Mélodie du crépuscule  pour saxophone alto et piano.

Débutant. P.L.2738.

Il y a trois parties dans cette pièce ou plutôt une structure refrain couplet refrain. Le refrain fait penser un peu aux premières pièces de l'Album pour la jeunesse de Schumann. La partie centrale instaure entre saxophone et piano un vrai dialogue d'allure joyeuse. L'ensemble est fort agréable et plein de charme.

Le petit chat  pour saxophone alto et piano

Philippe RIO : Le petit chat  pour saxophone alto et piano. Débutant. P.L.2738.

Il y a trois parties dans cette pièce ou plutôt une structure refrain couplet refrain.

Michel DEL GIUDICE : Saxino  pour saxophone alto et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2794.

On se sent entrainer dans une joyeuse marche pleine d'allant qui se termine quasiment en fanfare. Cette pièce brillante devrait beaucoup plaire à ses interprètes.

Jean-Charles GANDRILLE : Fragments  pour septuor de saxophones. Delatour : DLT2565.

Même s'il se réclame également d'autres influences, l'auteur indique sur son site qu'il « s'inscrit en continuité dans une tradition française, de la couleur, du lyrisme et du rythme, partant de Debussy et allant jusqu'à Florentz. ». Cette œuvre en est un témoignage éclatant. Bien sûr, J.-C. Gandrille possède son langage propre. Plutôt que de décrire cette œuvre, nous nous contenterons de dire qu'on peut l'écouter intégralement sur le site de l'éditeur et sur YouTube, et qu'elle le mérite amplement. Signalons simplement qu'elle est écrite pour un soprano, deux altos, deux ténors et deux barytons.

 

Sophie LACAZE : Jesous ahatonhia  pour quatuor de saxophones. Moyen. Delatour : DLT2571.

Créée par le Kommandaria Sax Quartet à Rome le 18 Décembre 2013, « Jesous ahatonhia » («Jésus est né ») est basée sur un chant de Noël écrit par le missionnaire Jean de Brébeuf en langue huronne en 1641 ou 1642. L'écriture est résolument contemporaine et fait appel aux techniques modernes de l'instrument.

Laurent COULOMB : variations et fugue sur une chanson enfantine  pour quatuor de saxophone. Fin premier cycle, début second cycle. Delatour : DLT2576.

S'il s'agit bien d'une pièce « pédagogique », c'est d'abord et avant tout de la musique que les élèves auront bien du plaisir à partager. Au fil de ces variations sur « Il court, il court, le furet ! », ils pourront s'initier aux différentes techniques de leur instrument ainsi qu'à différents styles (negro spiritual, contemporain…) et différentes formes (imitations, fugue…). Mais surtout, ils pourront apprendre à s'écouter et à jouer ensemble… Le quatuor est composé d'un soprano, d'un alto, d'un ténor et d'un baryton.

 

Pascal PROUST : Aller-Retour  pour saxophone alto (ou soprano) et piano. Fin de premier cycle. Sempre più : SP0165.

L'instrumentiste joue  quelques mesures en coulisses puis prend place, tout en continuant de jouer, devant son pupitre, puis, à la fin du morceau, sort, toujours en continuant de jouer et en terminant dans le lointain. Le « très calme » du début se structure peu à peu pour aboutir à la rencontre avec le piano qui, après quelques arpèges, scande une sorte de marche qui s'accélère pour revenir au tempo primo. Pour finir, le piano se tait pendant que le saxo finit sa mélodie dans le lointain. Le tout est plein de bonhomie et devrait séduire les interprètes.

Alain FLAMME : Transitions.  Pièce en trois mouvements pour saxophone alto et piano. Supérieur (3ème cycle). Lafitan : P.L.2885.

Par le déhanché des rythmes et certains enchainements harmoniques, on peut penser parfois à Dave Brubeck. Mais bien sûr, cela n'ôte rien à l'originalité et l'intérêt de cette œuvre, bien au contraire. L'atmosphère en est fort agréable et l'ensemble pourrait fort bien figurer dans un concert. Le tout présente beaucoup de charme, mais les interprètes devront faire preuve d'un sens du rythme certain !

Jean-Claude AMIOT : Les Pélicans du Park  pour saxophone alto et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2933.

Ces pélicans dégagent une atmosphère à la tonalité fluctuante qui crée une atmosphère un peu exotique mais fort agréable. Le jeune saxophoniste pourra y mettre en valeur sa sensibilité et sa capacité à faire chanter son instrument. La partie de piano développe un contrepoint qui demandera beaucoup d'écoute entre les interprètes. Cette pièce ne manque donc pas de charme.

Michel NIERENBERGER : Feria à Glenac  pour saxophone alto et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2926.

A l'écoute de la pièce, au caractère plus espagnol que breton, on peut douter qu'il s'agisse bien de la commune du Morbihan qui porte ce nom. Mais, après tout, le Festival Interceltique nous a habitués à ce genre d'échange. Bref, cette Feria est en tout cas fort bien venue et fort réjouissante et devrait donner envie de danser à ceux qui entendront cette musique espagnole à souhait.

Jean-Claude AMIOT : Les Pélicans du Park  pour saxophone alto et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2933.

Si la partition n'est pas techniquement difficile, la musique, elle, nous entraine dans une atmosphère à la fois mélancolique et onirique qui ne pourra que stimuler l'imaginaire des interprètes. Il y a beaucoup de poésie et de mystère dans ces harmonies délicates. Auditeurs et interprètes devraient se laisser facilement séduire par cette œuvre très intéressante.

 

 Adolphe Sax Album. Vol. 2

Nicolas PROST : Adolphe Sax Album. Vol. 2.  Solos caractéristiques pour saxophone sélectionnés par Nicolas Prost. Lemoine : 29218 H.L.

On lira avec intérêt la préface et la présentation des œuvres. Le répertoire proposé est très éclectique et peut ainsi contribuer à la culture musicale de l'interprète. Dukas, Franck Rossini, mais aussi Caplet, Cras, Holst, Mayeur… Ce large choix devrait amener à l'écoute des œuvres dont des extraits sont proposés ici.

Dix pièces pour saxophone (alto…). Paris, Le Chant du Monde

RICHARD (Jean-Charles) : Dix pièces pour saxophone (alto…). Paris, Le Chant du Monde (www.lechantdumonde.com ), SP 4910, 2014, 17 p. – 15, 95 € (hors frais de port).

Le propos du compositeur : « découvrir des répertoires qui élargissent ceux qui jalonnent les parcours classiques en conservatoire, tout en travaillant l'instrument et en y prenant plaisir » est parfaitement réalisé dans ses Dix Pièces de caractères très variés.

Max MÉREAUX : Vent du Nord  pour saxophone alto et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2451.

On entendra sans difficulté le vent souffler sur la plaine. On pourrait aussi évoquer « Colchiques dans les prés », chanson tirée du recueil Vent du Nord  de Francine Cockenpot, qui n'est pas, comme on le croit souvent, tirée du folklore, et toutes les mélodies inspirées par ce thème. A la fois mélancolique et évocatrice, la pièce de Max Méreaux ne laissera pas indifférent. Si c'est une pièce pédagogique par destination, c'est d'abord l'œuvre d'un compositeur à la musique attachante ; de la musique, tout simplement.

Charles BALAYER : Amusette, Ah musette  pour quatuor de saxophones. Moyen/avancé. Delatour : DLT2302.

Quelle jolie valse-swing ! Composée primitivement pour accordéon, elle sonne admirablement pour ce quatuor de saxophones. Après un intermède introductif, répété régulièrement, se déroulent des « chorus » qui se développent de huit en huit mesures. L'ensemble est joyeux, mais toujours avec ce brin de mélancolie du style « musette ». C'est en tout cas très réussi !

 

Au petit matin  pour saxophone alto et piano.

Fabrice LUCATO : Au petit matin  pour saxophone alto et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2796.

Trois parties, dans cette petite pièce : une première et une troisième construites sur un petit thème varié mélodiquement et rythmiquement, et une partie médiane au rythme plus mélancolique de valse lente. Le tout est fort agréable, la partie de piano assez facile. C'est une invitation à la musique d'ensemble.

Concert Rameau.

Jean-Philippe RAMEAU : Concert Rameau.  Suite extraite de ses opéras pour quatuor de saxophones. Arrangement : Jean-Louis Couturier. Sempre più : SP0144.

Quelle excellente idée que cet arrangement sorti à point nommé pour l'année Rameau mais dont l'intérêt dépasse de beaucoup cette occasion. On a trop souvent oublié l'importance de Rameau à la fois comme compositeur et comme théoricien. Ce sera une excellente occasion de faire découvrir ce musicien à des instrumentistes qui risqueraient autrement de ne jamais le connaître « de l'intérieur » c'est-à-dire en s'appropriant vraiment sa musique.

Alain FLAMME : Le marché d'Ali Baba  pour saxophone alto et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2816.

On pouvait craindre que ce marché ne devînt un bazar orientalisant : il n'en est rien. La pièce fait preuve d'une fantaisie de bon aloi qui permettra au jeune saxophoniste de développer tous ses talents rythmiques et mélodiques. La partie de piano reste très accessible même lorsqu'elle prend sa part mélodique : il s'agit bien de musique d'ensemble et non d'accompagnement. L'ensemble devrait être bien agréable à interpréter.

 

 

 

René POTRAT : Au fil des temps  pour saxophone alto et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2854.

Voici une pièce joliment atonale qui déroule « au fil des temps » un discours à la fois rythmique et mélodique très séduisant. Il faudra que pianiste et saxophoniste s'écoutent mutuellement pour en tirer tous les bienfaits. Mais n'est-ce pas cela la musique d'ensemble ?

 

Davide PERRONE : Ailes  pour quintette de saxophones. Niveau moyen. Delatour : DLT2437.

Il s'agit de la version pour quintette de saxophones de l'œuvre dont le compte-rendu figure dans la lettre n° 69 d'avril 2013.

 

 

 

3 bagatelles pour saxophone en si bémol ou hautbois et piano

Gilles MARTIN : 3 bagatelles pour saxophone en si bémol ou hautbois et piano. Troisième cycle. Sempre più : SP0134.

 

Ces trois pièces pleines de charme sont de caractère bien différent. La première va droit au but dans un rythme obsédant. Le deuxième, commençant par un « Très calme » lyrique, gagne peu à peu en dynamisme pour se terminer par un « jazzy » plein de fougue. Enfin, la troisième, en forme de valse, mettra à l'épreuve la vélocité de l'instrumentiste. Le langage est tonal mais plein d'originalité.

 

 

Frédéric LEDROIT : Chercheurs d'or  opus 46 pour saxophone alto et orgue. Delatour : DLT2161.

De cet assemblage peu conventionnel qu'il a pratiqué, l'auteur tire une œuvre variée, intéressante et qui entretient un véritable dialogue entre les deux instruments. L'orgue sera un « trois claviers pédalier» riche en anches et en mutations. Le titre constitue une allusion au travail du compositeur, véritable découvreur de sonorités nouvelles. On y retrouve le langage si personnel de ce musicien très attachant.