Il est bien plaisant, ce concerto qui nous raconte une belle histoire, celle de ce prince slave qui se réveilla un beau matin au son de la flûte. La flûte ? Ou plutôt de charmants oiseaux qui s’égosillent sur de jolis accords suspendus du piano. Le voici maintenant qui va, au galop de son cheval, respirer le parfum de la forêt. Après cette partie plus agitée, le prince regarde « son beau royaume illuminé par le soleil ». C’est donc une partie plus contemplative qui s’ouvre. Mais ce qui devait arriver arriva : le Prince invita une belle jeune fille à danser. « Et tout le monde dansa le Kolo avec le Prince ». Que dire sinon que les interprètes devraient prendre beaucoup de plaisir à interpréter cette pièce pleine de charme et de fraicheur, mais qui mettra cependant à l’épreuve tant leurs qualités d’expression que leur virtuosité.
Daniel Blackstone