Nathalie BÉRA-TAGRINE : Méthode Tagrine

Mes premières années de piano et de solfège. Van de Velde : Vol. 1 :VV291 ; vol. 2 VV296.

A première vue, cette méthode parait assez traditionnelle. En fait, elle systématise l'expérience d'une pédagogue, par ailleurs concertiste, mais qui a consacré la plus grande partie de sa vie à l'enseignement, suivant en cela l'exemple de sa mère, Nadia Tagrine, qui a tant contribué, pendant plus de vingt ans avec Roloand-Manuel à faire connaître et aimer la musique dans l'émission « Plaisir de la musique ».

Nathalie BÉRA-TAGRINE : Pièces récréatives  pour piano.

4 volumes. Van de Velde : VV303, VV304, VV 305, VV 306.

Cette série de pièces progressives, depuis le tout début jusqu'à un niveau plus avancé ont en commun de constituer à la fois, sans le dire, des études progressives, et d'être en même temps de délicieuses petites œuvres admirablement composées et harmonisées.

SCHUMANN : Album für die Jugend

43 Klavierstücke  op. 68 pour piano. Bärenreiter : BA9641.

A quoi bon une nouvelle édition du célèbre Album pour la jeunesse  pourrait-on se dire ? Mais celle-ci se justifie pleinement. D'abord parce qu'il s'agit d'une édition critique, avec une copieuse préface et de précieuses indications critiques et d'interprétation.

Matthieu STEFANELLI : Jeux de mime.

10 études enfantines pour piano. Facile. Delatour : DLT02456.

Basée sur l'observation d'un animal, chacune de ces études en décrit physiquement l'attitude en l'appliquant à un travail technique précis. C'est donc bien d'études progressives dont il s'agit. Chaque posture, chaque geste est soigneusement expliqué et illustré par des photographies, ce qui n'empêche pas une certaine poésie de se dégager malgré tout. L'ensemble est progressif et le côté méthodique de ces Jeux de mime  n'est pas l'élément le moins intéressant du recueil.

Stéphane MICHOT : Trois regards…  pour piano

Moyen. Delatour : DLT2538.

«Puisant leurs sources dans le passé, ces regards cohabitent, s'entrecroisent, s'interrogent, s'équilibrent. Car au fil du discours émerge l'inspiration nouvelle de l'auteur, sorte de second souffle tourné vers l'avenir...»

Jean-Luc GILLET : Fulgure  pour piano

Assez difficile. Delatour : DLT2530.

On lira avec intérêt les explications cinématographiques données par l'auteur mais il n'est pas sûr qu'elles soient indispensables pour interpréter cette pièce fort agréable qui crée tout simplement une ambiance sonore à la fois colorée, mystérieuse, un peu envoutante. On pourra en juger en l'écoutant sur le site de l'éditeur.

BRAHMS : Les œuvres de Brahms pour un instrument et piano. Clive Brown, Neal Peres Da Costa, Kate Bennet Wadswort : Performances Practices in Johannès Brahms' Chamber Music. Bärenreiter : BA9600.

ce volume coiffe l'édition de l'ensemble des œuvres de Brahms pour un instrument et piano. Il ne compte pas moins de trente-quatre pages grand format en anglais et autant en allemand et s'efforce, grâce à ses trois contributeurs, de donner un reflet aussi large que possible de la question. 

Stéphane DELPLACE : Passacaille  pour piano. Moyen. Delatour : DLT1453.

On trouvera sur le site de l'éditeur une présentation exhaustive de l'œuvre. Il s'agit d'une passacaille de forme canonique : le thème, sombre, faisant penser au Dies irae, exposé à la basse, est non seulement modulant mais rythmique. L'ensemble comporte cinq parties et trente présentations (variations) du thème. L'ensemble est lyrique, poignant tourmenté, tout en restant structurellement tonal. Cette œuvre a été enregistrée par Pierre-Alain Volondat pour l'émission Alla Breve de France Musique en 2002.

Peter GRAHAM : Subversive etudes (Jinakosti) pour piano. Bärenreiter Praha : BA 9585.

Cette méthode de piano en tchèque, allemand et anglais porte bien son nom. C'est une manière très astucieuse de faire découvrir l'instrument et d'en explorer toutes les possibilités. L'auteur, dès le départ, met en place des techniques qui permettent de vaincre des difficultés qui paraitraient autrement insurmontables. Il fait découvrir au passage les mondes musicaux de différents pays : Hongrie, Afrique, Bali… ainsi que de différentes périodes de l'histoire. Les pièces forment la pensée musicale polyphonique et les doigts qui vont avec. C'est vraiment un recueil à découvrir !

Rose-Marie JOUGLA : L'ombre-poussière  pour piano. Assez difficile. Delatour : DLT2556.

Construite autour d'un élément mélodique et rythmique qui scande tout le discours, cette pièce, de facture classique mais remplie d'un souffle romantique est écrite « en souvenir des malades défunts ». On ne pourra en comprendre le sens qu'après avoir lu le long texte de l'auteur qui, sous la forme d'un poème en prose, exprime littérairement ce que porte le discours musical. L'ensemble, parfois angoissant, parfois plus apaisé ne peut pas laisser indifférent.

Arletta ELSAYARY : Série « Nos amis les oiseaux » - Alban le paon  pour piano. Débutant. P.L.2929.

Cette jolie valse aux accents parfois un peu mélancoliques illustre bien la démarche à la fois gracieuse et nonchalante de l'animal… Mais il ne se pavane guère, fort heureusement, et danse fort joliment. On notera qu'un usage délicat mais assez abondant des altérations familiarisera le jeune pianiste aux chromatismes de bon aloi !

Pierre-Richard DESHAYS : Sourire d'été  pour piano. Débutant. P.L.2850

Le débutant qui abordera cette page sera moins débutant que celui du morceau précédent… Ce Sourire d'été  comporte de nombreux échanges entre main droite et main gauche et développera l'écoute polyphonique du jeune pianiste. L'ensemble est très plaisant et on verrait bien ce sourire d'été  dans le parc du château de Versailles…

Thierry DELERUYELLE : A travers le désert  pour piano. Débutant. Lafitan : P.L.2880.

Sur un rythme obstiné, la caravane s'avance. Le mode de mi donne une couleur un peu étrange à la mélodie. Le tout devrait séduire les jeunes pianistes. On pourrait aussi, sur le rythme de la main gauche leur faire improviser une suite à ce joli morceau.

Francine AUBIN : Deux valses  pour piano à 4 mains. Deuxième cycle. Sempre più : SP0199.

La « valse du petit matin » évoque bien un heureux éveil avec une partie médiane un peu mélancolique, Quant à la valse rêveuse, elle correspond bien à son titre ! Elève et épouse du chef d'orchestre Tony Aubin, l'auteur a fait une brillante carrière de pianiste, de directrice de conservatoire et de professeur de composition, d'écriture et d'analyse. Notamment au CRR de Rueil. C'est dire la qualité de ces petites pièces qu'on aura beaucoup de bonheur à jouer et à faire découvrir.

Franz SCHUBERT : Impromptus op. 90 (D 899). Wiener Urtext Edition, Schott/Universal Edition : UT 50408.

Nous avons recensé en octobre 2015 l'édition des Impromptus et des Moments musicaux en un seul volume. Voici, en volume séparé, les quatre impromptus de l'op. 90. La préface et les notes sur l'interprétation, en français, sont tout à fait passionnantes et pertinentes. On appréciera également les doigtés de Paul Badura-Skoda. Bref, il s'agit d'une véritable édition de travail au meilleur sens du terme.

Wolfgang Amadé MOZART : Klaviersonate B-dur. KV 570. Wiener Urtext Edition, Schott/Universal Edition : UT 50407.

Remercions d'abord ces éditions d'être trilingues : il est bien agréable de ne pas être obligé d'être anglophone ou germanophone pour bénéficier des précieuses indications d'Ulrich Leisinger, qui a réalisé l'édition et rédigé la postface, et des notes sur l'interprétation de Robert D. Levin. Les doigtés sont de Paul Badura-Skoda. L'ensemble est d'une grande lisibilité et comporte toutes les indications nécessaires pour l'interprétation de cette œuvre.

   Rose-Marie JOUGLA : L'envor du petit dragon  pour piano. Assez difficile. Delatour : DLT1949.

De nombreuses difficultés techniques émaillent cet envol qui ne se fera pas sans un travail certain : les « teintes asiatiques et les harmonies romantiques » sont portées par de redoutables traits en doubles notes, arpèges, accords déplacements qui demandent une sérieuse maîtrise de l'instrument. Mais c'est avant tout de l'excellente musique, pleine de poésie, que nous offre l'auteur, à l'instar des meilleures « études » du passé. Au terme d'un travail qu'il faudra prendre très au sérieux, c'est à une œuvre profondément lyrique et poétique que l'interprète accèdera, pour son plus grand plaisir.

 

Michel LE COZ : Pour bien commencer le piano. Lemoine : 29177 H.L.

Si la méthode en elle-même n'a rien de révolutionnaire (mais ce n'est pas une critique !), elle a le mérite d'une grande clarté et d'une grande progressivité. La progression se fait surtout par l'interprétation de morceaux soigneusement adaptés par l'auteur : la musique est toujours présente. On appréciera également que l'auteur ait réalisé sur YouTube une chaine où on retrouvera en vidéo tous  les morceaux et exercices. Cette réalisation tout à fait soignée est un élément déterminant de la méthode.

Edward MOLLENHAUSER : The infant paganini  pour violon et piano. Premier cycle. Bärenreiter : BA10691.

Ecrite par un violoniste pédagogue et compositeur allemand de la fin du XIX° siècle, qui a introduit aux Etats Unis l'enseignement classique de la musique, cette œuvre est abordable par des violonistes maîtrisant première et troisième positions. Faisant appel à toutes les techniques de l'archet, et visant évidemment au travail technique, elle n'en est pas moins de la fort bonne et fort agréable musique.

 

 

 

Louis-Noël BELAUBRE : 12ème Sonate  pour piano. Assez difficile. Delatour : DLT1700.

Cette sonate est la dernière d'un cycle de douze. Elle est composée de trois parties enchainées : - 1° Une introduction et un mouvement modéré, - 2° Un scherzo, - 3° Un récitatif enchaîné à une ariette avec variations. On pourra lire sur le site de l'éditeur l'ensemble de la présentation faite de son œuvre par l'auteur. Cet op. 96 est dédié à Nicolas Bacri. C'est une œuvre contrastée, en deux climats successifs, le premier assez dramatique, le second plus apaisé.

Jean-Charles GANDRILLE : Comandon  pour violon et piano. Assez difficile. Delatour : DLT2445.

Ce titre fait référence au docteur Jean Comandon qui est accueilli par Charles Pathé dès la fin de 1908 pour développer le service de cinématographie scientifique au sein de la société Pathé frères. En 2009, une projection de certains de ses films réalisés entre 1910 et 1914 fut accompagnée par cette composition. C'est donc une sorte de « musique de film » que nous offre l'auteur mais qui mérite d'avoir sa vie propre. La musique, qui fait écho à la beauté des images, est parfois statique, le plus souvent onirique… C'est en tout cas à découvrir !

Louis-Noël BELAUBRE : 13ème Sonate  pour piano. Assez difficile. Delatour : DLT2282. 14ème Sonate  pour piano. Delatour : DLT2283.

Si nous avons regroupé ces deux sonates, c'est qu'elles forment en quelque sorte les deux termes d'un même projet. Laissons la parole à l'auteur : « Cette sonate et la sonate 14 ont été composées en Janvier 2011 en réponse à une suggestion de mon ami Nicolas Bacri. Celui-ci, intéressé par la présentation de mes douze premières sonates réalisée par les musicologues Philippe Malhaire, Ludovic Florin, Lionel Pons et Mireille Tendero  et parue aux éditions Delatour,  opuscule dans lequel je proposais ma définition de la sonate, me proposa d'écrire deux sonates très différenciées, l'une de coupe très classique, l'autre d'allure très libre. » Ce sont donc ces deux sonates qui sont proposées ici : la première écrite sur le modèle mozartien de la sonate classique, l'autre, au contraire, de forme plus libre, certes, mais non moins structurée. Mais dans l'une et l'autre s'exprime le langage si personnel de l'auteur.