César FRANCK : Sonate Version violoncelle et piano. Mélancolie pour violoncelle et piano. Urtext. Bärenreiter : BA10917.

En même temps que la version originale pour violon, les éditions Bärenreiter publient les versions pour alto et pour violoncelle de l’œuvre. S’y ajoute ici la Mélancolie pour violon. On lira avec beaucoup de profit les commentaires sur cette version ajoutés à la préface originelle. Ni l’une ni l’autre de ces transcriptions n’ont été effectuées par l’auteur, mais en ce qui concerne la sonate, on sait que Franck connut et approuva la version réalisée par Jules Delsart et publiée ici.

Patmos

Christophe PICOT : Patmos pour violoncelle et piano. Fin 2ème cycle. Sempre più : SP0203.

Voici une pièce lyrique et tourmentée aux accents tragiques. Est-ce une allusion à l'Apocalypse que l'apôtre Jean est censé avoir rédigé en exil sur cette île grecque ? En tout cas, on est entraîné dans un tourbillon qui ne peut laisser indifférent. C'est une belle œuvre qui mérite d'être donnée en concert.

 

Carrousel

Josiane DIEFFERDING : Carrousel pour violoncelle et piano. Fin de 1er cycle. Sempre più : SP0232.

Le titre correspond parfaitement au caractère de la pièce : vrais chevaux ou chevaux de bois, tout tourne avec grâce. Mais ce n'est pas pour autant que l'œuvre manque de variété, et le piano n'y a pas un simple rôle d'accompagnateur. Il y a dans cette pièce beaucoup de charme mais aussi de fantaisie.

Sirènes

Pascal PROUST : Sirènes pour violoncelle et piano. Premier cycle. Sempre più : SP0245.

Voici de bien attirantes sirènes ! Pascal Proust nous déroule un discours à la fois simple et ondoyant tandis que le piano le soutient en délicates harmonies. Si la technique est évidemment sollicitée, c'est d'abord de sens musical que devront faire preuve les jeunes interprètes.

 

 

Sonate

Henri DUPARC : Sonate  pour violoncelle et piano. Delatour : DLT2553.

C'est dans leur collection « Musique & Patrimoine » que les éditions Delatour nous offrent cette première édition mondiale de cette Sonate miraculeusement rescapée de la folie destructrice de leur auteur. Olivier Laville et Camille Seghers ont réalisé cette édition et nous donne un très bel aperçu de l'œuvre sur Youtube https://www.youtube.com/watch?v=dZaBHS1HcT4 Souhaitons avoir l'occasion d'entendre souvent cette œuvre qui pour être « de jeunesse » n'en est pas moins parfaitement accomplie et d'une grande beauté.

 

Sonate n° 1 en sib majeur

Luigi BOCCHERINI : Sonate n° 1 en sib majeur  pour violoncelle et piano. Réalisation et cadence de Louis-Noël Belaubre. Delatour : DLT2263.  Les 18 autres sonates : de 2264 à 2281.

C'est un remarquable travail qui a été fait par L.-N. Belaubre. En effet, ces dix-neuf sonates inédites ont été découvertes par lui en 1962 grâce au directeur de la bibliothèque de la radio. A l'époque, on ne disposait que de six sonates éditées chez Ricordi dans une harmonisation assez éloignée du style de l'auteur.

Dominique de WILLIENCOURT : EMTO

En Mémoire Tragiquement Optimiste. Op. 16 pour violoncelle et piano. (Transcription du concerto pour violoncelle et orchestre à cordes). Fortin-Armiane : EFA 101.

Ce concerto comporte trois mouvements. Le premier s'intitule « Prélude et allegro moderato ». A la fois lyrique et tourmenté, ce premier mouvement crée une atmosphère à la fois inquiétante et pourtant pleine de ressort. Le deuxième, intitulé « Lamentoso », s'enchaine directement avec le premier. Il n'a rien d'une complainte mais maintien la tension sans aucun répit. Le dernier mouvement est une « Gigue » haletante à la fin paroxysmique. Bref, il s'agit d'une grande et belle œuvre qui a été enregistrée et dont on peut entendre des extraits sur le site http://www.de-williencourt.com/DOMINIQUE-DE-WILLIENCOURT-L.html .

J.S. BACH : Chorals

transcrits pour quatre violoncelles par Odile Bourin. Lemoine : 29257H.L.

Disons tout de suite que ces transcriptions sont d'une totale fidélité (sauf la tonalité) à l'original dont la référence est soigneusement indiquée.

Rose-Marie JOUGLA : Tango 13 pour violoncelle et piano.

Difficile. Delatour : DLT2509.

Cette pièce est la transcription pour violoncelle de la pièce pour violon et piano que nous avons recensée dans notre lettre 76 de décembre 2013. On pourra donc se reporter à cet article pour y voir toute les qualités de cette œuvre. Rappelons que la version pour violon peut être écoutée intégralement sur le site de l'éditeur (et sur YouTube).

Emile BOUSSAGOL (1854-1917) : 3 petites pièces chantantes  pour violoncelle et piano. Restitution : Jean-Louis Couturier. Deuxième cycle. Sempre più : SP0168.

Harpiste et directeur de conservatoire, maître de chapelle et compositeur prolixe, Émile Boussagol a écrit notamment de nombreuses pièces destinées aux élèves des conservatoires. Les trois pièces présentées ici sont pleines de charme et remarquablement écrites. Elles devraient séduire les jeunes violoncellistes qui pourront y montrer toutes leurs qualités expressives. Remercions les éditions Sempre più de nous permettre de redécouvrir ce répertoire de qualité.

Louis-Noël BELAUBRE : Sonate pour un violoncelle.  Delatour : DLT0587.

Ecrite à la demande du violoncelliste Charles Reneau, à qui elle est dédiée, cette pièce fut donnée en première audition au festival de musique contemporaine de Nice en 1983. Quatre mouvements : prélude, scherzo, cavatine et rondo final. On regrette que ce compositeur ne soit pas plus connu et plus joué car sa musique est à la fois classique et originale, bien personnelle. Remercions les éditions Delatour de nous faire découvrir les œuvres de ce compositeur. On peut en entendre un certain nombre sur YouTube.

Louis-Noël BELAUBRE : Petite suite  pour deux violoncelles. Delatour : DLT1774.

Si les quatre mouvements de cette suite ne comportent pas de grande difficulté, ils sont à la fois de caractère original et gardent en même temps, une facture classique qui ne dépaysera pas trop les jeunes interprètes. Ce sont certes des pièces pédagogiques pour favoriser la musique d'ensemble mais aussi, pourquoi pas, des pièces de concert.

  Gérard HILPIPRE : Concerto pour Violoncelle et orchestre de Bois, Cuivres et Percussions. Delatour : DLT2366.

Voilà une formation un peu étonnante puisqu'on y trouve également un piano. Raison de plus pour essayer de voir comment le compositeur peut équilibrer deux éléments à première vue aussi disparates.  Il le fait en utilisant l'orchestre très souvent comme une nappe de couleurs sonores sur laquelle le lyrisme du violoncelle peut s'épanouir sans être écrasé. Trois mouvements dans ce concerto : 1 – Couleurs, ombres lumières ; 2 – Duel, qui enchaine avec une « Cadenza » et le n° 3 – Espace des songes.

Edward MOLLENHAUER : The infant Paganini. Concert Pieces arrangées pour violoncelle et piano par Christoph Sassmannshaus. Bärenreiter : BA 10693.

Cette œuvre d'un violoniste virtuose de la fin du XIX° siècle qui implanta aux Etats-Unis l'enseignement de la musique dans la tradition européenne, est une introduction aux œuvres de virtuosité des grands maîtres du violon… et du violoncelle, grâce à cette transcription.

Destinée aux violoncellistes commençant à maîtriser les rudiments de l'instrument, elle les fera progresser à la fois techniquement et musicalement.

Edward MOLLENHAUER : The boy Paganini. Concert Pieces arrangées pour violoncelle et piano par Christoph Sassmannshaus. Bärenreiter : BA 10694.

On peut faire les mêmes commentaires sur cette pièce que sur la précédente : ce qui change, c'est simplement le niveau d'exigence mais on y retrouve le même souci de faire travailler la technique, mais au service de la musique et de l'interprétation.

Max MÉREAUX : Rêverie  pour violoncelle et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L. 2894.

Sur les arpèges rêveurs du piano, le violoncelle chemine lentement, mélodieusement, en valeurs longues qui permettront d'apprécier la qualité du son et du phrasé de l'instrumentiste. L'ensemble module doucement pour revenir à la tonalité délicate de fa Majeur. Simplicité et grâce, telles sont les caractéristiques essentielles de cette pièce.

 Ecoute mon violoncelle.

Sophie VILLEMAIN-DOPOURIDIS – Franck REYNAUD : Ecoute mon violoncelle.  Vol 1. Les 4 premières positions. Delrieu : GD40023.

 

Conçu de la même manière que celui pour violon, ce volume est bien entendu entièrement pensé pour le violoncelle. On y retrouve la même volonté de familiariser le jeune violoncelliste avec son instrument en lui faisant écrire partiellement certains exercices. Il s'agit d'un outil tout à fait intéressant.

 

 

 

Stèle  pour violoncelle et orgue.

Jean-Charles GANDRILLE : Stèle  pour violoncelle et orgue. In memoriam Olivier Messiaen. Delatour : DLT2305.

Jean-Charles Gandrille nous gratifie d'une de ces atmosphères dont il a le secret : à la fois mystérieuse, envoutante, priante et avant tout, tout simplement fort belle.

Frédéric BORSARELLO : Kit d'échauffement  à l'usage des violoncellistes. Sempre più : SP0156.

Le contenu, parfaitement conforme au titre, consiste en une série d'exercices d'échauffement qui seront certainement appréciés par les violoncellistes même si l'auteur avoue modestement qu'il y a d'autres possibilités. On appréciera le côté méthodique et systématique utilisé pour chacune des deux mains du violoncelliste. C'est un très utile outil de travail.

 …Souvenirs de la rue Olga, op. 30

Éric LEBRUN : …Souvenirs de la rue Olga, op. 30. Pour violoncelle et piano. Chanteloup-musique : CMP014.

 

Cette rue Olga se trouve à Fontainebleau, et la pièce est écrite à la mémoire de la violoncelliste et pianiste Jeannine Lhemery qui a formé des générations de musiciens à l'école de musique de Fontainebleau.

Sophie LACAZE : Variations sur quatre haïkus  pour violoncelle

ophie LACAZE : Variations sur quatre haïkus  pour violoncelle. Moyen avancé. Delatour : DLT2408.

Composées en 2009 pour Florian Lauridon, ces quatre petites pièces furent créées en 2010 au cours d'un concert de l'Itinéraire.

Charles-Marie WIDOR : Moderato cantabile  extrait de la 6ème symphonie pour orgue

Charles-Marie WIDOR : Moderato cantabile  extrait de la 6ème symphonie pour orgue. Transcription pour violoncelle et orgue de Jean-Paul IMBERT. Delatour : DLT2326.

 

 Le transcripteur, lui-même organiste, est donc orfèvre en la matière. On pourra craindre simplement que le violoncelliste n'interprète de façon trop romantique ce thème qui parcours l'œuvre et ne donne quelques malencontreux « coups de boîte » (expressive, bien entendu !) Mais faisons confiance aux interprètes. Après tout, pourquoi pas ?