Te Deum

G.F. HAENDEL : Te Deum for the Victory of the Battle of Dettingen. HWV 283. Urtext. Bärenreiter : BA 10706. Chant et piano : BA 10706-90.

Le 27 Juin 1743 l'armée britannique et ses alliés, sous le commandement du roi George II et de Lord Stair, ont vaincu l'armée française à la bataille de Dettingen. Au retour du roi, un jour d'action de grâces est proclamé et Haendel, à cette époque "Compositeur de Musique de la chapelle royale," a été chargé d'écrire un Te Deum et un hymne (« Le roi se réjouira ») pour cette occasion. Composé entre les 17 et 29 Juillet 1743, le Te Deum est exécuté pour la première fois le 27 Novembre de la même année à la chapelle royale du palais de Saint-James, à Londres, en présence de George II. Cette œuvre tout à fait intéressante pour chœur, solistes et orchestre, et qui dure environ quarante minutes est remarquablement éditée tant pour la partition d'orchestre que pour la version voix et piano. On lira avec profit la copieuse préface d'Amanda Babington.

 Der Tod Jesu.

Georg Philipp TELEMANN : Der Tod Jesu. TVWV 5:6. Urtext. Bärenreiter : Piano et chant : BA5853-90.

Bien que cette œuvre soit très imprégnée de la liturgie luthérienne, nous sommes loin des passions de Bach. C'est plus à une méditation sur la mort de Jésus que nous sommes invités dans cette œuvre monumentale qui ne dure pas moins d'une heure et quart. Chœurs, orchestre et solistes font succéder chorals, chœurs, récitatifs et arias da capo.

 

Eric LEBRUN – Pierre GRANDRY : La marche à l'étoile.

Oratorio pour Noël. Chœur, soprano solo ou chœur d'enfants, deux violoncelles et contrebasse, un ou deux orgues ad libitum. Chanteloup musique : CMP012.

Les auteurs nous proposent ici une œuvre relativement facile à mettre en œuvre d'après un texte original qui ne manque ni d'humour ni de profondeur. Cette méditation sur la démarche de l'homme vue à travers celle des mages n'engendre donc pas non plus la mélancolie mais est au contraire une démarche de confiance et de joie qui se termine d'ailleurs par un vibrant alléluia. Le tout est écrit dans un langage simple et sur des mélodies inspirées aussi bien du grégorien que du folklore populaire de noël, spécialement anglo-saxon. C'est en tout cas une œuvre exaltante et qui mérite d'être montée.

 

Jean LEGOUPIL : Requiem pour tous les temps  pour récitant, solistes, chœur, orchestre et orgue. Texte de Jean-Paul Bouland. Delatour : DLT2531.

Cette œuvre monumentale suit les quatre parties de l'actuelle liturgie catholique des défunts : le temps de l'accueil, le temps de la mémoire, le temps de l'action de grâce et le temps de l'espérance. Les trois premières parties sont subdivisées en cinq séquences, la dernière en comportant six. Texte français de Jean-Paul Bouland et texte latin de l'office des défunts alternent tandis que le récitant cimente le tout. L'écriture est d'une grande sobriété. L'ensemble, sans être facile, n'est pas d'une difficulté technique insurmontable. Souhaitons que cette œuvre d'un compositeur et organiste bien connu soit rapidement jouée et enregistrée.

BACH : Himmelfahrts-Oratorium  BWV 11. Bärenreiter Urtext : TP 1011 – BA 1011-90.

Oratorio ou cantate ? On peut se poser la question et la préface aborde ce problème. Composé pour la fête de l'Ascension à Leipzig en 1735, ce court oratorio se caractérise par une orchestration très colorée, tout à fait conforme à l'aspect triomphant de la fête. Les éditions Bärenreiter nous proposent partition de poche, conducteur et matériel d'orchestre et les parties vocales avec réduction au piano, le tout avec la qualité habituelle. L'ensemble est précédé par une courte mais substantielle préface d'Andréas Glöckner.

 

George Friedrich HÄNDEL : Solomon. Voix et piano. Urtext. Bärenreiter : BA 10 709-90.

Précisons immédiatement que le conducteur et le matériel d'orchestre sont publiés parallèlement. Comme toujours dans ces publications, la préface est particulièrement soignée et intéressante. Celle de Hans Dieter Clausen ne faillit pas à cette tradition. On appréciera également la pertinence et la clarté de la réduction au piano d'Andreas Köhs.

 

 

 

Bruno ROSSIGNOL : La fin dau monde. Oratorio sur un texte de Jean-Yves Agard. Delatour : DLT2196.

Bruno Rossignol nous offre ici une œuvre tout à fait originale ne serait-ce que par sa taille : les dix-sept tableaux ne durent pas moins de cinquante minutes. La nomenclature est imposante : mezzo-soprano, récitant, vielle à roue, chœur mixte SATB, harpe, piano, flûtes, hautbois, clarinettes divisées, clarinette basse, bassons, cors divisés, trompettes divisées. violons 1 et 2, altos, violoncelles, contrebasses, timbales, percussions diverses.

Paolo LONGO : Le songe d’un habitant du Mogol.

Scènes modulaires sur des fables de Jean de La Fontaine pour Récitant, voix d’enfants et ensemble instrumental. Symétrie : ISMN 979-0-2318-0226-9.

Modulaires, ces scènes le sont dans la mesure où seules deux fables, sur les six qui composent cette œuvre, entourées d’un Prologue et d’un Epilogue,

In nativitatem Domini canticum H. 416.

Marc-Antoine CHARPENTIER : In nativitatem Domini canticum H. 416.  Bärenreiter Urtext : BA 7673. Réduction piano chant : BA 7673a.

Précisons que le matériel d’orchestre est également en vente. On peut regretter que cette remarquable édition ne bénéficie pas, comme habituellement pour les musiciens français, d’une préface dans notre langue. Cela dit, et comme à l’accoutumée, cette préface de l’éditeur, Joel Schwindt, est particulièrement intéressante et aidera à comprendre et interpréter cette œuvre de ce grand musicien bien connu, certes, mais encore trop peu joué. Ce « Grand motet » pour solistes, chœur mixte, orchestre et orgue se déroule en trois grandes sections. Sur un texte latin inspiré par les textes bibliques sont rapportés l’attente et l’annonce du Messie, sa venue et les chants des bergers et des anges.

 Jephta

HAENDEL : Jephta HWV 70.  Réduction piano & chant. D’après l’Urtext de la Hallishen Händel-Ausgabe par Martin Focke.  Bärenreiter Urtext : BA 4014a.

 

Voici une magnifique édition de ce dernier oratorio de Haendel.  On en lira l’histoire dans la préface, comme toujours claire et documentée, de Kenneth Nott. Contrairement au texte biblique, l’histoire finit bien… Que dire, sinon que cet oratorio n’a rien à envier aux précédents.  Cette édition comporte les différents changements intervenus depuis la création.  Une réalisation passionnante.