Jean-François PAULÉAT : Cuan Phort Láirge

pour flûte, clarinette en sib et piano. Difficulté moyenne. Delatour : DLT2217.

De forme rondeau, cette pièce porte en elle toute la mélancolie parfois éclairée par un pâle rayon de soleil, du port irlandais qu’elle évoque.

Antoine TISNÉ : Sous le regard d’une étoile

pour alto et violoncelle. Supérieur. Fortin-Armiane : EFA 062.

Cette pièce est composée de huit brèves séquences où les deux instruments ne dialoguent pas vraiment mais contribuent chacun au caractère lointain, mystérieux, étrange de l’atmosphère qui se dégage.

Christine MARTY-LEJON : Floréales pour quatuor à cordes

(2 violons, alto et violoncelle). Lemoine : 29145H.L.

Cette charmante pièce fera certainement le bonheur d’un quatuor débutant (le quatuor, pas les instrumentistes…)

Jean-René COMBES-DAMIENS : …Thébaïde pour flûte en sol et récitant

Symétrie : ISMN 979-0-2318-0736-3.

Commande de la flûtiste Hélène Lazartigues à qui l’œuvre est dédiée, cette pièce est présentée par le compositeur lui-même, qui est également l’auteur du texte.

David LAMPEL : Sonate pour violon et violoncelle

Delatour : DLT2375.

Ce dialogue entre deux personnages, l’un féminin, le violon, l’autre masculin, le violoncelle n’est pas sans évoquer, parait-il, les « scènes de la vie conjugale »

Henry FOURÉS : Lob der Ferne

(Éloge du lointain). Duo pour alto et pédale charleston. Symétrie : ISMN 979-0-2318-0746-2.

Isabelle ABOULKER : Les arbres.

En balade avec Jules Renard, pour voix grave et quatuor à cordes. Delatour : DLT2237.

André RIOTTE : Origami.

6 pièces pour quatuor à cordes. Delatour : DLT1300.

Antonin SERVIÈRE : Trio pour flûte, alto et harpe

Delatour : DLT1260.

Cette formation rappelle évidemment Debussy. Ceci dit, il n’y a rien de commun dans le langage utilisé. Résolument contemporaine, cette pièce en un seul mouvement n’en est pas moins très expressive et très lyrique.

Marius MONNIKENDAM : Invocation pour violoncelle, harpe et orgue

Delatour : DLT1732.

Editée dans la collection Musique et Patrimoine, cette œuvre de ce compositeur néerlandais élève de Vincent d’Indy et Louis Aubert à la Schola Cantorum est fort intéressante. Ecrite pour une formation originale, cette pièce évolue dans un langage modal simple mais d’une grande beauté. Une partie plus mouvante est encadrée par un début et une fin très méditatifs. Espérons que malgré le caractère original de la formation, cette œuvre connaitra un vrai succès.

Théodore DUBOIS : Fantaisie pour trompette chromatique et quintette à cordes.

Transcription de Franck Villard. Symétrie : ISMN 979-0-2318-0748-6

Cette œuvre, primitivement pour trompette chromatique avec accompagnement de piano, a été transcrite pour quintette à cordes (avec contrebasse) à la demande du directeur du festival Ars Terra, dans la Somme. La trompette peut être également accompagnée par un orchestre à cordes. Très fidèle à l’original, la transcription met en valeur cette pièce de circonstance écrite en 1920 pour le Conservatoire de Paris. C’est un joli moment de musique écrit par un compositeur qui sort fort heureusement aujourd’hui d’un injuste oubli.

Alain LOUVIER : Herbier V.

Trois courtes pièces pour cor et percussion. Assez difficile. Dhalmann : FD0407.

Ces trois pièces qui portent des noms de fleurs sont écrites dans un langage contemporain et des techniques de jeu qui ne le sont pas moins. On appréciera les recherches de timbres et les effets sonores qui en découlent.

Félix MENDELSSOHN : Les Hébrides.

Transcription pour clarinette en la, basson, quatuor à cordes et piano à quatre mains. Delatour : DLT2256.

Cette transcription de Sophie Lacaze est tout à fait séduisante. Très fidèle à l’original, elle n’est pas d’une difficulté insurmontable et intéressera tant les ensembles professionnels que les ensembles de grands élèves de nos conservatoires ou d’amateurs avertis.

Marius MONNIKENDAM

Air pour violon et orgue. Assez difficile. Delatour : DLT2081.

Marius Monnikendam ( Haarlem , le 28 mai 1896 - Heerlen , 22 mai 1977 ) après avoir été élève du Conservatoire d’Amsterdam, se rendit à la Schola Cantorum où il fut élève de Vincent d’Indy et de Louis Aubert. Le duo violon et orgue se rencontre rarement. L’œuvre est en constante tension tant par ses chromatismes que par ses mouvements mélodiques et harmoniques qui ne sont pas sans faire penser aux grandes pièces de Franck. L’orgue n’est pas seulement accompagnement mais partenaire à part entière.

Charles BALAYER : Funky Pipes

pour quintette à vent. Assez difficile. DLT2216.

Si le quintette est classique dans sa formation (Flûte, hautbois, clarinette, cor et basson), on ne peut en dire autant de cette réjouissante pièce de style funk qui demande un solide sens du rythme pour un résultat tout à fait convaincant. Il n’est, pour s’en persuader, que d’écouter l’intégrale de l’œuvre sur le site de l’éditeur.

 

BRAHMS : Trio

pour violon, violoncelle et piano opus 101 édité par Christopher Hogwood. Urtext. Bärenreiter : BA 9437.

Christopher Hogwood présente cette œuvre avec beaucoup de soin et nous livre en même temps des réflexions concernant l’interprétation de Brahms lui-même à partir de témoignages de ses contemporains. On lira en particulier le texte de Fanny Davies (1861 – 1934), élève de Clara Schumann, particulièrement précieux par son témoignage sur le jeu même de Brahms et les réflexions qu’elle en tire. Ajoutons à cela une édition particulièrement soignée… mais était-ce utile de le préciser ?

 

Gérard GASTINEL : Cinq duos complices

Violon et marimba. Difficile. Dhalmann : FD0204.

Gérard Gastinel joue avec beaucoup d’adresse et de sens des timbres des possibilités des deux instruments. Le mot « complicité » illustre bien son propos et la réussite est au rendez-vous. Ces duos demandent évidemment cette même complicité de la part de leurs interprètes qui devraient y trouver beaucoup de plaisir.

Louis GANNE : Prière pour quintette de cuivres.

Transcription de Jean-Louis Couturier. Edition commémorative pour le 150ème anniversaire de la naissance de Louis Ganne. Sempre più : SP0048.

Il s’agit de la transcription de la Prière pour grand orgue recensée plus haut. Cette pièce se prête très bien à cette transcription : les cuivres peuvent y déployer leur richesse et leur variété de timbres pouvant évoquer les changements de couleur possibles sur un orgue. La pièce est sans grande difficulté.

Jean-Christophe ROSAZ : Au désert demeure la paix.

Pour flûte et guitare. Delatour : DLT2176.

Cette œuvre très belle et très poétique a été « composée en hommage à la musique israélo-arabe du bassin méditerranéen. » Elle « en utilise certaines bribes de phrases et modes ainsi que la façon de faire sonner instruments à cordes pincées ou « soufflées » ». Les éditions Delatour nous permettent d’écouter l’intégralité de cette œuvre sur leur site. Il ne faut surtout pas s’en priver !

Jean-Marie MOREL : Pastel

pour violon, clarinette, violoncelle et piano. Symétrie.

L’auteur présente lui-même son œuvre. Ecrite à la mémoire de René Leibowitz dont il fut l’élève, elle comporte trois parties enchaînées. « La première, assez linéaire, joue sur les rapports d’intervalles et les mélanges de timbres; la seconde s’attache à la recherche de sonorités plus rares, faisant parfois appel aux nouvelles techniques de jeu; la dernière développe imperturbablement une articulation rythmique sur cinq temps. » Ajoutons simplement qu’il s’agit d’une musique délicate qu’on espère promise à une grande diffusion.

Davide PERRONE : Ailes

pour quintette à vent (Flûte, hautbois, clarinette sib, cor en fa et basson). Delatour : DLT 1579.

Née, nous dit l’auteur, « d’une idée inspirée par un battement d’aile fugace », l’œuvre comporte deux thèmes. Le premier sort directement du « battement » et le deuxième fait entendre comme un choral à l’aspect méditatif. Cette deuxième partie, lente et expressive, donne par ses amples intervalles une grande luminosité au discours.

 

 Amor che vien per le più dolci porte

Daniele CORSI : Amor che vien per le più dolci porte pour violoncelle et contralto. Fortin-Armiane : EAL 473.

 

Tiré d’un sonnet de Cino da Pistoia (1270-1336), le très poétique texte est porté délicatement par une musique à la fois discrète et lyrique, toute au service du texte. Le violoncelle clôt la pièce par un discours solitaire. Daniele Corsi, compositeur italien, nous offre là une pièce courte mais d’une grande densité musicale et poétique. Bien sûr, ce n’est pas très facile… mais c’est bien beau !