Pascal PROUST : LE PETIT SOLDAT DE PLOMB d’après Andersen, pour ensemble de flûtes et récitant. Sempre più : SP0271

Voici la présentation de l’auteur : « Cette partition, écrite à 5 parties, est destinée aux jeunes instrumentistes des 1er et 2ème cycles. Cependant la 5ème partie est spécialement écrite pour les plus jeunes en 1ère année d’études. Chaque partie peut être doublée, triplée, selon le nombre d’élèves désirant participer. Il est conseillé de sonoriser la voix du (de la) récitant(e), le texte étant souvent accompagné par la musique, parfois assez forte. » C’est en vérité pour la commodité du travail que l’ensemble est divisé en huit séquence. En fait, on aura tout intérêt à donner l’œuvre intégralement. L’ensemble est très joliment consonnant. Bien sûr, nous sommes dans un conte d’Andersen, et l’histoire se termine mal… mais la poésie est présente tout au long de l’œuvre. Et ce n’est qu’un conte…

Piotr MOSS : Introduction et rondino pour flûte et piano. Niveau moyen. Fortin-Armiane : EFA 111.

« Il faut la jouer en souriant », nous dit l’auteur. L’œuvre, en effet, n’invite pas à la mélancolie. Une introduction un peu plus grave (mais pas tant que cela…) conduit au Rondino. Celui-ci est construit sur le thème d’une simple mélodie que le dédicataire de l’œuvre a coutume de chantonner à ses enfants. Sur cette mélodie simplissime, le compositeur a bâti un court rondo « d’un caractère plutôt léger » en transformant son thème à chaque refrain. Le tout est charmant et plein de fraîcheur, même si le langage n’a rien de « classique ». Bref, c’est une pièce à jouer pour se faire plaisir et, du même coup, faire plaisir à ses auditeurs.

Davide PERRONE : « For day »Pour flûte traversière. Chanteloup-musique : CMP019.

Cette pièce, nous duit l’auteur, a été composée dans l’urgence. Construite comme un dialogue entre deux personnalités, elle se développe donc dans un discours à deux thèmes qui s’entrelacent. Ce n’est pas très difficile mais suppose de solides qualités expressives et un riche imaginaire. Mais n’est-ce pas l’essence même du musicien ?

Parfums

Octave JUSTE : Parfums. Onze fragrances sonores pour flûte. 1er et 2ème cycle. Sempre più : SP0206.

Nous ne résistons pas au plaisir de citer l'auteur lui-même : « Ce flacon-recueil est une tentative de mise en sons de différentes senteurs selon une approche consistant à distiller le pouvoir d'évocation de celles-ci vers ceux-là et vice versa. La méthode utilisée est tout à fait non-scientifique et absolument indescriptible. Le résultat final, quant à lui, éphémère et invisible, vous appartient. »

Souhaitons que beaucoup de flûtistes se laissent séduire par ces parfums pleins de charme et d'inattendu, et toujours assemblés avec un goût parfait…

 

Vocalise

Gilles MARTIN : Vocalise  pour flûte traversière et piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.2971.

Quelle charmante vocalise, qui se déroule dans un Andantino avec un discours modulant sans cesse, tout en adoptant un discours tout à fait tonal. Mais après cette délicieuse promenade, c'est un Allegro giocoso tout guilleret et dans un do Majeur très affirmé, qui va nous conduire à une fin éclatante dans le registre aigu de l'instrument. La partie de piano est très facilement abordable. Ce sera une bien agréable manière pour les deux interprètes de s'initier à la musique de chambre.

 

Bernard COL : 10R2 Ravel.

Dix airs de Maurice Ravel arrangés pour 2 flûtes. Assez facile. Delatour : DLT2661.

Nous avons déjà dit à propos d'autres numéros tout le bien que nous pensions de cette collection. Voici donc ces arrangements pour deux flûtes traversières qui possèdent les qualités inhérentes à cette collection : les transcriptions sont d'une grande fidélité, le répertoire reprend des œuvres majeures de l'auteur. Outre l'intérêt qu'elles offrent pour la musique de chambre, ces pièces peuvent permettre une ouverture sur une véritable culture musicale.

 

Bernard COL : Sonatine  pour 2 flûtes traversières

Moyen. Delatour : DLT2534.

Délicieuse, primesautière, ce sont les adjectifs qui surgissent lorsqu'on écoute, sur le site de l'éditeur cette très jolie sonatine. Le second mouvement, plus rêveur, comme il se doit, ne contredit pas l'impression première. Quant au troisième, c'est un presto endiablé. Le tout se décline dans un langage qu'on pourrait qualifier de post-tonal. Mais ce qui importe, c'est que c'est tout simplement charmant.

Vincent FREPPEL : Paysage  pour flûte et piano ou orgue.

Facile. Delatour : DLT2523.

Un 6/8 langoureux déroule son rythme de sicilienne sur des harmonies aux couleurs changeantes, peignant les différentes faces d'un paysage qui se modifie sous nos yeux. L'ensemble se termine par une envolée lyrique aboutissant à un fortissimo, puis le calme revient, terminant par un rayon de soleil sur un accord de la Majeur.

Alexandre CARLIN : Bord de mer  pour flûte et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2909.

On ne peut s'empêcher de penser à la chanson « Sur le pont d'Avignon » non pour la mélodie mais pour le rythme et la carrure. Ceci n'est pas une critique, bien au contraire ! Cette jolie mélodie se déploie paisiblement. Piano et flûte dialoguent avec bonheur, échangeant chant et contrechant. Cette promenade en bord de mer est donc tout à fait charmante.

 

Vincent FREPPEL : Voix  pour flûte et piano ou orgue. Assez facile. Delatour : DLT2404.

Piano ou orgue, on pourrait trouver l'alternative peu judicieuse, mais il se trouve que la partie de clavier peut parfaitement convenir aux deux instruments. Le début évoque Procol Harum… puis la flûte s'épanouit dans un balancement ternaire fait de repos et d'envolées lyriques du meilleur effet. La pièce est fort jolie, faussement classique, et pleine de charme.

Vincent FREPPEL : Ballade  pour flûte et piano ou orgue. Assez facile. Delatour : DLT2521.

On nous permettra de douter un peu de la facilité de cette pièce, surtout dans sa partie médiane. Quoi qu'il en soit, l'ensemble a des allures de sicilienne. Moyenâgeuse, comme le veut l'auteur ? Mais d'un moyen-âge qui s'apparente plus à Maurice Thiriet et « Démons et merveilles » des Visiteurs du Soir qu'aux savantes reconstitutions actuelles. Qu'importe ? L'ensemble est bien agréable et bien joli. La partie médiane a, pour la flûte, des allures d'improvisation qu'il faudra savoir rendre dans l'interprétation…

 

Rose-Marie JOUGLA : Le blanc berceau  pour flûte et piano. Niveau moyen avancé. Delatour : DLT 2519.

Il s'agit d'une transcription de la pièce pour alto recensée plus haut. Disons simplement qu'il s'agit d'une œuvre très intéressante qui mérite d'être connue et diffusée.

 

Yves BOUILLOT : Romantic Mood  pour flûte en ut et piano. Débutant. Lafitan : P.L.2840.

Cette « humeur romantique » au parfum de pelouse britannique est à la fois légère et charmante. Pianiste et flûtiste dialoguent avec distinction. Bref, l'ensemble s'écoute (et se joue) avec beaucoup de plaisir.

 

W.-A. MOZART : Air de concert  d'après l'Aria pour soprano KV580 « Schon lacht der holde Frühling, pour flûte et piano. Arrangement : Pascal Proust. 3ème cycle. Sempre più : SP0150.

Voilà qui permettra aux jeunes flûtistes d'élargir leur répertoire. La transcription est très bien faite et l'ensemble « sonne » parfaitement. Cet air destiné à mettre en valeur la troisième des sœurs Weber, Josepha, est donc une œuvre de circonstance destinée à faire ressortir le talent de la cantatrice. Mais, œuvre de circonstance ou pas, c'est toujours du Mozart !

 

Sophie LACAZE : Estampes  pour quatuor de flûtes. Delatour : DLT2253.

Cette œuvre assez difficile a été écrite pour l'ensemble Tétraflûtes et son spectacle JikkenKôbô. Elle s'appuie sur une mélodie traditionnelle japonaise, « Kuroda bushi », exposée en introduction. Il s'agit d'évoquer musicalement des estampes d'Utagawa Hiroshige (1797-1858) et d'Utagawa Kuniyoshi (1797-1861). L'ensemble fait appel à toutes les techniques contemporaines de la flûte et comporte un important aspect spatial et visuel.

 

Claude-Henry JOUBERT : Touloulou  pour flûte avec accompagnement de piano. Fin de 1er cycle. Lafitan : P.L.2884.

Il ne s'agit point, cette fois, d'une pièce en « kit », même si la fantaisie est ici bien présente. L'œuvre raconte en effet une histoire, qui permet aux interprètes de mettre en valeur leurs différentes qualités rythmiques et mélodiques, en un mot : musicales. Rythmes syncopés et tendres mélodies se succèdent au gré des rebondissements de l'intrigue. Le tout est écrit avec tout le talent qu'on connait à l'auteur !

Leonello CAPODAGLIO : Élégie  pour flûte et piano. 2ème cycle

Leonello CAPODAGLIO : Élégie  pour flûte et piano. 2ème cycle. Sempre più : SP0127.

 

Comme celle de Fauré, si elle commence de façon… élégiaque, cette pièce s'anime en son milieu et termine même de façon « épique ».

Max MÉREAUX : Madrigal  pour flûte seule. 3ème cycle

Max MÉREAUX : Madrigal  pour flûte seule. 3ème cycle. Sempre più : SP0103.

 

Il y a beaucoup de poésie et de charme dans cette pièce où le flûtiste devra faire oublier la difficulté technique pour en exprimer toute la substance musicale, tout le lyrisme, en un mot toute la beauté.

 

 

Francis COITEUX : Petit clown  pour flûte ut et piano.

Francis COITEUX : Petit clown  pour flûte ut et piano. Préparatoire. Lafitan : P.L.2891.

 

On trouvera bien du plaisir à découvrir ce petit clown sautillant, virevoltant puis un peu mélancolique dans un « cantabile » débouchant sur une cadence qui ramène aux pirouettes du début.

Alain FLAMME : Babyl One  pour flûte en ut et piano.

Alain FLAMME : Babyl One  pour flûte en ut et piano. Supérieur. Lafitan : P.L.2886.

 

Nous n'épiloguerons pas sur les différentes interprétations dont ce titre est susceptible. Le compositeur et flûtiste belge nous offre ici une œuvre peine de lyrisme et de dynamisme.

Jean-Louis PETIT : Emergence. Niveau fin d’étude. Fortin-Armiane : EFA78.

Dédiée à Pierre Monty et Yoko Kubo, cette pièce pour piano (à queue, étant donné la nécessité de pouvoir accéder facilement aux cordes) et flûte traversière possède toutes les qualités habituelles des œuvres de cet auteur : les techniques contemporaines concourent au lyrisme et à la beauté intrinsèque. La technique au service de la musique. Que demander de plus ?…

Jean-Jacques FLAMENT : Frimas d’hiver pour flûte ut et piano

Préparatoire. Lafitan : P.L.2695.

L’ensemble est construit sur un joli thème orné et brodé au fil des différentes parties : d’un ré mineur on passe au fa Majeur avec retour au mineur, cadence puis passage joyeux au ton homonyme (ré Majeur),