Vladimir BODUNOV : Classic Hits

pour violon et alto. Collection « Ready to play ».  Bärenreiter : BA 10626.

On retrouve dans ces duos les mêmes qualités que celles énoncées plus haut à propos de « Folk ». Ajoutons seulement qu’il s’agit cette fois-ci de duos classiques : arrangements de J.S. Bach, Vivaldi, Mozart, Beethoven Grieg… réalisés avec beaucoup de goût. Ce pourra être, pour les élèves, l’occasion d’aller écouter les œuvres originales et ainsi de se les approprier.

Claude-Henry JOUBERT : 6 Etudes

pour un ou deux ou trente violonistes ! Editions Fertile Plaine, 87, rue de Neuilly, 93250 Villemomble. www.fertile-plaine.com FP1637.

Saluons d’abord cette maison d’édition qui se consacre à la publication d’œuvres ayant un projet pédagogique original. C’est bien le cas ici pour ces six études qui sont en réalité des variations de chorals puisés dans l’œuvre de J.S. Bach. Abordables pour le deuxième cycle, on peut les exploiter de nombreuses façons expliquées par l’auteur. On pourrait également s’en servir en cours de Formation Musicale. Bref, il s’agit d’un recueil d’une grande richesse musicale et pédagogique.

Claude-Henry JOUBERT : 6 concertos minuscules

pour violon, avec accompagnement ad libitum. Niveau premier cycle. Fertile-Plaine : FP1572.

Là encore, l’intérêt est moins dans ces textes que dans l’usage pédagogique qu’on peut en tirer. Composés sur le même schéma harmonique, ces six concertos pourront donner lieu à de multiples exercices d’harmonisation et d’improvisation. Aux élèves, aidés par leur professeur, d’en extraire toute la substantifique moelle. Une collaboration avec le professeur de FM serait hautement souhaitable et profitable !

Bruno GINER : Oxphale

pour deux violons. Difficile. Dhalmann : FD0384.

Cette œuvre est écrite dans un langage tout à fait contemporain. Les procédés de jeux sont minutieusement indiqués. On connait assez le sens des couleurs et des timbres de l’auteur pour avoir envie de découvrir cette œuvre.

Pascal PROUST : Lune rousse

pour alto et piano. Sempre più : SP0070.

Pascal Proust nous propose pour la fin du premier cycle une œuvre attachante en trois parties, deux adagios au centre desquels un poco più vivo anime l’ensemble. On y trouve beaucoup de délicatesse dans l’harmonie : le jeune altiste devra y développer des qualités de phrasé et d’expressivité qui ne pourront que développer son audition et son sens musical.

Jean-Michel TROTOUX : Lulu la tortue

pour violon et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2658.

L’auteur se joue des difficultés inhérentes à l’écriture pour un violoniste débutant pour nous proposer une pièce fort agréable, plus ou moins modale, et évoquant bien, de surcroit, la marche de la tortue. Il y a là de quoi séduire le jeune violoniste et même lui permettre de jouer avec un pianiste sinon débutant du moins de petit niveau car la partie de piano, qui n’est pas une simple partie d’accompagnement mais dialogue avec le violoniste, n’est pas très difficile.

 Pipolet

Claude-Henry JOUBERT : Pipolet pour violon avec accompagnement de piano. Premier cycle. Sempre più : SP0056.

Ce titre cache-t-il un personnage de jeu vidéo ? On peut en douter. L’auteur nous renvoie sans doute plutôt à l’œillet des rochers, appelé également de ce joli nom, et qu’on rencontre dans les Hautes-Alpes. Quoi qu’il en soit, on pourra y voir des échos de farandole ou des sauts de chamois… La pièce est alerte, variée et bien plaisante.

Schülerkonzert in G

Friedrich SEITZ : Schülerkonzert in G – moll op. 12. Bärenreiter : BA 8985.

Il sera bien agréable aux professeurs de violon – et à leurs élèves – de retrouver les concertos faciles de ce violoniste et compositeur allemand né en 1848 et mort en 1918 dans une édition de travail aussi soignée. A un Allegro risoluto s’enchaine un Adagio plein de charme. Le tout se termine par un Allegro vivace. Il est nécessaire, pour aborder cette pièce, que le jeune violoniste maîtrise les cinq premières positions.

 Beautiful Adagios

Vladimir BODUNOV : Beautiful Adagios. 9 pièces pour deux violons. Bärenreiter : BA 10615.

 

De Vivaldi à Brahms et Tchaïkovsky en passant par Bach, Chopin et d’autres, il n’était pas facile de réaliser des adaptations à la fois fidèles et pas trop difficile. L’adaptateur y réussit à merveille. Il est toujours bon pour les élèves d’avoir « bricolé » dans des pièces célèbres avant d’écouter et de goûter les originaux…

 

 

 

Tango classics

George A. SPECKET : Tango classicspour violon et piano. Bärenreiter : BA 10614.

Gageons que ces arrangements de six tangos célèbres, d’Astor Piazzolla à Carlos Gardel, connaîtront un franc succès auprès des jeunes violonistes. Qu’en dire sinon que ces adaptations sont pleinement réussies et fidèles aux originaux ? Ce n’est pas si facile, mais le jeu en vaut la chandelle !

 

Arcangelo CORELLI : Sonates

pour violon et basse continue. Op. 5, I-VI volume 1, VII-XII volume 2. Edité par Christopher Hogwood et Ryan Mark. Bärenreiter : BA 9455 et 9456.

Certes, les éditions des sonates de Corelli ont été fort nombreuses depuis l’origine, et publiées avec des réalisations de la basse très variées. Mais c’est d’une véritable édition critique qu’il s’agit ici et qui apporte beaucoup de nouveautés.

La Question perpétuelle

Christophe FRIONNET : La Question perpétuelle pour violon et piano. Delatour : DLT2131.

Nous sommes prévenus : « cette courte pièce s’adresse à des musiciens expérimentés »… Piano et violon échangent et entremêlent leurs questions « à la vie et au monde ». Le discours est dense et se termine, nous dit toujours l’auteur, « en impasse ». Quoi qu’il en soit, cette œuvre est intéressante à découvrir.

Jean-François PAULÉAT : En chemin

pour violon et piano. Delatour : DLT2172.

Que voilà un chemin bien agréable, quoique un peu chaloupé… En effet, cette courte pièce de forme rondeau emprunte beaucoup de son rythme au tango. Le clavier joue un rôle rythmique de premier plan. Cette pièce existe en plusieurs versions : cor anglais et piano et cor anglais et clavecin. La version pour violon est jouée avec beaucoup de panache dans une vidéo visible sur le site de l’éditeur. La pièce est écrite pour un niveau fin de deuxième cycle.

Robert WAECHTER : 24 études pour violon

Vol. 1 pour violon seul ou avec accompagnement. Dhalmann : FD0383.

Précisons d’abord que l’accompagnement dont il est question n’est pas un accompagnement de piano. Il s’agit de développer une deuxième voix qui peut être rythmique ou mélodique et qui peut être interprétée par un second violon ou un vibraphone par exemple. Chaque étude possède un titre plein de poésie et d’humour. De niveau difficile, ces études peuvent être écoutées dans leur intégralité sur le site de l’éditeur où la partition peut également être consultée.

 

Claude-Henry JOUBERT : Méthode de Violon

12 études à écrire soi-même en 1ère et 3ème position. Volume 3. Niveau 1er cycle. Combre : CO6758.

Ne nous y trompons pas : les études existent bel et bien. Mais elles sont accompagnées d’un véritable cours d’analyse et de composition à la fois tout à fait compréhensible pour des premiers cycles et opératoire pour eux. Il y a dans cet exposé la dose d’humour habituelle de l’auteur, mais jamais de façon gratuite. Ce volume 3 s’inscrit en complément indispensable des deux premiers volumes : 32 leçons pour les débutants et 32 leçons en 1ère et 3ème position. C’est, pédagogiquement et musicalement, du plus grand intérêt.

Valéry AUBERTIN : Perturbation

pour violon solo. Editions Europart-music 86240 Ligugé.La citation de Thomas Bernhard mise en exergue présente fort bien le propos de cette Perturbation : « Chaque jour, je me construisais totalement puis me détruisais totalement. ». Très expressive, mais très difficile, elle mérite vraiment d’être découverte.

Eric FISCHER : Bonsaï da camera

pour violon et piano. Collection Carnets du 21ème siècle. Dhalmann : FD0379.

Comme son titre l’indique, il s’agit d’une sonate en réduction. Les deux premiers mouvements sont assez simples, le troisième est un peu plus difficile à cause des doubles cordes mais il y a toujours une corde à vide sur les deux. Attention cependant : simple ne veut pas dire facile et cette œuvre ne s’adresse pas à des débutants mais à des interprètes déjà aguerris qui y trouveront l’occasion de s’exprimer dans un langage contemporain et de découvrir une ambiance à la fois lyrique et passionnée.

André DELCAMBRE : Improvisation rocambolesque

pour violon et piano. Supérieur. P.L.2354. Effectivement, ce n’est pas une œuvre techniquement facile. Aux interprètes de mettre en valeur ce discours « rocambolesque » du violon, souligné par les réponses du piano. Il leur faudra faire preuve d’une grande écoute mutuelle pour donner à cette œuvre tout son charme et toute son apparente désinvolture. Il s’agit donc d’un vrai travail de musique de chambre.

Loup Yétu pour violon et piano

Bruno ROSSIGNOL : Loup Yétu pour violon et piano. Delatour : DLT1740.

On n’aura pas besoin de beaucoup de temps pour reconnaître dès l’entrée le thème : « Prom’nons nous dans les bois… ». Et il faut avouer que cette promenade variée animée d’un motif rythmique insistant et variée par un contrepoint de pizzicati sans oublier un zest de modulation est bien agréable. Elle est indiquée « assez facile » par l’éditeur.

 

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Oasis

François BOCQUELET : Oasis  pour violon et piano.  Préparatoire.  Lafitan : P.L.2456.

Pourquoi Oasis ? Peut-être à cause du charme rafraichissant de la mélodie ou de quelques chromatismes… Toujours est-il que cette très jolie pièce est pleine d’intérêt par les qualités de justesse, de phrasé et d’expressivité qu’elle exige de l’interprète. On remarquera aussi la marche harmonique descendante de la deuxième page, répétée deux fois, mais variée la deuxième fois par un accompagnement de piano en mouvement contraire. Ce pourra être l’occasion d’une séance d’analyse « sur le tas »… Là encore, la partie de piano peut être interprétée facilement par un élève.

Maestro violino !

Gilles MARTIN : Maestro violino !  pour violon et piano.  1re et 3e positions.  Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.2388.

Cette valse allègre et tonique écrite dans un sol majeur de bon aloi module sagement tout en permettant au jeune violoniste de montrer ses talents de futur virtuose. Assez curieusement, on sent dans l’introduction comme une réminiscence de bourrée… ce qui ne nuit nullement au charme de cette pièce. La partie de piano est facilement abordable par un élève de niveau moyen.

La Barcarola

Bruno GILLET : La Barcarola  pour basse de viole à sept cordes. Collection « Mïa » dirigée par Éric Fisher : musique d’aujourd’hui sur instruments anciens.  Dhalmann : FD0357.

Le titre de la collection en indique bien le propos.  Dans la lignée d’un Poulenc écrivant pour clavecin, les compositeurs contemporains explorent les richesses insoupçonnées des instruments dits « anciens ». Bruno Gillet nous offre ici une pièce tout à fait contemporaine par l’écriture, pièce qu’il présente lui-même en détail pour en faire bien comprendre l’esprit et la structure. La pièce, nous dit l’auteur, « doit se dérouler tout entière dans un climat très intime, avec un minimum d’intensité. » Une sorte de refrain en fait en quelque sorte un rondo.