« recettes ».
Les enseignants et interprètes seront attentifs à la typologie de la main, au rôle du pouce et surtout du poignet, ainsi que du bras, du bassin et, finalement, à la « skeletabilité » (sic) : s’agit-il de la capacité (ability) du squelette en acte ? Les fonctions pianistiques sollicitées sont multiples, à la fois mécaniques, physiologiques et neurologiques ; elles relèvent de divers facteurs : contact, perception et sensation.
De nombreux pianistes sont mentionnés, par exemple Franz Liszt, Theodor Hermann Leschetizky (1830-1915), Wanda Landowska (1879-1959) et, plus proches de nous : Arthur Rubinstein (1887-1982), Wilhelm Kempff (1895-1991), Vladimir Horowitz (1903-1989), Stanislas Neuhaus (1927-1980)… Parmi les auteurs de méthodes et de techniques pianistiques, figurent Alfred Cortot (1877-1962), Marie Jaëll (1846-1925), notamment pour la technique du poignet ; en revanche, Blanche Selva (1884-1942) semble oubliée alors qu’elle pratiquait une technique insistant sur le poids du poignet et, par des moyens inverses, obtenait les mêmes qualités de sonorité qu’avec la méthode Jaëll.
Une riche Bibliographie (comportant uniquement des titres en anglais), des Exemples musicaux  des Illustrations (visualisations de la main) par Sonya Ardan et un Index global très copieux avec de nombreuses occurrences (cf. rubriques : articulation, kinesthésique, pouce, structure, toucher…) soulignent l’ampleur de la démarche autour de la skeletabilité physique et musicale.
Cette approche pluridisciplinaire du « clavier dans tous les sens » met l’accent sur l’écoute et le contrôle dynamique et, finalement, la « relation profonde d’autonomisation entre la main et le corps ». Une démarche globale et une somme pédagogique.