Gérard LENOIR : Au fil de l’eau pour saxophone et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3075.

Ecrite dans une tonalité qui réjouira le saxophoniste mais désespèrera le pianiste, cette jolie pièce comporte deux parties et une sorte de coda qui reprend la première. Cette première partie, « allant et bien rythmé », évoque une promenade tonique le long de la rivière. La deuxième partie, à 6/8, avec ses allures de barcarolle et à jouer « avec nonchalance » permet aux deux instrumentistes de s’épancher à loisir, au moins pour le saxophone, car le piano se lance dans des arabesques qui, sans être difficiles, demandent une certaine dextérité. Le retour au tempo primo clôt cette agréable promenade.

pour saxophone alto et piano. Fin de 2e cycle. Lafitan : P.L.3005.

Le pluriel du titre est tout à fait justifié. Après une première partie bien rythmée en sol mineur, un Calmo nous entraine dans une sorte de deuxième mouvement de concerto dans le style de Mozart, en sol majeur. Suit une ample cadence qui nous ramène au thème et à la tonalité initiaux. L’ensemble est tantôt brillant tantôt lyrique et forme un ensemble très plaisant. Piano et saxophone dialoguent avec bonheur. C’est une jolie pièce de concert autant que d’étude.

 Noise D’fense

François ROSSÉ : Noise D’fense pour saxophone solo (baryton et soprano). Difficile. Delatour : DLT2708.

 

Jouant alternativement du baryton et du soprano, l’interprète est en même temps acteur, puisque ses interventions instrumentales sont précédées ou suivies d’interventions parlées « relatant les navigateurs errants sur l’immensité océane ». Il est inutile de préciser que l’auteur fait appel à toutes les techniques contemporaines de jeu du saxophone. La pièce a été écrite en 1998 lors d’un passage à Londres.

 

 

 

About the night

Ivan BOUMANS : About the night pour saxophone et piano. Fin 2ème cycle. Sempre più : SP0208.

Il s'agit d'une commande de l'Union Grand Duc Adolphe pour le Concours Luxembourgeois et Européen pour Jeunes Solistes de 2014. Le sous-titre « Lullaby for eyes closing… » « Berceuse pour yeux en train de se fermer… » donne bien le caractère de cette pièce pleine de poésie et de charme. Ce n'est pas seulement une berceuse, c'est une évocation rêveuse qui déroule un discours varié. Une cadence ad libitum ponctue l'œuvre. Deux allegros semblent suggérer des rêves plus mouvementés. L'un est intitulé : « let the night sleep… ». Le tout est plein d'intérêt.

 

 Etudes obstinées

Benjamin ATTAHIR : Etudes obstinées pour saxophone. Difficile. Lemoine : 29 249 H.L.

Chacune de ces cinq études constitue l'exploration d'une difficulté, d'une exploration musicale, d'une tessiture et d'une couleur sonore particulière. L'ensemble vise à la virtuosité la plus grande possible.

 

Sur le sable

Olivier DEVIENNE : Sur le sable pour saxophone alto et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2966.

Lorsqu'on lit le titre, on pense d'abord à la plage… Mais le rythme obstiné et la tonalité de do mineur, avec de temps en temps la fameuse seconde augmentée entre cinquième et sixième degré fait plutôt penser à la caravane dans le désert. Qu'importe ? Le tout, c'est de se faire une image mentale qui permette d'interpréter cette pièce fort intéressante. Le pianiste est ici un partenaire à part entière : c'est de la vraie musique de chambre. Bref, les jeunes interprètes devraient trouver à jouer cette œuvre beaucoup de plaisir et de profit.

 

3 Paraphrases d'opéra

Charles Jean-Baptiste SOUALLE dit Ali Ben Sou Alle : 3 Paraphrases d'opéra réunies par Fabien Chouraki. Saxophone alto & piano. Deuxième cycle. Lemoine : HL 29234.

Précisons tout de suite que la mention « deuxième cycle » ne fait pas de ces pièces des pièces « d'étude » : elles peuvent figurer comme de très agréables « bis » au répertoire des concertistes, d'autant plus que la partie de piano, remarquablement écrite, n'est pas précisément pour débutant…

 Deep south

Charles BALAYER : Deep south  pour quintette de saxophone. Moyen avancé. Delatour : DLT2655.

Dans ce sud profond (sud des États-Unis), l'auteur nous entraine dans les différents styles (blues, country, spirituals…) qui lui sont familiers. Thème et chorus écrits se succèdent avec un entrain qui ne se dément pas. On connait le talent de compositeur de Charles Balayer et cette nouvelle page est à la hauteur des précédentes…

Patrick CHOQUET : Aire libre

pour 4 saxophones alto. Moyen. Delatour : DLT2588.

Ces pièces, écrites en 1992 pour la classe de saxophone de l'Ecole Nationale de Musique d'Orléans, permettent d'aborder quelques rudiments de l'écriture contemporaine, notamment les sons multiphoniques. Atonales avec goût (on peut faire confiance au fin musicien qu'est Patrick Choquet), elles pourront, après avoir été analysées et jouées séparément, être exécutée totalement ou partiellement dans l'ordre qui paraîtra le plus logique.

André DELCAMBRE : Orientale

pour saxophone alto et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2983.

Si cette pièce commence par une introduction calme et expressive, elle se continue par un ensemble plus allant et assez varié, tant par le rythme que par les modulations. Sa place dans la catégorie « musique de chambre » signifie que le piano a sa place à part entière. Il faudra donc une vraie complicité et une vraie écoute entre les deux instrumentistes. Le côté oriental est évidemment bien présent avec les secondes augmentées récurrentes. L'ensemble est très agréable et devrait plaire aux interprètes.

 

Jean-Michel BARDEZ : Reticentia – Resistantia

pour quatuor de saxophones. Facile. Delatour : DLT2587.

Il s'agit tout simplement d'une harmonisation du célèbre Chant des marais  écrit semble-t-il en 1933 et que tous les anciens scouts connaissent dans la version harmonisée par César Geoffray. Jean-Michel Bardez nous offre avec beaucoup de délicatesse une harmonisation en style choral et tout à fait dans l'esprit de ce chant à la fois de douleur, d'espérance et de résistance. L'exécution de cette pièce pourra donner lieu à une remise en perspective historique qui lui donnera tout son sens.

 

Jean-Luc GILLET : Enfoui  pour saxophone alto en mib.

Moyen. Delatour : DLT2569.

Il est difficile de donner un « niveau » à cette pièce.

Techniquement assez facile, elle demande d'abord et avant tout un sens profond de la mélodie, du timbre, des nuances, en un mot elle demande un musicien. Cette longue mélopée ponctuée de silences et s'animant seulement pour un court passage est en effet très belle et très méditative. Ce peut être un moment de grâce dans un concert…On a en plus la chance de pouvoir en entendre une très belle interprétation sur le site de l'éditeur (ou YouTube) par Naomi Sato. C'est à ne pas manquer !

 

 

 

Bruno GINER : Tactus Perpetuum

pour saxophone soprano. Difficile. Delatour : DLT2560.

L'auteur a voulu bâtir toute sa pièce sur une pulsation perpétuelle à 168 à la noire. Ainsi, même les passages en valeurs longues sont sous-tendus par l'énergie nécessaire pour garder ce tempo. Cette pièce est d'abord, comme le dit l'auteur, une pièce de concert qui « met le soliste en valeur par la virtuosité de certains modes de jeu et l'engagement physique nécessaire à son exécution ».

 

 

 

Thierry ALLA : Inaugural  pour saxophone sopranino

Difficile. Delatour : DLT2573.

L'auteur considère cette œuvre comme une « ouverture » de son cycle de pièces pour tous les saxophones. Elle fait appel à la respiration circulaire qui permet de garder une tension continuelle tout au long du discours. La difficulté tient également dans le dynamisme qui doit habiter toute l'œuvre, œuvre qui joue un peu le rôle d'annonceur au début d'un spectacle musical.

 

Jacques LEJEUNE : Fragments gourmands

(d'après Brillat-Savarin) pour saxophoniste récitant et bande son. Assez difficile. Delatour : DLT2551.

Avant toute exécution, il sera prudent d'écouter intégralement la deuxième plage du CD joint à la partition, qui est une audition intégrale de l'œuvre. Précisons aussi tout de suite que c'est bien le saxophoniste qui est aussi le récitant. Et après, dégustons ces fragments gourmands qui se terminent par une coda dégustatoire

du meilleur effet. Le tout est à consommer sans modération et avec beaucoup d'humour !

Jean-Christophe ROSAZ : Seul dans la steppe

pour saxophone alto solo. Moyen. Delatour : DLT2564.

Le titre suffit à caractériser l'œuvre. On pourra lire au dos de la partition ou sur le site de l'éditeur la description poétique qui a inspiré l'auteur et qui pourra inspirer le musicien « chaman », à la fois « le témoin, le réceptacle, le créateur et le transmetteur de ces impressions fugitives […] ». Le tout se termine par une polyphonie. L'auteur suggère une exécution par cœur permettant un déplacement dans l'espace ce qui fait voyager le son pour l'oreille de l'auditeur. L'ambiance créée est envoutante et suggestive.

Bernard COL : 10R2 Ravel : Dix airs de Ravel

arrangés pour deux saxophones alto. Facile.

Delatour : DLT2583.

Nous avons déjà dit dans notre lettre 100 de février 2016 tout le bien que nous pensions de cette collection. Après Schubert, voici Ravel : nous y retrouvons les mêmes qualités de fidélité aux œuvres originales. Le côté « culture musicale » est bien présent grâce à un tableau situé en fin de volume et qui donne avec précision l'origine des différentes transcriptions. C'est donc un travail remarquable à tous points de vue.

Giordano MUTO et Philippe VIAN : Dérives  pour saxophone alto.

1 vol. 1 CD. Deuxième cycle. Delatour : DLT2563.

Il s'agit, pour les créateurs de ce projet de créer une passerelle entre les musiques actuelles et la musique contemporaine grâce au saxophone. Les œuvres sont donc écrite pour saxophone et bande son. Les cinq pièces figurent sur le CD d'abord dans leur réalisation complète puis en « play-back ». Chaque pièce est présentée avec beaucoup de minutie pour en permettre une réalisation parfaite. L'ensemble atteint son objectif.

Éric FISHER : Les Douze Épisodes du Caillou  pour 2 saxophones soprano.

Assez difficile. Delatour : DLT2604.

On verra sur la partition ou le site de l'éditeur le cheminement de la pensée de l'auteur. Il s'agit d'une écriture utilisant toutes les techniques contemporaines de l'instrument. Un petit « caillou », c'est-à-dire un petit motif mélodique, subit successivement divers avatars « à travers diverses vicissitudes sonores »…

Thierry ALLA : Parietal  pour saxophone baryton.

Difficile. DLT2575.

Cette pièce a été inspirée à l'auteur par les peintures rupestres  et leurs techniques du « soufflé » et du pochoir. Un ou une saxophoniste joue et chante à la fois, mais chante dans son instrument. L'ensemble est donc écrit sur deux portées bien qu'il y ait un seul interprète.

Philippe DÉMIER : Quartetto  pour quatuor de saxophones.

Delatour : DLT2572.

L'œuvre comporte deux mouvements séparés : Hésitations et Poursuites. Le premier mouvement oscille entre modalité et atonalité. Les hésitations du thème initial justifient le nom du mouvement.

Émile BOUSSAGOL : Romance sentimentale et Bagatelle  pour saxophone alto et piano

Collection Musique & Patrimoine. Assez facile. Delatour : DLT2595.

Emile Justin Prosper Boussagol est un compositeur parisien né à Montmartre en 1854 et mort à Paris en 1917. Harpiste renommé, chanteur, il fut aussi un compositeur connu dont deux œuvres furent représentées coup sur coup à l'Opéra-Comique.