Gérard HILPIPRE : Musikalische Exequien pour chœur de chambre et orgue. Delatour : DLT2728.

Le titre de cette œuvre constitue un hommage à l’œuvre de même nom écrite en 1636 par Heinrich Schütz. Rappelons que la traduction en est : « Funérailles musicales ». L’auteur veut mettre en valeur et faire exprimer toute leur substance aux textes bibliques qui structurent chacune des sept parties. Il précise que si les parties peuvent être exécutées séparément, elles ne trouvent leur plein sens que dans l’exécution intégrale de l’œuvre. L’ancien Testament est représenté par deux textes de Job avec, entre les deux un extrait du psaume 73. Suivent ensuite un passage de Luc (cantique de Siméon), de Jean : « Dieu a tant aimé le monde… », des Philippiens et enfin de l’Apocalypse : « Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur… ». Le langage utilisé est un langage harmonique tonal parfois presque archaïque, même si on reconnait sans hésiter le style du compositeur dans cette œuvre profonde et belle. C’est simplement le moyen utilisé pour mettre en valeur la polyphonie rigoureuse et l’atmosphère spécifique de cette partition. Le chœur doit être un ensemble vocal mixte de 12 à 16 chanteurs. Un chœur spécialisé dans la musique ancienne ne sera pas dépaysé dans ces pages. Bien sûr, l’œuvre doit être chantée exclusivement en allemand.