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Catégorie : Piano

Composées en 1879, et jouées par Brahms sous le titre de « Klavierstücke » ou « Caprices », sans avoir suscité l’enthousiasme de Clara Schumann à qui le compositeur les avait soumises. Brahms dédicaça les pièces à son amie Elisabeth von Herzogenberg qui lui conseilla d’en changer le titre pour la publication (Simrock, 1880) préférant le titre de Rhapsodies, bien que la forme des pièces (surtout la première) soit en contradiction avec la conception d’une rhapsodie. La première partie de la rhapsodie en si mineur est Agitato autant par la rythmique que par la mélodie hachée, le caractère les modulations rapides ; la seconde, en ré m, plus chantée et tendre est interrompue par un développement de l’Agitato jusqu’à un jeu de fusées de triples croches. Puis retour du premier thème. S’ensuit une douce mélodie accompagnée, inspirée du thème en ré m, molto dolce espressivo, en si Majeur, coincée entre des effets de notes pédales supérieure et inférieure. Une coda dans laquelle le thème est à la basse, conclut la dernière partie qui est semblable à la première. La seconde et célèbre rhapsodie en sol m, bien que conçue en « allegro de sonate », évolue davantage dans un esprit rhapsodique, de par sa brillance, sa fougue, son instabilité tonale, de par la richesse, la variété et la superposition des thèmes.   Si nous lisons attentivement les indications d’interprétation de Brahms (soufflets, nuances, indication de variation de

tempo, de pédale), nous remarquerons les effets souvent outrés des interprétations que nous entendons. Notons la rareté des doigtés indiqués par Brahms. Les propositions de l’éditeur sont notées entre crochets ou en pointillés. Les commentaires critiques de cette belle édition ont été établis d’après la première édition (le manuscrit autographe est perdu) et deux copies : une copie de F. Hlavaczek, ami de Brahms et une copie personnelle du compositeur comportant des corrections.
Sophie Jouve-Ganvert