Patrice JANIA : Waltzinette. Pièce pour guitare. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.3010.

L’auteur précise que cette pièce sonne un peu western, ce qui explique son titre. Saluons au passage que le compositeur nous explique lui-même sa pièce, tant sur les intentions que sur les difficultés techniques. Quoi qu’il en soit, cette petite valse en do Majeur aura de quoi réjouir son interprète. Jouée dans le tempo rapide recommandé, elle a du caractère. En fait, elle dure un peu plus d’une minute en tout avec la reprise. Remercions également l’auteur d’avoir pris soin de mettre un petit 8 sous la clé de sol pour rappeler à nos guitaristes que leur instrument est un instrument transpositeur… à l’octave grave, ce que la plupart ignorent !

Max MÉREAUX : Floréal pour guitare. Elémentaire. Lafitan : P.L.3039.

Le titre fait-il référence au mois correspondant du calendrier républicain ? Ce mois tirait son nom de « l’épanouissement des fleurs d’avril en mai », selon le rapport de Fabre d’Eglantine… Dans cette pièce d’environ quatre minutes, l’auteur nous plonge dans un univers bucolique à la fois lyrique et traversé d’arpèges qui peuvent évoquer source ou envol d’oiseaux… On reconnait le langage caractéristique de Max Méreaux, recourant quand il le faut à des procédés d’écriture contemporaine mais toujours au service de l’expression de la musique. L’ensemble évoque des paysages variés, toujours très poétiques.

Villa Pueyrredón, Plaza Italia, Villa Real, pour guitare, Lemoine HL29305

Ces trois pièces évoquent trois quartiers de Buenos Aires, souvenirs d’enfance de l’auteur. La première présente deux parties aux rythmes brésiliens syncopés, de caractère et de tempo différents, avec plusieurs effets de percussion, des indications de sons métalliques. La deuxième pièce, lente et plus « romantique », en arpèges brisés sur une basse, rappelle les petites pièces de Léo Brouwer. La troisième se déroule en trois parties, sur un rythme de habanera. La première et la troisième pièces sont particulièrement difficiles à jouer, malgré l’indication de doigtés précis. La densité de l’écriture enlève à la rythmique et à la clarté de la mélodie et donne l’impression d’une improvisation notée. A proposer en fin de deuxième cycle.

Hugues CHAFFARDON : Voiles sur le lac. Pièce pour guitare. Débutant. Lafitan : P.L. 3082.

Laissons à l’élève le soin de choisir son lac : quel qu’il soit, il constituera une excellente image mentale pour interpréter cette pièce qui semble flotter au-dessus des eaux par l’apparition tardive du soutien de la tonique. Avec les moyens limités imposés par le niveau de l’élève, l’auteur a su créer une ambiance, mettre en place un paysage sonore original et bien plaisant. Ce n’est pas si facile !

Patrice JANIA : Saloon de thé. Pièce pour guitare. Elémentaire. Lafitan : P.L.3011.

Non, les deux « o » ne sont pas une faute de frappe ! Voici comment le compositeur présente sa pièce : « Il s’agit d’un ragtime dans la tonalité de Ré majeur. Nous sommes dans un saloon à côté d’un piano bastringue. […] Il convient de jouer « ternaire ». […] Le discours assez complexe de ce titre le rendra mieux accessible à des élèves de second cycle ». Des conseils techniques sont donnés également. Bref, si l’on veut que cette pièce ait tout son caractère, il conviendra que l’interprète s’imprègne de l’esprit et du rythme du ragtime en en écoutant le plus possible. L’ensemble est tout à fait convainquant et devrait procurer bien du plaisir tant à l’élève qu’à ses auditeurs.

Patrice JANIA : S’élever du sol. Pièce pour guitare. Elémentaire. Lafitan : P.L.3012.

à encore, le compositeur présente lui-même sa pièce : « Les harmonies très ouvertes invitent à la détente, au repos, peut-être à la méditation, voire à la lévitation… mais revenons près du sol. En effet, le jeu des huit premières mesures nous fait réaliser une ascension diatonique le long de cette troisième corde. Les huit suivantes consistent en un jeu de liaisons autour des arpèges des trois accords majeurs du ton de Mi majeur. (…) ». Ajoutons que le 4/4 est trompeur et que cette élévation se fait pendant toute la première partie sur un rythme de samba (3+3+2). Cette pièce est donc aussi variée qu’intéressante.

Stella BENDETOWICZ : Danse somnambule. Pièce pour guitare. Elémentaire. Lafitan : P.L.3087.

Pourquoi parler d’une danse somnambule ? Sans doute à cause de son côté, rêveur, immatériel et de son rythme. Si l’écriture est à deux temps, on oscille entre un sentiment de deux temps et de trois temps. Ce mi mineur modulant doucement est vraiment plein de charme. Cette jolie pièce devrait avoir beaucoup de succès auprès des élèves et de leurs auditeurs.

Hugues CHAFFARDON : La maison des Landes. Pièce pour guitare. Elémentaire. Lafitan : P.L.3083.

Outre son intérêt musical, cette pièce, présente un début et une fin où le chant se trouve à la partie inférieure. Présenté à trois temps et en do mineur, le même thème se déploie à quatre temps à la partie supérieure dans la partie médiane qui module pour nous conduire à un retour du thème du début mais cette fois en do dièse mineur. Le titre permettra à l’interprète de se constituer des images mentales un peu nostalgiques. C’est un très joli morceau.

Jean-Marc FRÉZIGNAC : Couleur orient. Pièce pour guitare. Elémentaire. Lafitan. P.L.3081.

Il ne s’agit pas ici d’une « pièce de genre » mais plutôt, comme le laisse entendre le titre, une ambiance, une atmosphère orientale : moins un paysage que des couleurs chatoyantes. Mélismes, recherches de timbres, cette pièce demande un véritable interprète maîtrisant parfaitement sa technique pour en tirer toute la richesse musicale.

Marc BATAÏNI : Renaissance italienne. 6 pièces pour guitare choisies et revues par Marc Bataïni. Lemoine : 29 259 H.L.

C’est à partir d’un manuscrit pour luth aujourd’hui disparu mais heureusement copié par un musicologue italien que Marc Baïtani a réalisé ses transcriptions. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une simple transcription mais d’une adaptation à la guitare de ces pièces fort intéressantes. Le tout a été fait avec beaucoup de goût et en respectant le style de l’époque. Ces six courts morceaux peuvent très facilement constituer une suite bien agréable pour commencer un concert.

 

 Danzas cubanas

Ignacio CERVANTES : Danzas cubanas pour 2 guitares. Lemoine : 29 260 H.L.

Ignacio Cervantes est un compositeur cubain de la deuxième moitié du XIX° siècle. Il a fait ses études au Conservatoire de Paris avec Marmontel et Charles Alban. Retourné dans son pays, il a renouvelé la musique cubaine. Ces danses, écrites primitivement pour piano, ont été transcrites pour deux guitares par Marc Bataïni. Alejo Carpentier nous dit : « Les danzas de Cervantes occupent dans la musique de l’île la place qu’occupent les danses norvégiennes de Grieg ou les danses slaves de Dvorak dans les musiques de leurs pays respectifs ». C’est un grand plaisir que de découvrir ces œuvres si peu connues.

Microfaune.

Olivier BENSA : Microfaune. 24 préludes dans tous les tons pour guitare. 3ème cycle. Lemoine : HL 29246.

Chacun de ces vingt-quatre préludes porte un nom d’insecte. Le jeu de mot du titre n’est pas une simple coïncidence : le Faune est également un papillon… Si chaque tonalité est bien caractérisée, les accidents de parcours sont fort nombreux. Mais c’est de bonne guerre dans des études qui, bien que pédagogiques, sont aussi des pièces de concert. Ajoutons qu’une description de chaque insecte figure en tête des morceaux et permet ainsi à l’interprète de se faire une image mentale de l’ambiance de la pièce.

19 Contradanzas

Manuel SAUMELL : 19 Contradanzas pour 2 guitares. Transcription Marc Baïtani. Lemoine : 29 261 H.L.

Ces pièces du plus important compositeur cubain du XIX° siècle, transcrites du piano pour deux guitares, sont tout à fait remarquable dans la mesure où chacune est constituée d’une partie plus influencée par la musique occidentale et d’une autre qui est invariablement créole par l’utilisation des formes rythmiques de la, musique cubaine : habanera, tresillo, cinquillo. L’ensemble, dédié au duo Isabelle Chomet – Bertrand Cazé, qui ont enregistré ces pièces, est tout à fait passionnant.

 Blues Ballade

Jean-Max FRÉZIGNAC : Blues Ballade. Pièce pour guitare. Préparatoire. Lafitan : P.L.3080.L'auteur nous indique : « comme une promenade ». Et c'est bien là la caractéristique de cette pièce fort agréable, un peu nonchalante qui nous promène effectivement dans une atmosphère de blues bien sage. Nul doute que le jeune interprète y trouvera beaucoup de plaisir.

 8 Petits blues

Florent PASSAMONTI : 8 Petits blues pour guitare. Premier cycle. Lemoine : 29250 H.L.

Ces pièces constituent une initiation au blues sous ses différentes formes tout en restant évidemment fidèle aux harmonies du style. Il est effectivement intéressant que des élèves du premier cycle puissent ainsi habituer leur oreille à des harmonies et des sonorités aussi caractéristiques avec des pièces d'une grande facilité.

 

Cantaoras

Claude WORMS : Cantaoras. Suite pour 2 guitares flamencas. 4 vol. Combre : CO-6800, 6801, 6802, 6803.L'auteur, concertiste et professeur de guitare flamenca nous offre un hommage à quatre « cantaoras », quatre chanteuses de Flamenco. L'avant-propos souligne le caractère original de son projet, qui est d'écrire pour deux guitares ce qui est le plus souvent fait pour une seule.

Mémoires celtiques

Marc LE GARS : Mémoires celtiques  pour 2 guitares. Vol. 1 et 2. Lemoine : HL 29168 et 29251.

Le premier volume comporte huit pièces, le deuxième sept. Il s'agit soit de compositions originales soit d'harmonisations de thèmes celtiques. Le tout est fait avec beaucoup de goût et dans le respect de la tradition mais dans un langage personnel à l'auteur qui reprend ici certaines de ses compositions antérieures pour guitare seule et en ajoute de nouvelles. Une fois de plus, c'est la preuve que l'authentique musique celte est bien vivante !

 Les Mabinogion et autres contes médiévaux du pays de Galles.

Marc LE GARS : Les Mabinogion et autres contes médiévaux du pays de Galles. Pour 2 guitares. Lemoine : HL 29169.

Toutes les indications concernant les différentes légendes et leur contenu sont très clairement expliquées dans la préface de ce recueil. Les légendes étant variées, les différentes pièces le sont aussi : l'auteur manie le lyrisme et la danse joyeuse avec l'art qu'on lui connait pour créer des paysages ou des ambiances très diverses mais toujours dans cette tradition celtique qui est son authentique langage.

 

Patrice JANIA : Marche des quatre doigts.

Pièce pour guitare. Préparatoire. Lafitan : P.L.3009.

Si cette pièce s'apparente de prime à bord à une étude, elle n'a rien de rébarbatif, au contraire ! Le jeune guitariste pourra certainement prendre plaisir à cette succession d'intervalles qu'il n'est pas interdit d'entendre comme un grand choral. Ce pourra être, pour le professeur l'occasion de faire développer à l'élève une oreille polyphonique : cette apparente suite de note apparaîtra alors dans sa construction cachée et se laissera mémoriser sans difficulté. C'est donc une pièce intéressante par beaucoup d'aspects.

Jean-Maurice MOURAT : 9 tableaux de vacances  pour guitare. Première année. Sempre più : SP0187.

Ces neufs charmants petits tableaux allient la simplicité à la musicalité. Le jeune guitariste, avec le peu de moyens dont il dispose encore, aura la possibilité d'exprimer sa sensibilité dans les scénettes aux titres évocateurs qui lui sont proposées.

 

Alain LENGLET : Flânerie en sol.  Pièce pour guitare. Elémentaire. Lafitan : P.L.2932

Avant de flâner, ou d'en donner l'impression, notre jeune guitariste devra surmonter un certain nombre de difficultés qui tiennent au chatoiement de tonalités qui tournent autour du sol Majeur dominant. Cela donne à cette flânerie un caractère original en même temps que plein de délicatesse. Le 3/4 confère au tout un petit air de valse nonchalante du meilleur aloi. C'est une pièce intéressante et surtout de la jolie musique.

Claude-Henry JOUBERT : Deux préludes et fugatos  pour deux guitares. Début 2ème cycle. Sempre più : SP0194.

Voici deux charmantes pièces dans un style faussement classique mais bien agréable. On ne peut s'empêcher de penser, bien entendu, aux Petits préludes et petites fugues d'un certain Jean-Sébastien… Plaisir de la musique et exercices pédagogiques ne sont nullement inconciliables !