Choral et variations « Vers la lumière »

Véronique DUFOUR : Choral et variations « Vers la lumière »pour deux hautbois & deux bassons.  Armiane : EAL 440.

Un thème, quatre variations et un final nous conduisent à travers les saisons vers la lumière d’été, du ton de sol Majeur au ton éclatant de mi Majeur. Cette œuvre, sans grande difficulté technique, devrait ravir les élèves qui auront la chance de l’aborder.

Dialogues

Maurice JOURNEAU : Dialogues pour flûte & basson. Armiane : EAL 485.

 

Les trois courtes pièces de ce recueil illustrent bien agréablement trois aspects possibles d’un dialogue : bavardage, aimables propos et discussion animée. Le langage, très moderne, est fort mélodieux. Il existe différentes versions de ces Dialogues, mais celle-ci est la version originale de 1958. Ces pièces correspondent à la veine humoristique du compositeur.  

 

 

 

 Max Jacob de Quimper

Henri SAUGUET : Max Jacob de Quimper pour hautbois, clarinette & basson. « Musique & Patrimoine », Delatour : DLT 1368.

Cette pièce en six courts mouvements est un hommage au poète mort au camp de Drancy en 1944 et dont on connait les liens avec les musiciens de son époque. Cette œuvre fut écrite pour le film TV de Camille Amiel et A. de Beaumont qui porte ce titre.

Fanfare

Henri SAUGUET : Fanfare pour flûte, clarinette, alto & basson.  « Musique & Patrimoine », Delatour : DLT 1367.

Cette fanfare porte bien son nom, portée par ce mélange insolite de l’alto et des vents.  Une pièce courte certes, mais d’une tonicité et d’une jeunesse éclatantes !

 Septembre.

Henri SAUGUET : Septembre.  Nocturne symphonique.  « Musique & Patrimoine », Delatour.  Conducteur : DLT 0229.  Matériel d’orchestre : DLT 0229E.

Composé deux ans avant la mort de l’auteur, cette pièce a été écrite pour le Collegium Musicum d’Aquitaine, orchestre symphonique de jeunes de haut niveau et pour son chef, Michel Moureau, élève et ami d’Henri Sauguet.  Page d’un grand lyrisme, ce nocturne n’en est pas moins fort animé. Quel orchestre nous fera la joie de l’inscrire à son répertoire ?

 Pour le vingtième anniversaire de la mort de Jean Cocteau.

Henri SAUGUET : Pour le vingtième anniversaire de la mort de Jean Cocteau.  Pour quatuor à cordes.  « Musique & Patrimoine », Delatour : DLT 1370.

On connaît les liens étroits unissant musiciens et poètes autour de Jean Cocteau.  Rien d’étonnant donc à cet hommage.  Il s’agit d’une pièce courte mais d’une grande intensité lyrique et poétique, dans le langage si personnel de l’auteur. On en remarquera notamment la souplesse rythmique et les trois mesures de style choral qui concluent l’œuvre dans un pianissimo qui va se perdant dans la dernière mesure.

 

Dolce Natal in flauto

Davide PERRONE : Dolce Natal in flautopour piccolo, quatre flûtes & piano.  Delatour : DLT 1845.

«  Douce nuit, sainte nuit… » : ces variations sur ce noël si souvent adapté sont bien jolies et laissent libre cours à la musicalité et la virtuosité des exécutants. Après une introduction au piano, les flûtes traitent en canon l’exposition suivie de divers développements et un tutti final triomphal.

 

Le passeur de brumes

Gréco CASADESUS : Le passeur de brumespour saxophone alto & quatuor à cordes.  Armiane : EAL441.

Créée en août 2009 aux Rencontres musicales de Louvesc, cette œuvre curieuse raconte une l’histoire de la rencontre improbable entre le « passeur » et un quatuor à cordes.  Pièce attachante dont il est ici impossible de résumer le propos mais qu’on ne peut qu’encourager à découvrir.  Ce compositeur, bien connu pour ses musiques de film, mérite de l’être également pour toutes ses œuvres.

 Pastorales

Jacques VEYRIER : Pastorales pour violon & alto.  Delatour : DLT0618.

De niveau moyen, ces Pastorales forment un triptyque (vif, lent, vif).  La première partie enchaîne une mosaïque de thèmes qu’on peut qualifier d’agrestes pour justifier le titre de l’ensemble.  L’écriture est à la fois classique, parfois atonale et pleine de charme… pastoral.

En forme de tango

Claire VAZART : En forme de tangopour piano, bandonéon/accordéon, alto, guitare & contrebasse.  Delatour : DLT0545.

Née de la collaboration entre la compositrice et le quintette Hora Cero de Toulouse, cette pièce, tout en étant écrite dans un langage original, ne renie rien de l’esprit du tango et de son balancement un peu nostalgique.  Malgré un niveau assez difficile, elle devrait séduire par son orchestration originale.

 Saïjiki.

Jean-Michel FERRAN : Saïjiki.  Concerto pour basson & orchestre à cordes.  Delatour : DLT1435.  Matériel d’orchestre : DLT1856.

Le Saïjiki est, pour faire bref, un agenda poétique japonais à l’usage des haïkistes.  La quatrième pièce, par exemple, évoque l’embrasement du soleil couchant de printemps.  Ce concerto très difficile exploite, pour ces différentes évocations, toutes les possibilités techniques de l’instrument et de l’écriture contemporaine (sons multiphoniques, diversité des attaques), au service de l’expressivité.

 

Ivan BELLOCQ : Trios-bulles

Ivan BELLOCQ : Trios-bulles. Versions pour diverses formations. Niveau débutant. Delatour : DLT0815.

Chaque professeur trouvera facilement son chemin dans les différentes versions proposées de ces deux Trios Bulles. On appréciera la facilité technique des œuvres en même temps, et c’est l’essentiel, que leur qualité musicale. Voilà une formule originale pour beaucoup de plaisir et de profit.

 

Joseph-Ermend BONNAL : 3 Ave Maria

Joseph-Ermend BONNAL : 3 Ave Maria pour soprano ou ténor, violon & orgue. Delatour : DLT1228.

Les éditions Delatour continuent, pour notre plus grand bonheur, la publication des œuvres de Joseph-Ermend Bonnal (1880 – 1944), élève de Fauré, organiste, compositeur et directeur du conservatoire de Bayonne. Ces trois Ave Maria offrent les mêmes qualités à la fois de simplicité et de raffinement mélodique et harmonique qui sont le propre de cet auteur. Souhaitons que ces pièces soient largement jouées et diffusées pour mieux faire connaître cet auteur injustement oublié.

Gabriel FAURÉ : Quatuor à cordes op.121

Gabriel FAURÉ : Quatuor à cordes op.121.  Urtext.  Bärenreiter, partition de poche : TP 412 ; parties séparées : BA7901.

On sait combien Fauré a hésité à se lancer dans la composition d’un quatuor : l’ombre de Beethoven et de Haydn planait sur lui… Entrepris dès septembre 1923, le quatuor ne sera achevé que sur son lit de mort.  Encore confiera-t-il à Roger-Ducasse le soin de relire et d’ajouter de nombreuses indications de dynamique et de phrasé qu’il n’avait pas eu le temps d’indiquer lui-même.  Tout cela se trouve, avec bien d’autres renseignements, dans la préface de l’édition de poche.  Précisons que le détail des indications d’édition (comme pour le Trio) ne se trouve que dans le volume correspondant de l’édition intégrale.  Inutile d’insister une fois de plus sur la clarté et la lisibilité de cette remarquable édition.

 

Gabriel FAURÉ : Trio pour piano, violon & violoncelle, op.120

Gabriel FAURÉ : Trio pour piano, violon & violoncelle, op.120.  Urtext.  Bärenreiter : BA7902.

Les éditions Bärenreiter ont entrepris une édition magistrale des œuvres de Fauré.  Dans ce cadre, voici l’avant dernière œuvre du compositeur, écrite entre 1922 et 1923 et dont la première exécution eut lieu le 12 mai 1923.  Conçu primitivement pour clarinette, alto & violoncelle, ce trio prit très vite sa forme définitive.  On lira avec profit la préface très documentée et en français qui se trouve dans la partition.  Le fait qu’il s’agisse d’une édition critique ne nuit en rien à la clarté de la présentation, bien au contraire.  On ne peut que se réjouir de l’entreprise de Bärenreiter dont nous rendrons compte au fur et à mesure des parutions.

 

Ivan BELLOCQ : Le tombeau d’Olivier Greif

Ivan BELLOCQ : Le tombeau d’Olivier Greif pour piano, violon, alto & violoncelle.  Delatour : DLT1202.

Écrite en hommage à son maître, Olivier Greif, mort à cinquante ans, cette pièce atypique est une commande du Théâtre du Châtelet, dédiée au Quatuor Kandinsky.  On ne peut résumer ici la préface qu’Ivan Bellocq donne lui-même à son œuvre.  Mais il est indispensable de s’en pénétrer si l’on veut interpréter cette pièce.  L’une de ses particularités est qu’à la fin du second mouvement, le pianiste ferme le couvercle de son instrument pour signifier la mort prématurée d’Olivier Greif et ne fait ensuite que quelques interventions sur les cordes seules.

 

Raphaël FUMET : Quintette à vent

Raphaël FUMET : Quintette à vent pour flûte, hautbois, clarinette, cor & basson.  1 vol. 1 CD.  Delatour : DLT0631.

Quelle excellente idée ont les éditions Delatour de remettre au jour les œuvres de ce compositeur trop ignoré.  Fils du compositeur Dynam-Victor Fumet, frère de l’écrivain Stanislas Fumet, Raphaël Fumet, élève de Vincent d’Indy, utilise un langage musical original, loin de toutes les modes, mais totalement exempt d’académisme.  Un premier mouvement, Le souffle sur les eaux, tantôt méditatif et frémissant, tantôt animé et tempétueux, évoque évidemment la création du monde tandis qu’une Tarentelle endiablée semble nous entraîner joyeusement vers les cimes…  Une œuvre à découvrir de toute urgence.  De plus, la partition complète (avec parties séparées) contient une très belle interprétation de l’œuvre par les solistes de l’Orchestre national de France.  Un régal !

 

Claude DEBUSSY : Quatuor

Claude DEBUSSY : Quatuor pour 2 violons, alto & violoncelle op.10.  Urtext.  Édité par Douglas Woodfull-Harris.  Bärenreiter : BA 9414 (parties séparées) ; TP 414 (partition de poche).

Précisons tout de suite que, comme pour tous les musiciens français qu’elles publient, les éditions Bärenreiter offrent aux lecteurs français une traduction française de l’ensemble de la préface et des notes.  La préface se trouve dans la partition de poche.  Elle comporte à la fois l’arrière plan historique de l’œuvre, l’histoire de sa création et de ses premières exécutions, l’historique de la publication et une partie consacrée à l’esthétique et aux traditions de l’interprétation.  On y trouve aussi, en appendice, un copieux « critical commentary », malheureusement non traduit en français…

 

Jacques HOTTETERRE (1684-1762) : Duo.

Jacques HOTTETERRE (1684-1762) : Duo.  Transcription pour alto & violoncelle de Marie-Claire Méreaux.  Lafitan : P.L.2023.

Ce duo est un véritable duo : violoncelle & alto jouent en contrepoint d’un bout à l’autre.  Le plaisir est le même pour les deux instrumentistes. Voilà donc une pièce d’un intérêt certain à la fois pour initier les élèves à la musique de chambre et surtout leur en faire découvrir le charme et le profit.

 

Guy PRINTEMPS : Ocre rouge

Guy PRINTEMPS : Ocre rouge pour marimba, violoncelle & piano.  Combre : C06645.

Cette œuvre est fidèle à l’esthétique de Guy Printemps.  L’émotion sortie d’une modalité qui ne récuse pas toute tonalité est bien présente dans cette pièce originale.

 

Jean-Maurice MOURAT & Guy COTTIN : Les classiques pour flûte & guitare

Jean-Maurice MOURAT & Guy COTTIN : Les classiques pour flûte & guitare, vol. B.  Combre : C06648.

Saluons avec plaisir le deuxième volume de cette très intéressante entreprise dont le premier a été recensé dans notre Lettre n°17. Le duo flûte/guitare constitue un ensemble particulièrement agréable.  Les pièces de ce volume sont légèrement plus longues que celles du premier.  Le choix est très éclectique, allant de Vivaldi à Tchaïkovsky en passant par Lully, Haendel, Schumann… Souhaitons que de nouveaux volumes viennent enrichir ce répertoire très prometteur.

 

JANÁČEK : Quatuor à cordes n°2 « Lettres intimes »

JANÁČEK : Quatuor à cordes n°2 « Lettres intimes ».  Urtext.  Bärenreiter. Partition de poche : TP 533.  Parties séparées : BA 9533.

Ce quatuor est quasiment une œuvre posthume à laquelle Janáček travailla quasiment jusque sur son lit de mort (début 1928).  On lira avec intérêt la présentation détaillée de l’œuvre dans l’édition de poche, et notamment ce qui concerne le sens du titre. Ces « lettres intimes », véritables lettres d’amour adressées à Kamila Stöslová, devaient être interprétées avec une viole d’amour en lieu et place de l’alto.  Janáček y renonça in extremis, mais le détail est rapporté dans cette préface, aussi copieuse que remarquablement documentée. Les parties séparées sont d’une remarquable lisibilité.