Traduite de l’espagnol par Anne Wetzstein-Lopez et préfacée par Jaime Lopez Krahe, cette quatrième édition actualisée fait le point sur le flamenco, genre typiquement espagnol. Les non initiés — après avoir consulté le « Petit lexique des termes spécifiques du flamenco » (p. 239-243) — bénéficieront d’un guide simple et d’accès facile, accompagné d’une bibliographie et d’une discographie sélectives, ainsi que de la liste d’artistes flamencologues par catégories : chanteurs, danseurs, guitaristes, pianistes.

Au fil des pages, les mélomanes découvriront de précieux renseignements sur l’origine hindoue du flamenco, forme envoûtante attirant les touristes et curieux, associée aux Gitans qui, dès le XIVe siècle, se sont exilés en Europe, puis installés en Andalousie avec leur musique expansive qui amusait les gens. Le canto flamenco sera alors influencé par le folklore andalou et le répertoire populaire. Il débouchera sur le canto jondo, de caractère solennel mais aussi intime. Il s’implantera à Séville, Cadix…

Au début du XXe siècle, les enregistrements donneront une impression sonore du canto flamenco qui trouve aussi sa place au théâtre (opera flamenca). Dès 1955, conférences, publications, concours se succèdent. Puis, les salles de spectacle (tablao) permettent de voir et d’entendre du flamenco. Les disques perpétuent sa

mémoire, ainsi que les Festivals en Andalousie, grâce aux intervenants : chanteurs, danseurs, guitaristes forçant sur la virtuosité (bailaores). Certains titres se présentent comme une « protestation sociale » assez résignée. Les hauts-lieux se situent dans les villes : Cordoue, Séville, Jérez, puis Malaga, Grenade, Salamanque, Valladolid, Madrid, Barcelone… Instructif.
Édith Weber