Carsten KLOMP : Organ plus one. Reformation, Lieder Martin Luthers, Kassel, Baerenreiter (www.baerenreiter.com ), 2016, Réf. BA 8508. VI - 58 p. (+ 4 cahiers séparés pour les instruments, 18 p. chacun) – 26, 95 €.

Publié en vue du Cinquième Centenaire de la Réforme (en 2017), lancée le 31 octobre 1517 par Martin Luther avec l’affichage présumé de ses Thèses, et sous-titré : Œuvres originales et Arrangements, ce volume est destiné au culte et au concert.
Dans sa collection bien connue, portant sur les temps liturgiques et les circonstances de la vie chrétienne, Carsten Klomp regroupe des chorals reposant sur un cantus firmus traditionnel, quelques Préludes de chorals et des harmonisations à l’orgue destinées à l’accompagnement du chant des fidèles. De plus, pour rehausser l’éclat d’une cérémonie, des instruments (vents, cordes), transpositeurs ou non, peuvent être associés (cahiers joints : en do, si b, mi b et fa). Ce recueil présente 14 Chorals pour lesquels le Réformateur allemand a écrit les paroles dans la langue du peuple (selon l’optique de la Réforme) et composé ou arrangé la mélodie. Ces Lutherlieder ont été traités par de nombreux compositeurs du XVIe siècle à nos jours, depuis Johann Gottfried Walther (1684-1748) et

Johann Sebastian Bach (1685-1750), Johann Ludwig Krebs (1713-1780) et Gottfried August Homilius (1714-1785) jusqu’à Sigfrid Karg-Elert (1877-1933), Carsten Klomp (né en 1965)... Ils sont encore chantés au XXIe siècle (les références aux recueils en usage sont précisées) : c’est le cas de l’emblématique : Ein’ feste Burg ist unser Gott bénéficiant notamment des versions de Max Reger (1873-1916) avec cantus firmus à la pédale et de Robert Frenzel (1850-1928) avec thème planant à la partie supérieure en valeurs longues, arrangées par Carsten Klomp. Le Cantique de Siméon : Mit Fried und Freud ich fahr dahin est reproduit d’après Dietrich Buxtehude (1637-1707) adapté par C. Klomp qui a placé le chant d’assemblée en valeurs longues au-dessus de la partie d’orgue et propose également une version d’accompagnement. Les organistes trouveront ainsi des versions fonctionnelles destinées au culte dominical en liaison avec les chorals de Martin Luther. Ils apprécieront d’autres versions (sans lien avec un choral) très utiles pour des concerts, par exemple, en introduction : l’arrangement de la Sinfonia en Fa majeur (BWV 704) de J. S. Bach, ou encore, dans la version de C. Klomp, le Prélude de Théodore Dubois (1837-1924) — qui n’est pas seulement l’auteur du Traité d’harmonie...
Au total : 29 (cf. p. 3) œuvres ciblées et dotées d’un solide pouvoir d’association d’idées. Organistes : à vos claviers pour, aux cultes et aux concerts, célébrer dignement et de manière originale le Cinquième Centenaire de la Réforme.