Partie espagnole « Echecs »

Youli GALPERINE : Partie espagnole « Echecs ». Opus 35 n° 1 pour violon et violoncelle. Delatour : DLT2631.Ce titre, qui pourra paraître mystérieux à beaucoup est en fait le nom d'une « ouverture » du jeu d'échec, c'est-à-dire une manière spécifique de commencer une partie. Il s'agit, nous dit l'auteur de l équivalent musical imaginaire de la partie W. Steinitz – J. Blackburne. Londres, 1876. » Faut-il préciser que Steinitz et Blackburne sont des champions d'échec de la fin du XIX° siècle, l'un autrichien, l'autre britannique ? C'est dire que la lutte entre les deux instruments est une vraie partie de championnat…

Divertimento

Serge OLLIVE : Divertimento n° 1 Op. 152 pour hautbois, clarinette et basson. Niveau intermédiaire.  Waldhorn Editions (auto-label) : WH-4513152. (Pour ces éditions, voir en tête de l'article).Cette charmante œuvre comporte quatre mouvements : - Andante – Scherzetto – Largo - Allegro Vivace. On peut écouter l'ensemble de l'œuvre sur le site de l'auteur-éditeur. Le langage, pour être classique, n'en est pas moins tout à fait personnel. Après un andante très sage arrive un scherzetto un peu coquin où on peut entendre des réminiscences (volontaires ?) de Claude Nougaro et de sa java. Le largo, lyrique et charmeur à souhait est suivi d'un dernier mouvement plein de verve et bien réjouissant. Les grands élèves ou les interprètes chevronnés qui joueront cette œuvre devraient donner bien du plaisir à leurs auditeurs et à eux-mêmes.

 

 

 Tango del vertigo

Boris GAQUERE : Tango del vertigo.  Fantaisie pour guitare et quintette à cordes. Lemoine : 29 239 H.L.

Cette œuvre est une commande des Jeunesses Musicales du Brabant Wallon à l'occasion du 25ème anniversaire du Kaléidoscope de la guitare (festival de guitare de Rixensart, Belgique). L'ensemble n'est pas facile, mais constitue une musique très plaisante autant pour les interprètes que pour les auditeurs.

WOZNYA

Jean-François PAULÉAT : WOZNYA  pour bande de hautbois et musiciens débutants. Delatour : DLT2416.

WOZNYA est une pièce pour Bande de Hautbois intégrant des élèves hautboïstes et bassonistes de cycle 1 & 2. Cette œuvre a été commandée par l'association « Bémols Perplexes » sur l'impulsion de son directeur artistique : Claude Villevieille.Il s'agit, selon l'auteur, d'une sorte de « chevauchée héroïque ». L'intérêt évident est la participation possible d'élèves de tous niveaux à une œuvre roborative qui devrait les séduire et leur donner l'envie de la musique d'ensemble.

 LUSKELL

Jean-François PAULÉAT : LUSKELL pour bande de hautbois et musiciens débutants. Delatour : DLT 2415.

On se reportera au commentaire précédent pour la partie technique concernant cette pièce, créée en même temps. Nous reproduisons ici le commentaire de l'auteur : « Cette pièce (ternaire) commence par une introduction en forme de berceuse qui utilise les notes harmoniques des hautbois et cor anglais.

Gilles MOTTET : Connexe.

 

Duo pour flûte traversière et saxophone baryton. Moyen avancé.

Delatour : DLT2566.

Voici le commentaire de l'auteur : « La flûte traversière qui est jouée sans son corps, je rêve quelle impertinence ! Le saxophone baryton qui est joué sans son bec, c'est renversant ! Et ce n'est pas tout, je vous le dis. La flûte traversière est aussi jouée sans son embouchure !

Et pourquoi pas !!!!!!?? » Il est, dans ces conditions, difficile d'imaginer le résultat. Raison de plus pour essayer…

Éric FISCHER : Constellations obligatoires

pour deux clarinettes en sib, clarinette basse et quatuor de saxophones. Assez difficile. Delatour : DLT2605.

Il est bien difficile de parler de ces sept courtes pièces sans les avoir entendues. Voici comment l'auteur nous présente leur genèse : « À l'été 2013, je rendais visite au plasticien Peter Lowe, alors en résidence à Lagamas, dans l'Hérault. Il me présentait les ébauches de « Sharp Arp », une série d'étoiles à 7 branches construites en bois, à partir de toutes les permutations possibles d'angle droit. Il m'expliqua également son tableau de calcul ayant servi à son développement.

Je lui proposais alors d'utiliser la même grille mathématique afin de composer une pièce de musique qui se mettrait en résonance avec la série d'étoiles. »

Il ne faudra surtout pas passer les deux premières pages de la partition où figurent les étoiles de Peter Lowe et l'explication détaillée de son œuvre donnée par l'auteur.

Dominique DELAHOCHE-LEFEBVRE : Le Ciel des Carrières

pour clarinette, basson, percussion, trompette en ut, trombone ténor, harpe, violon et contrebasse.

Delatour : DLT2646.

Cette commande de Radio-France de mars 2014 a été créée par l'ensemble 2e2m dans l'émission d'Anne Montaron « Alla breve

 », sur France-Musique. Cette œuvre évoque le ciel des carrières qui courent sous Paris et ont servi à construire la ville au XVII° et XVIII° siècle. L'écriture cherche à créer une atmosphère onirique en jouant sur les timbres et les emplacements des différents instruments. Le conducteur et le matériel d'orchestre sont disponibles. Ajoutons que la pièce intègre un nouvel instrument de percussion, le Vème, Cet instrument, né à la suite d'une collaboration entre diverses personnes et institutions, permet d'obtenir, nous dit l'auteur, « des sonorités métalliques graves et profondes. ». C'est donc, pour bien des raisons, une œuvre à découvrir.

Dominique DELAHOCHE-LEFEBVRE : Mandala sur le sable

pour quintette à vent. Delatour : DLT2647.

Là encore, il s'agit d'explorer des sonorités nouvelles, de créer des ambiances sonores. Le quintette est formé d'une flûte, d'un hautbois, d'une clarinette en si bémol, d'un cor en fa et d'un basson français (version disponible pour basson allemand). C'est avec le quintette à vent « Gustatori », commanditaire de cette pièce, que l'œuvre a été réalisée. Voici comment l'auteur décrit son projet : « Le mot Mandala, forme symbolique universelle, renvoie à une notion forte de permanence, d'intériorité et d'équilibre. Le mot sable désigne un sol par nature instable. Ainsi ai-je imaginé le tracé d'un mandala sur le sable, probablement appelé à être déformé, voire effacé par le vent ou la mer ».

 

Romain TALLET : Racine  pour clarinette en sib et saxophone soprano

Moyen avancé. Delatour : DLT2589.

Les deux instruments se fondent et s'affrontent en même temps dans un paroxysme de rythmes et de sonorités qui se termine par une isorythmie fortissimo.

Romain TALLET : La lune en deuil  pour saxophone alto et violoncelle.

Facile. Delatour : DLT2602.

« Contemplation documentaire zoologique. Mélancolie discrètement perturbée. » Effectivement, on peut dire qu'il s'agit d'une Elégie où deux parties lyriques et contemplatives sont séparées par une partie agitée qui ramène à l'apaisement.

Jean-Christophe ROSAZ : Et si au-dessus des nuages

Sur un poème de Max Alhau. Moyen. Delatour : DLT2607.

Il s'agit autant d'interprétation que d'improvisation. Si récitant et interprète parcourent d'abord dans l'ordre les neuf courtes sections, ils peuvent les reprendre ensuite dans un autre ordre, en improviser d'autres y compris en ce qui concerne le texte.

Piotr TCHAÏKOVSKY : Nocturne op. 19 n° 4  pour Contrebasse et Orchestre ou Quintette à cordes.

rangement : Régis Prudhomme. Delatour : DLT2422.

Tchaïkovsky a lui-même transcrit pour violoncelle et piano cette quatrième pièce qui fait partie des six pièces op. 19 pour piano. Il rajoute à cette occasion une cadence et modifie la tonalité.

Jean-Charles GANDRILLE : Intermezzo  pour harpe et orgue. Difficile. Delatour : DLT2562.

Cette pièce est construite essentiellement sur le mariage des timbres des deux instruments et les résonnances délicates et subtiles qui peuvent naître des battements causés par les petites différences d'accord entre eux. On retiendra en particulier, dès le début de l'œuvre, les batteries de croches de la harpe faisant entendre alternativement mi naturel et fa bémol. L'orgue, de préférence à trois claviers, joue essentiellement avec les bourdons divers même si une petite mixture intervient également. L'ensemble ne manque pas de poésie.

Six moments musicaux  pour violon et violoncelle.

Delatour : DLT0866.

Ces pièces assez difficiles forment en fait une grande sonate et sont destinés à être joués à la suite. Ils furent joués en 1979 au festival d'Aspect par Nicole Coulange et Aimé Bourrié, membres de l'orchestre de chambre de Marseille, pour qui ils furent écrits. L'ensemble est très varié : pleins de feu, élégiaques, sarcastiques ou méditatifs, ils offrent de multiples facettes qu'on aura plaisir à découvrir.

Rose-Marie JOUGLA : Habanera.  Transcription pour alto solo et orchestre à cordes (ou quatuor). Assez facile. Delatour : DLT2557.

Il s'agit d'une transcription de la Habanera  pour alto et piano dont nous avons rendu compte dans la Lettre 75 de novembre 2013. Cette très jolie pièce un peu envoutante qui se déroule sur son rythme ostinato de habanera avec pour seul éclairage quelques mesures en do Majeur qui terminent l'œuvre sera certainement sublimée par cet arrangement. Précisons que le « quatuor » dont il est question est composé de deux violons et deux violoncelles. On peut entendre la version originale pour alto et piano sur YouTube ou sur le site de l'éditeur.

Jean-Christophe ROSAZ : Hommage au Tango.  Version pour guitare et violon. Moyen. Delatour : DLT2442.

Cette œuvre existe également en versions pour alto et guitare et violoncelle et guitare. Comme le titre l'indique, il s'agit moins d'un véritable tango que de pénétrer un « univers poétique en gestation » un peu comme le fait Astor Piazzola. Disons tout simplement que cela « sonne » bien et que l'ambiance est tout à fait réussie. A un moment ou les ensembles violon – guitare se multiplient, ce sera une pièce originale pour accroître leur répertoire.

 

Jean-François PAULÉAT : Première Suite en Trio  pour flûte traversière, flûtes à bec et violon. Deuxième Suite en Trio  pour flûte traversière, flûtes à bec et violon. Delatour : DLT2167 et DLT1960.

Nous réunissons en un seul compte-rendu ces deux œuvres car elles comportent beaucoup de points communs. Qu'on ne se trompe pas sur la mention « flûtes à bec » au pluriel : il y a bien un seul instrumentiste pour toute la famille des flûtes, dont il jouera parfois simultanément. Les deux suites se complètent. Il s'agit à chaque fois d'un bouquet de dix courtes pièces très variées qu'on pourra jouer à la suite, dans le désordre, séparément, au gré des humeurs et des besoins des interprètes. L'écriture est élégante, à la fois classique et inventive, fort agréable en tout cas. L'instrumentation atypique concours au piment de l'ensemble.

Jean-Christophe AURNAGUE : Suite ailée.  Transcription pour hautbois, basson et orchestre à cordes de Christian Escaffre. Delatour : DLT2555.

On se reportera, pour les commentaires sur cette œuvre, à ce qui en est dit plus haut dans la rubrique « orgue ». Il s'agit en effet d'une œuvre pour orgue. Nous n'avons pas trouvé d'explication à cette transcription, manifestement faite en plein accord avec l'auteur. Nous ne pouvons ici que redire toutes les qualités de ce triptyque.

Anthony GIRARD : Une îcone  pour vibraphone et orgue. Delatour : DLT2475.

L'indication de départ : « Modéré, mais joyeux, bondissant comme une danse immatérielle » résume admirablement le contenu de cette œuvre. Ce n'est pas le dessin de l'icône mais le chatoiement de ses couleurs qui doit iriser cette pièce conçue quasiment comme un kaléidoscope aux multiples facettes. La partie d'orgue « est basée sur quatre accords répétés jusqu'à la fin de la pièce ». Répétés, certes, mais monnayés sans cesse. Il faudra, bien sûr, que l'instrument, et pas seulement l'organiste, soit capable de traduire ces jeux de lumière…

Sanam GHARACHEH : Une petite question  pour alto, violoncelle et contrebasse. Assez facile. Delatour : DLT2532.

Publiée dans la collection « Le temps des basses », cette courte pièce en trois parties touche au tonal, au modal et à l'atonal avec beaucoup de fluidité et de charme. Il y a même un passage que les jeunes interprètes doivent jouer « non synchrone » et ils sont priés de s'attendre pour commencer ensemble la dernière partie. Il s'agit, pour la contrebassiste qui en est l'auteur, de rendre la musique contemporaine accessible aux jeunes instrumentistes. Elle y réussit ici pleinement.

Robert SCHUMANN : Fantasiestücke op. 73  pour clarinette et piano. Wiener Urtext Edition, Schott/Universal : UT50286. La même pour violoncelle et piano : UT50285.

Il s'agit bien des trois mêmes pièces pour lesquelles Schumann a écrit préférentiellement une version pour clarinette mais dont la version pour violoncelle est également de Schumann lui-même. Le tout est fort bien expliqué dans chacun des volumes, édités tous deux d'après les sources par Michael Kube.