Érik SATIE : La belle excentrique : Fantaisie sérieuse. Arrangement d’Arnaud Barre pour bande de hautbois : 2 hautbois, hautbois d'amour, 2 cors anglais, hautbois baryton, basson, contrebasson. Assez difficile. Delatour : DLT2510.

On peut lire sur le site de l’éditeur les circonstances de cette composition datée de 1920. Cette œuvre du début des « années folles » se prêtait bien à cette truculente transcription. L’œuvre est divisée en trois volets : Grande Ritournelle, Valse du « Mystérieux baiser dans l’œil » et Cancan Grand Mondain. Bien sûr, il faudra, pour interpréter cette œuvre, beaucoup d’humour et de panache… Signalons que, pour se mettre dans l’esprit de l’œuvre, on peut en écouter la version orchestrale par Michel Plasson et l’orchestre du Capitole de Toulouse sur Youtube https://www.youtube.com/watch?v=-aohuDCEDnc

Ayser VANÇIN : Chanson triste et scherzo  pour hautbois et piano. Troisième cycle. Sempre più : SP0186.

Ayser VANÇIN : Chanson triste et scherzo  pour hautbois et piano. Troisième cycle. Sempre più : SP0186.

 

Elle n'est pas si triste, cette si jolie chanson que nous offre cette compositrice née à Istanbul et titulaire des plus hautes récompenses en Turquie et en France. Le scherzo plein d'allant est également plein de charme. Cette musique à la fois délicate et pleine de saveur est à déguster sans modération.

 

René POTRAT : Habanera  pour hautbois et piano. Elémentaire. Lafitan : P.L.2944.

Même si cette habanera n'est pas franchement typique, cela ne l'empêche pas d'avoir beaucoup de charme… Classée dans la rubrique de l'éditeur « musique de chambre », elle sollicite donc autant le hautboïste que le pianiste, et ce n'est pas le moindre de ses mérite. Les couleurs se modifient au rythme des changements de tonalité, ce qui renouvelle à chaque fois l'intérêt.

Jean-François PAULÉAT : Puck  pour hautbois et piano. Très facile. Delatour : DLT2506.

Le facétieux lutin s'en donne à cœur joie dans cette pièce qui possède aussi un aspect incantatoire et répétitif. Pianiste et hautboïste dansent à qui mieux mieux sur un rythme endiablé. Une petite modulation permet de troubler le cours de ce qui, autrement, aurait pu paraître un peu monotone. Cette pièce devrait mettre de bonne humeur ses interprètes et leurs auditeurs.

 

 Chansonnette  pour hautbois et piano

Max MÉREAUX : Chansonnette  pour hautbois et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2903.

Un thème et deux jolies variations sur ce qui est presque une basse obstinée donnent à cette pièce un caractère à la fois répétitif et cependant toujours varié, comme un air qu'on fredonne en l'agrémentant au fur et à mesure. Le tout débouche sur une cadence et se termine par une sorte de coda. Ajoutons que la partie de piano, jolie et très facile, pourra être ainsi confiée à un élève du même niveau que le hautboïste.

Les Lusiades  pour hautbois seul

Gilles SILVESTRINI : Les Lusiades  pour hautbois seul. Très difficile. Delatour : DLT2298.

Cette œuvre illustre le célèbre ouvrage de Camðes, fondateur de la littérature portugaise qui, dans Les enfants du capitaine Grant  de Jules Verne sert au savant Jacques Paganel pour apprendre… l'espagnol ! L'auteur nous avertit : « Ma seule ambition a été de prolonger l'univers poétique de Camðes, à la fois lyrique, irréel et nostalgique. Le hautbois y est traité de manière expérimentale et quasi symphonique ». Des notes techniques accompagnent la partition.

Paul STERNE : Prélude  pour hautbois et piano. Facile. Delatour : DLT2287.

 

La mention « facile » risque d'induire en erreur. Certes, cette œuvre ne demande pas de grands moyens techniques, mais c'est avant tout une musique riche par ses harmonies délicates, son lyrisme, son caractère méditatif et parfois un peu champêtre.  C'est avant tout de la très belle musique qu'on pourra écouter intégralement sur le site de l'éditeur.

Tamata (du tahitien « pourquoi pas »)  pour hautbois solo

Frédéric BOESARELLO : Tamata (du tahitien « pourquoi pas »)  pour hautbois solo. 2ème cycle. Sempre più : SP0081.

Pourquoi pas, en effet ? Le jeune interprète aura certainement beaucoup de plaisir à jouer cette pièce écrite dans un langage très poétique en même temps qu'un peu taquin.

 Deux intermèdes  pour hautbois et piano.

Leonello CAPODAGLIO : Deux intermèdes  pour hautbois et piano. Premier cycle. Sempre più : SP0132.

Ces deux intermèdes, l'un « avec sérénité », l'autre « élégiaque », déroulent de délicates et sensibles mélodies soutenues par un accompagnement aux harmonies changeantes et doucement colorées d'un peu de nostalgie.

Le tourbillon infernal  pour hautbois et piano

André TELMAN : Le tourbillon infernal  pour hautbois et piano (musique de chambre). Troisième cycle. Lafitan : P.L.2945.

Il est vraiment infernal, ce tourbillon, tant pour le hautboïste que pour le pianiste. Mais une fois la difficulté vaincue, il devrait aussi procurer beaucoup de plaisir.

Bernard de VIENNE : Dual.

Pour deux hautbois. Fin cycle 2, début cycle 3. Dhalmann : FD0298.

L’auteur précise qu’il s’agit d’une  véritable œuvre « au sens formel du terme ». Et il ajoute : « Une grande exigence est requise ici et les instrumentistes devront veiller à jouer très précisément ce qui est noté sur la partition, dans le moindre détail, sans ajouter quoi que ce soit et avec sensibilité. »

Bruno GINER : Trois silences déchirés

In memoriam Pavel Haas). Hautbois seul. Dhalmann : FD430.

Est-il utile de rappeler que Pavel Haas est ce compositeur tchèque né à Brno en 1899 et mort gazé le 17 octobre 1944 à Auschwitz après avoir été déporté

G. F. HAENDEL : Sarabande : suite pour clavecin n° 11

Arrangement pour deux hautbois de Michel CHEBROU. Premier cycle. Lafitan : P.L.2831.

C’est une excellente idée que cette transcription faite avec un vrai souci de fidélité à l’original.

Francis COITEUX : Promenade au bois pour hautbois et piano

 

 

Francis COITEUX : Promenade au bois pour hautbois et piano. Deuxième cycle. Sempre più : SP0096.

 

Il s’agit d’une promenade variée commençant par un « allegretto rustico » à 6/8, auquel succède un « scherzando spirito à 2/4 ; puis vient un retour

Gilles SILVESTRINI : Six Études Pittoresques

pour hautbois seul. Delatour : DLT2319.

Ces études assez difficiles se groupent par deux : Gengis Khan et Alii Mundi sont censées évoquer la Mongolie, La petite Sirène et La Petite Poucette évoquent Andersen ; quant aux deux dernières, elles sont un hommage un peu humoristique à Edward Elgar et Benjamin Britten. Il y a là de quoi dérider même un hautboïste jouant une étude.

Kathryn POTTER : Visions.

10 pièces pour hautbois solo. Niveau supérieur. Fortin-Armiane : EAL543.

De la glycine au nénuphar blanc, ces dix pièces portent des noms de fleurs. Mettant en œuvre toutes les possibilités expressives et de timbres du hautbois, elles sont destinées, de l’aveu même de l’auteur, « à des musiciens virtuoses » ou qui aspirent à le devenir. « Chaque œuvre est un fidèle portrait de la beauté unique de chaque fleur ».

Michel NIERENBERGER : Classijazz

Pièce en deux mouvements pour hautbois et piano. Niveau moyen. Lafitan : P.L.2635.

Cette pièce assez virtuose mêle, comme son titre l’indique, structures classiques et rythme de jazz : le deuxième mouvement se termine par un court ragtime. On y trouve beaucoup de caractère et même de lyrisme. Tempo de marche, adagio lyrique, cadence, rien ne manque à cette pièce très variée et toujours surprenante.

Claude-Henry JOUBERT : Un drame à l’Opéra

Une enquête du commissaire Léonard pour hautbois (fin de premier cycle). P.L.2685.

Professeur et élève, puisque la pièce est pour hautbois avec accompagnement du professeur de hautbois, auront autant de travail pour résoudre cette énigme policière. Une large part est en effet laissée à l’improvisation. Mais attention : il ne s’agit pas d’improviser n’importe comment.

 Volte-face

Claude PASCAL : Volte-face pour hautbois et piano. Sempre più : SP0053.

De niveau fin de premier cycle, cette charmante pièce comporte deux volets très contrastés : un premier mouvement modéré et calme s’enchaîne avec un tempo di Marcia on ne peut plus martial. Beaucoup d’humour, donc dans ce Volte-face qui permet aux interprètes de montrer leurs sens musical et leur tempérament.

Les exploits de Mademoiselle Juliette

Claude-Henry JOUBERT : Les exploits de Mademoiselle Juliette pour hautbois avec accompagnement de piano. Deuxième cycle. Sempre più : SP0059.

Il s’agit d’une sorte de suite au fil des différentes aventures de Mlle Juliette qui se déguise, qui danse, qui fait la tête, qui a oublié de fermer le robinet puis qui court très vite pour échapper à la fessée… Bref, il s’agit d’une suite aux multiples facettes et, comme toujours avec C.H. Joubert, pleine de bonne musique.

 

Kathryn POTTER : Illuminations.

23 pièces pour hautbois solo. Niveau facile. Collection « cent fleurs pour le hautbois ». Fortin-Armiane : EAL527.

Kathryn Potter nous offre ici vingt-trois fleurs puisque chacun des titres de ces pièces est un nom de fleur. Très courtes, ces charmantes évocations permettront au jeune hautboïste d’exprimer toute sa sensibilité et toute sa musicalité malgré la simplicité des moyens mis en œuvre.

Ayser VANCIN : Les plaintes d’un Icare

(inspiré du poème de Charles Baudelaire) pour hautbois solo. Sempre più : SP0042.

Voici l’occasion rêvée de rendre certains de nos élèves un peu moins incultes… Cette très belle pièce de niveau 3ème cycle est lyrique à souhait, méditative et expressive comme le demande l’auteur. Plus qu’une pièce d’étude, elle est avant tout de la fort belle musique.