Romain TALLET : La lune en deuil  pour saxophone alto et violoncelle.

Facile. Delatour : DLT2602.

« Contemplation documentaire zoologique. Mélancolie discrètement perturbée. » Effectivement, on peut dire qu'il s'agit d'une Elégie où deux parties lyriques et contemplatives sont séparées par une partie agitée qui ramène à l'apaisement.

Jean-Christophe ROSAZ : Et si au-dessus des nuages

Sur un poème de Max Alhau. Moyen. Delatour : DLT2607.

Il s'agit autant d'interprétation que d'improvisation. Si récitant et interprète parcourent d'abord dans l'ordre les neuf courtes sections, ils peuvent les reprendre ensuite dans un autre ordre, en improviser d'autres y compris en ce qui concerne le texte.

Piotr TCHAÏKOVSKY : Nocturne op. 19 n° 4  pour Contrebasse et Orchestre ou Quintette à cordes.

rangement : Régis Prudhomme. Delatour : DLT2422.

Tchaïkovsky a lui-même transcrit pour violoncelle et piano cette quatrième pièce qui fait partie des six pièces op. 19 pour piano. Il rajoute à cette occasion une cadence et modifie la tonalité.

Jean-Charles GANDRILLE : Intermezzo  pour harpe et orgue. Difficile. Delatour : DLT2562.

Cette pièce est construite essentiellement sur le mariage des timbres des deux instruments et les résonnances délicates et subtiles qui peuvent naître des battements causés par les petites différences d'accord entre eux. On retiendra en particulier, dès le début de l'œuvre, les batteries de croches de la harpe faisant entendre alternativement mi naturel et fa bémol. L'orgue, de préférence à trois claviers, joue essentiellement avec les bourdons divers même si une petite mixture intervient également. L'ensemble ne manque pas de poésie.

Six moments musicaux  pour violon et violoncelle.

Delatour : DLT0866.

Ces pièces assez difficiles forment en fait une grande sonate et sont destinés à être joués à la suite. Ils furent joués en 1979 au festival d'Aspect par Nicole Coulange et Aimé Bourrié, membres de l'orchestre de chambre de Marseille, pour qui ils furent écrits. L'ensemble est très varié : pleins de feu, élégiaques, sarcastiques ou méditatifs, ils offrent de multiples facettes qu'on aura plaisir à découvrir.

Rose-Marie JOUGLA : Habanera.  Transcription pour alto solo et orchestre à cordes (ou quatuor). Assez facile. Delatour : DLT2557.

Il s'agit d'une transcription de la Habanera  pour alto et piano dont nous avons rendu compte dans la Lettre 75 de novembre 2013. Cette très jolie pièce un peu envoutante qui se déroule sur son rythme ostinato de habanera avec pour seul éclairage quelques mesures en do Majeur qui terminent l'œuvre sera certainement sublimée par cet arrangement. Précisons que le « quatuor » dont il est question est composé de deux violons et deux violoncelles. On peut entendre la version originale pour alto et piano sur YouTube ou sur le site de l'éditeur.

Jean-Christophe ROSAZ : Hommage au Tango.  Version pour guitare et violon. Moyen. Delatour : DLT2442.

Cette œuvre existe également en versions pour alto et guitare et violoncelle et guitare. Comme le titre l'indique, il s'agit moins d'un véritable tango que de pénétrer un « univers poétique en gestation » un peu comme le fait Astor Piazzola. Disons tout simplement que cela « sonne » bien et que l'ambiance est tout à fait réussie. A un moment ou les ensembles violon – guitare se multiplient, ce sera une pièce originale pour accroître leur répertoire.

 

Jean-François PAULÉAT : Première Suite en Trio  pour flûte traversière, flûtes à bec et violon. Deuxième Suite en Trio  pour flûte traversière, flûtes à bec et violon. Delatour : DLT2167 et DLT1960.

Nous réunissons en un seul compte-rendu ces deux œuvres car elles comportent beaucoup de points communs. Qu'on ne se trompe pas sur la mention « flûtes à bec » au pluriel : il y a bien un seul instrumentiste pour toute la famille des flûtes, dont il jouera parfois simultanément. Les deux suites se complètent. Il s'agit à chaque fois d'un bouquet de dix courtes pièces très variées qu'on pourra jouer à la suite, dans le désordre, séparément, au gré des humeurs et des besoins des interprètes. L'écriture est élégante, à la fois classique et inventive, fort agréable en tout cas. L'instrumentation atypique concours au piment de l'ensemble.

Jean-Christophe AURNAGUE : Suite ailée.  Transcription pour hautbois, basson et orchestre à cordes de Christian Escaffre. Delatour : DLT2555.

On se reportera, pour les commentaires sur cette œuvre, à ce qui en est dit plus haut dans la rubrique « orgue ». Il s'agit en effet d'une œuvre pour orgue. Nous n'avons pas trouvé d'explication à cette transcription, manifestement faite en plein accord avec l'auteur. Nous ne pouvons ici que redire toutes les qualités de ce triptyque.

Anthony GIRARD : Une îcone  pour vibraphone et orgue. Delatour : DLT2475.

L'indication de départ : « Modéré, mais joyeux, bondissant comme une danse immatérielle » résume admirablement le contenu de cette œuvre. Ce n'est pas le dessin de l'icône mais le chatoiement de ses couleurs qui doit iriser cette pièce conçue quasiment comme un kaléidoscope aux multiples facettes. La partie d'orgue « est basée sur quatre accords répétés jusqu'à la fin de la pièce ». Répétés, certes, mais monnayés sans cesse. Il faudra, bien sûr, que l'instrument, et pas seulement l'organiste, soit capable de traduire ces jeux de lumière…

Sanam GHARACHEH : Une petite question  pour alto, violoncelle et contrebasse. Assez facile. Delatour : DLT2532.

Publiée dans la collection « Le temps des basses », cette courte pièce en trois parties touche au tonal, au modal et à l'atonal avec beaucoup de fluidité et de charme. Il y a même un passage que les jeunes interprètes doivent jouer « non synchrone » et ils sont priés de s'attendre pour commencer ensemble la dernière partie. Il s'agit, pour la contrebassiste qui en est l'auteur, de rendre la musique contemporaine accessible aux jeunes instrumentistes. Elle y réussit ici pleinement.

Robert SCHUMANN : Fantasiestücke op. 73  pour clarinette et piano. Wiener Urtext Edition, Schott/Universal : UT50286. La même pour violoncelle et piano : UT50285.

Il s'agit bien des trois mêmes pièces pour lesquelles Schumann a écrit préférentiellement une version pour clarinette mais dont la version pour violoncelle est également de Schumann lui-même. Le tout est fort bien expliqué dans chacun des volumes, édités tous deux d'après les sources par Michael Kube.

Jean-Charles GANDRILLE : Pop-Trio  pour violon, violoncelle et piano. Delatour : DLT2452.

Née de la volonté d'écrire une musique très pulsée, sur le modèle de la pop-music, cette œuvre comporte trois mouvements : « Energique », « Calme » et « Intense ». Le langage est compréhensible par tous mais sans aucune concession à la facilité. On y retrouve la science de l'auteur pour créer des ambiances harmoniques et mélodiques rares et envoutantes. Ce Pop-Trio  devrait, comme le dit l'auteur, permettre à beaucoup d'apprécier cette forme de trio.

Jean-Charles GANDRILLE : Trois pièces  pour violoncelle et piano. Delatour : DLT2458.

Ces trois belles pièces, qui peuvent être jouées séparément se caractérisent par leur lyrisme et la délicatesse de leur écriture. La première, « Très intense, véhément », exprime comme un cri, comme une demande instante et tient en haleine d'un bout à l'autre.

Jean-Charles GANDRILLE : Nox-Trio  pour violon, violoncelle et piano. Delatour : DLT2193.

D'une durée d'un peu plus d'un quart d'heure, cette œuvre comporte deux parties presque égales. La première, intitulée « Cantus », évoque la nuit dans son mystère, privilégiant le chant du violon et du violoncelle. La deuxième, « Contrapunctus » « évoque la danse, la jeune génération qui danse la nuit sur des rythmiques nerveuses », le tout sur une rythmique obstinée du piano. L'ensemble est fidèle au langage habituel de l'auteur, plein de charme et de mystère.

Jean-Paul HOLSTEIN : La cueillette de(s) Marguerites(s)  pour 1 (ou 2) flûtes et / ou hautbois et 1 (ou 2) violoncelle(s) et / ou basson. Facile. Delatour : DLT2401.

Cette petite pièce pleine de fraicheur constitue une excellente approche de la musique de chambre. La facilité de la partition permet à chacun d'écouter l'ensemble. Les indications d'interprétation ainsi que le récit des différentes phases de la cueillette permettent de s'investir dans le discours très simple et le dialogue qui s'instaure entre les différents instruments. Il est si difficile d'écrire de la musique pour débutants… Et le pédagogue et compositeur chevronné qu'est Jean-Paul Holstein y réussit parfaitement !

 

Jean-Charles GANDRILLE : Irisation  pour vibraphone et orgue. Delatour : DLT2476.

Cette pièce marie avec bonheur les timbres du vibraphone et du « roi des instruments ». L'auteur, organiste de l'église d'Auvers sur Oise, nous explique qu'il a « toujours aimé les harmonies lumineuses du vibraphone », d'où le titre de l'œuvre. L'orgue est traité avec beaucoup de délicatesse. L'auteur a privilégié les fonds de 8' avec à un moment une touche de 4' et de cornet. La pièce joue donc essentiellement sur les couleurs des deux instruments.

 

Dynam-Victor FUMET : Premier quatuor à cordes. Delatour : DLT1653.

Les éditions Delatour continuent de nous révéler l'œuvre de ce compositeur trop oublié, organiste et improvisateur exceptionnel, qui vécut de  1867 à 1949. Ce quatuor qui fut, comme pour d'autres compositeurs, ses contemporains, à la fois le premier et le dernier, date des années vingt. Il est composé de trois mouvements. Le premier est un Allegro « joyeux et animé », le deuxième un andante « Molto moderato » et le troisième, un Final « vif et animé ». L'ensemble est écrit dans un langage sans concession et d'une rare beauté. Souhaitons que cette œuvre paraisse bientôt au répertoire d'un de nos quatuors

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Rose-Marie JOUGLA : Tzigana  pour alto et marimba. Difficile. Delatour : DLT2515.

Il s'agit de la même pièce que nous avons recensée en catégorie alto et piano. On se reportera donc à cette rubrique.

Thierry PALLESCO : Sortilèges  pour quatuor à cordes. Moyenne difficulté. Delatour : DLT2351.

Trois mouvements pour ce quatuor. Le premier, Vivace,  après quatre mesures battant la pulsation, est entièrement construit sur une succession ininterrompue de croches jusqu'à quelques mesures de la fin.

Thierry PALLESCO : Prélude pastoral et fugue  pour piccolo, hautbois et cordes. Moyenne difficulté. Delatour : conducteur DLT2350 – matériel DLT2350E.

Il s'agit d'un septuor : au piccolo et au hautbois se joint un ensemble à cordes au complet. Piccolo et hautbois font de courtes interventions qui ponctuent le discours des cordes. On connait le côté « pastoral » de ces deux instruments.

Jean-Jacques WERNER : Ils s'appelaient Pierre et Paul.  Elégie pour Violon solo, Alto solo & orchestre à cordes. Solistes et réduction piano. Delatour : DLT2444. Conducteur : DLT2443.

Cette œuvre est un « Hommage aux combattants de la Grande Guerre 14-18 » Ecrite en 2013, elle a été créée à Nancy le 17 mars 2014. Cette pièce poignante s'inscrit bien dans le regard que nous portons aujourd'hui sur cette période de l'histoire. L'auteur cite en conclusion de son œuvre cette phrase du prêtre et poète allemand Séverin-Anton Averdonk : « Un monstre vint, surgi des abîmes de l'enfer, il grandit entre le ciel et la terre, et ce fut la nuit ». Que dire de plus ?