Emile Pessard (1843-1917) fait partie de ces compositeurs oubliés malgré un Grand Prix de Rome pour une cantate qui sera jouée à l’opéra de paris le 21 février 1867. Il a écrit une douzaine d’opéras et d’opérettes ainsi que de la musique de chambre. Sa science de l’écriture (il fut professeur d’harmonie au Conservatoire) se dévoile dans cette première pièce. Adagio, elle déroule, à 6/8, une jolie mélodie ornée d’arabesques mais les modulations se font de plus en plus nombreuses et délicates. Une partie centrale, più mosso, est laissée au piano qui, tenant plutôt un rôle d’accompagnateur dans la première partie devient un partenaire à part entière dans la dernière partie même si la flûte garde l’essentiel du discours. C’est en tout cas une partition et un compositeur à découvrir.
Daniel Blackstone