Voici un remarquable ouvrage de technique, le 3ème d’une série qui a déjà fait ses preuves. L’auteur, Jean-Pierre Grau apporte des propositions pour accroître sa technique. Le principal attrait de ce 3ème volume est qu’il est centré sur la main droite. L’auteur porte attention à la stabilité de la main en proposant des formules de gammes et d’arpèges incluant l’alternance du buté et du pincé. Cela incite à rechercher une stabilité de la main droite et à faire particulièrement attention à son placement, sa tonicité et sa détente, comme une main de fer dans un gant de velours. L’apport de ce travail réalisé avec la plus grande concentration, minutie et rigueur est qu’il permet d’obtenir un véritable contrôle du timbre et d’acquérir des mécanismes d’efficacité digitale optimale, par analogie comme on peut en avoir dans un mécanisme d’engrenages. Une fois que tout est bien réglé, l’énergie circule. Cette sensation à la fois de contrôle du son et d’efficacité d’exécution est largement favorisée par les différents et subtils exercices spécifiques proposés dans cet ouvrage. La dernière partie, centrée sur la main gauche, est consacrée au travail du barré, ce qui est rare et propose également des exercices de liaisons peu orthodoxes, parfaits

Voici un répertoire souvent délaissé et qui mérite largement de revoir le jour. Christina Azuma nous propose une transcription pour guitare classique de quelques thèmes espagnols, en partant du manuscrit d’Antonio Santa Cruz consacré exclusivement à la guitare baroque. C’est un travail remarquable qui va pouvoir permettre de remettre à l’ordre du jour ce répertoire et de le valoriser à bon escient sur instrument moderne.
Le travail de réflexion aboutissant à cette transcription est vraiment très clair et très limpide. La rythmique et le texte en général sont rendus très accessibles. Le sens de la musique, le phrasé et quelques indications d’ornementations et de vibrato permettent de rejoindre une certaine authenticité rendue possible grâce à ce travail d’expert ! Car la première barrière que rencontre les guitaristes de nos jours réside dans le manque d’indications émanant de la tablature italienne utilisée par le compositeur.
Il en résulte une musique parfaitement adaptée aux possibilités de la guitare classique. Ce répertoire conviendra parfaitement pour des élèves de 2ème cycle.
Lionel Fraschini

Voici un remarquable ouvrage de technique, le 3ème d’une série qui a déjà fait ses preuves. L’auteur, Jean-Pierre Grau apporte des propositions pour accroître sa technique. Le principal attrait de ce 3ème volume est qu’il est centré sur la main droite. L’auteur porte attention à la stabilité de la main en proposant des formules de gammes et d’arpèges incluant l’alternance du buté et du pincé. Cela incite à rechercher une stabilité de la main droite et à faire particulièrement attention à son placement, sa tonicité et sa détente, comme une main de fer dans un gant de velours. L’apport de ce travail réalisé avec la plus grande concentration, minutie et rigueur est qu’il permet d’obtenir un véritable contrôle du timbre et d’acquérir des mécanismes d’efficacité digitale optimale, par analogie comme on peut en avoir dans un mécanisme d’engrenages. Une fois que tout est bien réglé, l’énergie circule. Cette sensation à la fois de contrôle du son et d’efficacité d’exécution est largement favorisée par les différents et subtils exercices spécifiques proposés dans cet ouvrage. La dernière partie, centrée sur la main gauche, est consacrée au travail du barré, ce qui est rare et propose également des exercices de liaisons peu orthodoxes, parfaits pour acquérir une belle dextérité y compris avec des déplacements. Il s’agit donc d’une méthode de technique ordonnée avec des exercices et recommandations qui sortent de nos

Voici un répertoire souvent délaissé et qui mérite largement de revoir le jour. Christina Azuma nous propose une transcription pour guitare classique de quelques thèmes espagnols, en partant du manuscrit d’Antonio Santa Cruz consacré exclusivement à la guitare baroque. C’est un travail remarquable qui va pouvoir permettre de remettre à l’ordre du jour ce répertoire et de le valoriser à bon escient sur instrument moderne.
Le travail de réflexion aboutissant à cette transcription est vraiment très clair et très limpide. La rythmique et le texte en général sont rendus très accessibles. Le sens de la musique, le phrasé et quelques indications d’ornementations et de vibrato permettent de rejoindre une certaine authenticité rendue possible grâce à ce travail d’expert ! Car la première barrière que rencontre les guitaristes de nos jours réside dans le manque d’indications émanant de la tablature italienne utilisée par le compositeur.
Il en résulte une musique parfaitement adaptée aux possibilités de la guitare classique. Ce répertoire conviendra parfaitement pour des élèves de 2ème cycle.
Lionel Fraschini

Voici une très jolie berceuse, charmante et de bon goût. Cette petite pièce très mélodieuse en laissera plus d’un nostalgique !
Il s’agit d’une mélodie accompagnée. On y trouvera beaucoup de cordes à vides à la basse avec la corde de mi grave en ré, ce qui donne de la profondeur et du soutien au chant. Cela permet de pouvoir chanter et travailler l’expression. La tessiture et l’ambitus sont parfaitement bien adaptés à la guitare.
Elle sera à aborder à partir de la 3ème année car les rythmes utilisés ainsi que la gestion de la polyphonie demandent un certain bagage, ainsi qu’un minimum de contrôle du son.
Lionel Fraschini

Voici une petite pièce très bien écrite pour la guitare, ce qui la rend très agréable à jouer. Le thème lapidaire à deux voix est évident et facile à retenir. Il sera exploité dans la seconde partie avec des modulations. Il s’agit d’une danse pouvant faire référence aux bourrées que l’on trouve dans les partitas de J.S Bach pour violon par exemple.
Facile et très abordable au déchiffrage cette petite pièce demande une certaine rigueur et capacité à vaincre les difficulté pour avoir le caractère dansant et respecter le tempo qui avance !
Elle conviendra en fin de 1er cycle.
Lionel Fraschini

Le deuxième volume de cette méthode ludique reprend le principe du premier en élargissant son domaine de compétence.
Elle permettra de connaitre les notes sur le manche. On y travaillera les gammes et les arpèges, les harmoniques, les accords, les mélodies accompagnées et l'utilisation de percussions sur l'instrument, le tout très bien structuré, sous forme de jeux et avec de très bonnes recommandations ! Les accompagnements du professeur rendent les petits morceaux très agréables. Voici donc une méthode pratique élaborée en lien étroit avec la formation Musicale, avec des exercices pratiques d'application.
Elle conviendra en 1er Cycle et jusqu'en début de 2ème cycle.
Daniel Blackstone a rendu compte du premier volume dans la lettre 114 de mai 2017. https://www.leducation-musicale.com/newsletters/breves0517.html#edition
Lionel Fraschini

Cette pièce en ravira plus d'un par son caractère mélodieux et dansant. Ecrite pour guitare à 6 ou 10 cordes, cette musique pleine de fougue et de virtuosité est un mélange entre le folklore sud-américain et le flamenco. D'un point de vue technique on notera l'utilisation de Campanella et de trémolo ainsi que de mélodies accompagnées entremêlées de syncopes.
Il y a un caractère improvisé bien présent avec l'utilisation de gammes. Les arpèges donnent un côté beaucoup plus structuré et méditatif. Il y a également une partie beaucoup plus contemplative avec notamment des harmoniques. On sent fortement l'influence du tango et de la malagueña. Chaque partie appelle la suivante et les jonctions sont remarquables ! cette pièce conviendra en fin de 2ème cycle.
On peut l’écouter sur You Tube : https://www.youtube.com/watch?v=Yy75CStFPlE jouée par Andreas HILLER.
Lionel Fraschini

La Cara negra : (1ère pièce) Fin de 1er cycle.

Cette jolie petite pièce entremêle suspense et flamenco ! Sur un ton caractéristique et d'échange verbal, la première ligne expose un thème lapidaire de notes conjointes ascendantes et descendantes sur lequel reposera tout le morceau. Suit une partie centrale avec l'entrée mystérieuse de la basse sur la dominante qui exploite de nouveau le thème mais sur deux voix en alternance. Le point culminant de développement de ce thème extrêmement simple prend une tournure mouvementée en subissant des mutations et en laissant entendre de manière consécutive le début du thème, comme dans une strette à la fin d'une fugue. Un retour au calme pour finir en beauté nous conduit dans l'au-delà !



El camino negro : (2ème pièce) Fin du 2nd cycle.

Flamenco encore et encore, après une introduction très masculine marqué par une insistance sur le 5ème degré dans les ténèbres de la guitare ainsi que des frottements, un chant très élégant fait son entrée. Il sera développé à travers un magnifique arpège très expressif pour aller vers une tendresse exacerbée ! En définitive, il serait vraiment dommage de

Il s’agit d’un très bel ensemble de pièces teintées du folklore sudaméricain, très varié dans le caractère et avec de belles couleurs d'accords qui fonctionnent remarquablement bien sur l'instrument. Cet ensemble de six pièces saura réjouir un élève de début de 2ème cycle car les magnifiques sonorités utilisent beaucoup les cordes à vides. Voici une musique très inspirée que l'on pourrait qualifier d'impressionniste. Les connaisseurs reconnaitront l'empreinte de Federico Moreno Torroba avec notamment les Châteaux d'Espagne. Ici, chaque partie est une peinture en mouvement pigmentée de couleurs qui rappellent la nostalgie du vécu !

Mélismes et rêverie ponctuent cette petite étude. Deux attraits majeurs de cette pièce sont à dégager : d'une part l'utilisation du jeu en « campanella », qui se caractérise sur la guitare par le fait de jouer une série de notes conjointes sur des cordes différentes. Pour cela, il faudra bien faire attention à trouver un doigté adapté qui permette de mettre en avant cette technique et en définitive d'utiliser un maximum de cordes à vides ; d'autre part, l'utilisation d'hémioles qui donne à la fois du caractère et un côté balancé par sa nature rythmique. De style néoclassique, cette petite pièce mélancolique au caractère chantant mérite attention !

Stella BENDETOWICZ : Olivette. Pièce pour guitare. 2ème cycle. Lafitan : P.L.3128.

Cette pièce allie des parties « dolente », en triolets et des parties « con moto » rythmées et dansantes. L’ensemble ne manque pas de charme et s’exprime dans un langage qui flirte certes avec le tonal mais réserve aussi de très jolies surprises. Le tout crée une atmosphère particulière qu’élève et professeur découvriront avec plaisir.

Máximo Diego PUJOL : Sonata pour guitare. Lemoine : 39 315 H.L.

Cette sonate se compose de trois mouvements. Le premier, A pleno sol (Plein soleil), se caractérise par le retour d’un allegro et se termine par un andante qui va de mf à pianissimo. Tantôt passionné, tantôt plus méditatif, il est d’une grande variété. Le deuxième mouvement, Final de jornada, est un andante où un chant se déploie sur des basses longues. Le chant passe du soprane à la basse soutenu par les croches récurrentes. Poctué par des fortés expressifs, le mouvement se termine dans un triple piano. Quant au troisième mouvement, intitulé A cara de perro, qu’on peut traduire par « sans concession », il porte bien son nom. C’est un presto aux rythmes haletants d’un bout à l’autre et qui se termine, lui, fff ! On y retrouve tout le langage du compositeur, à la fois classique et tout imprégnée des saveurs et des rythmes de la musique argentine. Bien sûr, ce n’est pas une œuvre pour débutant !

Jean-Louis FELDMANN : Je commence la guitare en 5e position, pour une approche sans tension. Lemoine : 29 286 H.L.

C’est une option prise par quelques guitaristes de faire commencer l’étude de la guitare en cinquième position. Elle vise à éviter la fatigue et les tensions chez les petits enfants, car les cases à cette hauteur du manche sont plus petites et le bras gauche est plus rapproché du corps. La méthode commence par une bonne réflexion sur la posture avec des exercices corporels. La progression est bonne quoique un peu lente (les rythmes étudiés ne vont pas au-delà des croches). Quelques notions de solfège sont données, dont quelques-unes mériteraient d’être révisées, car l’unité de temps n’est pas toujours la noire !

Jean-Marie LEMARCHAND : « Guitare… On tourne ! ». Méthode de guitare pour acteurs débutants. Editions Hors-Champ. Auto-édition : http://www.jeanmarielemarchand.com/methode/

Placée résolument sous le signe du cinéma, cette méthode est à la fois très progressive et très pédagogique. Elle permet un apprentissage global de l’instrument et du solfège, laissant par ailleurs toute liberté au professeur pour ses propres conceptions pédagogiques. L’ensemble est clair, très bien présenté. La graphie est assez grosse pour les jeunes apprentis-guitaristes. Elle permet l’apprentissage en cours individuels mais également en cours collectifs et fait appel au sens de l’écoute et de l’observation des élèves. Un deuxième volume est en préparation pour la rentrée 2017. L’auteur fournit, sur son site, toutes ses coordonnées ainsi que le moyen d’acquérir sa méthode.

Patrice JANIA : Waltzinette. Pièce pour guitare. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3010.

L’auteur précise que cette pièce sonne un peu western, ce qui explique son titre. Saluons au passage que le compositeur nous explique lui-même sa pièce, tant sur les intentions que sur les difficultés techniques. Quoi qu’il en soit, cette petite valse en do Majeur aura de quoi réjouir son interprète. Jouée dans le tempo rapide recommandé, elle a du caractère. En fait, elle dure un peu plus d’une minute en tout avec la reprise. Remercions également l’auteur d’avoir pris soin de mettre un petit 8 sous la clé de sol pour rappeler à nos guitaristes que leur instrument est un instrument transpositeur… à l’octave grave, ce que la plupart ignorent !

Max MÉREAUX : Floréal pour guitare. Elémentaire. Lafitan : P.L.3039.

Le titre fait-il référence au mois correspondant du calendrier républicain ? Ce mois tirait son nom de « l’épanouissement des fleurs d’avril en mai », selon le rapport de Fabre d’Eglantine… Dans cette pièce d’environ quatre minutes, l’auteur nous plonge dans un univers bucolique à la fois lyrique et traversé d’arpèges qui peuvent évoquer source ou envol d’oiseaux… On reconnait le langage caractéristique de Max Méreaux, recourant quand il le faut à des procédés d’écriture contemporaine mais toujours au service de l’expression de la musique. L’ensemble évoque des paysages variés, toujours très poétiques.

Villa Pueyrredón, Plaza Italia, Villa Real, pour guitare, Lemoine HL29305

Ces trois pièces évoquent trois quartiers de Buenos Aires, souvenirs d’enfance de l’auteur. La première présente deux parties aux rythmes brésiliens syncopés, de caractère et de tempo différents, avec plusieurs effets de percussion, des indications de sons métalliques. La deuxième pièce, lente et plus « romantique », en arpèges brisés sur une basse, rappelle les petites pièces de Léo Brouwer. La troisième se déroule en trois parties, sur un rythme de habanera. La première et la troisième pièces sont particulièrement difficiles à jouer, malgré l’indication de doigtés précis. La densité de l’écriture enlève à la rythmique et à la clarté de la mélodie et donne l’impression d’une improvisation notée. A proposer en fin de deuxième cycle.

Hugues CHAFFARDON : Voiles sur le lac. Pièce pour guitare. Débutant. Lafitan : P.L. 3082.

Laissons à l’élève le soin de choisir son lac : quel qu’il soit, il constituera une excellente image mentale pour interpréter cette pièce qui semble flotter au-dessus des eaux par l’apparition tardive du soutien de la tonique. Avec les moyens limités imposés par le niveau de l’élève, l’auteur a su créer une ambiance, mettre en place un paysage sonore original et bien plaisant. Ce n’est pas si facile !

Patrice JANIA : Saloon de thé. Pièce pour guitare. Elémentaire. Lafitan : P.L.3011.

Non, les deux « o » ne sont pas une faute de frappe ! Voici comment le compositeur présente sa pièce : « Il s’agit d’un ragtime dans la tonalité de Ré majeur. Nous sommes dans un saloon à côté d’un piano bastringue. […] Il convient de jouer « ternaire ». […] Le discours assez complexe de ce titre le rendra mieux accessible à des élèves de second cycle ». Des conseils techniques sont donnés également. Bref, si l’on veut que cette pièce ait tout son caractère, il conviendra que l’interprète s’imprègne de l’esprit et du rythme du ragtime en en écoutant le plus possible. L’ensemble est tout à fait convainquant et devrait procurer bien du plaisir tant à l’élève qu’à ses auditeurs.

Patrice JANIA : S’élever du sol. Pièce pour guitare. Elémentaire. Lafitan : P.L.3012.

à encore, le compositeur présente lui-même sa pièce : « Les harmonies très ouvertes invitent à la détente, au repos, peut-être à la méditation, voire à la lévitation… mais revenons près du sol. En effet, le jeu des huit premières mesures nous fait réaliser une ascension diatonique le long de cette troisième corde. Les huit suivantes consistent en un jeu de liaisons autour des arpèges des trois accords majeurs du ton de Mi majeur. (…) ». Ajoutons que le 4/4 est trompeur et que cette élévation se fait pendant toute la première partie sur un rythme de samba (3+3+2). Cette pièce est donc aussi variée qu’intéressante.

Stella BENDETOWICZ : Danse somnambule. Pièce pour guitare. Elémentaire. Lafitan : P.L.3087.

Pourquoi parler d’une danse somnambule ? Sans doute à cause de son côté, rêveur, immatériel et de son rythme. Si l’écriture est à deux temps, on oscille entre un sentiment de deux temps et de trois temps. Ce mi mineur modulant doucement est vraiment plein de charme. Cette jolie pièce devrait avoir beaucoup de succès auprès des élèves et de leurs auditeurs.