Quatuor op. 50.

Georges ONSLOW : Quatuor op. 50. 1833. Préface d’Alexandre Dratwicki. Conducteur. Symétrie.

 

Disons tout de suite qu’outre la partition de poche ici présentée, il existe également le matériel aux mêmes éditions. On ne peut que se réjouir de voir enfin disponible ce quatuor d’un compositeur français du début du XIX° siècle et encore trop peu joué malgré les efforts d’un certain nombre de musiciens. On consultera avec profit les différents sites qui lui sont consacrés et notamment http://george.onslow.online.fr/accueil.html . Alexandre Dratwicki présente à la fois l’auteur et l’œuvre. Cette musique est à découvrir et à jouer ou faire jouer absolument !

 

Sonate en la mineur

Marie JAËLL : Sonate en la mineur pour violoncelle et piano. Delatour : DLT1043.

 

Dans leur collection « Musique & Patrimoine », les éditions Delatour nous font découvrir cette sonate inédite (comme la plus grande partie de son œuvre de compositrice) de Marie Jaëll. Et l’éditeur nous propose d’en écouter deux copieux extraits sur son site. On pourra ainsi se faire une idée de l’importance de cette musique que nous présente une fort intéressante préface de Florence Doe de Maindreville. Doit-on y chercher des influences ? Il y en a, certes, mais c’est d’abord et avant tout une œuvre originale qu’on souhaite très vite entendre dans les concerts.

 

 Adagio

André AMELLÉR : Adagio pour violon et piano. Delatour : DLT0704.

 

Voici une œuvre très attachante de ce compositeur français né en 1912 et mort en 1990, et encore trop peu connu. Commençant dans un style quasi choral avec un violon constamment en doubles cordes, elle se continue par un chant soutenu du violon qui s’épanouit dans l’aigu tout en gardant son charme intense et mélancolique. C’est tout simplement beau.

 

 Le Tombeau de Louisa Paulin

Louis-Noël BELAUBRE : Le Tombeau de Louisa Paulin pour voix d’alto, clarinette, violoncelle et piano. Delatour : DLT0599.

Cinq parties constituent ce recueil. Après un prélude instrumental, un premier chant, Pour l’âme, s’élève doucement. Puis Le ramier constitue une partie plus animée. On trouve ensuite Pleureuse, Chant pour le vent du sud et enfin La colombe qui avait déjà inspiré au compositeur une mélodie pour voix et piano en 1962. Les poèmes sont donc de Louisa Paulin, institutrice et poétesse albigeoise (1888-1944). L’ensemble est d’une grande beauté.

 Trio

Gérard HILPIPRE : Trio pour violon violoncelle et piano. Delatour : DLT0957.

Développée en trois mouvements, cette œuvre dense se caractérise par ses recherches de sonorités et sa force expressive. A un adagio sostenuto plutôt contemplatif succède un Vivacissimo impalpabile (très fluide, comme un songe). Le troisième mouvement laisse éclater toute l’énergie contenue jusque-là dans un « Impetuoso. Con fuoco » qui, après un bref retour à l’ambiance du deuxième mouvement se termine par un vertigineux « prestissimo stringendo ». 

Antonin DVOŘÁK : Quatuor à cordes n°1 en la Majeur op. 2.

Bärenreiter : Parties BA 9539, partition de poche TP 539.Dvorak a vingt et un ans lorsqu’il écrit ce premier quatuor, qu’il révisa en 1887.C’est la version révisée que nous propose Bärenreiter, mais avec une copieuse préface et une note éditoriale très précieuse. Il s’agit donc d’une édition destinée à la fois aux interprètes et aux musicologues. Comme toujours, la graphie est irréprochable…

 

Antonin DVOŘÁK : Trio avec piano en sol mineur op. 26

Bärenreiter : BA 9538.

Daté de 1876, ce deuxième trio avec piano marque la transition vers le style caractéristique du compositeur. On lira comme d’habitude avec beaucoup d’intérêt la préface d’Eva Velická. L’édition est réalisée principalement à partir de la première édition imprimée de 1880.

Maurice JOURNEAU : Largo

pour flûte, clarinette, violon, violoncelle et piano. . Editions Europart-music 86240 Ligugé.Il est heureux que les éditions Europart mettent à notre disposition cette œuvre du compositeur trop méconnu qu’est Maurice Journeau (1898-1999). Composée en 1936, elle fut donnée en première audition en Allemagne en 1995. Sans grande difficulté, elle devrait séduire beaucoup de musiciens. Ce Largo a failli s’appeler « Adoration ». Ce titre, que Journeau ne retint finalement pas donne cependant bien l’ambiance recueillie de cette œuvre. Espérons qu’elle connaîtra un succès largement mérité.

 

Bruno GINER : Impacts

Piano et percussion. Commande du concours International d’Orléans (Brin d’herbe). Dhalmann : FD391.De niveau difficile, cette œuvre fait appel à des procédés spéciaux tant pour le percussionniste que pour le pianiste. Elle joue sur les contrastes, sur les timbres. Son titre illustre bien son propos.

 

Gilles SILVESTRINI : Trio

pour flûte, alto et harpe. Delatour : DLT0504.Cette pièce où la harpe tient le rôle principal est une évocation d’un épisode de L’Astrée d’Honoré d’Urfé, dans lequel le berger Céladon construit un temple de verdure en l’honneur d’Astrée, la princesse qui le repousse. On appréciera l’ambiance poétique créée autant par l’écriture que par l’alliance des trois instruments. Elans lyriques et passionnés se mêlent à des passages plus contemplatifs. Une musique pleine de charme mais assez difficile.

Gérard HILPIPRE : Vox clamentis in deserto

pour alto solo et quatuor ou ensemble à cordes. Delatour : DLT1152.« Voix de celui qui crie dans le désert : « Préparez les chemins du Seigneur » ». Une citation si explicite ne peut pas ne pas être présente tout au long de cette œuvre où le cri du soliste peut sembler laisser de marbre le quatuor. Reste l’orthographe curieuse de « clamentis ». Serait-ce une allusion au personnage de Clamence, dans La peste de Camus ? Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une musique exigeante et expressive à laquelle on souhaite un grand succès en concert.

Kleine Choralvorspiele und Begleitsätze

Gunther Martin GÖTTSCHE, Martin WEYER : Kleine Choralvorspiele und Begleitsätze zu den Liedern des Evangelischen Gesangbuches. Gottesdienst… Kassel, BÄRENREITER (www.baerenreiter.de  ), 2012, BA 9275, 95 p. -29, 95 €.Cette édition est destinée aux organistes non professionnels accompagnant occasionnellement un culte (Gottesdienst), en l’absence d’un organiste titulaire. Elle correspond aux numéros 213 à 261 du Recueil (EG) actuellement en usage dans les Églises protestantes d’Allemagne (Evangelisches Gesangbuch), dont les sources sont présentées dans le livre de Karl Christian Thust (voir : Lettre d’information, décembre 2012) et correspondent au déroulement de l’Année liturgique. Il s’agit de versions didactiques, en contrepoint simple, avec quelques notes de passage, des accords plaqués, quelques traits en croches et de longues tenues. Chaque numéro est précédé d’un Prélude et suivi de la version harmonisée à 3 et 4 voix, destinée à l’accompagnement des fidèles. Registrations, nuances et tempi (indications métronomiques) sont judicieusement précisés ; les paroles figurent au-dessus du superius, et la notation sur deux portées permet aussi l’interprétation à un orgue ne comportant qu’un seul clavier : tout est prévu pour faciliter la tâche des accompagnateurs en cours de formation. Ces versions sont dues à G. M. Göttsche (né en 1953), directeur de la musique d’Église (KMD) et compositeur ayant une large expérience pédagogique, et au Prof. Dr Martin Weyer (né en 1938), élève, entre autres, du regretté Hans Klotz et de Marie-Claire Alain. Tous les deux sont des concertistes de réputation internationale et s’avèrent comme d’excellents pédagogues.

 

Quatuor à cordes n° 2.

Gérard HILPIPRE : Quatuor à cordes n° 2. Delatour : DLT2088.

L’énumération des mouvements, qui d’ailleurs s’enchaînent : Molto largamente – Con slancioEstatico – Con slancio – Molto largamente, montre à elle seule la structure de l’œuvre.

Petite fugue à 2 voix.

Jean-Sébastien BACH : Petite fugue à 2 voix. Transcription pour alto et violoncelle de Marie-Claire MÉREAUX. Deuxième cycle. Lafitan : P.L.2457.

L’auteur de communique pas de « niveau » pour cette pièce. Peut-être sommes-nous un peu optimistes : ce n’est évidemment pas facile.

Diptyque

Charles BALAYER : Diptyque  pour clarinette, violon, alto et violoncelle. Delatour : DLT1090.

De niveau moyen à avancé, ce diptyque se compose d’une Cantilène, qui tient en quelque sorte lieu de prélude, et d’une fugue au thème entraînant traité de façon canonique par, nous dit l’auteur, « l’utilisation d’un langage emprunté au style français du début du XXe siècle ». On en retiendra notamment le côté lyrique et expressif qui en fait une œuvre de concert.

Marche nuptiale

Louis GANNE : Marche nuptiale  pour quintette de cuivres. Arrangement : Jean-Louis Couturier.  Sempre piu : SP0023.

L’œuvre originale a été écrite pour orgue. La transcription proposée ici est fidèle et rigoureuse. L’œuvre comporte les alternances habituelles dans le genre entre parties triomphales et moments doux et lyriques… L’ensemble est composé de deux trompettes en ut, un cor en fa, trombone et tuba.

The Roots of Jazz

George SPECKERT : The Roots of Jazz  pour violon et violoncelle. « Ready to play ». Bärenreiter : BA 10606.

L’auteur mêle à ses propres compositions des « standards » comme The Entertainer ou When the Saints Go Marchin’in qui plairont certainement aux jeunes interprètes. L’auteur suggère que l’instrumentation qu’il propose puisse être enrichie d’autres instruments, notamment des percussions… Tout cela est bien dans l’esprit du jazz !

Trio

BRAHMS : Trio  op. 40 pour violon, cor (alto ou violoncelle) et piano.  Urtext édité par Christopher Hogwood.  Bärenreiter : BA 9435.

Comme à l’accoutumée, cette remarquable réalisation commence par une longue préface à la fois historique et musicologique qui nous livre les sources thématiques de l’œuvre ainsi que les problèmes d’instrumentation, leur raison d’être, bref tout ce qui peut permettre une interprétation éclairée de ce trio. Notons la présence en appendice de l’œuvre pour piano qui devait servir de base, dix ans plus tard, au troisième mouvement de ce trio.  On y trouve aussi les variantes propres aux versions pour alto et violoncelle.

Urbain’s Band Book 1, la pratique orchestrale à l’école.

Jean-Jacques METZ : Urbain’s Band Book 1, la pratique orchestrale à l’école.  Livre de l’enseignant (52 p.) + Livre de l’élève (16 p.).  Gérard Billaudot (www.billaudot.com). 

Sous un intitulé quelque peu racoleur – mais les cibles sont aujourd’hui ce qu’elles sont… -, voilà un ouvrage qui, à n’en pas douter, rendra les plus signalés services aux professeurs d’Éducation musicale et à leurs ouailles, à l’école voire au collège.  Dès 2000, Jean-Jacques Metz constituait une « fanfare urbaine » dans le cadre périscolaire de l’école élémentaire « Urbain Le Verrier », à Nantes.  Constitué d’enfants volontaires, cet atelier connut le plus vif succès (il réunit aujourd’hui 25 trompettistes, 15 tubistes, 5 trombonistes & 15 percussionnistes).  Ces deux albums fournissent, en couleurs, tous

Gnossiennes.

Erik SATIE : Gnossiennes.  Urtext. Éditeur : Ulrich Krämer. Henle (www.henle.com) : 1073.  6,50 €.

 

Composées en l’espace de sept ans et demi (entre juillet 1889 & janvier 1897), les Six Gnossiennes d’Erik Satie furent pré-publiées dans les magazines Le Cœur et Le Figaro musical.  Les voici soigneusement révisées par Ulrich Kramer, éditeur maison. Dépourvues, bien sûr, de barres de mesure (à l’exception de la 5e). 

 

Sonate pour flûte, alto et harpe.

Claude DEBUSSY : Sonate pour flûte, alto et harpe.  Urtext.  Éditeur : Peter Jost.  Henle (www.henle.com) : 1026.  Conducteur + parties séparées.  29 €.

 

S’inscrivant dans la publication de l’intégrale de l’œuvre de Debussy, voici – réunis sour la même référence - conducteur & parties séparées  de la célèbre Sonate pour flûte, alto et harpe.

 

Quatuor à cordes.

Claude DEBUSSY : Quatuor à cordes.  Urtext. Éditeur : Ulrich Krämer. Henle (www.henle.com). Conducteur (n°9999. Studien-Edition. 17 x 24 cm, 58 p. 14,50 €) + parties séparées (n°999. 23 x 31 cm, 29 €).

Assortie d’une préface circonstanciée, d’une étude des sources & de remarques particulières, voilà désormais l’édition de référence !