ROSSINI : Petite messe solennelle, pour quatre solistes, chœur mixte, deux pianos & harmonium, éditée par Patricia Brauner & Philip Gosset.  Bärenreiter.  Conducteur : BA 10 501.  Réduction pour soli, chœur & piano : BA 10 501a.

La Petite messe solennelle, composée à Paris durant l’été 1863, est une très belle œuvre, bien dans le style de son auteur, et qui comporte quelques particularités tout à fait étonnantes.  La préface de P. Brauner et de Ph. Gosset est, à ce sujet, particulièrement intéressante et documentée.  La présence de l’harmonium, orgue de salon, s’explique par l’aspect « musique de chambre » de l’œuvre.  De plus, il ne s’agit pas de n’importe quel harmonium mais de l’instrument hybride dit « Harmonicorde Debain », instrument également muni de cordes frappées.  Cette Messe est en tout cas la dernière grande œuvre de Rossini et comporte des audaces harmoniques inattendues.  S’il en a réalisé une orchestration en 1867, c’est simplement pour éviter qu’un autre le fasse après sa mort.  C’est toutefois la première version qui est celle expressément voulue par le compositeur.