ean-Jacques Werner, compositeur et chef d'orchestre français né en 1935, rend hommage au peintre franco-serbe Spiridon, très admiré, entre autres, par Salvador Dali. Il s'inspire des toiles de ce maître et traduit musicalement l'émotion qu'il a ressentie en contemplant ses tableaux. Le compositeur mise avant tout sur « la luminosité, le lyrisme et la force tranquille ». Composée en 2014, cette œuvre fait appel à des rythmes complexes et variés, à une dynamique fouillée allant du piano comodo quasi recitativo au vehemente fff pour aboutir à la nuance mp diminuendo et — après six accords plaqués répétés et progressivement allégés (à la main gauche) — pour se fondre al niente (« en mourant ») sur une seule note : la note supérieure. Cette partition originale, en un langage très personnel, s'adresse à de bons solfégistes et pianistes expérimentés, sensibles et capables de recréer l'émotion voulue par J.-J. Werner.