédiable ? (suite)


M

59.00€
« Connaissez-vous beaucoup d'inventeurs d'instruments de musique ? Ceux dont l'histoire a retenu les noms se comptent sur les doigts d'une main. Jean- Christophe Denner a inventé la clarinette, Adolphe Sax le saxophone. Et puis ? On connaît des facteurs d'instruments, Stradivarius, par exemple. Mais il n'a pas inventé le violon. Alors qui ? Qui le piano ? Qui a inventé le tambour, la flûte, la harpe ? Autant demander qui étaient Adam et Ève ! »
En octobre 1980 mourait accidentellement, à Paris, Maurice Martenot, musicien, pédagogue, inventeur des ondes musicales. Trois mois plus tôt, l’auteur était allé l’interviewer à sa maison de campagne de Noirmoutier.
Ce livre relate l’histoire des ondes Martenot, instrument électronique de musique exceptionnel qui a séduit des personnalités aussi diverses que Mau- rice Ravel, Rabindranath Tagore ou Jacques Brel, et des compositeurs connus, tels Olivier Messiaen, Darius Milhaud, André Jolivet, Arthur Honegger, Edgar Varèse, Maurice Jarre, Akira Tamba – auxquels se sont ajoutés, depuis la première édition de ce livre, parmi bien d’autres, Jacques Hétu, Jonny Greenwood, ou encore Akira Nishimura. (suite)

 

Prix de souscription 32.00 valable jusqu'au 31 mars 2018 ensuite 48.00 €
Disparu en mars 2014 à l’âge de 86 ans, Serge Gut compte au nombre des figures majeures de la musicologie française des dernières décennies. Spécialiste de Franz Liszt, auquel il consacra deux grands ouvrages et de nombreux articles, il fut également un analyste réputé. Après une première formation de compositeur, il avait commencé sa carrière musicologique, dans les années 1960-1970, par des publications traitant surtout de questions de langage musical – un domaine qui, bien que parfois négligé par les milieux universitaires, constitue le pont naturel entre composition et théorie. Au terme de cinquante années d’une activité brillante, qui le vit notamment présider aux destinées de l’Institut de musicologie de la Sorbonne, Serge Gut devait revenir dans ses dernières années à cette passion de jeunesse. Son expérience unique, aussi bien dans les domaines de la recherche que de l’enseignement supérieur ou de la publication scientifique, lui inspira le présent ouvrage, qu’il qualifiait lui-même de testament. Théorie et histoire y tiennent un passionnant dialogue. (suite)

 

Laurine Quetin, toujours à l’affût de thèmes inédits, propose une présentation (avec disque) d’œuvres de Michel Paul Guy de Chabanon (1731-1792), à la fois violoniste virtuose, spécialiste d’esthétique musicale et compositeur averti prenant le contrepied du langage musical de son époque, comme le prouvent les minutieuses restitutions de ses Sonates avec suggestions de nuances et d’altérations établies par Konstantinos Alevizos. Ses œuvres étaient prisées dans les Salons parisiens, notamment chez la claveciniste Madame Brillon de Jouy (v. 1769-1824), mécène ayant encouragé de nombreux peintres et musiciens.

Des auteurs français et étrangers révèlent la personnalité multiple de M. P. G. de Chabanon, ses œuvres et leur style, ainsi que l’aspect codicologique des partitions du Fonds Brillon (support matériel, papier, filigranes…). C’est toute une époque qui défile. Interprètes, musicologues, historiens des mentalités et des sensibilités, paléographes, mélomanes curieux y trouveront leur compte à la lecture et à l’audition de cette double publication complémentaire. Voici encore une remarquable réalisation de Laurine Quetin en attendant le n° 20 (2018), sur le thème : Jean-Louis Florentz, veilleur insoumis ?
Édith Weber

 
 

 

Cette Revue, fonctionnelle et technique, est destinée aux flûtistes, facteurs et interprètes. Elle débute par un entretien entre le directeur de la publication Pascal Gresset et Antonio Arias à propos de l’Orchestre National d’Espagne, de l’essor actuel de la flûte dans ce pays et résume aussi l’exceptionnelle carrière et les divers engagements de ce flûtiste espagnol formé par Alain Marion au CRR de Rueil-Malmaison.

L’apport technique concerne « L’ivoire dont on faisait les flûtes », sujet traité par Philippe Ragault, interviewé par P. Gresset. Il s’agit de l’un des derniers ivoiriers français (réalisateur de bâteaux…) victime d’un décret de 2016 à propos du travail de l’ivoire. Pourtant, ce matériau a été largement exploité pour les flûtes à bec, flûtes traversières « baroques » (à une ou plusieurs clés), notamment pour leur embouchure.

Un troisième entretien : « Des flûtes anciennes et Renaissance » à l’époque de Louis XIV, aborde la flûte traversière dans le sillage de Jacques Hotteterre (1673-1763), de Pierre-Gabriel Buffardin (1689-1768) et même Johann Joachim Quantz (1697-1773). Il est présenté par Philippe Allain-Dupré. Formé par Jean-Pierre Bourillon en France

En fin connaisseur, l’auteur suisse Michel Cardinaux s’attache à promouvoir le patrimoine et la musique suisses, pays d’accueil entre autres de Vincent Adler né en 1826 à Raab (ancien Empire austro-hongrois) où son père était chanteur, organiste et chef de chœur. Il a commencé ses études de piano auprès d’éminents maîtres hongrois, Ferenk Erkel, puis Franz Liszt, à Vienne. Dès 1851, depuis Genève, il multiplie les récitals et concerts d’abord dans son pays d’adoption puis, entre autres, à Paris où, très apprécié, il sera encouragé par Édouard Lalo qui le compare à un « Chopin moderne ». Il meurt prématurément en 1871 après un brillant parcours d’interprète, de compositeur et de professeur.

L’auteur s’appuie sur de solides sources d’archives en Suisse : à Genève, Bibliothèque (manuscrits, iconographie), Conservatoire ainsi qu’à Lausanne (Bibliothèque cantonale et universitaire), et également en Hongrie : à Budapest (Bibliothèque Nationale Széchényl). Les données, documents et matériaux, minutieusement consultés lui ont permis de dégager un vivant portrait de Vincent Adler assorti de judicieuses illustrations le situant dans son contexte hongrois puis suisse et, occasionnellement,

Cet ouvrage révèle la « destinée singulière » de Charles Bovy-Lysberg, né à Genève en 1821 et mort en 1873. Il a fait ses études à Paris à partir de 1835 où, élève de Frédéric Chopin, il rencontrera aussi Franz Liszt. Dès 1840, ses œuvres éditées chez Lemoine, connaîtront une large diffusion. Huit ans après, il revient en Suisse, réside au Château de Dardagny et à Genève pour régler ses affaires, enseigner au Conservatoire et donner des concerts, tout en maintenant des contacts avec la France. Il se produit en solo, en duo et en accompagnateur. Lors de nombreuses soirées musicales, il sera très prisé par la bonne société. Il a exercé une triple activité : pédagogique, compositionnelle et pianistique.

Professeur au Conservatoire de Genève — tout en constatant qu’« enseigner est une besogne rude », un « sacerdoce réclamant un investissement total » —, il sera très apprécié par ses 45 élèves et s’imposera par sa faculté de mettre en lumière l’individualité de chacun. Compositeur et pianiste international, il fait carrière dans la cité de Calvin ; ses concerts attirent un public avisé. Il donnera son ultime concert en 1868. Le dernier chapitre propose un aperçu de son œuvre, charmante,

La chanson polyphonique française a connu un premier âge d’or à la Renaissance et à l’époque humaniste. Il en est de même au XXe siècle. Pour autant, ce vaste répertoire est encore sous-estimé par les historiens de la musique et de la littérature et les mélomanes. De plus, il a le double mérite de relancer des poèmes des XVe et XVIe siècles : Charles d’Orléans, Clément Marot, Jean Antoine de Baïf (avec ses chansons en vers mesurés à l’antique mises en musique par Jacques Mauduit)… et des textes de l’époque moderne : Raymond Bonheur, Paul Fort, Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars, Paul Éluard... Ce livre s’adresse absolument aux enseignants soucieux de varier leur répertoire et aux chefs de chœurs, d’autant plus que le contexte actuel encourage les chorales, et aussi aux professeurs de littérature.

Marielle Cafafa est à la fois musicologue, Docteur de l’Université Paris-Sorbonne, chanteuse lyrique, diplômée de la Haute École de Musique de Genève et du CNSM (Paris). Elle a fondé l’Ensemble Léonor qu’elle dirige avec des programmes allant du Moyen Âge à nos jours, ce qui lui permet de traiter ce sujet en connaissance de cause, en s’appuyant sur des partitions, réflexions et lettres des compositeurs et leurs desiderata concernant l’interprétation. Les professeurs d’éducation musicale apprécieront ou

De très longue date, les enseignants et discophiles bénéficient des introductions et commentaires de Gilles Cantagrel qui n’est plus à présenter aux mélomanes. Après les Cantates (2010) et les Passions, Messes et Motets (2011) — parus chez Fayard — le présent volume, édité chez Buchet-Chastel, concerne l’Œuvre instrumentale de Jean Sébastien Bach, (toutefois à compléter, pour l’orgue, par le Guide de la musique d’orgue dont il a assumé la direction en 1994).

Après avoir présenté Jean Sébastien Bach et l’orgue, rappelé qu’il est un organiste virtuose doublé d’un fin connaisseur de facture d’orgue et un excellent orchestrateur, l’auteur détaille — en suivant la chronologie et ses lieux d’activité — les œuvres de jeunesse, puis de la maturité, ainsi que les pièces ultimes et quelques pages diverses et apocryphes. Il introduit les principaux Recueils de Chorals pour orgue : ceux de Neumeister et de Kirnberger, l’Orgelbüchlein (Petit Livre d’orgue), les Chorals Schübler, les 18 Chorals de l’autographe de Leipzig, des Chorals divers, les Partitas (ou Variations) ainsi que la Troisième Partie de la Clavierübung, sans oublier ses transcriptions de Concertos et ses Six Sonates en trio. La troisième partie — particulièrement importante — est dévolue au clavecin et à des œuvres pédagogiques (Clavierbüchlein pour

En 2007, jean Echenoz publiait Ravel , un livre attachant, une “biographie fictionnée“ du compositeur où il se livrait avec une précision horlogère à une analyse quasi clinique de l’homme Ravel et des circonstances qui selon lui, l’ont amené à composer une œuvre plutôt qu’une autre. Avec le Maurice Ravel paru le mois dernier aux éditions Ombres, le propos est bien différent. Ce livre ne contient que des écrits de l’auteur du Boléro et des textes le concernant. Ici pas de roman, pas de biographie. Les textes et les divers propos sont signés ou prononcés intégralement par Ravel et l’ensemble est complété par un appareil critique érudit et détaillé.


Les articles de Ravel sur la musique et les musiciens sont passionnants et réservent plus d’une surprise. Ils révèlent un homme timide qui se bat sans cesse et un musicien pointilleux qui ne tolère aucun faux pas au sujet de sa musique. Il s’avère aussi rigoureux dans ses compostions que dans l’analyse des textes que certains critiques lui consacrent, des critiques qu’il a vite fait de cataloguer et qu’il n’hésite pas à attaquer de front. Grand spécialiste du droit de réponse, dès qu’il s’estimait mécontent d’une critique qu’il trouvait arbitraire, ou qu’il pensait être, lui ou un de ses confrères, victime d’un injustice qui pourrait nuire à l’œuvre ou à la représentation de son œuvre, il

Auteur prolifique, spécialiste de la musique française moderne, Frédéric Robert vient de signer un ouvrage très bien délimité dans le temps et par rapport à deux œuvres butoir : Les Troyens (1863) et le Prélude à l’après-midi d’un faune (1894).
Dans ce parcours (p.11-207) solidement documenté, l’auteur évoque l’héritage historique avec « l’accomplissement gigantesque » de Richard Wagner, les figures d’Anton Bruckner, Johannes Brahms, Carl Reinecke jusqu’à Hugo Wolf, sans oublier les « audaces insolites du vieux Liszt », puis l’École russe dans le sillage de Modeste Moussorgski, d’Alexandre Borodine, de Nicolaï Rimski-Korsakov, Mili Alexeïevitch Balakirev jusqu’à Piotr Ilitch Tchaïkovski, ainsi que l’École tchèque avec Bedrich Smetana et Antonin Dvorak ou encore Edvard Grieg pour l’identité culturelle norvégienne, et l’époque du Vérisme.

Cet itinéraire européen représente un indispensable prélude à la Deuxième partie : L’école française à l’heure wagnérienne avec ses principales tendances : le renouveau symphonique réalisé, entre autres, par Édouard Lalo, Camille Saint-Saëns et César Franck ; pour l’orgue symphonique par Charles-Marie Widor, Eugène Gigout et Alexandre

Depuis le milieu du XXe siècle, les sciences humaines tendent vers la pluridisciplinarité puis l’inter (ou l’intra)-disciplinarité. Cette publication collective de l’UCO (Université Catholique de l’Ouest) émane de spécialistes en art plastique (peinture, sculpture, architecture), théâtre, cinéma et aussi musique marquant ainsi une large ouverture dont fait preuve l’équipe de recherche GRILHAM (Groupe de Recherche Interdisciplinaire en Lettres, Histoire, Arts et Musique).
La problématique de ce livre consiste à « dire l’œuvre d’art » et à évoluer « de la forme vers la pensée » dans le cadre d’un discours, à la décrire et à en rendre compte : programme ambitieux nécessitant des chercheurs expérimentés et polyvalents dépassant très largement la traditionnelle « critique d’art » traitée sous l’angle historique ou la critique artistique en tant que genre littéraire.


À remarquer, dans la Première partie « La possibilité du dire : de la forme à la pensée » qui intéressera particulièrement les lecteurs médiévistes de L’Éducation musicale : la contribution d’Anne-Zoé Rillon-Marne — musicologue formée à l’Université Paris-Sorbonne, titulaire d’un Doctorat en musique médiévale (Université de Poitiers) — sur le

L’auteur, Docteur en sociologie, est un spécialiste reconnu et passionné de jazz, hard, bop, free jazz cultivés au milieu du XXe siècle. Il s’intéresse non seulement à cette nouvelle vague, mais aussi à cet univers instrumental et harmonique spécifique, associant africanisme et américanisme.
Ce livre complète les biographies existantes sur John Coltrane, met l’accent sur son inventivité et l’expressivité caractérisant son jeu, sa pensée et son imaginaire, qui font de ce saxophoniste (1926-1967) l’une des figures marquantes de l’histoire du jazz. Ses Blues témoignent de sa foi et de la ferveur des Églises noires.
Roland Guillon fait généreusement bénéficier les lecteurs de sa vaste connaissance de l’homme, en illustre les différentes étapes et l’évolution élargie. En parfaite symbiose avec Coltrane, il a réalisé « une geste coltranienne ». Du vécu.

Après ses études à Moscou, au Conservatoire Tchaikowski, Olga Garbuz a séjourné à Paris pour compléter ses recherches sur Pascal Dusapin et révéler l’ampleur de la démarche de ce compositeur-photographe-mathématicien et philosophe prolifique. Elle a préparé sa Thèse de Doctorat en co-tutelle avec le Conservatoire de Moscou et l’Université Paris VIII. Elle s’appuie sur des sources authentiques : interviews et commentaires de Pascal Dusapin et, surtout, ses archives (Centre de documentation de la musique contemporaine). De plus, elle a bénéficié de ses remarques si judicieuses.


Mythe : ce sous-titre qualifie par exemple l’exploitation du Mythe d’Orphée dans son Opéra éponyme (p. 243). Algorithme : concerne un postulat préalable, l’existence d’un modèle qui sous tend l’œuvre de Dusapin, autrement dit un « pré-texte » (p. 48). Palimpseste : ce mot désigne — en codicologie — un manuscrit délavé et effacé pour supporter un nouveau texte. Ici, il s’agit d’un nouveau texte avec des « strates anciennes » (cf. théorie de Gérard Genette).
Pascal Dusapin, né à Nancy, le 29 mai 1955, élève à la Schola Cantorum (Paris), a aussi étudié les arts plastiques et sciences de l’art. Il a occupé la chaire de Création

Alan Fraser s’est inspiré du thème du Colloque international (Paris, Collège de France, 2008) : Le corps en acte ayant, dans une optique intradisciplinaire, réuni des spécialistes de la physiologie de la perception de l’action ; des neuroscientifiques, psychologues, philosophes, esthéticiens et praticiens intéressés à la philosophie du corps, de la perception et de l’action à la suite de Maurice Merleau-Ponty. Dans le cadre de sa pensée toujours en mouvement, l’auteur a donc voulu traiter « le corps en acte ». Le plan de cet ouvrage étant très dense, les lecteurs auraient intérêt à prendre d’abord connaissance de la Liste (p. XII-XIII).


Étant quelque sorte le pendant de l’Art de toucher le clavecin (François Couperin, 1716), mais en tenant évidemment compte des préoccupations du XXIe siècle, dans une orientation anatomique, phénoménologique, cinétique et kinesthésique, cette publication sous-titrée : Le squelette en acte dans la technique du piano, a fait l’objet d’une traduction française littérale, très proche de la version originale et occasionnellement maladroite en raison d’une terminologie très spécifique. L’auteur place au premier plan la conscience et l’expérience sensorielle ; il suggère des exercices pratiques, c’est-à-dire une démarche intellectuelle précise avec essentiellement des

Préfacé par Bruce Swedien qui a enregistré Michael Jackson et suivi son itinéraire pendant 30 ans, ce livre est assorti du sous-titre explicatif : De Motown au studio de Bruce Swedien précisant, en outre : les contours expressifs et techniques d’une voix hors du commun et du temps… : ce qui sera démontré par Isabelle Petitjean. Elle s’attaque à un « monument », ce qui lui a valu toutes les félicitations de John Bähler, arrangeur vocal, chanteur et compositeur, l’ayant suivi de 1971 jusqu’à sa mort en 2009.
De formation classique, professeur d’éducation musicale, elle a consacré ses Mémoires de Maîtrise et de Master en Musicologie à ce chanteur exceptionnel et si profondément humain, ainsi que sa Thèse de Doctorat (Université Paris-Sorbonne).

L’auteur a le don de poser des questions pertinentes sur la voix extraordinaire de Michael Jackson, son origine (« cadeau du ciel ou de la nature ») et sur son message. Structuré en 10 chapitres, terminé par une coda, l’ouvrage hautement spécialisé notamment sur le plan technique et analytique (par exemple : la tessiture vocale de

Voici un numéro aussi original qu’inattendu, compte tenu des bienfaits reconnus de la musicothérapie et des effets bénéfiques de interventions de musiciens dans les hôpitaux et maisons de retraite, ou encore du livre déjà ancien de Georges Duhamel : La musique consolatrice (1944). De nos jours, les méfaits de la musique proviennent notamment de l’acoustique, des vibrations, des instruments à percussion, bref du bruit omniprésent.
Dès la Préface, les responsables éditoriaux Nathalie Vincent-Arnaud et Frédéric Sonnac, rattachés à l’Université Toulouse-Jean Jaurès, lancent les notions de « mélomanie » et de « mélophobie », car la musique peut représenter un danger : cave musicam. Elle renferme en elle un pouvoir de corruption et de malédiction, par exemple avec le thème de l’or (cf. Tétralogie de Richard Wagner).

L’orgue est notamment un instrument des monstres de cinéma ; le diable est aussi présent dans le théâtre musical (Höllenfürst und Satans Braten). La folie peut découler du chant des syrènes dans La mise à mort (Louis Aragon). La terrible fanfare du chasseur noir dans le Freischütz (Carl Maria von Weber) exerce un effet envoûtant. Au

Ce livre se lit comme un roman, truffé d’anecdotes et de souvenirs authentiques, relatant les innombrables rencontres d’un éditeur de disques passionné par son métier : Jacques Le Calvé à l’origine de 500 productions discographiques (depuis les premiers 45 t/m en 1962), est titulaire du Grand Prix du Président de la République pour le Centenaire du Disques en 1977 avec son Livre d’or de l’Orgue français. Ce disquaire sans relâche depuis 40 ans, d’abord vendeur à mi-temps chez PAN (maison de disques parisienne) puis installé à son propre compte (Columbia), a collaboré avec les meilleurs preneurs de son.


Ce témoignage vibrant concerne « 45 années en 78 chapitres », allant des 78 tours aux 33 tours à travers une riche autobiographie faisant revivre ses moments de « fou de la Musique », les noms d’éditeurs, d’interprètes et de critiques musicaux et notamment ceux de l’incontournable Tribune des Critiques de disques, autour d’Antoine Goléa. Il est impossible de détailler les principaux chapitres entre Prélude et Envoi. Chacun possède un éclairage particulier, attachant et très révélateur. Leur formulation baigne dans l’originalité, ils concernent des faits, l’évolution de sa carrière : premiers pas, premier disque, centième disque ; des compositeurs : Grigny, Bach, Ravel… ; des

Cette revue très professionnelle s’adresse non seulement aux membres de cette association mais aussi aux historiens, facteurs, instrumentistes. Elle propose entre autres des entretiens sur la « culture du son », l’histoire du tango d’Astor Piazzolla (1921-1992), avec notamment les différences entre le manuscrit et l’édition (cf. recension du CD JADE : La Trilogie de l’ange, LI n°115). Elle aborde aussi la facture : les embouchures de Tobias Mancke (lors d’une visite chez ce fabricant). Plusieurs flûtistes font part de leurs expériences en milieu hospitalier (Rouen). Enfin, la rubrique d’actualité signalant les dernières parutions (disques, partitions, livres) sera très bienvenue. Tout à l’honneur de la flûte française.

Avec Cadence secrète, Paul Greveillac n’a écrit ni une biographie ni un roman, mais un récit, la narration d’une histoire vraie sous titrée :“La vie invisible d’Alfred Schnittke“.
Invisible parce que toute sa vie, Schnittke a résisté. Il s’est battu contre l’ennemi bureaucratique, contre le régime qui voulait museler sa musique, exigeant qu’elle soit à l’image de ce réalisme et ce formalisme soviétiques qui furent catastrophiques pour l’art d’un pays tout entier. Le récit présente un avantage énorme, celui de fictionner la réalité sans jamais être faux.
Pour dérouler le fil de cette vie à double face, Paul Greveillac manie l’image comme un cinéaste, il écrit des scènes dont Schnittke est toujours le héros. Il en imagine aussi. Il met ainsi en miroir l’œuvre plus ou moins clandestine, l’état psychologique du compositeur, sa situation matérielle, les commandes, les vrais amis et les faux, les refus, et les humiliations dans un Moscou où le compositeur vit avec Irina sa femme, son fils, sa famille et ses amis.

La recherche, qui s’est longuement méfiée de l’« émotion », commence à comprendre son importance et à élaborer les moyens intellectuels permettant de la définir. Cette publication est supervisée par des spécialistes se réclamant de plusieurs disciplines : philosophie, esthétique, musicologie, littérature et littérature comparée. Les investigations ne concernent que l’Occident et ne tiennent pas vraiment compte du dernier état de la question (d’ailleurs une bibliographie raisonnée fait défaut).

La quatrième de couverture, très abstraite, n’annonce pas de découverte majeure, elle se contente de donner le point de vue actuel.

Toutefois, cette publication a le mérite de présenter l’émotion dans tous ses états : dans le jazz, la musique populaire, la musique contemporaine, à l’opéra, pour le compositeur ; et finalement, elle « dégage le pouvoir de la musique, avec ses enjeux conceptuels, culturels, artistiques et sociaux ; cependant il ne faut pas perdre de vue premièrement que l’œuvre existe quand elle réussit à créer une vraie émotion selon la théorie de « l’effet de vie » lancée il y a une vingtaine d’années par le professeur de Littérature comparée, Marc-Mathieu Münch, qu’il a largement expérimentée en musique, art, peinture et sculpture. En fait, le vrai problème se ramène à la