David LEFEBVRE : Drumming Sessions n° 8 pour batterie et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.3095.

Si le batteur est de niveau élémentaire, le pianiste pourra l’être aussi à condition de posséder un solide sens du rythme. En effet, la partie de piano n’est pas en soi difficile par les notes mais il faut, pour l’interpréter, avoir le rythme « dans la peau ». L’ensemble est vivant, joyeux et très agréable à entendre : on peut s’en faire une idée en allant en écouter un large extrait sur le site de l’éditeur http://www.lafitan.com/partition-drumming-sessions-percussionsbatterie- oeuvres-instrumentales-972-28-1-1.z.fr.htm

Bernard ZIELINSKI – Arlette ELSAYARY : Nuit festive à Taizhou pour batterie et piano. Débutant. Lafitan : P.L.3063.

La dédicace donne l’explication du titre : « Aux gais lurons de la tournée chinoise de décembre 2014. » Elle explique également le caractère un peu « chinois » de cette charmante pièce pleine de dynamisme. Si la batterie accompagne et scande la partie de piano, c’est avec beaucoup de délicatesse. Nos deux interprètes devront être vraiment en osmose pour rendre les finesses d’une partition simple, certes, mais pas du tout simpliste ! On fera attention, en particulier, aux accents et aux nuances… C’est en tout cas un beau souvenir de cette ville de Chine qui, manifestement, a marqué les esprits…

Pierre-Richard DESHAYS : A.D.N. et L.O.L. deux pièces pour percussions et piano. Lemoine : HL29237.

La première pièce est composée pour xylophone et piano. Dans les premières mesures, le piano accompagne, par des accords en contretemps sur une basse régulière, la mélodie du xylophone. Cette mélodie pivote autour d’une septième diminuée avant de grimper en intervalles brisés sur deux octaves. Les rôles s’inversent après un petit jeu d’octaves. Si la pièce est dans la tonalité de sol mineur, sans difficultés rythmiques, on trouvera de nombreuses embûches sous l’aspect d’altérations accidentelles, les imprévus de l’A.D.N. ! La seconde pièce, L.O.L., est écrite pour cymbale suspendue, caisse claire, grosse caisse, deux toms et piano, soit pour deux percussionnistes et un

Wieslaw JANECZEK : Gravitation pour deux timbales et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3060.

Tonique et dominante de sol mineur sont vigoureusement affirmées par les deux timbales qui rythment la pièce de façon un peu envoûtante. Le piano accompagne avec, le plus souvent, des accords de main droite sous lesquels la main gauche déploie des rythmes dans les graves. On pourrait craindre la monotonie : il n’en est rien grâce aux nuances et à la variété et l’enchevêtrement des rythmes. Cette attirance-répulsion entre le piano et les timbales explique sans doute le titre de la pièce.

 Fragrance

Max MÉREAUX : Fragrance pour xylophone et piano. Préparatoire. P.L.3037.

  Voici une pièce qui porte bien son nom : piano et xylophone dialoguent à qui mieux mieux dans des ondulations irisées et donnent ainsi à l’œuvre un côté aquatique. C’est du moins ce que nous avons ressenti, mais l’ambiance harmonique subtile qui se dégage de ces pages peut évoquer reflets et ondulations lumineuses, ou plutôt, comme le titre y invite, des senteurs diverses dans une atmosphère légère : à chacun de faire jouer son imaginaire pour mieux transmettre l’ambiance parfumée que suggère l’auteur.

Les gais lurons en vadrouille

Bernard ZIELINSKI – Arletta ELSAYARY : Les gais lurons en vadrouille pour batterie et piano. Débutant. Lafitan : P.L.3062.

  Dédiée « aux gais lurons de la tournée chinoise de décembre 2014 », cette pièce n’engendre point la mélancolie. Tandis que la main gauche du piano met en œuvre quasiment tout le temps un ostinato rythmique et que la batterie maintient une pulsation imperturbable, la main droite du piano nous offre une mélodie aux tonalités extrême-orientales très… occidentales. Mais, comme le demandent les auteurs, le tout ne doit-il pas être interprété « con piacevole Ilarita » ? Il ne nous semble pas utile de traduire… On peut penser que les interprètes y prendront également un joyeux plaisir !

Souffle d’Himalaya

Wieslaw JANECZEK : Souffle d’Himalaya. Pièce en trois mouvements pour percussion et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3061.

Cette pièce demande un jeu complet de percussions puisqu’on y trouve caisse claire, tom basse, cymbale suspendue, deux wood-blocks, trois timbales, un xylophone et un tambourin. C’est en dire aussi la variété. Trois ambiances différentes nous sont proposées : Désert de Takla-Makan, moderato exotique, Au rythme du Yak, grande espèce de ruminant à longue toison, allegro, où les timbales font merveille, et enfin une Promenade en pousse-pousse ponctuée par le xylophone et le tambourin. L’ensemble est séduisant et pittoresque à souhait. Le dépaysement de bon aloi est garanti !

 Drumming Sessions

David LEFEBVRE : Drumming Sessions N° 1 pour batterie et piano. Débutant. Lafitan : P.L.3093.

Il y a là de quoi permettre au jeune pianiste (la partie de piano est pour un élève) d’acquérir in bon sens de la pulsation. Encore faudra-t-il qu’ils aient la même. Nous sommes invités à un joyeux défilé dans un tempo raisonnable (ni la légion ni les chasseurs alpins…). Bref l’ensemble est bien réjouissant et bien tonique.

 La Xylophant N° 2

David LEFEBVRE : La Xylophant N° 2 pour xylophone et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3094.

Le titre nous laisse-t-il entendre que le pianiste va se promener dans un magasin de porcelaine ? A priori non, car ces deux animaux (selon Saint-Saëns) ont l’air ici de bien s’entendre. D’abord à l’unisson, ils dialoguent ensuite sagement sur des rythmes joyeux. La partie de piano est facilement abordable par un élève. C’est, une fois de plus, une excellente initiation à la musique d’ensemble.

Timb – All

Dimitri GLADKOV : Timb – All pour timbales et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3070.

Trois timbales sont nécessaires pour interpréter cette pièce au titre évocateur…D'un bout à l'autre de la pièce, un ostinato rythmique d'accords de la main gauche du piano crée une atmosphère obsédante accentuée encore par la tonalité de ré mineur. Le tout se termine par trois accords paroxystiques. Il s'agit donc d'une œuvre qui ne manque pas de caractère !

La méthode Pygmalion

Denis DIONNE : La méthode Pygmalion volume 2. Dhalmann : ISMN 979-0-56024-466-2Nous avons rendu compte dans notre lettre 68 de mars 2013 du premier volume de cette méthode. Rappelons qu'il s'agit d'une « Méthode de percussion pour progresser à la caisse claire, aux multi-percussion, à la batterie. ». Le deuxième volume suit la même démarche que le premier : il s'agit d'autonomiser le plus possible le jeune batteur. Une série d'études sont proposées, qui sont à jouer sur la caisse claire seule. Puis l'élève la recompose pour deux ou trois instruments tout en gardant la structure rythmique. Enfin on enrichit peu à peu l'étude avec des nuances, des jeux de timbres… On acquiert ainsi une véritable autonomie.

 

Boomerang

Wieslaw JANECZEK : Boomerang  pour caisse claire et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.3059.

Le titre dit bien le propos de la pièce. Les différents types de jeu de la caisse claire rebondissent et reviennent sur le pianiste qui, avec ses contretemps, donne à la caisse claire une réponse musclée. Tout cela est bien agréable et roboratif et devrait donner du plaisir tant aux interprètes qu'aux auditeurs qui ne risquent pas de s'ennuyer en écoutant ce dialogue.

 

Drum Tab.

Denis DIONNE : Drum Tab.  Jouez tout de suite à la batterie sans connaître le solfège. Dhalmann : FD0484.

L'auteur ne prétend pas que le solfège soit inutile mais il pense pouvoir venir ainsi en aide à ceux qu'une approche trop théorique du solfège aurait rendus totalement allergique à cette discipline… Le didacticiel présent sur le site de l'éditeur démontre que cette approche sensorielle peut être tout à fait pertinente et efficace. Ce petit volume est très agréablement présenté, fonctionne par dessins très explicites et permettra, souhaitons-le, de débloquer des situations difficiles. C'est l'œuvre d'un praticien et de la batterie et de l'enseignement…

 Face à face

Laurent COULOMB : Face à face  pour deux percussionnistes et traitement électronique. Delatour : DLT2615.

Précisons que le traitement électronique se fait en temps réel à partir d'un patch MaxMSP commandé par ordinateur. Pour comprendre la philosophie de l'œuvre, qu'il est impossible de résumer ici, on se reportera au commentaire de l'auteur sur le site de l'éditeur ainsi qu'à la prévisualisation qui s'y trouve. Disons qu'il s'agit, comme le titre le suggère d'une sorte de combat entre les deux interprètes : l'auteur précise qu' « une mise en scène – voire l'intervention de danseurs – est légitimement imagin

Jean FESSARD : Ronde.  Timbales.

Moyen/difficile. Dhalmann : FD0714.

Prévue pour être interprétée par deux instrumentistes disposant chacun de quatre timbales, cette pièce peut cependant être interprétée avec des toms, mais il est préférable de disposer d'au moins quatre timbales. Le titre se justifie par la structure couplet-refrain tout à fait traditionnelle. Quant au style, c'est « celui d'une danse un peu lourde, lointainement « afro » ». L'ensemble est plein de dynamisme et devrait plaire à ses interprètes.

Gilles MOTET : Jeux de miroirs.

Pièce pour quatuor de percussions et auditeurs-spectateurs. Delatour : DLT2246.

« Quatre percussionnistes sur scène jouant sur des percussions claviers réels : deux vibraphones, deux marimbas. Quatre claviers virtuels imaginaires, irréels, mais présents reliés par les gestes musicaux à l'imaginaire de chaque spectateur-auditeur. Quatre percussionnistes mimant un ballet de quatre percussionnistes jouant sur des percussions claviers réelles mais pourtant virtuelles. ». On ne peut, mieux que l'auteur, décrire cette œuvre dont il est difficile de parler sans l'avoir vécue comme auditeur-spectateur-cocréateur. C'est donc à expérimenter.

Volutes  pour caisse claire et piano.

Préparatoire. P.L.2892.

Voici une pièce qui porte bien son nom. Ces volutes se déroulent tout au long de l'œuvre dans un langage mélodique et harmonique à la fois classique et contemporain. La caisse claire souligne le rythme tandis que le piano déroule un discours chromatique et ondulant. Bref, Max Méreaux nous surprend avec beaucoup de bonheur.

Wieslaw JANECZEK : Conversation codée  pour caisse claire, tom basse et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2915.

Si la partie de percussion est bien pour débutant, il n'en est pas de même de la partie de piano ! Encore qu'elle ne soit pas d'une difficulté insurmontable. Il faudra quand même à l'interprète un sérieux sens du rythme. Il y a bien conversation entre les deux acteurs, mais il faudra vraiment bien s'écouter pour déchiffrer le code ! Quoi qu'il en soit, le résultat est tout à fait plaisant et dynamique.

 

Infernale dans tous les sens du terme, cette cadence l'est également à la fois par son contenu et par son tempo. Une introduction un peu moins infernale à 60 =  est suivie d'un 144 « Inferno » qui mérite bien son nom ! L'ensemble, varié par les mesures et par les rythmes, est tout à fait plaisant.

 Premières baguettes N°3  pour caisse claire et piano

David LEFEBVRE : Premières baguettes N°3  pour caisse claire et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2539.

Une partie assez facile de piano fournit le chant ponctué par ces baguettes débutantes. L'ensemble est bien structuré, joyeux et permettra de bien mettre en place le sens de la pulsation et de la mesure.

Le pont des Vosges.

Sylvie REYNAERT : Le pont des Vosges. Ensemble de percussions. Ensemble facile pour huit voix de percussionnistes et une contrebasse (optionnelle) : Glockenspiel, xylophone, vibraphone, marimba, bongos, batterie. Dhalmann : FD0462.

Cette œuvre fait preuve d'un dynamisme bien alléchant. Est-ce à cause du pont strasbourgeois qui porte ce nom ou à cause du célèbre restaurant voisin ? Peu importe. Mais l'aspect « fanfare » qui ouvre et ferme l'œuvre est bien réjouissant.

Ondes  pour marimba.

Guy LECLERCQ : Ondes  pour marimba. Moyen avancé. Delatour : DLT2361.

Voici une pièce qui mérite bien son nom. Ondes (stationnaires ou fuyantes), ondulations, résonnances, sensations de rebonds… L'interprète aura tout intérêt à écouter la version qui se trouve sur le site de l'éditeur. Quoi qu'il en soit, disons que le tout est fort agréable à entendre et ne manque pas d'intérêt.