Dominique de WILLIENCOURT : L’attente. Op. 20. Sonate pour piano et violon. Fortin-Armiane : EFA 116.

Dédiée au violoniste Gérard Poulet et au pianiste Patrick Zygmanovsky, elle constitue également un hommage à la Sonate de Debussy, dédiée il y a cent ans (1917) au père de Gérard Poulet, le violoniste et chef d’orchestre Gaston Poulet. Nous laissons ici l’auteur présenter sa sonate : « Basée sur le thème de l’attente, cette sonate en trois mouvements recherche une mélopée mélancolique que l’on découvre au cours du mouvement et qui trouve sa réalisation dans une phrase simple harmonisée à la française. Pour étirer le temps, le temps de l’attente, la passacaille s’ornemente d’une longue pédale de ré. Les deux trios et les variations reprennent son thème en le métamorphosant, plus rapide, moins vif, furieux, plaintif… de façon poétique et aléatoire » Il était inutile de paraphraser cette rigoureuse description. Les trois mouvements sont donc : L’attente - passionnément mélancolique, Passacaille et trio double – Furieusement plaintif et Final – un peu plus vite. L’ensemble est écrit dans un langage très personnel, très prenant, très lyrique aussi. C’est une très belle oeuvre qu’il faut faire découvrir au plus vaste public.

Gjovalin NONAJ : Musique des Balkans pour violon. Lemoine : HL 29285.

Ce recueil contient onze pièces originales d’inspiration folklorique : mélodies, danses, trois rhapsodies et un duo pour violons (à la tierce, en homorythmie). Comme dans toute musique issue du folklore, on y retrouve dynamisme, tournures mélodiques répétitives et modales, rythmiques irrégulières, dans un caractère alternativement festif et nostalgique. Cette tradition orale se traduit à l’écrit par l’utilisation de nombreuses valeurs à la croche (5/8+7/8) ou à la double-croche (11/16+7/16), ce qui rend la lecture mal aisée pour de jeunes élèves. Ces pièces n’ont pas la « clarté », ni la précision de notation efficace d’un Bartok. La difficulté de lecture ne doit pas faire oublier de rendre l’interprétation « libre » si l’on veut respecter l’esprit de cette musique. Notons que le recueil n’est pas progressif, qu’il comporte des chiffrages anglo-saxons pour un éventuel accompagnement. Quelques mauvaises « tournes » regrettables. A proposer en 2ème cycle.

Max MÉREAUX : Andantino pour violon et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.3030.

Cette charmante pièce à 12/8 en la mineur permettra au violoniste comme au pianiste de s’initier véritablement à la musique de chambre. La partie de piano est assez facile mais dialogue constamment avec celle du partenaire, soit en lui répondant soit en la suivant fidèlement. Nul décalage n’est donc possible et une parfaite entente est de mise, ce qui n’est pas toujours facile à réaliser. L’écoute sera donc primordiale entre violon et piano. Aux coups d’archet du violoniste devra répondre le phrasé du pianiste. L’ensemble est très chantant, très poétique et comporte une cadence qui permettra au violoniste de montrer encore plus sa sensibilité.

István NAGY : Introduction to the Great Composers pour violon et piano. Bärenreiter : BA 10633.

Ces quinze pièces ne sont pas d’une grande difficulté. Certaines peuvent être jouées entièrement en première position. De Purcell à Tchaïkovski, c’est tout un répertoire de pièces connues ou moins connues qui est proposé au jeune violoniste. L’auteur de cette compilation explique en « épilogue » ses principes, fort louables : respecter autant que faire se peut le texte originel et ne simplifier qu’avec beaucoup de prudence. On peut dire que le pari est tout à fait réussi. Si la partie de violon est bien destinée à un élève, celle de piano sera souvent plutôt destinée à un grand élève ou à un pianiste accompagnateur.

Pascal PROUST : Fantaisie sur « La danse de l’ours ». pour ensemble de violons (6 ou multiple). Premier cycle. Sempre più : SP0270.

Cette « Danse de l’Ours » est un thème anonyme du XIV° siècle sur lequel l’auteur a brodé des variations aux caractères variés même si le thème est toujours parfaitement présent et reconnaissable. Jouant tantôt en tutti, tantôt par ensembles plus réduits, les six violons terminent dans une apothéose « Grandioso » du meilleur aloi ! Voici une bien agréable et bien utile initiation à la musique d’ensemble, exigeant de chacun des interprètes une écoute attentive. Le langage en est « moyenâgeux » sans excès. Le tout doit sonner de façon franche et très agréable. Rythme et justesse seront de mise !

Philippe RIO : Musicordes pour violon et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3079.

Cette « Danse de l’Ours » est un thème anonyme du XIV° siècle sur lequel l’auteur a brodé des variations aux caractères variés même si le thème est toujours parfaitement présent et reconnaissable. Jouant tantôt en tutti, tantôt par ensembles plus réduits, les six violons terminent dans une apothéose « Grandioso » du meilleur aloi ! Voici une bien agréable et bien utile initiation à la musique d’ensemble, exigeant de chacun des interprètes une écoute attentive. Le langage en est « moyenâgeux » sans excès. Le tout doit sonner de façon franche et très agréable. Rythme et justesse seront de mise !

Pascal PROUST : David et Goliath. 3 pièces brèves pour violon solo (cycle 1) et accompagnement d’un 2e violon (grand élève ou professeur). Sempre più : SP0234.

Faut-il voir dans les trois pièces brèves trois aspects du fameux combat entre le petit David et le géant Goliath ? Quoi qu’il en soit, ce pourra être l’occasion de faire découvrir ou redécouvrir aux élèves un épisode sans doute bien oublié aujourd’hui. Sic transit… La première pièce est un « Assez allant » martial, la seconde, un « Lent » méditatif et lyrique et la troisième une sorte de danse de victoire. L’accompagnement, fort bien écrit, pourrait-être aussi joué, pourquoi pas, par un jeune pianiste.

Gabriel DURLIAT : David et Goliath pour violon et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3084.

D’abord, il y a la présentation des acteurs. Le thème de David est pétillant à souhait. Celui de Goliath est « grave et inquiétant ». Quant au face à face, il demandera que les deux interprètes nous fassent participer au combat : les thèmes s’entrechoquent avec violence. Le tout se termine évidemment par l’issue attendue : « David lance une pierre, elle vole et assomme Goliath ». Trémolo et glissando du violon nous font vivre la scène en direct…  La victoire de David s’exprime dans un ré majeur à la fois majestueux et primesautier pour se terminer par un sol Majeur « Plus lent et majestueux ». L’ensemble est plein d’humour, très expressif et devrait plaire autant à l’interprète qu’à ses auditeurs.

 

Marlijn HELDER : Choral Fantasie I & II pour violon seul. Paris, Le Chant du Monde (www.lechantdumonde.com ), 2016, VS4984, 7 p.

 

Marlijn HELDER : Choral Fantasie I & II pour alto seul. VS4983, 7 p.

 

Les Éditions Le Chant du Monde, ont publié en 2016 les Choral Fantasie I & II respectivement pour violon seul et alto seul composées par la pianiste hollandaise Marlijn Helder, Lauréate en 2015 du 3e Concours international de Composition, spécialisé dans la musique de notre temps.

Le Barbier de Séville

Gioacchino ROSSINI : Le Barbier de Séville vol.1 pour piano et violon. Arrangement : Régis Boulier. 3ème cycle. Sempre più : SP0196.

Il s'agit en fait d'une de ces « paraphrases » sur des airs d'opéra comme on les aimait au XIX° siècle. Mais la mode revient, et qui s'en plaindrait ? C'est une manière bien agréable de pénétrer dans le monde de l'auteur. Pourquoi volume 1 ? C'est que Régis Boulier traite son arrangement par personnage. Et dans ce premier volume figurent seulement Rosine, Bartolo et Figaro. L'ensemble, bien réjouissant, respecte tout à la fois la lettre et l'esprit de l'original en même temps qu'il est tout à fait adapté au duo piano violon. On peut attendre le deuxième volume avec confiance !

 Rêve d'étoiles

Jean-Paul HOLSTEIN : Rêve d'étoiles pour violon solo ou violon et piano. Moyen. Delatour : DLT2620.

Le fait qu'on puisse se passer de la partie de piano pourrait laisser croire que celle-ci n'est qu'un faire-valoir plus ou moins facultatif. Il n'en est rien. Si l'œuvre possède sa plénitude avec le violon seul, le piano n'est pas un rajout mais concourt à donner à l'œuvre un autre visage tout aussi intéressant. Le langage est libre, mais le système tonal n'est jamais loin. L'interprétation demande à la fois beaucoup de lyrisme et beaucoup de retenue… Il faut faire preuve de bon goût, tout simplement !

 

Deux portraits.

Yves BOUILLOT : Deux portraits. Pièce en deux mouvements pour violon et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.2976.

Ces deux portraits, l'un romantique et l'autre rustique s'appuient sur des thèmes connus. Le premier emprunte sa structure mélodique au célèbre nocturne en mi bémol de Chopin, le deuxième à à un chant populaire. L'ensemble est fort plaisant et laisse au piano une place intéressante qui fait de ces portraits de vraies œuvres de musique de chambre.

 

Capriccio

Youli GALPERINE : Capriccio Opus 37 n° 2 pour violon solo. Difficile. Delatour : DLT2630.

Ce capriccio mérite bien son nom : changements de caractère, changements de rythme, de mesure, il offre une variété très grande et très séduisante mais demande une technique éprouvée. A la fois lyrique et rythmé, il nous emporte dans un tourbillon plein de surprises.

Quatre fables pour violon

Claude-Henry JOUBERT : Quatre fables pour violon avec accompagnement de piano. 2 – Le Baba et la Pâtissière.  Débutant. Lafitan : P.L.3076.

Après L'omelette et les fines herbes, dont nous avons rendu compte dans la lettre 95 de septembre 2015, voici donc une nouvelle gourmandise à déguster sans modération. L'histoire est, bien entendu, dramatique à souhait, mais se termine évidemment très bien. Le brave Baba viendra à bout du méchant Prince Savarin et conquerra les faveurs de la pâtissière prénommée Crème, comme il se doit… Alternent donc les passages tendres, terrifiants, lyriques.

Albert ROSS : Petit concerto

op. 6 pour violon et piano. Révision : Frédérick Forti. Combre : CO 6797.

Cette œuvre d'un pianiste et compositeur à cheval sur la fin du XIX° siècle et le début du XX° ne manque pas de charme. Construite en deux mouvements, elle est entièrement en première position. Il est toujours intéressant pour les jeunes violonistes et pour leurs professeurs de disposer d'un répertoire à la fois facile et de qualité.

Jean-François PAILLER : Promenade

pour violon et piano. Deuxième année de premier cycle. Delatour : DLT2623.

L'auteur parle de contexte modal élargi : ne nous laissons pas troubler par cette appellation. C'est d'abord de la très bonne et très agréable musique dans un style qu'on pourrait dire post-debussyste, qui oscille, certes entre ré Majeur et si mineur modal, mais ce n'est pas d'abord cela que l'on retient. On sera surtout intéressé par la variété des paysages harmoniques et rythmiques que nous fait découvrir cette promenade. Bref, pianiste (d'un niveau moyen) et violoniste devraient trouver beaucoup de plaisir à cheminer ensemble. On peut l'écouter sur le site de l'éditeur http://www.editions-delatour.com/fr/violon-et-piano/3099-promenade-pour-violon-et-piano-9790232112404.html

Quatre fables pour violon avec accompagnement de piano. 1 – L'omelette et les fines herbes

Claude-Henry JOUBERT : Quatre fables pour violon avec accompagnement de piano. 1 – L'omelette et les fines herbes.  Débutant. Lafitan : P.L.2912.

Cette pièce, notée pour débutant, sera plutôt pour un débutant en fin d'année… De toute façon, même un violoniste plus avancé pourra trouver beaucoup de plaisir à faire ressortir tout le sel de cette Omelette aux fines herbes…

Jean-Charles GANDRILLE : Sonate Yin et Yang  pour violon et piano. Moyen avancé. Delatour : DLT2441

L'opposition ou la complémentarité du côté masculin et féminin qui existe en chacun de nous structure cette sonate en un seul mouvement mais en multiples séquences. D'atmosphères lyriques et tendres en moments de tension paroxystique, le discours se déroule dans un perpétuel changement. L'ensemble est plein d'intérêt.

 

  Maurine SOUSA : Méthode d'alto. Archet, articulation, petits solos, duos. Chanteloup : CMP023.

Cette méthode d'alto est particulièrement claire dans sa présentation. Il y a juste ce qu'il faut de dessins pour ne pas être aride. La division en quatre parties : archet, main gauche, petits solos qui seront avantageusement accompagnés au piano (accompagnements fournis) et duos pouvant être joués par deux élèves de même niveau, tout cela est très judicieux et plein de bon sens. Ajoutons que c'est musicalement très réussi… et souhaitons bon courage aux jeunes altistes !

Pascal PROUST : Koalas  pour violon et piano. 1er cycle. Sempre più : SP0175.

Comme chacun sait, le koala est un marsupial qu'il ne faut pas confondre avec le marsupilami… Ce sont deux koalas différents que nous propose l'auteur. Le koala dormeur doit faire un rêve de gloire car la mélodie est majestueuse et martiale à souhait. Quant au koala grimpeur de la deuxième pièce, toujours en ré Majeur, il ne manque pas d'allant en grimpant allegretto le long du tronc de son arbre.

Claude-Henry JOUBERT : Quatre contes des frères Grimm. 4 – Le Joueur de flûte de Hamelin – librement adaptés pour violon avec accompagnement de piano. Fin de 1er cycle. Sempre più : SP0179.

Et voici le sommet. L'histoire, fort développée, donne lieu à toutes les possibilités d'expression des deux instrumentistes. L'ensemble des quatre pièces pourrait être l'occasion, dans une classe de violon, de monter un véritable spectacle avec mise en scène où ceux qui ne joueraient pas de leur instrument pourraient s'exprimer autrement. On pourrait aussi envisager des alternances… et pourquoi pas des improvisations ! Soyons sûr que l'auteur serait sûrement pleinement d'accord avec ces propositions…