ses ressources colorantes.

Le prélude, qui expose le thème fortissimo, fait entendre un court passage fugué (Fonds calmes) laissant place à un développement rythmique (Mutations et Anches étroites) puis une réexposition finale en augmentation (Grand Plenum). L’Aria se présente comme un récitatif rythmique en écho (Cornets) puis mélodique (Anche soliste) contrasté par une sicilienne lente sur la Voix Céleste. Le final est un long développement répétitif et marcato sur un ostinato de Fonds et Anches/Récit qui s’achève par une puissante réexposition fortissimo à la Pédale, en decrescendo. La dernière séquence de ce mouvement reprend une fonction litanique agitée, rythmique et crescendo esquissant aux mesures 50, 52, 54 puis 56 un air bien connu du folklore vineux bourguignon. Le Tutti de l’instrument fait entendre puissamment la dernière évocation de « R-I-E-P-P ». Nous ne préciserons pas l’air bourguignon auquel fait allusion Yves Cuénot…
Daniel Blackstone
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