Inconstanta pour orchestre symphonique.

Nicolas JOUNIS : Inconstanta pour orchestre symphonique. Lafitan : P.L.2358.

Précisons tout de suite que cette pièce a obtenu le premier prix du concours de composition 2010 de l’Orchestre Symphonique du Loiret.

 Funny jazzy pipes pour quintette à vent

Charles BALAYER : Funny jazzy pipes pour quintette à vent. Assez difficile. Delatour : DLT 1261.

 

Flûte, hautbois, clarinette cor et basson, après exposition d’un thème écrit sur un rythme de « middle swing », se partagent des « chorus » écrits.

Ti bout créole pour quatuor de flûtes et piano (ou section rythmique)

Charles BALAYER : Ti bout créole pour quatuor de flûtes et piano (ou section rythmique). 1 vol 1 CD. Delatour : DLT 0926.

De niveau assez difficile, ce quatuor, écrit sur un thème de biguine lente, est composé de chorus écrits mais qui peuvent être aussi improvisés.

Jubilatio

Éric PÉNICAUD : Jubilatio,  pour violon & guitare. Durand (www.durand-salabert-eschig.com) : DF 15915.

Très « virtuose » - comme souvent chez Éric Pénicaud –, cette pièce (de quelque 5’30) mêle la plus extrême précision agogique à des séquences librement improvisées, rythmes ad libitum.

Thème, variations et carillon.

Éric PÉNICAUD : Thème, variations et carillon.  Version concertante, pour ensemble de guitares.  Éditions d’Oz (www.productionsdoz.com) : DZ 1667. 

Résolument contemporaine, cette œuvre (d’une durée d’environ 6’00) fait concerter un soliste de niveau avancé & trois guitaristes de niveau moyen - ensemble ponctué de percussions, éventuellement assurées par le professeur.  Signalons que le carillon final autorise l’aléatoire, « jusqu’à devenir un joyeux désordre au point culminant ».

I remember

Charles BALAYER : I remember  pour hautbois et flûte solo, harpe, 3 cors et orchestre à cordes.  Delatour : DLT0487.

Cette pièce a été composée en 1997 à la mémoire de Jean Doz, flûtiste et directeur du Conservatoire de Brive.  Tout au long de l’œuvre, la harpe égrène ses arpèges qui soutiennent la mélodie exposée d’abord au hautbois puis reprise par la flûte pour aboutir à un dialogue final des deux instruments solistes tandis que les cordes forment une nappe sonore.  Le thème, d’abord modal, s’épanouit ensuite en la majeur. Est-ce une impression ou la tête de ce thème est-elle une réminiscence de l’« In Paradisum » de l’Office des défunts ? Quoiqu’il en soit, c’est de la fort belle musique.

 

La Mi ? Ré Sol !

Claude-Henry JOUBERT : La Mi ? Ré Sol !  pour violon solo 1, violon solo 2, ripieno 1, ripieno 2.  Fantaisie dédiée à Hélène Sanglier-Boullot.  Niveau élémentaire.  Lafitan : P.L.2322.

Il s’agit, nous dit l’auteur, d’une « fête du violon, une fantaisie jouable par toute une classe ». En effet, les deux parties de ripieno sont très faciles.  On y rencontrera au passage Mendelssohn, Beethoven, Bach, Vivaldi… ponctués par les quatre notes fatidiques qui achèvent l’œuvre dans une danse endiablée.  Humour et musique font toujours bon ménage avec Claude-Henry Joubert !

 

 Flute Classics

erthold KLOSS : Flute Classics  pour flûte & guitare.  Bärenreiter : BA 10610.

Ou comment donner à des élèves de deux classes l’envie de jouer ensemble…  Du Petit livre d’Anna-Magdalena Bach à La Moldau, en passant par Mozart, Haydn, Grieg… dans leurs thèmes les plus célèbres, ce parcours contribue à enrichir la culture musicale des interprètes. Les annotations permettent de vaincre les petites difficultés qui pourraient se rencontrer, mais ces pièces sont de niveau assez facile.  Ajoutons que les arrangements sont faits avec beaucoup de goût et ne sacrifient en rien la musique, malgré leur facilité.  Voilà un recueil à chaudement recommander.

 

Le dit du silex.

Éric FISCHER : Le dit du silex.  Violoncelle & marimba.  Dhalmann : FD 0349.

Divisé en six « contes », ce « dit » crée à chaque fois en quelques mesures une ambiance, une atmosphère particulière.  De difficulté technique moyenne, cette pièce demande surtout beaucoup d’écoute et de sensibilité aux timbres, en un mot que les interprètes soient d’abord des musiciens.

Chassé-croisé IV.

Nicolas VÉRIN : Chassé-croisé IV.  Flûte & percussion.  Dhalmann : FD 0233.

Professeur de composition et d’électroacoustique au conservatoire d’Évry, Nicolas Vérin fait entendre une voix tout à fait originale. Cette œuvre, commande de Radio France pour l’émission Alla breve, en est un témoignage.  Elle fait partie d’un cycle de duos pour divers instruments. Flûte & percussion sont engagés dans un jeu de cache-cache d’esprit ludique qui va parfois jusqu’à la jubilation.  Les instruments sont poussés aux limites de leurs techniques pour un résultat assez passionnant.

 

Les caractères de la danse 1715 et La Terpsichore 1720.

Jean-Féry REBEL : Les caractères de la danse 1715 et La Terpsichore 1720.  Présentation Dona Borel.  CeFEdeM Île-de-France. Anne Fuzeau Classique : n° 50526.

Une introduction très précise permet d’interpréter au mieux ces suites de danses. L’ensemble est écrit en général pour deux dessus et basse continue. La seule difficulté pour interpréter ces très intéressantes partitions est l’écriture « à la française » en clé de sol première ligne. Mais ce ne devrait pas constituer un réel obstacle : il suffit de lire en clé de fa et de transposer à l’octave supérieure, ce qui constitue un excellent exercice pour les violonistes qui rechignent toujours à apprendre cette fameuse clé de fa ! La résolution de la basse ne pose pas de gros problèmes. Là encore, cela peut constituer pour des élèves un excellent exercice.

Suite française.

ean-Jacques WERNER : Suite française.  Libre adaptation d’airs et de danses du XVIIe siècle pour violon, clarinette en sib et piano. Delatour : DLT1116.

Si l’adaptation est libre, les pièces sont bien réelles : une Gaillarde de J.-H. d’Anglebert, Chaconne en sol mineur de Louis Couperin, Les Bateries de Sainte Colombe, un Menuet en fa de Marin Marais et un Tambourin de J.M. Leclair. À la fois fidèle par le texte et libre par l’orchestration, cette Suite française de moyenne difficulté est très plaisante et constitue réellement une « Suite » qu’on aura intérêt à jouer sans interruption dans son intégralité.  Il s’agit d’une commande de l’Université du Michigan à l’intention du Trio Verdehr.

 Concerto Grosso

René MAILLARD : Concerto Grosso  pour quintette à vent et orchestre à cordes.  Delatour : DLT1847.

Le titre indique bien que cette œuvre s’insère bien dans la tradition de l’opposition entre le « concertino » et le « ripieno ». Le deuxième mouvement est un thème et variations où les interventions individuelles des solistes se concluent dans le bouquet final de la cinquième variation. Le troisième mouvement s’achève sur une sorte d’hymne aux cordes, ponctué par les fulgurances des vents. Le tout est assez difficile mais fort intéressant.

Concerto da Camera n° 1

René MAILLARD : Concerto da Camera n° 1  pour orchestre à cordes, op. 6.  1953, révisé en 2010. Delatour : DLT1910.

De niveau assez difficile, cette œuvre est un clin d’œil à la symphonie classique. Un « Moderato » est bâti autour d’un thème unique, alerte et gai. L’Adagio sostenuto qui constitue le deuxième mouvement culmine dans un choral central, quant au Presto qui constitue le troisième et dernier mouvement, il s’ouvre par une série de thèmes en style fugué, continue en faisant référence à des thèmes limousins et se termine par la disparition progressive des instruments, allusion à la symphonie Les Adieux.

Quatuor à cordes n° 1.

Gérard HILPIPRE : Quatuor à cordes n° 1.  Delatour : DLT1867.

Seule la composition instrumentale de ce quatuor (deux violons, alto, violoncelle) est traditionnelle. Composé de deux parties à peu près égales, d’une dizaine de minutes chacune, il déroule un discours fluide. Le second mouvement, en particulier, « Adagissimo », est ainsi introduit : « Très lent et très soutenu, avec une respiration extrêmement ample, dans un atmosphère profondément contemplative. Sonorités aussi fines et pures que possible ! ».Que dire de plus ?

Tempo di Tango

Pietro MOSS : Tempo di Tango  pour flûte, alto et guitare. Conducteur et parties séparées.  Delatour : DLT1211.

Cette œuvre assez difficile offre, sous des apparences classiques toute une série de clins d’œil au théâtre et en font une sorte de parodie burlesque tout en offrant de la véritable et bonne musique. C’est une réalisation très originale qui devrait procurer aux interprètes beaucoup de plaisir à la fois musical et humoristique.

Arlequinade.

Francis COITEUX : Arlequinade.  Suite en trois numéros pour orchestre junior vents ou (et) cordes, ou formations de musique de chambre. Delatour : DLT 1050.

Il s’agit en fait d’une orchestration à quatre voix et percussions. Le matériel d’orchestre en vente séparément répond à toutes les configurations possibles. L’œuvre évoque en trois scènes les personnages de la « Commedia dell’arte », Arlequin, sautillant, Colombine, coquette et rêveuse, et Pedrolino, qui ne correspond pas exactement à notre Pierrot. Autoritaire et décidé, il scande une marche burlesque. Interprètes et auditeurs prendront certainement beaucoup de plaisir à entendre et à  jouer cette œuvre d’un niveau assez difficile.

 

es Duos avec instruments à cordes frottées.

Les Duos avec instruments à cordes frottées.  Catalogue.  Les éditions de la Cité de la musique (www.citedelamusique.fr).  Diff. : Europa Music.   21 x 29,5 cm, 88 p.   20 €.

Cet ouvrage ne vise qu’à fournir des pistes aux enseignants & pratiquants amateurs en quête de musiques à jouer en petites formations.  Il a été conçu par Brigitte Barat (violoniste), Claire Merlet (altiste), Didier Meu (contrebassiste & Raphaëlle Semezis (violoncelliste).  Sous cinq rubriques : Instrumentation variable / Duos d’instruments à cordes frottées / Duos d’instruments à cordes frottées & instrument monodique / Duos d’instruments à cordes frottées & instrument polyphonique / Duos d’instruments à cordes frottées & percussion.  Sous chaque rubrique, les œuvres sont classées suivant le niveau d’études : 1er, 2e ou 3e cycle.  Non sans index par instruments et par compositeurs.  Un précieux outil.

Trois Danses grecques.

Bertrand CÔTE & Régis FAMELART : Trois Danses grecques.  Ensembles pour claviers (ou instruments en ut) & percussions.  Dhalmann : FD0264.

Voilà une œuvre qui devrait rendre service à bien des écoles de musiques étant donné la souplesse de la mise en œuvre. De niveau assez facile, ces trois danses peuvent en effet être interprétées par toutes sortes d’instruments, les trois parties de « clavier » étant entièrement monophoniques.  Les auteurs donnent eux-mêmes différents exemples (violons, violoncelle et percussion, entre autres) mais précisent que bien d’autres combinaisons sont possibles. Elles possèdent beaucoup de charme et devraient rencontrer un grand succès auprès des élèves.

 

Petite suite pour monsieur Ré# et mademoiselle Mib.

hérèse BRENET : Petite suite pour monsieur Ré# et mademoiselle Mib.  Pour 8 saxophones & harpe facultative. Delatour : DLT0767.

Quoique facultative, la harpe manquerait à l’ensemble si elle n’était pas là.  Inspirée par une charmante nouvelle de Jules Verne parue en 1893, qui met en scène un musicien fou apportant la perturbation dans la maîtrise d’un paisible village suisse, cette œuvre en cinq « actes » divers, à la fois inquiétante et mystérieuse demande, de la part des interprètes, un niveau technique assez solide (moyen/avancé).  Intéressante par elle-même, elle peut servir de base à une réflexion sur la musique sous tous ces aspects.

Thomas RAVENSCROFT (Éditeur) : Rounds or catches.

Canons de la Renaissance anglaise, pour 3 à 11 instruments en clé de sol.  Choix & transcription : Daniel Massard, Véronique Lafargue. Combre : C06735.  Mêmes pièces pour instruments en clés de fa et d’ut : C06736.

Voilà deux recueils qui couvrent tous les besoins des professeurs désireux de faire débuter leurs élèves instrumentistes en musique de chambre. Thomas Ravenscroft n’est pas l’auteur mais l’éditeur de ces pièces. La préface explique à la fois le but recherché par cette publication et donne les conseils de mise en œuvre. Ajoutons que ces pièces, à l’origine vocales, nous sont données avec leurs paroles originales, car elles peuvent, bien entendu, être aussi chantées !

David REYES : Valses maritimes

Valses maritimespour violon solo & orchestre à cordes. Delatour : DLT1366.

Voici trois valses aux titres évocateurs : « Vague valse », «Valse pour mille eaux » et « Valse des piranhas ». Non, l’orchestre ne mange pas le soliste à la fin de la dernière pièce !  De niveau moyen à avancé, ces trois valses pleines de charme offrent des caractères variés : la première est un peu mélancolique, la deuxième plus agitée et la dernière carrément tumultueuse…  L’orchestre est composé du simple quatuor, sans contrebasse.  Ajoutons qu’est fourni, avec le conducteur, un très abondant matériel d’orchestre.