Deux portraits.

Yves BOUILLOT : Deux portraits. Pièce en deux mouvements pour violon et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.2976.

Ces deux portraits, l'un romantique et l'autre rustique s'appuient sur des thèmes connus. Le premier emprunte sa structure mélodique au célèbre nocturne en mi bémol de Chopin, le deuxième à à un chant populaire. L'ensemble est fort plaisant et laisse au piano une place intéressante qui fait de ces portraits de vraies œuvres de musique de chambre.

 

Capriccio

Youli GALPERINE : Capriccio Opus 37 n° 2 pour violon solo. Difficile. Delatour : DLT2630.

Ce capriccio mérite bien son nom : changements de caractère, changements de rythme, de mesure, il offre une variété très grande et très séduisante mais demande une technique éprouvée. A la fois lyrique et rythmé, il nous emporte dans un tourbillon plein de surprises.

Quatre fables pour violon

Claude-Henry JOUBERT : Quatre fables pour violon avec accompagnement de piano. 2 – Le Baba et la Pâtissière.  Débutant. Lafitan : P.L.3076.

Après L'omelette et les fines herbes, dont nous avons rendu compte dans la lettre 95 de septembre 2015, voici donc une nouvelle gourmandise à déguster sans modération. L'histoire est, bien entendu, dramatique à souhait, mais se termine évidemment très bien. Le brave Baba viendra à bout du méchant Prince Savarin et conquerra les faveurs de la pâtissière prénommée Crème, comme il se doit… Alternent donc les passages tendres, terrifiants, lyriques.

Albert ROSS : Petit concerto

op. 6 pour violon et piano. Révision : Frédérick Forti. Combre : CO 6797.

Cette œuvre d'un pianiste et compositeur à cheval sur la fin du XIX° siècle et le début du XX° ne manque pas de charme. Construite en deux mouvements, elle est entièrement en première position. Il est toujours intéressant pour les jeunes violonistes et pour leurs professeurs de disposer d'un répertoire à la fois facile et de qualité.

Jean-François PAILLER : Promenade

pour violon et piano. Deuxième année de premier cycle. Delatour : DLT2623.

L'auteur parle de contexte modal élargi : ne nous laissons pas troubler par cette appellation. C'est d'abord de la très bonne et très agréable musique dans un style qu'on pourrait dire post-debussyste, qui oscille, certes entre ré Majeur et si mineur modal, mais ce n'est pas d'abord cela que l'on retient. On sera surtout intéressé par la variété des paysages harmoniques et rythmiques que nous fait découvrir cette promenade. Bref, pianiste (d'un niveau moyen) et violoniste devraient trouver beaucoup de plaisir à cheminer ensemble. On peut l'écouter sur le site de l'éditeur http://www.editions-delatour.com/fr/violon-et-piano/3099-promenade-pour-violon-et-piano-9790232112404.html

Quatre fables pour violon avec accompagnement de piano. 1 – L'omelette et les fines herbes

Claude-Henry JOUBERT : Quatre fables pour violon avec accompagnement de piano. 1 – L'omelette et les fines herbes.  Débutant. Lafitan : P.L.2912.

Cette pièce, notée pour débutant, sera plutôt pour un débutant en fin d'année… De toute façon, même un violoniste plus avancé pourra trouver beaucoup de plaisir à faire ressortir tout le sel de cette Omelette aux fines herbes…

Jean-Charles GANDRILLE : Sonate Yin et Yang  pour violon et piano. Moyen avancé. Delatour : DLT2441

L'opposition ou la complémentarité du côté masculin et féminin qui existe en chacun de nous structure cette sonate en un seul mouvement mais en multiples séquences. D'atmosphères lyriques et tendres en moments de tension paroxystique, le discours se déroule dans un perpétuel changement. L'ensemble est plein d'intérêt.

 

  Maurine SOUSA : Méthode d'alto. Archet, articulation, petits solos, duos. Chanteloup : CMP023.

Cette méthode d'alto est particulièrement claire dans sa présentation. Il y a juste ce qu'il faut de dessins pour ne pas être aride. La division en quatre parties : archet, main gauche, petits solos qui seront avantageusement accompagnés au piano (accompagnements fournis) et duos pouvant être joués par deux élèves de même niveau, tout cela est très judicieux et plein de bon sens. Ajoutons que c'est musicalement très réussi… et souhaitons bon courage aux jeunes altistes !

Pascal PROUST : Koalas  pour violon et piano. 1er cycle. Sempre più : SP0175.

Comme chacun sait, le koala est un marsupial qu'il ne faut pas confondre avec le marsupilami… Ce sont deux koalas différents que nous propose l'auteur. Le koala dormeur doit faire un rêve de gloire car la mélodie est majestueuse et martiale à souhait. Quant au koala grimpeur de la deuxième pièce, toujours en ré Majeur, il ne manque pas d'allant en grimpant allegretto le long du tronc de son arbre.

Claude-Henry JOUBERT : Quatre contes des frères Grimm. 4 – Le Joueur de flûte de Hamelin – librement adaptés pour violon avec accompagnement de piano. Fin de 1er cycle. Sempre più : SP0179.

Et voici le sommet. L'histoire, fort développée, donne lieu à toutes les possibilités d'expression des deux instrumentistes. L'ensemble des quatre pièces pourrait être l'occasion, dans une classe de violon, de monter un véritable spectacle avec mise en scène où ceux qui ne joueraient pas de leur instrument pourraient s'exprimer autrement. On pourrait aussi envisager des alternances… et pourquoi pas des improvisations ! Soyons sûr que l'auteur serait sûrement pleinement d'accord avec ces propositions…

Claude-Henry JOUBERT : Quatre contes des frères Grimm. 3 – Les musiciens de Brême  – librement adaptés pour violon avec accompagnement de piano. Troisième année. Sempre più : SP0178.

Cette fois, nous voici en troisième année. Le conte se développe, les paysages et les effets sonores sont encore plus variés que dans les contes précédents avec toujours la même inventivité redoutable !

Claude-Henry JOUBERT : Quatre contes des frères Grimm. 2 – Haensel et Gretel – librement adaptés pour violon avec accompagnement de piano. Deuxième année. Sempre più : SP0177.

Comme nous sommes en deuxième année, le conte peut être un peu plus développé. Le violoniste, aidé du pianiste, pourra jouer plus facilement sur les différents registres de son instrument pour évoquer l'histoire et les réactions des divers personnages. L'invention de l'auteur fait, comme d'habitude, merveille.

 

Claude-Henry JOUBERT : Quatre contes des frères Grimm. 1 – Blanche Neige – librement adaptés pour violon avec accompagnement de piano. Première année. Sempre più : SP0176.

L'auteur, comme à son habitude, sait admirablement manier l'humour et la musique. Le conte, ici, est très simplifié et permettra au professeur de doser sans difficulté le degré d'angoisse généré par la méchante reine.

Rose-Marie JOUGLA : Le blanc berceau  pour violon et piano. Niveau moyen avancé. Delatour : DLT 2518.

Il s'agit d'une transcription de la pièce pour alto recensée plus bas. Disons simplement qu'il s'agit d'une œuvre très intéressante qui mérite d'être connue et diffusée.

 

Fernand de LA TOMBELLE (1854-1928) : Epithalame  pour violon et piano (ou orgue). Delatour : DLT2479.

Remercions vivement les éditions Delatour et Jean-Emmanuel Filet pour cette remise à l'honneur de l'œuvre de F. de La Tombelle, si injustement tombée dans l'oubli. Piano ? Orgue ? Les deux sont possibles, même si la mention du « roi des instruments » semble indiquer plutôt l'orgue… Quoi qu'il en soit, cette belle pièce aux harmonies subtiles et délicates trouvera facilement sa place dans les concerts ou, comme son nom le suggère, dans les mariages…

 

Ecoute mon violon

Sophie VILLEMAIN-DOPOURIDIS – Franck REYNAUD : Ecoute mon violon.  Vol 1. Les 4 premières positions. Delrieu : GD40024.

Cet ouvrage permet un approfondissement des acquisitions initiales du violon. Le recueil comporte une part de composition dans la mesure où l'élève doit écrire lui-même une partie des exercices, guidé, bien sûr, par des indications précises. L'ensemble est très intéressant et certainement très profitable.

 

Kurt et Christoph SASSMANNSHAUS : Violin recital album  Première position Vol. 1 et 2. Bärenreiter : BA 9668 & BA 9669.

Compléments de la méthode de violon des mêmes auteurs mais pouvant être utilisés indépendamment, ces deux volumes renferment des pièces disposées par ordre de difficulté et avec leur accompagnement de piano ou par un deuxième violon. De différents auteurs ou extraites du folklore, ces pièces sont fort plaisantes et faciliteront les débuts des jeunes violonistes. Certaines de ces pièces peuvent être visionnées sur You tube.

 

Jean-Sébastien BACH : Air  de la suite d'orchestre BWV1068 arrangé pour violon seul par Roman Kim. Bärenreiter : BA 5140.

Ce célèbre Aria aura décidément connu tous les arrangements possibles jusqu'à sa transcription en do pour être joué sur la corde de sol… Ici, c'est un véritable challenge que s'est imposé Roman Kim en faisant de son violon un orchestre à lui tout seul. On pourra juger du résultat sur You tube https://www.youtube.com/watch?v=BgAw93L9gG0 . Le respect pour l'œuvre est évident. Quant au résultat, assez convainquant il faut le dire, il enchantera les uns et sera vilipendé par les autres. A chacun son opinion…

 

Francine AUBIN : Légende finlandaise  pour violon et piano. 2ème cycle. Sempre più : SP0152.

Cette légende nous raconte une histoire passionnée, tantôt dansante, tantôt passionnée, dans un langage qui ne peut pas ne pas faire penser à certaines pages de Grieg, sans pour autant perdre de sa personnalité propre. Les jeunes interprètes devraient trouver dans ces pages lyriques matière à mettre en valeur tout leur tempérament de musicien.

Claude PASCAL : Deux études-tableaux  pour violon. Troisième cycle. SP0146. Sempre più : SP0146.

Ces études sont, comme on pouvait s'y attendre avec l'auteur, d'abord de la musique. La première, « Au coin du feu », possède le caractère un peu nostalgique qu'on attend d'un tel titre, mais il s'agit bien quand même de jongler, sans en avoir l'air, avec les difficultés violonistiques, notamment dans les doubles cordes et le contrepoint. Quant à la deuxième, « Folle chevauchée en forêt », elle annonce bien la couleur et ne décevra pas les virtuoses en herbe.

 

 

 

Pierre MISIKOWSKI : Un caprice ?  pour violon et piano. Fin de premier cycle. Lafitan : P.L.2889.

Dans l'esprit de Paganini, voici une bien réjouissante pièce, une sorte de thème et variations qui mettra certes à l'épreuve les qualités techniques de l'instrumentiste mais qui montrera aussi ses capacités expressives d'interprétation. L'ensemble est brillant et plein de charme. L'auteur, en choisissant ce titre, a-t-il pensé également à un autre caprice ? Horresco referens…