Jules Demersseman (1833-1866). La vie et l'œuvre

Raymond LAPIE : Jules Demersseman (1833-1866). La vie et l'œuvre, Tempo Flûte. Revue de l'Association d'histoire de la flûte française. Deux figures du XIXe siècle, Volume I, (www.tempoflute.com ), 2014,  64 p. (Abonnement un an : membre actif France 16 €, étranger 20 €).

 

Le Volume I (n° spécial) de la Revue Tempo flûte, organe de l'Association d'Histoire de la Flûte Française (fondée en 2009), rend hommage à Jules Demersseman (1833-1866) ayant vécu à l'époque des bouleversements techniques,

Theobald BÖHM (1794-1881). Les compositions et arrangements

Pascal GRESSET : Theobald BÖHM (1794-1881). Les compositions et arrangements, Tempo Flûte. Revue de l'Association d'histoire de la flûte française. Deux figures du XIXe siècle, Volume II, (www.tempoflute.com ), 2014, 84 p. (Abonnement un an : membre actif France 16 €, étranger 20 €).

Le second numéro spécial de la même Revue présente Theobald Böhm (1794-1881) — généralement plus connu que Jules Demersseman — car, à la fois flûtiste, compositeur, facteur et acousticien, il a repensé le principe de la flûte et mis au point un nouveau système facilitant sa justesse.

Jean-François ALIZON : Aborder le répertoire baroque sur la flûte

Jean-François ALIZON : Aborder le répertoire baroque sur la flûte. 1 vol. Paris, L'HARMATTAN (www.harmattan.fr), 2014, BDT0002, 316 p. - 33 €.

 

Après ses études — notamment de flûte à bec — au Conservatoire de Strasbourg, ensuite auprès de Hans-Martin Linde à la Schola Cantorum de Bâle, et après avoir participé à des stages de Bartold Kuijken, Jean-François Alizon propose un remarquable bilan de sa vaste expérience tant artistique que pédagogique.

Michaël ANDRIEU : Le Conservatoire de musique : l'art et la manière…

Michaël ANDRIEU : Le Conservatoire de musique : l'art et la manière…, 1vol. Rennes, HISTOIRES ORDINAIRES ÉDITIONS (www.histoiresordinaires.fr), 2014, 138 p. - 10 €.

Après, entre autres, les travaux bien connus de Pierre Constant au tout début du XXe siècle, dès le sous-titre, Michaël Andrieu révèle ainsi sa démarche et son propos : Réflexions sur l'évolution des établissements d'enseignement spécialisé de la musique. Il s'interroge sur l'avenir de cette institution, car ce problème est aussi ressenti par les directeurs, collègues, élèves et élus.

Jacques Hiver : MAURICE JARRE.  un livre d'Hiver pour cet automne et pour toutes les saisons.

Jacques Hiver : MAURICE JARRE.  un livre d'Hiver pour cet automne et pour toutes les saisons.

Maurice Jarre est peut-être un des compositeurs les plus populaire de musique de films, avec Ennio Morricone et Michel Legrand. La musique de « Laurence d'Arabie », de « Paris Brûle-t-il ? » et surtout le thème « La Chanson de Lara » du « Docteur Jivago » ont fait le tour du monde. On peut aussi citer les musiques des films de Peter Weir (« Witness », « Le Cercle des Poètes Disparus », « Gorilles dans la Brume »…).

Préfacé par Alain Poirier, directeur de la recherche au CNSMD de Lyon, ce volume regroupe les communications présentées par treize auteurs d'horizons divers, lors des journées professionnelles organisées par l'Association des Professeurs de Culture Musicale (APCM), à Paris en 2012. Dans la conception actuelle, « la culture musicale recouvre l'ensemble des disciplines — histoire, analyse, esthétique… — qui donnent sens aux pratiques des musiciens, amateurs comme professionnels : écoute, interprétation, création ».

« Musique, foi et raison. Correspondante inédite Gabriel Renoud/Camille Saint-Saëns 1914-1921 » recueillie, introduite et annotée par Pierre GUILLOT. Paris, L'Harmattan (www.editions-harmattan.fr ), 237 p. -25 €.

Pierre Guillot — Professeur émérite à l'Université Paris-Sorbonne, organiste émérite de la Collégiale Notre-Dame de Bourg (Ain) où la vocation musicale et religieuse du prêtre Gabriel Renoud s'est déclarée — a, avec patience et minutie, regroupé pour la première fois (d'après des autographes conservés dans le Fonds Saint-Saëns du Château-Musée de Dieppe) 116 lettres du prêtre incitant son destinataire à la conversion et 25 réponses de Camille Saint-Saëns. Cet échange épistolaire pendant sept ans couvre la Première Guerre mondiale et l'après-guerre. Il est introduit et annoté avec beaucoup de soin par Pierre Guillot et présenté sous trois rubriques circonstanciées : musique, foi et raison.

Marc-Mathieu MÜNCH : La beauté artistique. L'impossible définition indispensable. Prolégomènes pour une « artologie » future. Paris, Honoré Champion (www.honorechampion.com ), 2014, 155 p. 22 €.

Marc-Mathieu Münch, Professeur émérite de littérature générale et comparée à l'Université de Lorraine, et mélomane averti, depuis sa découverte de l'invariant de l'effet de vie, poursuit inlassablement ses recherches. Dans ce nouvel ouvrage, après tant d'auteurs dans le sillage de Baudelaire, il tente de définir la beauté artistique, démarche certes indispensable mais quasi impossible.

André TUBEUF : Hommages. Portraits de musiciens. 1 vol. Actes Sud, 2014, 523 p, 25 €.

Mieux que quiconque, André Tubeuf sait communiquer une vraie passion pour les interprètes. Depuis quelques décennies, infatigable, le journaliste livre des analyses perspicaces sur les grands de l'opéra et du Lied, et scrute l'horizon musical à l'affût des talents émergents. Cette passion pour la musique déborde le chant bien sûr.

Stéphane GENDRON : Enseigner le piano aujourd'hui. Sampzon, Éditions DELATOUR FRANCE (www.editions-delatour.com), 2014, 95 p. –19 €.

Dans le cadre de sa Collection « Musique/Pédagogie », Jean-Michel Bardez a fait appel à Stéphane Gendron, musicologue et littéraire de formation, pour — à la lumière de son expérience — évoquer les tendances de l'enseignement du piano depuis plus de trois décennies. Ce livre, qui n'est pas une « méthode » comme, entre autres, les écrits de Marie Jaël ou encore Les principes rationnels de la technique pianistique d'Alfred Cortot (Salabert, 1928)…,

Antonia SOULEZ : Qualia. Sampzon, Éditions DELATOUR FRANCE (www.editions-delatour.com), 2014, 1 vol 65 p. –12 €.

Une explication s'impose comme préalable : « Qualia désigne ici la qualité faite matière en l'absence de substrat ». Dans le Petit manifeste initial, Yves Bonnefoy s'interroge : « Écrit parlé, le poème est-t-il vocalité d'une trace ? ».

Pascal TERRIEN (dir.) : Une histoire du saxophone par les méthodes parues en France : 1846-1942. Sampzon, Éditions DELATOUR FRANCE (www.editions-delatour.com), 2014, DLT2428, 273 p. –25 €.

Le saxophone — au départ instrument privilégié par les musiques militaires, populaires, les harmonies municipales, les fanfares dans les villages et par l'Orchestre de la Garde Républicaine — s'est ensuite imposé grâce à l'évolution de sa facture entraînant des progrès dans la technique et l'élargissement du répertoire (d'abord lié à l'exotisme). Il est associé à l'orchestre classique vers le milieu du XIXe siècle.

Michèle LHOPITEAU-DORFEUILLE : Jean-Sébastien BACH : un sacré tempérament. Lormont, Éditions Le Bord de L'eau (www.editionsbdl.com ), 2014,  246 p. –32 €. (avec 2 CDs encartés : 2 h 40).

La « dynastie Bach » et Jean Sébastien en particulier ont suscité une multitude de publications en tous genres, depuis la Bachbiographie de Johann Nikolaus Forkel (1749-1818), celle (1873) de Ph. Spitta ou encore L'esthétique de Jean-Sébastien Bach (1907) d'André Pirro,  sans oublier l'intérêt que lui a témoigné L. Chr. Mizler (1711-1778)… jusqu'aux bandes dessinées ou même la « jazzification » de sa musique, en passant par tant de monographies, analyses, études, enregistrements… D'abord tombée dans l'oubli, puis « ressuscitée » par Felix Mendelssohn (Passion selon Saint Matthieu), son œuvre fait le tour du monde.

Nikolaus HARNONCOURT : « La parole musicale. Propos sur la musique romantique ».Traduction de l'allemand et préface de Sylvain Fort (« Mozart Dialoge & ' Töne sind höhere Worte' », Residenz Verlag, 2005/2007). 1 vol. Actes Sud, 2014, 234 p., 22 €.

Troisième volume d'une trilogie qui comprend déjà « Le Discours musical », 1984, et « Le Dialogue musical », 1985, parus en français chez Gallimard, ce nouvel ouvrage est un florilège d'entretiens accordés par le grand chef d'orchestre autrichien dans les années 2004/2005. Avec Harnoncourt la parole est franche et le discours sans ambages. Il y a chez lui quelque chose de professoral, que l'on perçoit d'ailleurs lorsqu'il prend la parole en début de concert, devant un public germanique, pour résumer en quelques phrases bien senties les grandes lignes de l'œuvre jouée.

Jean-Michel MOLKHOU. Les grands violonistes du XXe siècle. Tome II (1948-1985). 1 Vol.  Éditions Buchet Chastel, collection Musique, 1CD inclus, 2014, 475 p, 23 €.

Deuxième tome très attendu de cette très belle étude que Jean-Michel Molkhou consacre aux grands violonistes du XXe siècle. Après un premier tome traitant de la période 1875-1947, voici aujourd'hui le deuxième volet intéressant la période plus « contemporaine » de 1948 à 1985. Comme  le signale l'auteur, le recul peut paraitre parfois insuffisant pour juger du talent de tel ou tel interprète, alors que l'histoire avait eu le temps de faire son tri dans les générations précédentes,

Association Maurice & Marie-Madeleine Duruflé : Bulletin n°13/2013, Paris, Association Maurice & Marie-Madeleine Duruflé (www.durufle.org ), 2013, 240 p. + CD encarté (66’ 40).

Selon sa formule habituelle, ce Bulletin comprend d’abord une partie consacrée à des œuvres de Maurice Duruflé. Il est illustré par un CD avec son Prélude, Adagio et Choral varié sur le Veni Creator (op. 4), en trois versions enregistrées : celles de 1931 par Ronald Ebrecht (en 2014), de 1956 par Maurice Duruflé (en 1959) et par Marie-Madeleine Duruflé (en 1966) — sur des instruments différents.

Béatrice RAMAUT-CHEVASSUS, Anne DAMON-GUILLOT (dir.) : Dire/Chanter : passages. Études musicologiques, ethnomusicologiques et poétiques (XXe et XXIe siècles). Publications de l’Université de Saint-Étienne (http://publications.univ-st-etienne.fr ), Collection « Musique et musicologie », 2014, 351 p. – 25  €.

Les problèmes d’identité, de réception, de transmission de la musique préoccupent les chercheurs depuis plusieurs décennies. Ils sont surtout du ressort de trois disciplines : musicologie, ethnomusicologie et poétique, et gravitent autour de plusieurs notions : la « représentation de la parole », la « vocalité » et le « chant des mots » faisant l’objet de 17 études.

François NICOLAS : Le Monde-Musique I. L'Œuvre musicale et son écoute. Château-Gontier,  Éditions Aedam Musicae (www.musicae.fr  ), 2014, 259 p. – 25 €.

L’auteur — polytechnicien, compositeur, organiste, philosophe, chercheur à l’IRCAM et Professeur — met sa vaste érudition au service d’une meilleure compréhension du discours musical et d’une écoute attentive et soutenue permettant de révéler des surprises cachées au musicien que François Nicolas considère comme «  un passeur de musique » (p. 39).

Vincent COTRO, Véronique MEYER, Marie-Luce PUJALTE-FRAYSSE (dir.) : La première œuvre. Arts et musique (XVe-XXIe siècles). Rennes, Presses Universitaires de Rennes (www.pur-editions.fr ), Collection « Art & Société », 2014, 325 p. – 21  €.

Le titre sollicite à la fois l’histoire de l’art et la musicologie, et porte sur la longue durée. Il implique, en fait, la « première œuvre », au sens de premier aboutissement déjà annonciateur d’un avenir (peut-être prometteur). Elle est donc tributaire d’une identité esthétique. Ces 23 études, publiées avec soin sous la direction de deux historiens de l’art et d’un musicologue, gravitent autour du « rôle crucial que joue la première œuvre [aboutie] dans les stratégies de carrière des musiciens et artistes ».

Monette VACQUIN : « Grave, ma non troppo ». Beethoven, dernier mouvement.

Paris, Penta Éditions (www.penta-editions.fr ), 2013, Diffusion L’Harmattan (www.editions-harmattan.fr ), 326 p. – 29 €.

Ce livre — baignant dans le monde musical et se lisant comme une roman — ne correspond à aucun genre littéraire classé. Il tient certes de la « fiction » ; pourtant, le principal protagoniste est réel : Ludwig (van Beethoven), il est, en effet, présent au fil des pages, des dialogues, des anecdotes, des événements de la vie quotidienne et de ses œuvres. Sa production musicale est située par rapport au Zeitgeist (à l’esprit du temps) : liberté, fraternité entre les hommes.

Jean GRIBENSKI et Patrick TAÏEB (dir. ) : Mozart et la France De l'enfant prodige au génie (1764-1830).

1 vol. Éditions Symétrie, collection Recherche, 2014, 254 p. 17x24 cm, 39 €.

Cet ouvrage a pour ambition d'éclairer notre connaissance de Mozart quant à l'image qui en a peu à peu émergé en France à l'occasion de ses visites et durant les années qui ont suivi sa mort. Comment Mozart a-t-il été « reçu » dans la conscience française, comment s'est forgé le « mythe Mozart ». Les sources sont l'édition et bien sûr le concert public. Les sept concerts données par Wolfgang lors de se deux séjours français (d'une part, en 1764/1766, à Paris, Dijon et Lyon et, d'autre part, 1778, à Strasbourg), ne font connaître Mozart qu'auprès de ses confrères et de la bonne société.

Igor MINAEV & Olga MIKHAILOVA : Madame TCHAÏKOVSKI.

1 vol Éditions Astrée, 2014, 142 p. 16 €.

Voila un livre qui ne fera pas date dans l’immense littérature consacrée au compositeur russe ! Rien qu’on ne sache déjà dans cet ouvrage qui traite de façon romancée du mariage désastreux et  des rapports  houleux entre Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) et Antonina Ivanovna Milioukova (1848-1917).