Anthony GIRARD : Une îcone  pour vibraphone et orgue. Delatour : DLT2475.

L'indication de départ : « Modéré, mais joyeux, bondissant comme une danse immatérielle » résume admirablement le contenu de cette œuvre. Ce n'est pas le dessin de l'icône mais le chatoiement de ses couleurs qui doit iriser cette pièce conçue quasiment comme un kaléidoscope aux multiples facettes. La partie d'orgue « est basée sur quatre accords répétés jusqu'à la fin de la pièce ». Répétés, certes, mais monnayés sans cesse. Il faudra, bien sûr, que l'instrument, et pas seulement l'organiste, soit capable de traduire ces jeux de lumière…

Sanam GHARACHEH : Une petite question  pour alto, violoncelle et contrebasse. Assez facile. Delatour : DLT2532.

Publiée dans la collection « Le temps des basses », cette courte pièce en trois parties touche au tonal, au modal et à l'atonal avec beaucoup de fluidité et de charme. Il y a même un passage que les jeunes interprètes doivent jouer « non synchrone » et ils sont priés de s'attendre pour commencer ensemble la dernière partie. Il s'agit, pour la contrebassiste qui en est l'auteur, de rendre la musique contemporaine accessible aux jeunes instrumentistes. Elle y réussit ici pleinement.

Robert SCHUMANN : Fantasiestücke op. 73  pour clarinette et piano. Wiener Urtext Edition, Schott/Universal : UT50286. La même pour violoncelle et piano : UT50285.

Il s'agit bien des trois mêmes pièces pour lesquelles Schumann a écrit préférentiellement une version pour clarinette mais dont la version pour violoncelle est également de Schumann lui-même. Le tout est fort bien expliqué dans chacun des volumes, édités tous deux d'après les sources par Michael Kube.

Jean-Charles GANDRILLE : Pop-Trio  pour violon, violoncelle et piano. Delatour : DLT2452.

Née de la volonté d'écrire une musique très pulsée, sur le modèle de la pop-music, cette œuvre comporte trois mouvements : « Energique », « Calme » et « Intense ». Le langage est compréhensible par tous mais sans aucune concession à la facilité. On y retrouve la science de l'auteur pour créer des ambiances harmoniques et mélodiques rares et envoutantes. Ce Pop-Trio  devrait, comme le dit l'auteur, permettre à beaucoup d'apprécier cette forme de trio.

Jean-Charles GANDRILLE : Trois pièces  pour violoncelle et piano. Delatour : DLT2458.

Ces trois belles pièces, qui peuvent être jouées séparément se caractérisent par leur lyrisme et la délicatesse de leur écriture. La première, « Très intense, véhément », exprime comme un cri, comme une demande instante et tient en haleine d'un bout à l'autre.

Jean-Charles GANDRILLE : Nox-Trio  pour violon, violoncelle et piano. Delatour : DLT2193.

D'une durée d'un peu plus d'un quart d'heure, cette œuvre comporte deux parties presque égales. La première, intitulée « Cantus », évoque la nuit dans son mystère, privilégiant le chant du violon et du violoncelle. La deuxième, « Contrapunctus » « évoque la danse, la jeune génération qui danse la nuit sur des rythmiques nerveuses », le tout sur une rythmique obstinée du piano. L'ensemble est fidèle au langage habituel de l'auteur, plein de charme et de mystère.

Jean-Paul HOLSTEIN : La cueillette de(s) Marguerites(s)  pour 1 (ou 2) flûtes et / ou hautbois et 1 (ou 2) violoncelle(s) et / ou basson. Facile. Delatour : DLT2401.

Cette petite pièce pleine de fraicheur constitue une excellente approche de la musique de chambre. La facilité de la partition permet à chacun d'écouter l'ensemble. Les indications d'interprétation ainsi que le récit des différentes phases de la cueillette permettent de s'investir dans le discours très simple et le dialogue qui s'instaure entre les différents instruments. Il est si difficile d'écrire de la musique pour débutants… Et le pédagogue et compositeur chevronné qu'est Jean-Paul Holstein y réussit parfaitement !

 

Jean-Charles GANDRILLE : Irisation  pour vibraphone et orgue. Delatour : DLT2476.

Cette pièce marie avec bonheur les timbres du vibraphone et du « roi des instruments ». L'auteur, organiste de l'église d'Auvers sur Oise, nous explique qu'il a « toujours aimé les harmonies lumineuses du vibraphone », d'où le titre de l'œuvre. L'orgue est traité avec beaucoup de délicatesse. L'auteur a privilégié les fonds de 8' avec à un moment une touche de 4' et de cornet. La pièce joue donc essentiellement sur les couleurs des deux instruments.

 

Dynam-Victor FUMET : Premier quatuor à cordes. Delatour : DLT1653.

Les éditions Delatour continuent de nous révéler l'œuvre de ce compositeur trop oublié, organiste et improvisateur exceptionnel, qui vécut de  1867 à 1949. Ce quatuor qui fut, comme pour d'autres compositeurs, ses contemporains, à la fois le premier et le dernier, date des années vingt. Il est composé de trois mouvements. Le premier est un Allegro « joyeux et animé », le deuxième un andante « Molto moderato » et le troisième, un Final « vif et animé ». L'ensemble est écrit dans un langage sans concession et d'une rare beauté. Souhaitons que cette œuvre paraisse bientôt au répertoire d'un de nos quatuors

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Rose-Marie JOUGLA : Tzigana  pour alto et marimba. Difficile. Delatour : DLT2515.

Il s'agit de la même pièce que nous avons recensée en catégorie alto et piano. On se reportera donc à cette rubrique.

Thierry PALLESCO : Sortilèges  pour quatuor à cordes. Moyenne difficulté. Delatour : DLT2351.

Trois mouvements pour ce quatuor. Le premier, Vivace,  après quatre mesures battant la pulsation, est entièrement construit sur une succession ininterrompue de croches jusqu'à quelques mesures de la fin.

Thierry PALLESCO : Prélude pastoral et fugue  pour piccolo, hautbois et cordes. Moyenne difficulté. Delatour : conducteur DLT2350 – matériel DLT2350E.

Il s'agit d'un septuor : au piccolo et au hautbois se joint un ensemble à cordes au complet. Piccolo et hautbois font de courtes interventions qui ponctuent le discours des cordes. On connait le côté « pastoral » de ces deux instruments.

Jean-Jacques WERNER : Ils s'appelaient Pierre et Paul.  Elégie pour Violon solo, Alto solo & orchestre à cordes. Solistes et réduction piano. Delatour : DLT2444. Conducteur : DLT2443.

Cette œuvre est un « Hommage aux combattants de la Grande Guerre 14-18 » Ecrite en 2013, elle a été créée à Nancy le 17 mars 2014. Cette pièce poignante s'inscrit bien dans le regard que nous portons aujourd'hui sur cette période de l'histoire. L'auteur cite en conclusion de son œuvre cette phrase du prêtre et poète allemand Séverin-Anton Averdonk : « Un monstre vint, surgi des abîmes de l'enfer, il grandit entre le ciel et la terre, et ce fut la nuit ». Que dire de plus ?

 

 

 

Gérard HILPIPRE : Symphonie de chambre  pour 7 instruments solistes. Assez difficile. Delatour : DLT2411.

Il s'agit de la réécriture en 2014 d'une œuvre écrite en 1987. Les sept instruments sont une flûte, une clarinette (alternant avec la clarinette-basse), violon, alto, violoncelle, piano et percussions. L'œuvre est constituée de cinq sections qui s'enchaînent. Chacune offre un paysage différent, en contraste avec le précédent, onirique, lyrique, contemplatif… Il y a donc beaucoup de poésie et de charme dans cette œuvre passionnée.

Jean-Charles GANDRILLE : Près des fleuves de Babylone  pour violon et orgue. Difficile. Delatour : DLT2477.

Cette œuvre est inspirée par le Psaume 136, dont on ne retient souvent que la première phrase « Près des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion. »

Bichromie  pour guitare et quatuor à cordes.

Guy LECLERCQ : Bichromie  pour guitare et quatuor à cordes. Moyen avancé. Delatour : DLT2357.

« Bichromie est née d'une commande d'élèves en écriture musicale pour leur examen de musique de chambre dans le niveau perfectionnement. Le résultat obtenu fut la mention TB à l'unanimité. » Disons tout de suite qu'elle le mérite.

Bichromie  pour guitare et quatuor à cordes.

Guy LECLERCQ : Bichromie  pour guitare et quatuor à cordes. Moyen avancé. Delatour : DLT2357.

« Bichromie est née d'une commande d'élèves en écriture musicale pour leur examen de musique de chambre dans le niveau perfectionnement. Le résultat obtenu fut la mention TB à l'unanimité. » Disons tout de suite qu'elle le mérite.

Nervure  pour flûte et percussion.

Alexandre OUZOUNOFF : Nervure  pour flûte et percussion. Assez difficile. Delatour : DLT2511.

« Nervures » s'est imposé à moi avec la vision d'une énergie sans faille guidée dans des méandres de verdure, une pulsion de vie qui explose sous conduite, un trait qui illustre l'ordre dans cette géométrie complexe. »

Walking in the forest  pour 2 hautbois et marimba

Jean-Christophe ROSAZ : Walking in the forest  pour 2 hautbois et marimba. Delatour : DLT2209.

 

De difficulté moyenne, cette pièce est une commande du Conservatoire de Villejuif. Le caractère agreste tient bien entendu non seulement au style de l'œuvre mais aux timbres spécifiques des instruments utilisés. Joyeusement atonale, cette marche en forêt devrait faire de nombreux adeptes.

 

 

Rêves sélènes  pour violoncelle et contrebasse

Paul STERNE : Rêves sélènes  pour violoncelle et contrebasse. Delatour : DLT2496.

 

Trois rêves au clair de lune nous sont proposés : « Brumes », « Feux follets », « Cortège au clair de lune ». On sait combien il est difficile d'écrire pour les « basses » seules. L'auteur y réussit parfaitement,

Timothy HAYWARD : Quatuor à cordes n° 1.

Timothy HAYWARD : Quatuor à cordes n° 1.  Delatour : DLT 2165.

 

On s'accorde en général pour dire que l'écriture d'un quatuor à cordes est une entreprise à la fois exaltante et périlleuse, réservée à la maturité.

Antonin SERVIÈRE : Inconstances  pour hautbois (ou flûte) et clavecin. Delatour : DLT2335.

Même si l'œuvre revendique de s'inspirer des codes et de l'esprit de la musique baroque, la présence du clavecin ne doit pas faire illusion : il s'agit d'une œuvre tout à fait contemporaine, demandant un clavecin à deux claviers et faisant appel à toutes les techniques actuelles tant du clavecin que de la flûte ou du hautbois. Cette œuvre difficile n'en est pas moins fort intéressante.