Wolfgang Amadeus MOZART: SONATE pour piano en la majeur KV 331 Wiener Urtext Edition, Schott/Universal Edition : UT 50418

Editée d’après les sources par Jochen Reutter. Doigtés de Heinz Scholz. Notes sur l’interprétation de Robert D. Levin.
A l’époque où Mozart a composé les sonates KV 330, KV 331 (avec son célèbre mouvement Alla Turca) et la sonate KV 332 ainsi que L’Enlèvement au sérail, on célébrait à Vienne le centenaire de la levée du Siège des Turcs de 1683. La préface révèle quelques erreurs d’édition transmises pendant plus de deux siècles et corrigées en partie grâce à la découverte en 2014, à Budapest, de quelques feuillets autographes de la sonate partiellement perdue. Retrouver les quatre pages encore manquantes permettrait peut-être de lever les derniers doutes (comme l’indication Allegretto du dernier mouvement Alla turca au lieu de Allegrino figurant dans l’édition originale).


Le paragraphe sur l’articulation (dans les Notes sur l’interprétation) aide à la bonne lecture des liaisons, utiles notamment dans la dynamique et comme effet de pédale. Chacun sait que Mozart ne mentionnait pas explicitement l’emploi de la pédale. Les quelques rappels suivants s’avèrent utiles.  L’attaque du trille par la note supérieure est toujours en vigueur, sauf dans des cas bien précis. L’appoggiature s’exécute soit avant, soit sur le temps, suivant sa « fonction ». Les exécutions modernes négligent souvent les reprises, pourtant chères aux compositeurs qui offraient ainsi à l’interprète l’occasion de varier son jeu, d’orner suivant son inspiration et son talent.
Notons quelques curiosités dans les doigtés, non justifiées, ni par le phrasé, (dans la troisième variation du premier mouvement ou dans le Rondo, par exemple) ni par l’ornementation.