Bruno ROSSIGNOL : La meunière a neuf écus  pour violon et piano. Assez facile. Delatour : DLT2386.

Inspirée d'une chanson catalane La molièra qu'a nau escuts, cette pièce très entrainante en développe fort agréablement le thème qui passe du violon au piano, faisant de celui-ci un acteur à part entière. Les deux interprètes devraient y trouver beaucoup de plaisir.

 

Carlos D'ALESSIO : India Song. Version pour violon ou flûte ou hautbois et piano de Julien BRET, Paris, LE CHANT DU MONDE (www.chantdumonde.com  ), VP4900,  2014, 6 p.

Carlos d'Alessio est né en 1935 à Buenos Aires et mort à Paris en 1992. L'arrangement de Julien Bret (né en 1974) est réalisé pour un instrument mélodique accompagné au piano. D'entrée de jeu, la partie de clavier, pleine d'élan rythmique, introduit le thème de l'India Song, exposé en valeurs longues et entrecoupé par la même formule rythmique pointée. Ce « chant » évolue dans un tempo modéré. Son interprétation requiert une parfaite maîtrise du jeu marcato et de la dynamique avec des nuances très subtiles (mp, pp, ppp).

 

Aram KHATCHATOURIAN: Berceuse pour violon, violoncelle et piano, Paris, LE CHANT DU MONDE (www.chantdumonde.com), MC4903,  1993. (Piano : 6 p. – parties violon, violoncelle séparées : 2 p. chacune).

Aram Khatchatourian (né en Géorgie en 1903, mort à Moscou en 1978) a composé cette Berceuse pour violon, violoncelle et piano en 1926. Une introduction au piano comportant des accords arpégés prépare l'entrée du thème d'abord au violoncelle (pp), il sera ensuite repris comme en écho par le violon. Cette page avec des oppositions de nuances, baigne dans la douceur et le calme inhérents au genre, ainsi que dans la simplicité avec une pointe de caprice.

 

 

 

Max MÉREAUX : Le pont du bonheur pour violon et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2759.

Cette jolie pièce permettra au jeune violoniste de montrer toute sa sensibilité et son sens mélodique rien que sur quelques notes. La partie de piano, extrêmement simple, pourra être abordée par un pianiste de petit niveau. C’est excellent pour la découverte de la musique de chambre. De plus, les harmonies quasi fauréennes (comment ne pas penser à la Berceuse op. 16 ?) donnent à cette pièce une grande délicatesse.

 

Madeleine BLOY-SOUBERBIELLE : Deux mélodies transcrites pour violon et piano par Alexis Galpérine. Delatour : DLT1687.

C’est en 1996 que Madeleine Bloy-Souberbielle, auteur de mélodies remarquables, autorisa Alexis Galpérine à transcrire pour violon deux d’entre elles. Elles furent créées le 29 octobre 1996 à l’occasion d’un colloque sur Léon Bloy.

 

La première mélodie, d’un mouvement très modéré, déroule de très belles phrases accompagnées sobrement par le piano. La deuxième, dans un mouvement vif et une tonalité de sol dièse mineur, nous entraine dans une course quasi incessante et haletante. C’est peu dire que c’est de la très belle musique !

 

Otto-Albert TICHY : À Alexis. Deux pièces pour violon et piano. Assez facile. Delatour : DLT1686.

Otto-Albert Tichy (1890-1973) est un organiste compositeur, musicologue qui a laissé de nombreuses œuvres, en particulier religieuses. Né en Moravie, il fut élève de Vincent d’Indy à la Schola Cantorum et fut pendant trente ans Cantor de la cathédrale de Prague. S’il faut voir un rapport avec les œuvres précédentes, c’est qu’il épousa, lui, la fille aînée de Léon Bloy… Bref, ce délicieux diptyque fut dédié, pour ses onze ans, au jeune Alexis Galpérine qui nous les offre aujourd’hui. La première est un « andante amoroso » très lyrique, la deuxième un Allegro contrasté inspiré du folklore. Ces deux pièces devraient ravir les jeunes interprètes.

Alain Louvier : Air enfantin et variations

Duo de violon. Dhalmann : ISMN: 9790560244280.

La « note de l’auteur » présente mieux la pièce que tout autre commentaire :

« Ce duo pour deux violons est conçu pour être abordable en 2è cycle de violon (6 à 8 ans d’étude environ). Les deux violons ont des parties de difficultés comparables sur l’ensemble de la partition.

Jean-François PAULÉAT : Caprice pour violon et piano

Niveau moyen. Delatour : DLT2245.

Ce joli Caprice commence par une longue introduction au violon seul, d’un caractère énergique et agreste.

Laurent MARTIN : Six Analexis pour deux violons.

Delatour : DLT2373.

Ces six pièces sont plus destinées aux professeurs qu’à leurs élèves, sinon à ceux qui s’apprêtent à leur tour à devenir des « maîtres ».

Otto-Albert TICHY : Andante pour violon et piano.

Delatour : DLT2377.

L’auteur (1890-1973) est un organiste chef de chœur et compositeur tchèque qui fut élève de Vincent d’Indy à la Schola Cantorum.

Armand MERCK : Andante pour violon et piano.

Delatour : DLT2376.

Arnaud Merck (Liège 1883 – Meudon 1963) fut, comme Otto-Albert Tichy, élève de Vincent d’Indy à la Schola Cantorum.

Jean-Claude AMIOT : Chanson pour Lara pour violon et piano.

Débutant. Lafitan : P.L.2821.

Cette charmante ballade a le mérite de la simplicité, tant pour la partie de violon que pour celle de piano.

Jeanne DEMESSIEUX : Sonate pour violon et piano

Delatour : DLT2079.

Remercions les éditions Delatour d’avoir édité cette sonate écrite en 1940 par cette jeune compositrice (née en 1921) dont la carrière d’organiste a éclipsé la compositrice. De plus, sa mort prématurée (1968) ne lui a pas permis de donner sa pleine mesure. Cette sonate possède une originalité certaine et mérite de figurer au programme des récitals des meilleurs violonistes. Elle comporte trois mouvements : - Allegro moderato (6'30'') - Adagio cantabile (2') - Thema et variations (7').

Claude-Henry JOUBERT : Valse du Vöglein (« Petit Oiseau »)

pour violon avec accompagnement de piano. Premier cycle. Fertile Plaine : FP 1551.

L’introduction n’est pas sans évoquer une certaine valse… Au professeur de faire peut-être entendre l’original ! Une autre allusion, non moins explicite, à une œuvre connue où il est question d’oiseleur et d’oiseaux méritera d’être également commentée… Bien sûr, on ne peut pas ne pas penser également à Ouvrard même si cette référence est moins recommandable ! De plus, l’auteur invite à se servir de cette valse comme modèle pour en composer d’autres : espérons que beaucoup d’élèves se laisseront tenter par l’aventure !

Alain LOUVIER, Bruno GINER, François ROSSÉ, Eric FISHER, Carlos GRÄTZER : Neuf duos contemporains faciles.

Dhalmann : FD0414.

La gageure était d’écrire des duos intéressants et accessibles musicalement et techniquement à de jeunes élèves. Le pari est tout à fait tenu et à la hauteur des compositeurs qui s’y sont soumis. Il y a beaucoup de variété et d’intérêt, ce qui constituera en même temps un excellent exercice d’oreille pour les jeunes interprètes.

Daniel TOSI : Per a Balbino

Deux pièces pour deux violons. Assez difficile. Dhalmann : FD0415.

Chacune des deux pièces commence par un « cantus » d’un classicisme tonal absolu et se continue par une suite tout à fait contemporaine. On voit tout l’intérêt de la confrontation de ces deux écritures.

Michel NIERENBERGER : Spleen et badinage

pour violon et piano. Supérieur. Lafitan : P.L.2374.

D’une durée de dix minutes, cette pièce est pleine de surprises et de rebondissements, y compris les dernières pages où la « corde de sol » devient la « corde de fa ». L’œuvre demande certes beaucoup de travail, mais présente un grand intérêt musical car elle allie charme, lyrisme et virtuosité. 

 

 

Nicoló PAGANINI : 24 capricciper violino solo op. 1. 24

Contradanze Inglesiper violino solo. Première édition. Bärenreiter : BA 9424.

C’est à la fois une édition d’étude et une édition critique de ce monument de la littérature violonistique qui nous est proposée ici. On lira avec grand intérêt la copieuse préface qui introduit le volume. Quant aux « contredanses anglaises », c’est un évènement éditorial car c’est la première fois que sont éditées ces courtes pièces pour violon seul dont on verra également la genèse et l’histoire dans la présentation de Daniela Macchione.

Jean LEGOUPIL : Violonneries.

12 duos pour violons. Moyen avancé. Delatour : DLT1567.

Ces douze duos, assez difficiles, font parcourir de nombreux aspects de la musique. Chacun comporte un titre évocateur : les interprètes devront s’en inspirer pour que la musique naisse de ces « violonneries » op. 42 d’un compositeur éclectique et passionnant.

 

Edward HUWS JONES : The Latin-American Fiddler

1 vol. 1 CD. Boosey & Hawkes : BH12400.

Si le volume est écrit pour un violon soliste, un violon d’accompagnement et piano, il peut être également utilisé en solo, en duo, avec des petites percussions, avec une guitare (les accords sont indiqués)…  Quant au contenu, on y trouve douze des plus fameux standards latino-américains. Citons entre autres La cucaracha, El condor pasa, Quizas, quizas, quizas… Bref, tout cela est de difficulté moyenne et permettra d’enrichir le répertoire d’une classe de violon ou surtout d’un cours de musique d’ensemble, sans oublier celui des amateurs… Le CD, fort bien réalisé, contient l’ensemble des morceaux exécutés intégralement et la version play-back. On appréciera également les indications précises (coups d’archet des violons) et la traduction en français de la préface…

Rose-Marie JOUGLA : Quatre notes s’amusent

pour violon et piano. Débutant. Delatour : DLT2228.

Cette jolie et poétique pièce sur les cordes à vide est un véritable petit morceau et permettra au jeune violoniste d’exprimer immédiatement son sens musical. C’était une gageure, elle est magnifiquement tenue. Nous avons recensé la version pour violoncelle dans notre lettre de décembre. On verra ci-dessous la version pour alto. La pièce peut être écoutée sur le site de l’éditeur.