Alireza MASHAYEKHI : Avec Chopin  pour piano. Op. 130. Delatour : DLT2315.

Cette œuvre techniquement difficile est issue de la vision multiculturelle de ce compositeur iranien. Composée à partir de citations de Chopin souvent revisitées et de citations de sa propre musique, elle illustre ce métissage si prôné en notre temps. On pourra l'écouter intégralement sur le site de l'éditeur.

Arnaud PETIT : Douze Pièces faciles pour pianiste fatigué, LE CHANT DU MONDE (www.chantdumonde.com  ), Paris, PN4898,  15 p.

Les titres de ces Douze Pièces faciles d'Arnaud Petit (né à Metz en 1959), en fait de difficulté technique progressive, tendent à évoquer la fatigue et ses manifestations. Ce recueil propose une familiarisation avec les changements de mesures (7/8 - 5/4), le rythme syncopé, le jeu lié, le chromatisme et les tierces parallèles, sauts d'octaves, traits de doubles-croches (n°10 : Queue de chien), le mouvement contraire (L'ombre du chat) ainsi que les accords plaqués.

 

Ivan JEVTIC : Radouïsya pour piano à quatre mains, Paris, LE CHANT DU MONDE (www.chantdumonde.com  ), 2013, PN4891, 28 p.

Composée par Ivan Jevtic (1947-) à Paris, en avril 2004, publiée en 2013 et dédiée « à son ami Dusan Jankov et à sa famille », l'interprétation de la pièce : Radouïsya exige des deux pianistes une grande rigueur, un bon esprit d'équipe et le sens de l'écoute réciproque. L'œuvre est structurée en 4 mouvements : Andante particulièrement expressif, évoluant dans la douceur et nécessitant la maîtrise de la pédale et le respect des nuances (de p dolce à ff) ; Allegro avec rythme précis 3 contre 2 (c'est-à-dire croches par 3 liées contre croches par 2 staccato) ; Andante espressivo e sostenuto imprégné de douceur, comportant des accords arpégés et des changements de mesures (4/4, 5/4, 9/8) ; enfin : Molto rustico, très énergique, page de virtuosité réservée aux bons solfègistes et pianistes chevronnés.

 

Antoine REICHA : Grande sonate en mib. Edition : Michaël Bulley. Symétrie : ISMN 979-0-2318-0758-5.

Antoine Reicha (1770-1836) est maintenant plus qu’un nom et si le professeur qui compta parmi ses élèves Berlioz, Franck, Liszt, et Gounod fut grandement apprécié en son temps, sa musique mérite beaucoup mieux que l’oubli dans lequel elle était tombée. Cette Grande sonate, composée à Vienne mais dont le titre est en Français, est publiée d’après la seule source existante, un manuscrit de la Bibliothèque Nationale. Reicha en écrivit en même temps deux autres. Elle ne démérite pas face à celles de son ami Beethoven. Souhaitons qu’elle trouve bientôt sa place dans les récitals.

Christine MARTY-LEJON, Jean-Claude SOLDANO : Les bêtises pour piano 4 mains. Soldano : ES845. www.editions-soldano.fr

Sous-titrée « Quand trois petits chats s’amusent… », cette pièce porte bien son nom : dans un tempo assez vif, une mélodie, qui évoque à la fois par ses notes et par son rythme le rag-time, folâtre, module pour se terminer en feu d’artifice. L’ensemble est plein de fraicheur. Il est destiné à deux pianistes de fin de cycle 1qui devraient y trouver beaucoup de plaisir.

André TELMAN : L’androïde intelligent pour piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2804.

Cet androïde se décline en trois mouvements qui ont en commun une écriture atonale basée, pour les deux premiers mouvements, sur des quintes parallèles, et pour le troisième sur des quintes diminuées. Mais ces procédés n’ont rien d’artificiel et l’intelligence de cet androïde se manifeste par le subtil jeu des rythmes et des élans lyriques qui le caractérisent. Cette pièce plaira certainement beaucoup par son étrangeté. Sans compter que les allusions à peine voilées au prélude de Tristan permettront au professeur de compléter la culture musicale de ses élèves…

Noël LEE : Distances pour piano. Delatour : DLT2312.

Ecrite en 1996, l’œuvre a été éditée par Dimitri Tchesnokov pour le « Concours-Festival – répertoire pianistique moderne » (Paris 2014). L’éditeur en reconnaît le caractère énigmatique ainsi que la richesse harmonique et polyphonique. Si techniquement la pièce n’est pas d’une difficulté insurmontable, elle n’en demande pas moins une grande maturité. C’est donc une œuvre à découvrir et à faire connaître.

 

Jean-Luc GILLET : Petits préludes pour piano. Moyen. Delatour : DLT2344.

Ces dix petits préludes ont vocation à préparer les jeunes interprètes à l’interprétation de la musique contemporaine. Loin de l’exercice scolaire, ils sont autant de petits tableaux illustrant ou évoquant les titres des pièces.

Sylvain KUNTZMANN : Musiques de sous-bois.

5 pièces pour piano. De débutant à préparatoire (et au-dessus…). Delatour : DLT2214.

Pour être « pédagogiques », ces pièces n’en sont pas moins d’abord de la très agréable musique.

Rose-Marie JOUGLA : Un violon pour une Ochidée.

Rose-Marie JOUGLA : Un violon pour une Ochidée. Version piano à 4 mains. Delatour : DLT2234.

 

Voir le compte-rendu de cette pièce sous la rubrique « Accordéon ».

 

 

Jean-François PAULÉAT : Jeux, Thèmes et Variations pour piano.

Delatour : DLT2244.

Il s’agit plus d’une « fantaisie » qui comprendrait trois thèmes plus ou moins variés. Tout cela n’est pas sans analogie avec la musique de Yann Tiersen. L’auteur décrit fort bien son propos sur le site.

Jean-François PAULÉAT : Mosaïque pour piano

Delatour : DLT2243.

Après une introduction « largo » faite de larges résonnances, un premier thème aux allures de sicilienne se déploie avant de déboucher, avec une suspension sur la dominante, sur un second thème syncopé.

Guy SACRE : Neuf contes moraux pour piano

Soliloques. Sept pièces pour piano. – Petits exercices de la solitude. Cinq pièces pour piano. Symétrie : ISMN 979-0-2318-0751-6, ISMN 979-0-2318-0753-0, ISMN 979-0-2318-0752-3.

Si l’auteur a souhaité publier en même temps ces trois recueils dont la composition s’étale sur une dizaine d’année, c’est qu’il considère qu’ils lui paraissent « former une trilogie « morale » ». Pour pénétrer l’esprit de ces pièces il conviendra de lire

Dimitri CHOSTAKOVITCH : Concertino

Version pour piano à 4 mains par Dimitri Tchesnokov. Paris, LE CHANT DU MONDE (www.chantdumonde.com ), 2013, PN4883, 24 p.

Le Concertino op. 94, composé en 1953 par Dimitri Chostakovitch (1906-1975) pour deux pianos, a été adapté en 2013 pour piano à 4 mains par le pianiste et compositeur franco-ukrainien, Dimitri Tchesnokov (*1982). Après ses études de piano,

Ivan JEVTIC : Six Préludes pour piano.

Paris, LE CHANT DU MONDE (www.chantdumonde.com  ), 2014, PN4892, 18 p.

Ces 6 Préludes pour piano d’Ivan Jevtic (*1947), composés à Belgrade en 1971 et imprimés à Paris en 1981, sont des pièces brèves aux conclusions abruptes. L’Allegro con brio (I) nécessite un jeu lié entre les deux mains, de constantes oppositions de nuances et le sens de la dynamique ;

Austin WINTORY : Journey

Extraits de la bande originale du jeu vidéo. Arrangé pour piano solo par Laura Intravia. Alfred : 41091.

Daniel ROSENBERG : Minecraft – Volume alpha

Sélection de morceaux extraits de la bande originale du jeu vidéo. Alfred : 42252.

Cet album permettra aux pianistes moyens de recréer l’ambiance du jeu vidéo.

SMETANA : Die Moldau pour piano à quatre mains.

Urtext. Edité par Hugh Macdonald, avec une préface d'Olga Mojžíšová. Bärenreiter : BA 9549.

 

Cette transcription pour piano à quatre mains a été réalisée par Smetana lui-même, ce qui lui confère une valeur particulière. L’auteur de la préface nous rappelle à juste titre que ces transcriptions n’étaient pas essentiellement faites pour être jouées en concert mais constituaient, à une époque où l’enregistrement sonore n’existait pas,

BRAHMS : Variationen und Fuge über ein Thema von Händelop.

24 pour piano. Urtext. Bärenreiter : BA9607.

Cette édition très soignée et très claire est précédée d’une préface tout à fait intéressante de Christian Köhn qui a également doigté la partition. Après avoir présenté la genèse de l’œuvre, celui-ci en fait une analyse

SATIE : 3 morceaux en forme de poire (à quatre mains)

avec une Manière de Commencement, une prolongation du même & Un En Plus, suivi d’une Redite. Urtext. Bärenreiter : BA 10809.

Certes, on est un peu déçu, après une couverture trilingue, de ne trouver préface, indications d’interprétation et glossaire que dans la langue de Goethe et celle de Shakespeare.

Célino BRATTI : Sonatine pour Wippypour piano.

Elémentaire. Lafitan : P.L.2593.

Dans une harmonie très « début de siècle » (le XX°, évidemment), de très jolies et très fraiches mélodies se déroulent, qui demandent une finesse de toucher et de phrasé qui départageront immédiatement les interprètes.

Arletta ELSAYARY : Profundum Maris pour piano

Elémentaire. Lafitan : P.L.2787.

Flots grondants, ondulants, gouttes d’écume, tous les paysages marins se succèdent au profond de la mer.