DVOŘÁK : Concerto en si mineur pour violoncelle et orchestre op. 104. Bärenreiter : TP620.

Nous avons rendu compte dans notre lettre de décembre 2016 de la parution de cette œuvre chez Bärenreiter. La partition recensée ici est donc la partition de poche réalisée par le même éditeur, Jonathan Del Mar. On y retrouve la copieuse introduction ainsi que la préface de la partition d’orchestre. Réalisée avec le même soin que celle-ci, elle rendra les précieux services qu’on attend de ce format de partition.

Piotr MOSS : « 125 » pour violoncelle seul. Collection pour les enfants « Violoncelle mon ami ». Fortin-Armiane : EFA 110.

Attention, il ne s’agit pas vraiment d’une pièce pour enfant ! Le titre, au premier abord assez mystérieux, fait allusion au fait que les deux dédicataires fêtent à la fois leurs cinquante ans et leur vingt-cinquième anniversaire de mariage (50+50+25=125). Ce court récit lyrique est en plus écrit sur six notes, tirées du nom de ces mêmes destinataires : c, d, es, e, f, a. autrement dit ut, ré mib mi fa et la. Ceci dit, au-delà des circonstances particulières de sa composition et de sa création, cette pièce mérite d’être jouée pour elle-même, dans sa sobriété pleine de charme. Elle pourra être abordée par un violoncelliste de niveau moyen.

Max MÉREAUX : Malinconia pour violoncelle et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.3036.

Mélancolique, cette œuvre l’est manifestement, mais aussi mouvementée. Elle l’est tant par ses couleurs harmoniques, fort peu classiques, que par ses rythmes et la véhémence du discours. Le violoncelliste pourra et devra exprimer tout son lyrisme dans l’ensemble de la pièce mais plus encore dans la cadence qui forme en quelque sorte le centre du propos. Cette œuvre tourmentée mais pleine de grâce, spécialement dans les treize mesures qui suivent la cadence est d’un intérêt certain. Bien loin du « morceau d’étude », c’est une véritable œuvre à découvrir en audition ou en concert.

Dominique de WILLIENCOURT : L’envol. Opus 30. Pour violoncelle et piano. Fortin-Armiane : EFA113.

Ecrite au cours de l’année 2016, cette œuvre poursuit un double but : d’abord de proposer une pièce de concert. La pièce a donc été créée le 25 juin 2016 pour le Festival du Vexin. D’autre part, elle a été proposée pour le concours des Jeunes Violoncellistes de Violoncellenseine en décembre 2016. Hommage à Claude Debussy, mais avec le langage musical de l’auteur, cet « envol » évoque à la fois l’histoire d’un petit oiseau, mais aussi l’envol des propres enfants de l’auteur ainsi que celui des jeunes violoncellistes du concours…

Dominique de WILLIENCOURT : Je m’appelle… op. 31 pour violoncelle et piano. Fin de cycle 1. Fortin-Armiane : EFA114.

Ecrite pour le concours Violoncellenseine 2016, cette pièce se rattache à la précédente par la reprise des thèmes de celle-ci. Ces morceaux « aux couleurs orientales et chatoyantes, nostalgiques et rythmées » font partie d’un ensemble. Celui-ci a la particularité de permettre à l’élève de se présenter à la fois en paroles et en musique.

Antonín DVOŘÁK : Concerto pour violoncelle en si mineur op. 104. Bärenreiter Urtext. Partition de poche : TP 620.

Nous avons rendu compte dans notre lettre n° 55 de janvier 2012 de cette remarquable publication. A l’ensemble des partitions déjà recensée s’ajoute aujourd’hui cette partition de poche éditée également par Jonathan Del Mar avec une copieuse préface. Voici donc complète cette édition d’une page centrale de l’œuvre du compositeur. Inutile de préciser qu’on y retrouve toutes les qualités graphiques des autres partitions.

Tomaso ALBINONI : Adagio et Allegro de la sonate pour violon et basse continue op.6 n°6. Transcription pour violoncelle et piano de Laurent Rannou. Préparatoire. Lafitan : P.L.2772.

Si l’éditeur fait paraître cette pièce dans sa collection « Musique de chambre », c’est que la partie de piano est destinée à être jouée par un pianiste de même niveau que le violoniste. La transcription est en tout point remarquable car il s’agit d’un véritable « trio » : le piano joue constamment à deux voix, ce qui rend sa partie particulièrement intéressante. Cette pièce constitue donc une remarquable introduction à la musique de chambre.

Frédéric BORSARELLO : les cahiers du violoncelle. Volume 2. 1 vol. 1 DVD. Sempre più : SP061.

 

Comme dans le premier volume, dont nous avons rendu compte en novembre 2014, le DVD contenu dans ce volume constitue une pièce maîtresse de la méthode. Explorant toutes les positions, cette méthode conduit pas à pas le violoncelliste jusqu’aux techniques les plus avancées de son instrument. Il s’agit donc d’un outil remarquable au service des élèves et de leur professeur.

 

César FRANCK : Sonate Version violoncelle et piano. Mélancolie pour violoncelle et piano. Urtext. Bärenreiter : BA10917.

En même temps que la version originale pour violon, les éditions Bärenreiter publient les versions pour alto et pour violoncelle de l’œuvre. S’y ajoute ici la Mélancolie pour violon. On lira avec beaucoup de profit les commentaires sur cette version ajoutés à la préface originelle. Ni l’une ni l’autre de ces transcriptions n’ont été effectuées par l’auteur, mais en ce qui concerne la sonate, on sait que Franck connut et approuva la version réalisée par Jules Delsart et publiée ici.

Patmos

Christophe PICOT : Patmos pour violoncelle et piano. Fin 2ème cycle. Sempre più : SP0203.

Voici une pièce lyrique et tourmentée aux accents tragiques. Est-ce une allusion à l'Apocalypse que l'apôtre Jean est censé avoir rédigé en exil sur cette île grecque ? En tout cas, on est entraîné dans un tourbillon qui ne peut laisser indifférent. C'est une belle œuvre qui mérite d'être donnée en concert.

 

Carrousel

Josiane DIEFFERDING : Carrousel pour violoncelle et piano. Fin de 1er cycle. Sempre più : SP0232.

Le titre correspond parfaitement au caractère de la pièce : vrais chevaux ou chevaux de bois, tout tourne avec grâce. Mais ce n'est pas pour autant que l'œuvre manque de variété, et le piano n'y a pas un simple rôle d'accompagnateur. Il y a dans cette pièce beaucoup de charme mais aussi de fantaisie.

Sirènes

Pascal PROUST : Sirènes pour violoncelle et piano. Premier cycle. Sempre più : SP0245.

Voici de bien attirantes sirènes ! Pascal Proust nous déroule un discours à la fois simple et ondoyant tandis que le piano le soutient en délicates harmonies. Si la technique est évidemment sollicitée, c'est d'abord de sens musical que devront faire preuve les jeunes interprètes.

 

 

Sonate

Henri DUPARC : Sonate  pour violoncelle et piano. Delatour : DLT2553.

C'est dans leur collection « Musique & Patrimoine » que les éditions Delatour nous offrent cette première édition mondiale de cette Sonate miraculeusement rescapée de la folie destructrice de leur auteur. Olivier Laville et Camille Seghers ont réalisé cette édition et nous donne un très bel aperçu de l'œuvre sur Youtube https://www.youtube.com/watch?v=dZaBHS1HcT4 Souhaitons avoir l'occasion d'entendre souvent cette œuvre qui pour être « de jeunesse » n'en est pas moins parfaitement accomplie et d'une grande beauté.

 

Sonate n° 1 en sib majeur

Luigi BOCCHERINI : Sonate n° 1 en sib majeur  pour violoncelle et piano. Réalisation et cadence de Louis-Noël Belaubre. Delatour : DLT2263.  Les 18 autres sonates : de 2264 à 2281.

C'est un remarquable travail qui a été fait par L.-N. Belaubre. En effet, ces dix-neuf sonates inédites ont été découvertes par lui en 1962 grâce au directeur de la bibliothèque de la radio. A l'époque, on ne disposait que de six sonates éditées chez Ricordi dans une harmonisation assez éloignée du style de l'auteur.

Dominique de WILLIENCOURT : EMTO

En Mémoire Tragiquement Optimiste. Op. 16 pour violoncelle et piano. (Transcription du concerto pour violoncelle et orchestre à cordes). Fortin-Armiane : EFA 101.

Ce concerto comporte trois mouvements. Le premier s'intitule « Prélude et allegro moderato ». A la fois lyrique et tourmenté, ce premier mouvement crée une atmosphère à la fois inquiétante et pourtant pleine de ressort. Le deuxième, intitulé « Lamentoso », s'enchaine directement avec le premier. Il n'a rien d'une complainte mais maintien la tension sans aucun répit. Le dernier mouvement est une « Gigue » haletante à la fin paroxysmique. Bref, il s'agit d'une grande et belle œuvre qui a été enregistrée et dont on peut entendre des extraits sur le site http://www.de-williencourt.com/DOMINIQUE-DE-WILLIENCOURT-L.html .

J.S. BACH : Chorals

transcrits pour quatre violoncelles par Odile Bourin. Lemoine : 29257H.L.

Disons tout de suite que ces transcriptions sont d'une totale fidélité (sauf la tonalité) à l'original dont la référence est soigneusement indiquée.

Rose-Marie JOUGLA : Tango 13 pour violoncelle et piano.

Difficile. Delatour : DLT2509.

Cette pièce est la transcription pour violoncelle de la pièce pour violon et piano que nous avons recensée dans notre lettre 76 de décembre 2013. On pourra donc se reporter à cet article pour y voir toute les qualités de cette œuvre. Rappelons que la version pour violon peut être écoutée intégralement sur le site de l'éditeur (et sur YouTube).

Emile BOUSSAGOL (1854-1917) : 3 petites pièces chantantes  pour violoncelle et piano. Restitution : Jean-Louis Couturier. Deuxième cycle. Sempre più : SP0168.

Harpiste et directeur de conservatoire, maître de chapelle et compositeur prolixe, Émile Boussagol a écrit notamment de nombreuses pièces destinées aux élèves des conservatoires. Les trois pièces présentées ici sont pleines de charme et remarquablement écrites. Elles devraient séduire les jeunes violoncellistes qui pourront y montrer toutes leurs qualités expressives. Remercions les éditions Sempre più de nous permettre de redécouvrir ce répertoire de qualité.

Louis-Noël BELAUBRE : Sonate pour un violoncelle.  Delatour : DLT0587.

Ecrite à la demande du violoncelliste Charles Reneau, à qui elle est dédiée, cette pièce fut donnée en première audition au festival de musique contemporaine de Nice en 1983. Quatre mouvements : prélude, scherzo, cavatine et rondo final. On regrette que ce compositeur ne soit pas plus connu et plus joué car sa musique est à la fois classique et originale, bien personnelle. Remercions les éditions Delatour de nous faire découvrir les œuvres de ce compositeur. On peut en entendre un certain nombre sur YouTube.

Louis-Noël BELAUBRE : Petite suite  pour deux violoncelles. Delatour : DLT1774.

Si les quatre mouvements de cette suite ne comportent pas de grande difficulté, ils sont à la fois de caractère original et gardent en même temps, une facture classique qui ne dépaysera pas trop les jeunes interprètes. Ce sont certes des pièces pédagogiques pour favoriser la musique d'ensemble mais aussi, pourquoi pas, des pièces de concert.

  Gérard HILPIPRE : Concerto pour Violoncelle et orchestre de Bois, Cuivres et Percussions. Delatour : DLT2366.

Voilà une formation un peu étonnante puisqu'on y trouve également un piano. Raison de plus pour essayer de voir comment le compositeur peut équilibrer deux éléments à première vue aussi disparates.  Il le fait en utilisant l'orchestre très souvent comme une nappe de couleurs sonores sur laquelle le lyrisme du violoncelle peut s'épanouir sans être écrasé. Trois mouvements dans ce concerto : 1 – Couleurs, ombres lumières ; 2 – Duel, qui enchaine avec une « Cadenza » et le n° 3 – Espace des songes.

Edward MOLLENHAUER : The infant Paganini. Concert Pieces arrangées pour violoncelle et piano par Christoph Sassmannshaus. Bärenreiter : BA 10693.

Cette œuvre d'un violoniste virtuose de la fin du XIX° siècle qui implanta aux Etats-Unis l'enseignement de la musique dans la tradition européenne, est une introduction aux œuvres de virtuosité des grands maîtres du violon… et du violoncelle, grâce à cette transcription.

Destinée aux violoncellistes commençant à maîtriser les rudiments de l'instrument, elle les fera progresser à la fois techniquement et musicalement.