Sébastien VILLERS : Faux ton  pour violon et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2849.

Do mineur ? Do Majeur ? Outre les variations clairement affichées, la tonalité officielle n'hésite pas à moduler avec hardiesse et grâce tout au long de cette œuvre lyrique où pianiste et violoniste auront de quoi exprimer leur sensibilité. On pourrait, bien sûr, interpréter le titre autrement…

 

 

 

 Cordes à vide

Claude PASCAL : Cordes à vide.  12 petites pièces pour violon ou alto. 1er recueil : violon. Débutant. Sempre più : SP0147.

C'est une gageure que d'écrire uniquement pour les cordes à vide. Claude Pascal y réussit merveilleusement en variant rythmes, phrasé, expression… Ce recueil est à recommander chaudement aux professeurs qui se refusent à faire un calvaire de l'apprentissage du violon

La mémoire du soleil.

Gualtiero DAZZI : La mémoire du soleil.  Violon et piano. Assez difficile. Dhalmann : FD0458.

On ne peut que citer ce que l'auteur dit lui-même de son œuvre : « L'œuvre commence dans un climat suspendu, baigné par la lumière matinale d'une mélodie qui se déploie et devient de plus en plus lyrique et dramatique. Cette ligne, tendue et sans résolution harmonique, guide l'écoute vers une deuxième section où la partie de piano se « souvient » dans sa figure rythmique du premier Intermezzo de l'opus 117 de Johannes Brahms. Puis une brève section cite, toujours au piano, quelques fragments de mon Tombeau de Claudio Abbado. 

Cantilena una e due  pour violon seul

Jean-Christophe ROSAZ : Cantilena una e due  pour violon seul. Assez facile. Delatour : DLT2423.

Comment mieux que l'auteur décrire ces deux petites pièces : « J'ai choisi ce titre de « cantilène » pour sa douce sonorité qui évoque la dimension rêveuse du monde de l'enfance. Ces deux chansons sont deux petites pièces destinées aux élèves de violon possédant déjà une bonne technique. Elles sont pareilles à deux sortes d'êtres fantastiques tout droit sortis des légendes,

Caprice en ut mineur  pour violon seul.

Pietro LOCATELLI : Caprice en ut mineur  pour violon seul. Arrangement de César Thomson. Moyen-avancé. Delatour : DLT1683.

C'est un plaisir de découvrir ces partitions inédites et pleines d'intérêt. L'arrangement du quatrième Caprice réalisé par César Thomson

Mélodie  pour violon et piano

Paul STERNE : Mélodie  pour violon et piano. Assez facile. Delatour : DLT2481.

Cette très belle Mélodie  se déroule comme un long fleuve coulant du début à la fin sans que rien ne puisse entraver son cours. Son appel récurent au mode de Fa lui donne une couleur bien particulière,

Qui a volé la colophane ?

Claude-Henry JOUBERT : Qui a volé la colophane ?  Une enquête du commissaire Léonard pour violon (niveau fin de 1er cycle) avec accompagnement du professeur de violon. Lafitan : P.L.2801.

« La musique du XXIème siècle ne sera pas celle des siècles précédents. Il semble important que tous les musiciens, amateurs, professionnels, étudiants, et déjà les élèves, puissent tenter d'écrire leur propre musique. » Claude-Henry Joubert, dans l'ensemble de ses œuvres pédagogiques et tout spécialement dans cette « série » des Enquêtes du professeur Léonard, s'emploie à susciter cette envie, ce besoin, chez les élèves et, espérons-le, chez les professeurs. C'est dire l'intérêt de ces pièces où règnent également humour et bonne humeur, sans oublier la musique, bien sûr !

 

WERNER / CASTÉRÈDE / MARGONI / CHAYNES : Quatre pièces « In memoriam André David »  pour violon seul. Delatour : DLT2407.

Quatre compositeurs ont décidé d'honorer la mémoire de leur ami André David, mort en 2007. Le recueil comprend une Elégie de Jean-Jacques Werner, Asclépios-Orphée d'Alain Margoni, In memoriam André David de Jacques Castérède et Autour d'une mélopée de Charles Chaynes. Bien que l'ensemble s'apparente à une Suite, chaque pièce peut être interprétée séparément. On y retrouve, bien sûr, la personnalité de chacun des auteurs, mais l'unité reste grande entre ces pièces. Souhaitons une grande diffusion à ces œuvres qui ne comportent pas de difficultés insurmontables.

Robert WAECHTER : 24 études pour violon. Volume 2. Pour violon seul ou avec accompagnement. Difficile. Dhalmann : FD0395.

Nous avons rendu compte dans la lettre 69 d'avril 2013 du premier volume de ces études. Comme le dit l'auteur, la deuxième voix est à improviser selon certains critères et par n'importe quel instrument. Les indications d'interprétation sont également données. Le rythme en est volontairement difficile et sera à respecter scrupuleusement. Chaque étude porte un titre qui suggère une ambiance, souvent avec une pointe d'ironie ou d'humour…

 

Alain QUERLEUX : Souvenirs d'Hendaye. Air varié pour violon solo (ou flûte ou hautbois solo). Sempre più : SP0119.

Varié, cet air l'est vraiment, et de bien agréable manière. Ternaire et binaire s'enchainent avec bonheur sur des airs plaisants et bien typés. Mais il faudra quand même le réserver au second cycle.

 

Marco PÜTZ : Lover's grief & happy end  pour violon et piano. Deuxième cycle. Sempre più : SP0142.

Chagrin d'amour… ne dure que le temps d'une pièce, puisque la deuxième nous propose un heureux dénouement. Ces deux jolies pièces sont évidemment contrastées : si la première est mélancolique à souhait, l'autre se déploie dans un tempo endiablé même si la partie médiane, beaucoup plus calme, exprime dans un rythme de sicilienne beaucoup de tendresse. Bref, on ne s'ennuie pas avec ces charmantes œuvrettes.

 

Christine MARTY-LEJON : Les lumières d'Acapulco  pour violon et piano. 1er cycle-4ème année, 2ème cycle-1ère année. Soldano : ES 624.  http://www.partition-soldano.fr/index.php

On ne s'ennuie pas non plus à écouter cette pièce « caractéristique » : le site de l'éditeur nous en propose une vidéo tout à fait convaincante par une artiste en herbe pleine de promesses. C'est de l'excellente musique remplie de charme et d'intérêt.

 

Bruno ROSSIGNOL : La meunière a neuf écus  pour violon et piano. Assez facile. Delatour : DLT2386.

Inspirée d'une chanson catalane La molièra qu'a nau escuts, cette pièce très entrainante en développe fort agréablement le thème qui passe du violon au piano, faisant de celui-ci un acteur à part entière. Les deux interprètes devraient y trouver beaucoup de plaisir.

 

Carlos D'ALESSIO : India Song. Version pour violon ou flûte ou hautbois et piano de Julien BRET, Paris, LE CHANT DU MONDE (www.chantdumonde.com  ), VP4900,  2014, 6 p.

Carlos d'Alessio est né en 1935 à Buenos Aires et mort à Paris en 1992. L'arrangement de Julien Bret (né en 1974) est réalisé pour un instrument mélodique accompagné au piano. D'entrée de jeu, la partie de clavier, pleine d'élan rythmique, introduit le thème de l'India Song, exposé en valeurs longues et entrecoupé par la même formule rythmique pointée. Ce « chant » évolue dans un tempo modéré. Son interprétation requiert une parfaite maîtrise du jeu marcato et de la dynamique avec des nuances très subtiles (mp, pp, ppp).

 

Aram KHATCHATOURIAN: Berceuse pour violon, violoncelle et piano, Paris, LE CHANT DU MONDE (www.chantdumonde.com), MC4903,  1993. (Piano : 6 p. – parties violon, violoncelle séparées : 2 p. chacune).

Aram Khatchatourian (né en Géorgie en 1903, mort à Moscou en 1978) a composé cette Berceuse pour violon, violoncelle et piano en 1926. Une introduction au piano comportant des accords arpégés prépare l'entrée du thème d'abord au violoncelle (pp), il sera ensuite repris comme en écho par le violon. Cette page avec des oppositions de nuances, baigne dans la douceur et le calme inhérents au genre, ainsi que dans la simplicité avec une pointe de caprice.

 

 

 

Max MÉREAUX : Le pont du bonheur pour violon et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2759.

Cette jolie pièce permettra au jeune violoniste de montrer toute sa sensibilité et son sens mélodique rien que sur quelques notes. La partie de piano, extrêmement simple, pourra être abordée par un pianiste de petit niveau. C’est excellent pour la découverte de la musique de chambre. De plus, les harmonies quasi fauréennes (comment ne pas penser à la Berceuse op. 16 ?) donnent à cette pièce une grande délicatesse.

 

Madeleine BLOY-SOUBERBIELLE : Deux mélodies transcrites pour violon et piano par Alexis Galpérine. Delatour : DLT1687.

C’est en 1996 que Madeleine Bloy-Souberbielle, auteur de mélodies remarquables, autorisa Alexis Galpérine à transcrire pour violon deux d’entre elles. Elles furent créées le 29 octobre 1996 à l’occasion d’un colloque sur Léon Bloy.

 

La première mélodie, d’un mouvement très modéré, déroule de très belles phrases accompagnées sobrement par le piano. La deuxième, dans un mouvement vif et une tonalité de sol dièse mineur, nous entraine dans une course quasi incessante et haletante. C’est peu dire que c’est de la très belle musique !

 

Otto-Albert TICHY : À Alexis. Deux pièces pour violon et piano. Assez facile. Delatour : DLT1686.

Otto-Albert Tichy (1890-1973) est un organiste compositeur, musicologue qui a laissé de nombreuses œuvres, en particulier religieuses. Né en Moravie, il fut élève de Vincent d’Indy à la Schola Cantorum et fut pendant trente ans Cantor de la cathédrale de Prague. S’il faut voir un rapport avec les œuvres précédentes, c’est qu’il épousa, lui, la fille aînée de Léon Bloy… Bref, ce délicieux diptyque fut dédié, pour ses onze ans, au jeune Alexis Galpérine qui nous les offre aujourd’hui. La première est un « andante amoroso » très lyrique, la deuxième un Allegro contrasté inspiré du folklore. Ces deux pièces devraient ravir les jeunes interprètes.

Alain Louvier : Air enfantin et variations

Duo de violon. Dhalmann : ISMN: 9790560244280.

La « note de l’auteur » présente mieux la pièce que tout autre commentaire :

« Ce duo pour deux violons est conçu pour être abordable en 2è cycle de violon (6 à 8 ans d’étude environ). Les deux violons ont des parties de difficultés comparables sur l’ensemble de la partition.

Jean-François PAULÉAT : Caprice pour violon et piano

Niveau moyen. Delatour : DLT2245.

Ce joli Caprice commence par une longue introduction au violon seul, d’un caractère énergique et agreste.

Laurent MARTIN : Six Analexis pour deux violons.

Delatour : DLT2373.

Ces six pièces sont plus destinées aux professeurs qu’à leurs élèves, sinon à ceux qui s’apprêtent à leur tour à devenir des « maîtres ».

Otto-Albert TICHY : Andante pour violon et piano.

Delatour : DLT2377.

L’auteur (1890-1973) est un organiste chef de chœur et compositeur tchèque qui fut élève de Vincent d’Indy à la Schola Cantorum.