Théodore DUBOIS : Fantaisie pour trompette chromatique et quintette à cordes.

Transcription de Franck Villard. Symétrie : ISMN 979-0-2318-0748-6

Cette œuvre, primitivement pour trompette chromatique avec accompagnement de piano, a été transcrite pour quintette à cordes (avec contrebasse) à la demande du directeur du festival Ars Terra, dans la Somme. La trompette peut être également accompagnée par un orchestre à cordes. Très fidèle à l’original, la transcription met en valeur cette pièce de circonstance écrite en 1920 pour le Conservatoire de Paris. C’est un joli moment de musique écrit par un compositeur qui sort fort heureusement aujourd’hui d’un injuste oubli.

Alain LOUVIER : Herbier V.

Trois courtes pièces pour cor et percussion. Assez difficile. Dhalmann : FD0407.

Ces trois pièces qui portent des noms de fleurs sont écrites dans un langage contemporain et des techniques de jeu qui ne le sont pas moins. On appréciera les recherches de timbres et les effets sonores qui en découlent.

Félix MENDELSSOHN : Les Hébrides.

Transcription pour clarinette en la, basson, quatuor à cordes et piano à quatre mains. Delatour : DLT2256.

Cette transcription de Sophie Lacaze est tout à fait séduisante. Très fidèle à l’original, elle n’est pas d’une difficulté insurmontable et intéressera tant les ensembles professionnels que les ensembles de grands élèves de nos conservatoires ou d’amateurs avertis.

Marius MONNIKENDAM

Air pour violon et orgue. Assez difficile. Delatour : DLT2081.

Marius Monnikendam ( Haarlem , le 28 mai 1896 - Heerlen , 22 mai 1977 ) après avoir été élève du Conservatoire d’Amsterdam, se rendit à la Schola Cantorum où il fut élève de Vincent d’Indy et de Louis Aubert. Le duo violon et orgue se rencontre rarement. L’œuvre est en constante tension tant par ses chromatismes que par ses mouvements mélodiques et harmoniques qui ne sont pas sans faire penser aux grandes pièces de Franck. L’orgue n’est pas seulement accompagnement mais partenaire à part entière.

Charles BALAYER : Funky Pipes

pour quintette à vent. Assez difficile. DLT2216.

Si le quintette est classique dans sa formation (Flûte, hautbois, clarinette, cor et basson), on ne peut en dire autant de cette réjouissante pièce de style funk qui demande un solide sens du rythme pour un résultat tout à fait convaincant. Il n’est, pour s’en persuader, que d’écouter l’intégrale de l’œuvre sur le site de l’éditeur.

 

BRAHMS : Trio

pour violon, violoncelle et piano opus 101 édité par Christopher Hogwood. Urtext. Bärenreiter : BA 9437.

Christopher Hogwood présente cette œuvre avec beaucoup de soin et nous livre en même temps des réflexions concernant l’interprétation de Brahms lui-même à partir de témoignages de ses contemporains. On lira en particulier le texte de Fanny Davies (1861 – 1934), élève de Clara Schumann, particulièrement précieux par son témoignage sur le jeu même de Brahms et les réflexions qu’elle en tire. Ajoutons à cela une édition particulièrement soignée… mais était-ce utile de le préciser ?

 

Gérard GASTINEL : Cinq duos complices

Violon et marimba. Difficile. Dhalmann : FD0204.

Gérard Gastinel joue avec beaucoup d’adresse et de sens des timbres des possibilités des deux instruments. Le mot « complicité » illustre bien son propos et la réussite est au rendez-vous. Ces duos demandent évidemment cette même complicité de la part de leurs interprètes qui devraient y trouver beaucoup de plaisir.

Louis GANNE : Prière pour quintette de cuivres.

Transcription de Jean-Louis Couturier. Edition commémorative pour le 150ème anniversaire de la naissance de Louis Ganne. Sempre più : SP0048.

Il s’agit de la transcription de la Prière pour grand orgue recensée plus haut. Cette pièce se prête très bien à cette transcription : les cuivres peuvent y déployer leur richesse et leur variété de timbres pouvant évoquer les changements de couleur possibles sur un orgue. La pièce est sans grande difficulté.

Jean-Christophe ROSAZ : Au désert demeure la paix.

Pour flûte et guitare. Delatour : DLT2176.

Cette œuvre très belle et très poétique a été « composée en hommage à la musique israélo-arabe du bassin méditerranéen. » Elle « en utilise certaines bribes de phrases et modes ainsi que la façon de faire sonner instruments à cordes pincées ou « soufflées » ». Les éditions Delatour nous permettent d’écouter l’intégralité de cette œuvre sur leur site. Il ne faut surtout pas s’en priver !

Jean-Marie MOREL : Pastel

pour violon, clarinette, violoncelle et piano. Symétrie.

L’auteur présente lui-même son œuvre. Ecrite à la mémoire de René Leibowitz dont il fut l’élève, elle comporte trois parties enchaînées. « La première, assez linéaire, joue sur les rapports d’intervalles et les mélanges de timbres; la seconde s’attache à la recherche de sonorités plus rares, faisant parfois appel aux nouvelles techniques de jeu; la dernière développe imperturbablement une articulation rythmique sur cinq temps. » Ajoutons simplement qu’il s’agit d’une musique délicate qu’on espère promise à une grande diffusion.

Davide PERRONE : Ailes

pour quintette à vent (Flûte, hautbois, clarinette sib, cor en fa et basson). Delatour : DLT 1579.

Née, nous dit l’auteur, « d’une idée inspirée par un battement d’aile fugace », l’œuvre comporte deux thèmes. Le premier sort directement du « battement » et le deuxième fait entendre comme un choral à l’aspect méditatif. Cette deuxième partie, lente et expressive, donne par ses amples intervalles une grande luminosité au discours.

 

 Amor che vien per le più dolci porte

Daniele CORSI : Amor che vien per le più dolci porte pour violoncelle et contralto. Fortin-Armiane : EAL 473.

 

Tiré d’un sonnet de Cino da Pistoia (1270-1336), le très poétique texte est porté délicatement par une musique à la fois discrète et lyrique, toute au service du texte. Le violoncelle clôt la pièce par un discours solitaire. Daniele Corsi, compositeur italien, nous offre là une pièce courte mais d’une grande densité musicale et poétique. Bien sûr, ce n’est pas très facile… mais c’est bien beau !

 

Quatuor op. 50.

Georges ONSLOW : Quatuor op. 50. 1833. Préface d’Alexandre Dratwicki. Conducteur. Symétrie.

 

Disons tout de suite qu’outre la partition de poche ici présentée, il existe également le matériel aux mêmes éditions. On ne peut que se réjouir de voir enfin disponible ce quatuor d’un compositeur français du début du XIX° siècle et encore trop peu joué malgré les efforts d’un certain nombre de musiciens. On consultera avec profit les différents sites qui lui sont consacrés et notamment http://george.onslow.online.fr/accueil.html . Alexandre Dratwicki présente à la fois l’auteur et l’œuvre. Cette musique est à découvrir et à jouer ou faire jouer absolument !

 

Sonate en la mineur

Marie JAËLL : Sonate en la mineur pour violoncelle et piano. Delatour : DLT1043.

 

Dans leur collection « Musique & Patrimoine », les éditions Delatour nous font découvrir cette sonate inédite (comme la plus grande partie de son œuvre de compositrice) de Marie Jaëll. Et l’éditeur nous propose d’en écouter deux copieux extraits sur son site. On pourra ainsi se faire une idée de l’importance de cette musique que nous présente une fort intéressante préface de Florence Doe de Maindreville. Doit-on y chercher des influences ? Il y en a, certes, mais c’est d’abord et avant tout une œuvre originale qu’on souhaite très vite entendre dans les concerts.

 

 Adagio

André AMELLÉR : Adagio pour violon et piano. Delatour : DLT0704.

 

Voici une œuvre très attachante de ce compositeur français né en 1912 et mort en 1990, et encore trop peu connu. Commençant dans un style quasi choral avec un violon constamment en doubles cordes, elle se continue par un chant soutenu du violon qui s’épanouit dans l’aigu tout en gardant son charme intense et mélancolique. C’est tout simplement beau.

 

 Le Tombeau de Louisa Paulin

Louis-Noël BELAUBRE : Le Tombeau de Louisa Paulin pour voix d’alto, clarinette, violoncelle et piano. Delatour : DLT0599.

Cinq parties constituent ce recueil. Après un prélude instrumental, un premier chant, Pour l’âme, s’élève doucement. Puis Le ramier constitue une partie plus animée. On trouve ensuite Pleureuse, Chant pour le vent du sud et enfin La colombe qui avait déjà inspiré au compositeur une mélodie pour voix et piano en 1962. Les poèmes sont donc de Louisa Paulin, institutrice et poétesse albigeoise (1888-1944). L’ensemble est d’une grande beauté.

 Trio

Gérard HILPIPRE : Trio pour violon violoncelle et piano. Delatour : DLT0957.

Développée en trois mouvements, cette œuvre dense se caractérise par ses recherches de sonorités et sa force expressive. A un adagio sostenuto plutôt contemplatif succède un Vivacissimo impalpabile (très fluide, comme un songe). Le troisième mouvement laisse éclater toute l’énergie contenue jusque-là dans un « Impetuoso. Con fuoco » qui, après un bref retour à l’ambiance du deuxième mouvement se termine par un vertigineux « prestissimo stringendo ». 

Antonin DVOŘÁK : Quatuor à cordes n°1 en la Majeur op. 2.

Bärenreiter : Parties BA 9539, partition de poche TP 539.Dvorak a vingt et un ans lorsqu’il écrit ce premier quatuor, qu’il révisa en 1887.C’est la version révisée que nous propose Bärenreiter, mais avec une copieuse préface et une note éditoriale très précieuse. Il s’agit donc d’une édition destinée à la fois aux interprètes et aux musicologues. Comme toujours, la graphie est irréprochable…

 

Antonin DVOŘÁK : Trio avec piano en sol mineur op. 26

Bärenreiter : BA 9538.

Daté de 1876, ce deuxième trio avec piano marque la transition vers le style caractéristique du compositeur. On lira comme d’habitude avec beaucoup d’intérêt la préface d’Eva Velická. L’édition est réalisée principalement à partir de la première édition imprimée de 1880.

Maurice JOURNEAU : Largo

pour flûte, clarinette, violon, violoncelle et piano. . Editions Europart-music 86240 Ligugé.Il est heureux que les éditions Europart mettent à notre disposition cette œuvre du compositeur trop méconnu qu’est Maurice Journeau (1898-1999). Composée en 1936, elle fut donnée en première audition en Allemagne en 1995. Sans grande difficulté, elle devrait séduire beaucoup de musiciens. Ce Largo a failli s’appeler « Adoration ». Ce titre, que Journeau ne retint finalement pas donne cependant bien l’ambiance recueillie de cette œuvre. Espérons qu’elle connaîtra un succès largement mérité.

 

Bruno GINER : Impacts

Piano et percussion. Commande du concours International d’Orléans (Brin d’herbe). Dhalmann : FD391.De niveau difficile, cette œuvre fait appel à des procédés spéciaux tant pour le percussionniste que pour le pianiste. Elle joue sur les contrastes, sur les timbres. Son titre illustre bien son propos.

 

Gilles SILVESTRINI : Trio

pour flûte, alto et harpe. Delatour : DLT0504.Cette pièce où la harpe tient le rôle principal est une évocation d’un épisode de L’Astrée d’Honoré d’Urfé, dans lequel le berger Céladon construit un temple de verdure en l’honneur d’Astrée, la princesse qui le repousse. On appréciera l’ambiance poétique créée autant par l’écriture que par l’alliance des trois instruments. Elans lyriques et passionnés se mêlent à des passages plus contemplatifs. Une musique pleine de charme mais assez difficile.