Comme à l’accoutumée, ce n’est pas l’humour qui manque à cette œuvre, pas plus, bien sûr, que l’intérêt musical… et solfègique ! En effet, si la partition est écrite d’un bout à l’autre avec deux dièses à la clé, elle est bien loin de rester dans les tonalités que suppose cette armure (ou armature, au choix…). Chacun des quatre dragons possède sa tonalité ainsi que son caractère, sans compter les péripéties de l’histoire. Ce sera l’occasion de faire faire aux élèves un travail sur les tonalités qui sera d’autant plus utile qu’il sera fait « à l’oreille ». Sinon, ce seront des instrumentistes, mais pas des musiciens ! Dragon catalan, dragon « l’adoré » (la-do-ré) c’est à dire dragon chinois, dragon La Tarasque, dragon écossais, chacun est évoqué par des paysages musicaux caractéristiques. On ne s’étonnera pas, notamment, que le dragon écossais ait pour leitmotiv « Scotland the brave ». L’histoire se termine bien évidemment, et même, pourquoi pas, en ré Majeur. Bien sûr, on peut ignorer le texte qui ponctue la partition, mai ce serait vraiment dommage. De la simple lecture à la mise en scène en costumes, tout est permis ! Souhaitons beaucoup de plaisir aux interprètes !
Daniel Blackstone