Concert Rameau.

Jean-Philippe RAMEAU : Concert Rameau.  Suite extraite de ses opéras pour quatuor de saxophones. Arrangement : Jean-Louis Couturier. Sempre più : SP0144.

Quelle excellente idée que cet arrangement sorti à point nommé pour l'année Rameau mais dont l'intérêt dépasse de beaucoup cette occasion. On a trop souvent oublié l'importance de Rameau à la fois comme compositeur et comme théoricien. Ce sera une excellente occasion de faire découvrir ce musicien à des instrumentistes qui risqueraient autrement de ne jamais le connaître « de l'intérieur » c'est-à-dire en s'appropriant vraiment sa musique.

Alain FLAMME : Le marché d'Ali Baba  pour saxophone alto et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2816.

On pouvait craindre que ce marché ne devînt un bazar orientalisant : il n'en est rien. La pièce fait preuve d'une fantaisie de bon aloi qui permettra au jeune saxophoniste de développer tous ses talents rythmiques et mélodiques. La partie de piano reste très accessible même lorsqu'elle prend sa part mélodique : il s'agit bien de musique d'ensemble et non d'accompagnement. L'ensemble devrait être bien agréable à interpréter.

 

 

 

René POTRAT : Au fil des temps  pour saxophone alto et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2854.

Voici une pièce joliment atonale qui déroule « au fil des temps » un discours à la fois rythmique et mélodique très séduisant. Il faudra que pianiste et saxophoniste s'écoutent mutuellement pour en tirer tous les bienfaits. Mais n'est-ce pas cela la musique d'ensemble ?

 

Davide PERRONE : Ailes  pour quintette de saxophones. Niveau moyen. Delatour : DLT2437.

Il s'agit de la version pour quintette de saxophones de l'œuvre dont le compte-rendu figure dans la lettre n° 69 d'avril 2013.

 

 

 

3 bagatelles pour saxophone en si bémol ou hautbois et piano

Gilles MARTIN : 3 bagatelles pour saxophone en si bémol ou hautbois et piano. Troisième cycle. Sempre più : SP0134.

 

Ces trois pièces pleines de charme sont de caractère bien différent. La première va droit au but dans un rythme obsédant. Le deuxième, commençant par un « Très calme » lyrique, gagne peu à peu en dynamisme pour se terminer par un « jazzy » plein de fougue. Enfin, la troisième, en forme de valse, mettra à l'épreuve la vélocité de l'instrumentiste. Le langage est tonal mais plein d'originalité.

 

 

Frédéric LEDROIT : Chercheurs d'or  opus 46 pour saxophone alto et orgue. Delatour : DLT2161.

De cet assemblage peu conventionnel qu'il a pratiqué, l'auteur tire une œuvre variée, intéressante et qui entretient un véritable dialogue entre les deux instruments. L'orgue sera un « trois claviers pédalier» riche en anches et en mutations. Le titre constitue une allusion au travail du compositeur, véritable découvreur de sonorités nouvelles. On y retrouve le langage si personnel de ce musicien très attachant. 

René POTRAT : Saxophile pour saxophone alto et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2739.

Comment ne pas devenir « saxophile » (si on ne l’est pas déjà) avec cette charmante pièce construite en A-B-A avec une première et une troisième partie très « grand siècle » et un milieu un peu plus chaloupé ? Piano et saxo dialoguent à l’envie. L’ensemble est bien agréable à écouter.

 

Gilles MARTIN : Belle époque pour saxophone alto et piano. Fin du 1er cycle. Lafitan : P.L.2743.

Cette pièce est bien dans le caractère et le style de cette « Belle époque » dont nous parle le titre. Mais il est à craindre que les jeunes saxophonistes, même en fin de premier cycle, n’aient qu’une très vague idée de ce que peut être cette période… Une écoute d’un quadrille ou d’un comique troupier pourra sans doute compléter leur culture historique et musicale ! Car il faudra une certaine gouaille pour être dans l’esprit du morceau par ailleurs bien plaisant et dans lequel piano et saxo pourront s’en donner à cœur joie.

Francis COITEUX : Maloula

pour saxophone alto et piano. 1er cycle. Sempre più : SP0098.

Le titre de cette jolie pièce est-il le nom de ce village syrien qui a connu des heures si douloureuses ?

Jean-Michel TROTOUX : La marche du chevalier pour saxophone alto et piano.

Débutant. Lafitan : P.L.2740.

Joliment moyenâgeuse grâce à son utilisation du mode de ré transposé en fa, cette marche à la fois martiale et un peu

Claude-Henry JOUBERT : Pretty kettle

Blues pour quatuor de saxophones. 2ème cycle. Lafitan : P.L.2550.

Que dire sinon qu’on retrouve dans cette jolie pièce tout le sens de l’humour, mais surtout de la bonne musique et de l’harmonie délicate et riche de l’auteur.

Jean-Jacques FLAMENT : Incantations pour saxophone alto et piano.

Élémentaire. Lafitan : P.L.2691.

Ces Incantations sont fort agréablement variées de couleurs et de caractères. Une cadence assez longue permet au saxophoniste de développer ses qualités expressives et techniques.

Anne-Virginie MARCHIOL : Swing à Saint-Tropez

pour saxophone alto et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2682.

Max MÉREAUX : Image

pour saxophone alto et piano. Elémentaire. Lafitan. P.L.2623.

Voici une bien fluide image qui évoque des reflets dans l’eau… mais qui pourra aussi évoquer bien d’autres choses pour les jeunes interprètes. Le piano se tient le plus souvent dans une tessiture élevée, ce qui contribue à maintenir l’ambiance dans une sorte de rêve. Tout cela est bien joli, et ce n’est pas une critique !

Pierre MISIKOWSKI : Brighella

pour saxophone alto et piano. Cette pièce existe en version saxophone solo et orchestre à cordes. Préparatoire. Lafitan : P.L.2554.

Issue de sa « Suite carnavalesque », cette pièce de Pierre Misikowski évoque un valet de la commedia dell’arte, dont on lira le portrait en quatrième de couverture et qui fait tout à fait penser au Scapin des Fourberies. Pleine d’entrain et d’humour, comme de fantaisie et de légèreté, cette pièce devrait beaucoup plaire. Ajoutons que la version avec orchestre à cordes a obtenu en 2011 le premier prix de’ composition de l’orchestre symphonique du Loiret.

Jérôme NAULAIS : Allée et venue

pour saxophone alto et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2564.

Allée et venue : sans doute à cause du moderato assez solennel qui enchâsse les deux valses lentes, qui ont chacune leur personnalité, créant ainsi une structure de rondo. Quoi qu’il en soit, le tout est bien séduisant et poétique et permettra aux instrumentistes de montrer leur sensibilité et leur musicalité.

Yves BOUILLOT : Triptyque élégiaque

pour saxophone alto et piano. Fin du 1er cycle. Lafitan : P.L.2632.

Légende, Chanson et Danse forment les trois volets de ce triptyque qui fait évidemment penser aux poètes grecs ou latins. Si seulement ce pouvait être l’occasion de faire découvrir aux élèves cette forme de littérature (en traduction, bien entendu… !). Il y a beaucoup de charme et de poésie dans ces trois courtes pièces qui demanderont à l’interprète de montrer sa sensibilité…

Claude-Henry JOUBERT : Concerto « Les papillons »

pour saxophone alto avec accompagnement de piano. Fin du 1er cycle. Lafitan : P.L.2548.

C’est l’histoire de deux papillons polonais (d’où le style de leur thème), d’une certaine Rose Dujardin (allez savoir pourquoi…) et, bien sûr, d’un affreux chasseur de papillons. Ce sera l’occasion pour les deux interprètes de montrer toutes les facettes de leur talent : bonheur, angoisse, triomphe se succèdent en effet, demandant autant d’expressivité que de souplesse technique… Mais toujours, comme avec C.-H. Joubert, au service d’une bien plaisante musique.

Valérie ROUSSE, Joël LITTORIE : Couleurs caraïbe

pour saxophone alto et piano. Lemoine : 29029 H.L.

Toujours dans cette collection de « couleurs caraïbe » pour divers instruments, voici que les saxophonistes sont, eux, « sous le vent » avec valse, calypso et mazurka. La difficulté va de Préparatoire 1 à Elémentaire 1. Il y a beaucoup de caractère dans ces pièces pleines de dynamisme avec parfois un brin de nostalgie.

Rémi MAUPETIT : Voile sur les flots

pour saxophone alto et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2607.

C’est à un bien agréable voyage que nous invite cette Voile sur les flots ! Une première partie mineure à trois temps à l’allure modale et un peu mélancolique se termine par une cadence qui conduit à un quatre temps swing en fa majeur qui fait penser plutôt au bar du port. Bref, il s’agit d’une œuvre aussi variée qu’agréable.

André TELMAN : Au clair de lune

pour saxophone et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L. 2606.

Put-on parler de ballade, ou de nocturne ? Toujours est-il que nous sommes invités à nous promener, au fil de nombreuses modulations, à un duo fort joli où piano et saxophone dialoguent et se répondent quasiment à part égale. On aimera la délicatesse du parcours, jamais mièvre : la diversité des rythmes y contribue beaucoup. C’est une excellente initiation à la musique de chambre.

Sam SADIGURSKY : 12 Intervallic Etudes

pour tous saxophones. Niveau moyen à assez difficile. Delatour : DLT1854.

L’auteur, saxophoniste bien connu, présente lui-même son œuvre dans une préface détaillée. Il s’agit, à travers des « études d’intervalles » d’élargir en même temps l’horizon musical des interprètes. Ces études peuvent aussi servir de base pour les saxophonistes improvisateurs. La préface se trouve également sur le site avec l’interprétation de l’une des études. Saluons ici le travail des éditeurs qui permet ainsi une approche détaillée de l’œuvre.