BEETHOVEN : Streichquartett in B op. 130. Urtext Bärenreiter : BA 9030.

Cette référence Urtext ne contient que les parties séparées du quatuor de l’opus 130. Ce treizième quatuor, en Sib M, dédié au Prince Galitzine fut composé en 1825, en seulement deux mois, créé en 1826 à Vienne, édité en 1827, mais amputé de la Grande fugue, jugée trop austère pour le public et trop difficile techniquement pour les interprètes. La presse rapporte : « Les premier, troisième et cinquième mouvements sont sérieux, lugubres, mystérieux, parfois bizarres, rugueux et volontaires ; le deuxième et le quatrième pleins d’insouciance, de gaité et de malice » […]. Mais le final fugué semble « aussi incompréhensible que le chinois ». Un Final remplacera ce sixième mouvement, qui suit un Adagio ma non troppo, un Allegro, un Presto, un Alla danza tedesca, une Cavatine, « composée dans les larmes ». Trois sources ont permis ce travail d’édition : un brouillon autographe, un ensemble autographe disséminé dans six bibliothèques, des pièces de manuscrits portant des corrections de la main de Beethoven et la première édition de 1827. La notation originale est conservée ; en cas de nécessité, l’écriture est modernisée, unifiée, les ajouts ou développements sont signalés. Les lettres repères sont reprises des anciennes éditions. Pour avoir accès aux commentaires critiques très fournis, il faut se procurer le volume BA 9030-40. Le conducteur préfacé a pour référence TP 930.
Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

BEETHOVEN : Grosse Fugue für Streichquarttet op. 133. Urtext Bärenreiter : BA 9033.

Nouvelle édition, Urtext, de la Grande fugue, en Sib M, en parties séparées seulement, sans commentaire ni préface, ni conducteur. Dédiée à l’archiduc Rodolphe d’Autriche, la Grande fugue appartenait à l’origine au treizième quatuor dont elle constituait le sixième et dernier mouvement, mais le peu de succès obtenu à la création et les difficultés techniques relevées par Holz, second violon du quatuor Schuppanzigh, contraignent Beethoven de la retirer de l’oeuvre, à la demande de son éditeur et de la remplacer par un autre final. Artaria la publia isolément du quatuor en 1827, après la mort de Beethoven. Beethoven en donnera une version pour piano à quatre mains, publiée comme opus 134. Cette nouvelle édition a été travaillée par Jonathan Del Mar, d’après les sources suivantes : une partition autographe, des parties manuscrites avec des corrections de Beethoven, la première édition de mai 1827, ainsi que la partition autographe de la version pour piano à quatre mains (retrouvée en 2005).
La préface du conducteur soulève quelques problèmes éditoriaux (sur les terminaisons de trilles, les notations de nuances, d’abréviations, de point et de tiret, de lettres repères). Notons la « modernisation » de l’emploi des clés de la partie de violoncelle choisie afin d’éviter les problèmes de lecture et de hauteur Pour des raisons pratiques, on regrette que le conducteur et les commentaires critiques très détaillés soient à consulter dans un autre volume (BA 9030-40). Le conducteur préfacé est paru sous la référence TP 933.
Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

Henri-Jean SCHUBNEL : Barcarolle op.22 pour flûte, clarinette en sib, alto et violoncelle. Delatour : DLT 2843.

Une petite remarque préliminaire : le conducteur présente la partie de clarinette en notes réelles, ce qui est bien agréable pour une lecture intérieure… Cette très agréable barcarolle se déroule harmonieusement dans un langage à la fois contemporain et très personnel. L’ensemble est lyrique à souhait et chaque instrument chante à son tour dans des phrases souples et très expressives. On ne peut qu’être séduit par le discours fluide et séduisant de cette oeuvre.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Martin TOURISH : Celtic duets Flûte et accordéon. Universal : UE 38 035

Ce recueil couvre l’Irlande, l’Écosse, le Pays de Galles, la Cornouaille et la Bretagne. C’est dire à la fois l’unité et la variété de ce qu’il propose. Les treize pièces proposées sont arrangées pour flûte et accordéon à basse standard. Mais pour interpréter correctement ces pièces, il conviendra de lire attentivement les informations sur les pratiques d’interprétation mises en annexe. En effet, ce recueil qui couvre trois siècles de musique ne peut être interprété sans un minimum de connaissance des traditions diverses qu’il présente. Ce recueil est en tout cas d’un grand intérêt. Ajoutons que la lecture des indications sera d’autant plus facile que l’ensemble est donné non seulement en anglais et allemand, mais en français. Remercions-en encore une fois l’éditeur !
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

Henri-Jean SCHUBNEL : Quatuor d’anches op. 10. Pour hautbois, clarinette en sib, saxophone ténor et basson. Delatour : DLT2842.

Il y a trois mouvements dans ce quatuor : un premier mouvement, assez rapide, est construit sur un thème repris successivement par les différents instruments. Un deuxième mouvement, moderato cantabile, très lyrique se déploie ensuite. Le troisième mouvement, très rythmé et rapide se termine fortissimo par un trait ascendant. L’ensemble est très chantant et très intéressant par sa variété et par son lyrisme et n’est pas techniquement inabordable.
Daniel Blackstone

Alireza MASHAYEKHI : « Darya » A Persian Suite op.137 No.2 pour quatuor à cordes. Delatour : DLT 2848.

Alireza Mashayekhi, compositeur iranien né à Téhéran en 1940,, nous plonge dans la musique traditionnelle persane au travers de cette palette de couleurs très profonde, parfois inquiétante et virtuose. A Mashayekhi utilise dans cette oeuvre « la théorie complémentaire qu’il définit comme un complément modal à l’harmonie classique et au contrepoint baroque ». On y retrouve des notations modernes comme les « pizz Bartok », des jetés écrits en zigzag descendants, des groupes de notes encadrées devant être répétées asymétriquement ou encore des trémolos en glissades sans note d’arrivée décrite. Cette pièce en quatre mouvements a d’abord été écrite pour orchestre à cordes. Il y a une forte opposition entre les premier et troisième mouvements qui donnent une impression de contemplation lente, et les deuxième et quatrième mouvements qui sont rapides et fougueux. On peut écouter la première version pour orchestre sur YouTube https://www.youtube.com/watch?v=FvBEfQmfGuk
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

Claire VAZART : Pile ou Face pour quatuor à cordes. Delatour : DLT0331.

Ce quatuor en un mouvement Vivace, est un arrangement d’une pièce initialement pour piano solo qui a reçu le deuxième prix de composition au 12ème tournoi international de Musique de Rome en 2006. Vous pouvez entendre cette version sur YouTube https://www.youtube.com/watch?v=4dzRf5av5KY Après des études en piano et écriture au CNR de Grenoble, Claire Vazart entame une formation jazz en piano, arrangement et composition au Département jazz de Chambéry puis au Humber College de Toronto. Cette pièce s’inspirant fortement du jazz, a été transcrite pour Julian Boutin et l’Ensemble 20/21, dirigé par Cyrille Colombier. Elle est à la fois vivifiante, captivante et amusante. De quoi régaler plus d’un quatuor aguerri !
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

Jean-Charles GANDRILLE : Triads pour violon violoncelle et piano n°.3 op.57. Delatour : DLT0416.

Ce trio de Jean-Charles Gandrille est en trois mouvements : Triads, Auschwitz impressions et Final. On y ressent l’influence très forte d’Arvö Part. Triads représente trois personnages chacun bien défini. L’un fait l’ostinato de doubles piquées, un autre fait un chant et le piano joue un enchaînement d’accords comme des cloches qui résonnent à différentes tessitures. « Auschwitz impressions » est opposé aux deux autres mouvements par son caractère lent et chantant. Le Final termine cette oeuvre nerveusement mais en groovant. Des triolets joués en même temps que les doubles défilent, on a du trois pour deux et du trois pour quatre. Mais l’effet vivifiant et scintillant ne quitte pas le mouvement. L’édition présente magnifiquement l’oeuvre, incluant un conducteur relié en format A4 de façon à tourner facilement les pages et avoir toutes les parties bien visibles, plus les parties séparées.
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

Jean-Charles GANDRILLE : Cantabile op. 71 pour saxophone alto (ou clarinette en sib et orgue. Delatour : DLT2851.

Saxophone ou clarinette se marient fort bien à l’orgue. L’oeuvre se joue essentiellement sur les fonds de l’orgue. Elle ne demande pas un instrument important : deux claviers et pédalier conviennent tout à fait. La première partie a pour caractère « Majestueux, intense ». L’orgue accompagne une mélodie très expressive. La deuxième partie se veut « extrêmement tendre ». La mélodie se fait plus enveloppante et dialogue avec l’orgue avec la même fluidité et la même tendresse. Suit un mouvement animé puis on revient au « tendre » et au « tendre et doux » qui se terminent par un solo assez long de saxophone et le tout se clôt par une intervention monodique de l’orgue qui devra trouver un timbre qui se marie avec son partenaire, comme dans une évidente continuité.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

Henri-Jean SCHNUBEL : Quatuor à cordes op.11. Delatour : DLT2841.

Ce quatuor à cordes op.11 pour niveau moyen/avancé est en deux mouvements : Andante energico et Allegro ben marcato. Le premier, expressif, commence par une entrée en levée en imitation sur un mezzo forte, utilisant des rythmes incisifs avec des accents sur un thème atonal. Ce thème, en crescendo se développe peu à peu sur un forte soutenu avant de disparaître pour laisser apparaître un deuxième thème plus doux, accompagné par des pizz au violoncelle trois fois. Dans ce deuxième thème, le violoncelle rejoint ses compagnons et devient très vite très expressif, mais toujours avec ce rythme très percutant : triple - croche double pointée. Le troisième tableau commence trémolo, reprend la cellule rythmique triple croche double pointée, puis continue en arpèges au violoncelle, pendant que les autres instruments continuent en développant la cellule par deux triples croche pointée, avant de se réunir sur une coda qui s’efface de plus en plus.
L’Allegro ben marcato commence en questions-réponses triolets marcato et devient très vite binaire en doubles, jouant sur les accents. Ensuite, le compositeur utilise plusieurs stratégies comme de placer des parties « en dehors » des autres pour faire ressortir certains phrasés, le côté expressif du violon, l’homorythmie et des nuances variées. Cette édition inclue le conducteur et les parties séparées.
Marie Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

Éric PÉNICAUD : Jusqu’en notre exil, tu murmures… pour ensemble vocal, deux guitares et violoncelle. Les Productions d’OZ inc. 2220, chemin du Fleuve Lévis (Québec) G6W 1Y4 Canada : DZ 2839.

Nous republions ici en raison de l’intérêt de l’œuvre ce que nous avions écrit en avril 2018 : Ecrite pour une formation peu orthodoxe, composé d'un chœur à 4 voix, 2 guitares et d'un violoncelle. Le poème écrit de la main du compositeur lui-même et chanté par le chœur invite à la méditation tout comme la musique d'ailleurs. Un dialogue soudé et intime entre les deux guitares avec notamment beaucoup d'harmoniques produit un effet de masse sonore à la fois en mouvement et en suspension. Le violoncelle entremêle des notes tenues mais également des intervalles éclatés aux sonorités lointaines. La formation instrumentale joue le rôle d'accompagnement la plupart du temps. Mais on peut noter que les deux guitares ainsi que le violoncelle ont de petites cadences. Chaque partie est construite d'après un schéma graduel et atteint un climax avant de s'éteindre progressivement. Cette œuvre est un savant melting-pot où s'entremêle atonalité, tonalité, polytonalité, homophonie et contrepoint, sonorités obscures et mélodies de caractère populaire.
On comprend pourquoi l’auteur amplifie les instruments pour qu'il y ait un équilibre juste avec le chœur.
Voici une œuvre d'une ingéniosité sans borne, qui conviendra à des musiciens avancés souhaitant s'ouvrir vers d'autres horizons !
On peut écouter l’œuvre sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=oeDjcVGzIyg
Lionel Fraschini
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

Bruno GINER : Boîtes à musique pour 12 instruments. Delatour : DLT2839.

Écoutons l’auteur : « Cette courte pièce est basée sur un motif mélodique très simple, dans le style arabe, repris au fur et à mesure par chaque instrument de l’orchestre. Elle est brève et modeste, comme la vie de l’homme face à son destin.
Nous devons l’invention de la première boîte à musique à l’horloger genevois Antoine Favre. Son idée remonte à 1796 et il nomme cet étrange mécanisme sonore : « carillon sans timbre ni marteau ». D’autant que je me souvienne, l’aspect mécanique et linéaire de cette forme de production musicale m’a toujours quelque peu fasciné par son caractère extrêmement précis et inéluctable. »
Si le titre est au pluriel, c’est que l’œuvre contient trois petites pièces traitées différemment. Précisons bien que l’utilisation des instruments, et spécialement du piano, n’est pas vraiment traditionnelle : il y faudra un piano à queue pour pouvoir jouer commodément sur les cordes… La durée de l’ensemble est de 9 minutes. Les 12 instruments sont : flûte, cor anglais, clarinette en sib, basson, trompette en ut, cor en fa, violon 1, violon 2, alto, violoncelle, contrebasse et piano. Loin d’imiter les boites à musique, si ce n’est par les timbres, c’est d’abord une ambiance que l’auteur s’est efforcé de recréer dans cette évocation.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2020

 

Félicien WOLFF : Prélude et fugue pour Trio d’Anches (hautbois, clarinette en la et basson.) Delatour : DLT2744.

Remercions les éditions Delatour de nous faire découvrir une œuvre de ce compositeur né en 1913. Nommé professeur d'orgue et improvisation au Conservatoire de Grenoble, il y créa la classe d'écriture, enseignant à ce titre l'harmonie, le contrepoint et la fugue. Il écrit alors différentes œuvres dont une Symphonie concertante avec trompette solo qui rencontre un grand succès. Le trio présenté ici a connu différentes formes. C'est la version la plus aboutie, pour trio d'anches - hautbois, clarinette en la et basson - qui est proposée. Composé en 1959, ce trio a été écrit pour les classes du conservatoire et est moins difficile que ses autres œuvres. C’est donc une belle musique à découvrir qui nous est proposée. Il n’est pas si fréquent d’avoir une telle forme musicale (sauf des transcriptions) à offrir à un tel ensemble.
Daniel Blackstone

Valérie ROUSSE – Joël LITTORIE : Couleurs caraïbes pour flûte, clarinette et piano. Lemoine : 29 408 H.L.

Une seule pièce dans ce recueil comme dans le précédent, mais variée, puisqu’elle se nomme «  États d’esprit  ». C’est donc à regarder des paysages changeants et à nous couler dans des ambiances diverses que nous sommes invités. On retrouve ici toute l’atmosphère caraïbe avec ses rythmes si particuliers. Avec toutes ces pièces, il sera facile de monter une soirée créole faisant appel à tous les talents et pas seulement musicaux…
Daniel Blackstone

Valérie ROUSSE – Joël LITTORIE : Couleurs caraïbes pour quatuor à cordes. Lemoine : 29 407 H.L.

Ce sont de bien jolies « couleurs » que nous offrent Valérie Rousse et Joël Littorie. Nous avions rendu compte des six premiers recueils pour divers instruments dans la lettre 76 de décembre 2013. La collection s’enrichit de nouveaux recueils, dont un pour quatuor à cordes, un autre pour 2 flûtes et piano dont il a été rendu compte plus haut, et un pour flûte clarinette et piano dont nous rendons compte cidessous. Nous avions souligné qu’il ne s’agissait en aucune manière de transcription d’un même recueil pour divers instruments, mais que chaque recueil était constitué d’ouvres originales. C’est encore le cas ici. La pièce unique qui compose ce recueil s’adresse à des élèves de niveau fin de préparatoire à moyen. Mais elle demandera de leur part une bonne rythmique. Fait-il s’en étonner ? C’est en tout cas bien agréable à jouer et à entendre.
Daniel Blackstone

L’oeuvre se découpe en trois parties : « Promenade sentimentale » qui illustre les deux premiers vers du poème,
« Effet de nuit », plus longue évocation, « La mort », le premier poème de Verlaine. Créée en 2013, cette pièce, d’une durée d’une dizaine de minutes, représente un réel intérêt musical. L’écriture précise et variée s’attache autant à la mélodie qu’à la rythmique, qu’aux effets, qu’aux dynamiques, qu’aux indications d’interprétations.
L’instrumentation est la suivante : flûte, hautbois, clarinette en sib, basson, cor en fa, harpe et quintette à cordes.
Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Cette pièce est écrite en quarts de tons. Très linéaire, elle utilise des valeurs longues avec de longs trilles continus très lents, des imitations ; quelques passages en homorythmie à l’unisson dessinent une verticalité, toujours sur un accompagnement de clusters liés, en syncopes de valeurs longues.
Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Cette nouvelle version est une commande du 15e Concours international de musique de chambre de Lyon, qui se tiendra au mois d’avril 2019, à l’occasion du 150e anniversaire de la disparition d’Hector Berlioz.
La formation (flûte, clarinette en Sib, violon, violoncelle, piano et voix) peut être intéressante pour produire cette oeuvre avec un petit effectif dans une idée orchestrale. Il existe une version pour voix aigüe et une pour voix grave. La gravure est soignée, la lecture aisée.
Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Cette composition date de 2015. Deux jours après les attentats parisiens du 13 novembre, le glas de Notre-Dame sonne. Le compositeur écrit : « Je suis sur le parvis… J’entends ce glas et presque en même temps, j’entends aussi cet impossible hommage musical qui résonne dans ma tête… ». « Recueillement, sobriété… Peu d’instruments. Seulement un piano aux harmoniques inharmoniques, quelques aigus diaphanes, une mélopée de clarinette juste avant un ostinato de multiphoniques, bientôt relayé par un hautbois… Un ostinato pour obstinément résister à la haine ».
Remarques d’écriture : l’armure de la partie de piano 2 comporte trois bémols (mi, ré, do) ; la quatrième main ne sert qu’à exécuter des « glissés dans les cordes avec le plat de l’ongle ».
Sophie Jouve-Ganvert
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Mais oui, le « cor au fond des bois » est de retour, et il n’est pas de Flégier ! Le beau poème de Vigny, tantôt chanté, tantôt récité, est accompagné par un cor nostalgique à souhait, qui ne néglige pas les effets d’une écriture contemporaine et un piano qui créée, lui aussi, une ambiance sombre et un peu angoissante. On pourra écouter la pièce sur YouTube https://www.youtube.com/watch?v=tnNsvXYhX-I avec, en première partie, Bal des lueurs nocturnes (2007-2009). L’ensemble n’est évidemment pas à la portée d’amateurs, mais mérite d’être découvert et apprécié.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Ce trio, d’écriture résolument contemporaine, est publié sous forme de manuscrit. La première page donne les explications d’exécution des différents signes et symboles utilisés dans la partition. L’oeuvre comprend cinq parties : Après une première partie plutôt adagio survient un interlude I, très court, largo. Suit alors un allegro molto suivi d’un Interlude II également largo qui débouche sur une cinquième partie qui commence Adagio pour continuer dans des mouvements plus rapides. Ne nous y trompons pas : écriture contemporaine ne signifie pas ici absence de mélodie, d’expression, d’émotion, bien au contraire. On peut ici parler de lyrisme. C’est donc une belle oeuvre à découvrir, mais par des ensembles de niveau professionnel.
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019

Nous avons rendu compte dans la lettre précédente de janvier-février 2019 de la parution de ces deux quatuors. Ajoutons simplement ici qu’ils sont disponibles également sous cette référence en édition de poche, aussi soignée que les partitions et contenant également la remarquable introduction de Fabien Guilloux. Et comme il s’agit d’un compositeur français, nous avons le plaisir d’avoir cette introduction en français…
Daniel Blackstone
© L'ÉDUCATION MUSICALE 2019