Carstein GERLITZ : Best of Bar Piano.

30 wonderfull melodies from the piano lounge.Schott : ED 21647.

Le choix est éclectique puisqu’il va d’arrangements de la Première Gymnopédie à Oh Danny Boy en passant par le Clair de lune de Debussy, Greensleeves et From me to you… Les arrangements sont « jazzy », « lounge » comme l’indique le sous-titre, bien faits, sans grande difficulté technique. Ils pourront servir de base à tous les enrichissements que voudront bien leur apporter les interprètes. C’est un recueil plein de charme à déguster avec un bon verre et en bonne compagnie.

John KEMBER : More Piano Sight-Reading 2

Déchiffrage pour le piano 2. Pièce pour piano solo et duo. Schott : ED 13490.

Précisons tout de suite ce que ne dit pas le titre français : ce recueil est un complément à un volume 2 déjà paru. Il s’agit en fait d’une méthode de déchiffrage très systématique s’adressant à des pianistes de premier cycle. Entièrement trilingue (anglais – français – allemand), ce volume bénéficie de très nombreuses présentations et explications qui permet d’en tirer un réel profit même si on l’utilise seul pour se perfectionner. Les conseils à l’élève, en particulier ceux qui expliquent qu’il faut avant tout privilégier l’audition intérieure, sont tout à fait précieux.

10 arrangements faciles pour piano. Vol. 2. Alfred : 41469.

Ces dix Noëls traditionnels plutôt anglo-saxons sont arrangés avec goût et sans « facilités ». Ils égaieront volontiers une soirée familiale et peuvent aussi contribuer à faire découvrir les originaux

Isaac ALBÉNIZ : Suite espagnole op. 47 pour piano

Edité par Olga Llano Kuehl-White. Alfred : 40571. Cette édition, très claire, soigneusement revue et doigtée, vaut beaucoup par la copieuse présentation de l’éditrice. Notice sur le compositeur et sur le genre musical, conseils d’interprétation de chacune des pièces, considérations éditoriales, glossaire des termes espagnols, rien ne manque pour aider les interprètes à pénétrer ce répertoire si caractéristique.

Wolfgang Amadé MOZART : Sonatas K. 381, 358, 497, 521

pour piano à quatre mains. Editées par Charles Timbrell. Alfred : 39487.

En plus d’une édition claire et soignée, Charles Timbrell nous propose une introduction très intéressante comprenant notamment l’analyse de chacune de ces sonates ainsi, bien sûr, que de judicieux conseils d’interprétation.

Franz LISZT : Sonate en si mineur pour piano

Urtext. Editée par Michaël Kube. Bärenreiter : BA 9650.

Cette nouvelle édition de ce monument de la littérature pianistique se veut être à la fois une édition critique et une édition d’étude. Disons que le but est pleinement atteint. La copieuse préface de Michaël Kube replace l’œuvre dans son contexte et rappelle en particulier qu’il lui fallut du temps pour être acceptée comme une œuvre profondément novatrice.

SCHUBERT : Sonate en si bémol Majeur

D 960. Bärenreiter Urtext : BA10860.

Cette sonate composée en 1828 est sans doute sa dernière œuvre instrumentale. On lira avec beaucoup d’intérêt la préface et les copieuses notes consacrées à l’interprétation de cette œuvre. Walburga Litschauer examine tous les points délicats de l’interprétation (rythme, tempos, ornements…) et permet ainsi de ne pas trahir le compositeur. Et bien sûr, on bénéficie de la clarté d’édition de la partition qui en facilite tant la lecture et l’exécution

MENDELSSOHN : Overture to a Midsummer Night’s Dream

Op. 21. Pour piano à quatre mains. Editée par Maurice Hinson et Allison Nelson. Alfred : 42005.

Il est tout à fait intéressant de pouvoir jouer dans une édition critique cette version à quatre mains réalisée par Mendelssohn lui-même et qu’il a interprétée avec sa sœur Fanny. Les indications historiques données par les éditeurs sont tout à fait intéressantes. Inutile de préciser qu’il s’agit d’une partition difficile…

 

MOSZKOWSKI : Spanish Dancesop

12 pour piano à quatre mains. Editées par Maurice Hinson et Allison Nelson. Alfred : 42006.

Œuvre de jeunesse de Moszkowski, ces Danses n’en sont pas moins fort intéressantes. Plus brillantes que difficiles, elles peuvent constituer un bien agréable moment tant en concert qu’en audition d’élèves (avancés, cependant…). On lira avec intérêt la préface très documentée des éditeurs.

KUHLAU : Six sonatinasopus 55

pour piano. 1 vol. 1 CD. Alfred : 41423

On aurait tort de mépriser les sonatines de ce compositeur trop peu connu malgré sa présence dans les Classiques favoris ou peut-être à cause de cela. Cette édition est claire, très bien faite et comporte l’enregistrement intégral des sonatines par le pianiste Jëno Jandó.

Carol MATZ : Famous & Fun Christmas Duets

Book 2. 7 duos pour piano à quatre mains. Alfred : 41466.  Ne nous y trompons pas : le niveau « élémentaire » indiqué sur la partition est l’équivalent d’un milieu de premier cycle dans nos nomenclatures, et cela pour les deux parties. Ce sera une bonne occasion d’initier de jeunes pianistes au plaisir de la musique d’ensemble avec des airs bien connus (ou qui méritent de l’être…) de noëls anglo-saxons.

CHOPIN : 24 études op 10 & op 25

Edité par Willard A. Palmer. 1 vol. 1 CD. Alfred : 41493.

Voici une édition de travail des Etudes tout à fait claire et où les indications d’interprétation sont précises. On pourrait presque dire : un peu trop. Mais tout ceci est judicieusement tempéré par le CD enregistré par Idil Biret, pianiste turque élève de Nadia Boulanger, Jean Doyen, Cortot, Wilhelm Kempff… Cette remarquable interprétation ne suit évidemment pas à la lettre les indications de la partition, ce qui est une source de réflexion et de richesse pour les interprètes.

CHOPIN : 19 Nocturnes pour le piano

Edité par Willard A. Palmer. 1 vol. 2 CD. Alfred : 41435. Comme pour les Etudes, l’édition de Willard A. Palmer est extrêmement détaillée et précise. Là encore le remarquable enregistrement joint à la partition, par la même pianiste que les Etudes, permettra aux élèves de comprendre la distance existant entre une partition, si bien faite soit-elle, et une véritable interprétation. Idil Baret nous livre ici une vision à la fois infiniment poétique et en même temps très pudique de ces Nocturnes, bien dans l’esprit de Chopin. A écouter sans modération…

Valérie ROUSSE, Joël LITTORIE : Couleurs caraïbe

pour piano. Niveau débutant à Préparatoire 2. Lemoine : 29012 H.L.

Les auteurs proposent ces Couleurs Caraïbe pour différents instruments, mais ne nous y trompons pas. Il ne s’agit en aucun cas de transpositions, mais chacun des recueils contient des œuvres originales pour chaque instrument. Les sept pièces pour piano présentées sont aussi variées que possible, tout en gardant malgré tout une unité de style. Elles devraient procurer beaucoup de plaisir à leurs interprètes. Les six recueils proposés pour six instruments différents devraient permettre d’organiser, pourquoi pas, une soirée « caraïbe » interclasses. Ce serait l’unité dans la diversité…

Hywel DAVIES, Nicholas HARE, Christopher NORTON, Alfred RICHTER :

achmaninoff, 29 favourite themesarrangés pour un pianiste de moyen niveau. Boosey & Hawkes : ISBN 978-0-85162-655-0.

On peut discuter à l’infini du bienfondé de ces arrangements. Ils ont l’immense mérite de faire découvrir aux pianistes des œuvres qu’ils ne connaissent pas forcément. Et comme ces arrangements sont bien faits et très respectueux des œuvres originales, ils en permettent ensuite un accès plus fructueux. Ce copieux volume permet ainsi de voyager à travers les œuvres les plus célèbres du compositeur et de le découvrir sous ses aspects les plus divers. Sans être toujours faciles, ces arrangements sont quand même abordables pour de bons amateurs.

Arletta ELSAYARY : Demi-teinte pour piano.

Préparatoire. Lafitan : P.L.2572.

Arletta Elsayary nous propose une pièce pleine de charme et de fantaisie. Un début un peu chaloupé en do Majeur se continue par un do mineur plus jazzy pour revenir au do majeur primitif dans le même style désinvolte. On ne peut qu’être séduit par cette œuvre : ce devrait être le cas de ses jeunes interprètes.

Arletta ELSAYARY : Orage et Beau Fixe.

Pièce en deux mouvements pour piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2573.

L’orage est tumultueux, comme il se doit, le beau-fixe berceur. On retrouve dans cette pièce toute la grâce et le bon goût de son auteur. Nul doute que les jeunes interprètes se plairont à peindre ces deux charmants tableaux.

 

pour piano. Débutant. Lafitan : P.L.2588.

Cette charmante pièce mettra en jeu les qualités expressives des très jeunes pianistes dans un discours délicat et évocateur. Il reviendra aux professeurs d’aider les interprètes à se faire une image mentale de ce lac gelé sur lequel évoluent sans doute gracieusement des patineurs. La construction A B A favorise d’ailleurs cette mise en image.

Rose-Marie JOUGLA : Oiseaux sur un arbre de neige

pour piano. Difficile. Delatour : DLT2227.

Bien sûr, la référence à Debussy et à ses sonorités est explicite. On écoutera avec plaisir la pièce intégralement enregistrée sur le site de l’éditeur. Difficile, cette pièce l’est autant par la technique que par la délicatesse demandée par l’interprétation. Mais comment ne pas être séduit par ces sonorités…

Matthieu STEFANELLI : 4 Illusions

pour piano. Delatour : DLT1839.

Illusion I : « Mirage », Illusion II : « Kaléidoscope », Illusion III : « Origami » Illusion IV : « Reflets… Réfractions » : De ces quatre Illusions, la première est un hommage à Maurice Ohana, la seconde à Witold Lutoslawsky, la troisième à Toru Takemitsu et la quatrième à Henri Dutilleux. De niveau difficile, elles font appel aux techniques contemporaines du piano, en harmonie avec le langage des différents compositeurs évoqués.

Rose-Marie JOUGLA : Toccata taquine

pour piano. Delatour : DLT2230.

Difficile, certes, demandant une technique pleinement maitrisée, cette toccata est pleine de grâce lutine. Ecrire ainsi de la musique tonale qui ne soit le pastiche de personne et qui suscite in intérêt qui ne faiblit pas du début à la fin était une gageure remarquablement tenue. Au-delà de l’exercice technique, voici de la vraie musique qu’on écoutera sans modération sur le site de l’éditeur.

Variations faciles

Dimitri KABALEVSKY :  Variations faciles, op. 51 pour piano. Paris, Le Chant du Monde (www.chantdumonde.com  ), 2013, AJ46, 21 p.

 

Dimitri Kabalevsky, né à St-Petersbourg en 1904 et mort à Moscou en 1987, a été, en 1925, élève au Conservatoire de Moscou (piano, composition). Il s’est notamment spécialisé dans des pièces pour débutants : c’est le cas de ces Variations faciles pour piano, op. 51. Dans les Cinq Variations sur un chant populaire russe, le thème est énoncé d’abord par fragments à la main gauche.